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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
29 septembre 2016 4 29 /09 /septembre /2016 15:46

 

Sur franceinfo, Leila Shahid, ex-ambassadrice de la Palestine auprès de l’Union européenne, a jugé Shimon Peres "décevant pour les partisans de la paix palestiniens mais aussi israéliens". L’ancien premier Ministre israélien est mort mercredi 28 septembre à l’âge de 93 ans.

France info, mercredi 28 septembre 2016

Leila Shahid, ancienne déléguée générale de l'Autorité palestinienne en France et ex-ambassadrice de la Palestine auprès de l'Union européenne (FETHI BELAID / AFP)

Lu sur le site de France-Info.  Voir en lien ci-dessous pour lire l'intégralité de l'article et écouter l'interview :

http://www.francetvinfo.fr/monde/proche-orient/leila-shahid-pour-les-palestiniens-shimon-peres-restera-l-homme-qui-n-a-pas-mis-en-oeuvre-les-accords-d-oslo_1845715.html

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27 septembre 2016 2 27 /09 /septembre /2016 10:48

France-Palestine « Les Colons », un documentaire incontournable, ce soir sur Arte

 

Ce film est une pépite et il faut s’attendre à des réactions très enflammées de la part des soutiens d’Israël après la diffusion, ce mardi 27 septembre sur Arte, du documentaire du réalisateur israélien Shimon Doton, « Les Colons ».

Le film montre à quel point « ce monstre d’un demi-million de personnes fait aujourd’hui obstacle à la paix », dixit Akiva Eldar, journaliste à Haaretz. A partir de 20h55, la chaîne franco-allemande propose ce fabuleux documentaire très pédagogique, nourri d’importantes et inédites images d’archives et qui donne la parole aussi bien aux pionniers du mouvement de colonisation, qu’aux colons actuels, religieux ou laïcs.

Divisé en deux parties de 50 minutes, le film retrace pas à pas l’entreprise criminelle de l’Etat d’Israël depuis 1967, depuis le jour où le premier colon s’est installé en Cisjordanie. Près de 50 ans plus tard, le résultat est effroyable pour les Palestiniens : ce sont un peu plus de 400 000 colons (sans compter Jérusalem-Est avec ses 200 000 colons) qui vivent illégalement en Cisjordanie, avec la bénédiction de tous les gouvernements israéliens, répartis dans 225 colonies, au milieu de 2,7 millions de Palestiniens.

Le film a pour mérite de se concentrer, non pas sur les répercussions de la colonisation auprès de la population palestinienne, un sujet hautement traité, mais sur les raisons qui ont mené à l’implantation de toutes ces colonies, ainsi que de leurs justifications, souvent religieuses.

Un documentaire qui fait froid dans le dos et qui ne laisse rien présager de bon pour l’avenir de la Palestine. A ne pas louper.

Nadir Dendoune

Les Colons

La prophétie

mardi 27 septembre à 20h55 (51 min)

Rediffusion jeudi 29.09 à 9h25

Une exploration en profondeur de l’histoire des communautés de colons, qui exercent une influence déterminante et controversée sur le futur d’Israël. Premier volet : la prophétie. En 1967, la victoire d’Israël lors de la guerre des Six Jours et sa mainmise sur Jérusalem-Est et la Cisjordanie offrent de nouvelles perspectives à ceux qui rêvent de retrouver la "Judée-Samarie" biblique.

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25 septembre 2016 7 25 /09 /septembre /2016 16:44

ape

 

Devant la perte de beaucoup de marchés, l’état d’esprit de rente français réagit. Peu importe où les parts de marchés perdues se trouvent dans le monde, l’impérialisme français considère que la géographie se trompe, et qu’elles sont situées en France surtout lorsqu’elles sont dans son ancien empire colonial. Le Zambèze doit davantage venir au secours de la Corrèze !

 

Le capitalisme est en crise. C’est un secret de polichinelle. Cette crise est aggravée par la perte de marchés.

La météo économique est aussi mauvaise pour la France impérialiste, deuxième pays moteur de l’UE, et ses entreprises en Afrique. Sur les neufs premiers mois de l’année 2013, la Chine socialiste avec 4,95 milliards de dollars d’exportation devient en 2013 le premier fournisseur de l’Algérie devant la France qui suit avec 4,7 milliards. Entre 2000 et 2011, « la part de marché de la France au sud du Sahara a décliné de 10,1% à 4,7% ».

Entre 2005 et 2011, la part de marché de la France a fondu de 18 points en Côte d’Ivoire, de 6 points au Sénégal et de 8 points au Gabon. En 2011 et 2012, la France fournit respectivement 12,8 et 11,8% des importations du Cameroun contre 10,8 et 10,4% pour la Chine. « En dix ans, la France a perdu la moitié de ses parts de marché en Afrique subsaharienne », a reconnu récemment Pierre Moscovici. Que l’on est loin, par exemple, de 1996 où la France était premier fournisseur de l’Afrique avec 21% des parts de marchés et une balance commerciale bénéficiaire de 30 milliards de francs français.

Devant la perte de beaucoup de marchés, l’état d’esprit de rente français réagit. Peu importe où les parts de marchés perdues se trouvent dans le monde, l’impérialisme français considère que la géographie se trompe, et qu’elles sont situées en France surtout lorsqu’elles sont dans son ancien empire colonial. Le Zambèze doit davantage venir au secours de la Corrèze ! Même si le prix à payer est que sur les 10 derniers pays du classement PNUD en 2014 les 07 soient francophones. Ces 70% doivent être mis en corrélation avec un autre chiffre. Sur un total de 67 coups d’Etat qui se sont passés en Afrique dans 26 pays au cours des 50 dernières années 16 de ces pays sont des ex-colonies françaises, ce qui signifie que 61% des coups d’Etat en Afrique ont été initiés dans d’anciennes colonies françaises. C’est là un premier élément de réponse à ceux qui se demandent pourquoi les APE sont passés plus facilement aujourd’hui qu’en 2007.[...]

Lire la suite ici : http://www.investigaction.net/francophonie-et-ape-deux-colonialismes-qui-se-suivent-et-se-ressemblent/#sthash.Nc0WzU5t.dpuf

 

L'auteur du précédent article, Guy Marius Sagna mène la lutte contre les APE en Afrique ( Traité de partenanriat économiques qui sont à l'Afrique et aux Africains ce que Tafta est aux Européens ) avec en plus le néo-colonialisme.  Il est l'objet de la vindicte du pouvoir en place pour cela et a été récemment arrêté puis libéré.

Ci-dessous quelques éléments reçus par courriel à ce propos.

Dakar, le 23 Septembre 2016

COMMUNIQUE DE PRESSE

Guy Marius SAGNA, Coordonnateur de la Coalition NON AUX APE et membre du Secrétariat Permanent de Yoonu Askan Wi a été agressé, violenté et arrêté dans la matinée du jeudi 22 septembre 2016 alors qu’il s’apprêtait à diriger dans l’après midi la marche de ladite Coalition ‘’autorisée’’ au dernier moment par le Préfet de Dakar. De victime il a été transformé en coupable, accusé d’ « outrage à un agent public dans l’exercice de ses fonctions ». Fait rocambolesque, la police du Point E a même fait courir le bruit qu’il a été arrêté parce que confondu à un Gabonais au moment où il s’adressait le plus naturellement possible à une télévision de la place venue l’interviewer à propos de la marche contre les APE ! Délit de facies ! Violation flagrante des libertés d’expression garanties par la Constitution du Sénégal !

Présentement Guy Marius vient d’être déféré devant un Procureur qui pourrait être tenté de jouer sur le week-end pour le faire garder en prison, en attendant d’être jugé dans les prochains jours.

Non au déni de justice ! Non à la dictature émergente de l’Etat - Parti APR ! La forfaiture ne passera pas.

Dakar le 24 septembre 2016

COMMUNIQUE DE PRESSE : GUY MARIUS SAGNA LIBERE !

Guy Marius SAGNA, coordonnateur de la Coalition NON AUX APE et membre du Secrétariat Permanent de Yoonu Askan Wi, détenu depuis jeudiu 22 septembre au Commissariat du Point E, vient à l’instant d’être libéré « sur ordre du Procureur », sans autre forme de procès, le Procureur lui demandant toutefois de se tenir à sa disposition !

La forfaiture ne passera pas, elle ne restera pas sans suite non plus : la lutte continue contre la signature et la ratification des APE en même temps que pour le respect des libertés démocratiques garanties par la Constitution du Sénégal.

Madieye MBODJ

Porte parole national de Yoonu Askan Wi / 776441830

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11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 16:46
 Le Journal de l’Afrique 24 : le vaudeville de Libreville - [Investigaction]
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24 juillet 2016 7 24 /07 /juillet /2016 10:00
samedi 23 juillet 2016 par UJFP Lyon

Communiqué de la section lyonnaise de l’UJFP

La section lyonnaise de l’Union Juive Française pour la Paix - UJFP - tient à exprimer son indignation après l’arrestation d’une cinquantaine de militants pacifistes, solidaires du combat des Palestiniens au prétexte qu’ils portaient des tee-shirts où était inscrit : Free Palestine, Israël Apartheid et BDS Boycott Israël.

Affirmations politiques exactes, désignant la nature du régime israélien, la nature des crimes commis, le sens de notre combat.

Malgré les efforts du gouvernement israélien pour masquer ses crimes, ceux du gouvernement français complice et ceux du CRIF - agent israélien en France - il n’est plus possible d’ignorer la nature et l’ampleur des crimes israéliens commis à l’encontre du peuple palestinien tout entier :

  • Crime d’apartheid, crimes d’occupation, crime de blocus illégal de la Bande de Gaza.
  • Crimes commis en toute impunité, avec la complicité active des gouvernements occidentaux, celle de la France particulièrement.

L’UJFP Lyon tient à assurer nos camarades anti-colonialistes, arrêtés puis relâchés, de notre entière solidarité. À affirmer que leur combat est également le nôtre.

Que celui-ci s’inscrit dans la longue tradition anticolonialiste du peuple français ; combat aujourd’hui essentiel pour tous ceux épris de justice et de paix, ici et là bas.

La Campagne BDS est en plein essor, est prise en main par des pans de plus en plus nombreux de la société civile française. À ce titre et justement, elle fait de plus en plus peur à Israël et à ses complices.

Unis, nous sommes les plus forts, aucune pression israélienne, du gouvernement français ou du CRIF, ne peut inverser le cours et le développement de la Campagne BDS. Nous gagnerons !

L’UJFP Lyon le 23 juillet 2016

Le site Tribune Juive quant à lui se réjouit de ces arrestations et ne manque pas de faire l'amalgame entre les militants de la campagne BDS et les actions terroristes qui ont eu lieu récemment à Paris, à Nice ...  On s'étonne que la campagne BDS contre les colonisations illégales en Palestine soit interdite en France mais que des sites se présentant comme juifs puissent impunément accuser de défenseurs du terrorisme les militants qui défendent les Palestiniens dont Israël vole les terres. 

Rappelons que la campagne pour le boycott a été interdite par une circulaire de M. Alliot-Marie, reprise ici et appliquée par le gouvernement du "socialiste" M. Valls.  Les militants socialistes qui s'investissent dans la campagne contre les colonies illégales d'Israël en Palestine apprécieront.  Quant à nous il y a longtemps que nous considérons les dirigeants du PS comme la seconde droite, deuxième fer au feu du capitalisme mondialmisé et des partisans atlantistes et européistes en Europe. AC.

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20 mai 2016 5 20 /05 /mai /2016 16:41
Fernand Iveton, écrire le «nom maudit» : Joseph Andras (De nos frères blessés)

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Le Prix Goncourt du premier roman 2016 a été attribué lundi à Joseph Andras pour De nos frères blessés (Actes Sud). La surprise fut double : le roman n’était pas encore en librairies (il paraît aujourd’hui) et il ne figurait pas dans la sélection de quatre titres dévoilée par le jury le 6 avril dernier. Mais il s’agit d’un choix à saluer tant ce roman semble en effet ouvrir à une œuvre d’importance, littéraire et engagée, profondément politique, donc.

[Edit le 12 mai 2016 : Joseph Andras a depuis refusé le prix « car sa conception de la littérature n’est pas compatible avec l’idée d’une compétition« ]

 

De nos frères blessés est centré sur un homme, Fernand Iveton, un homme dont l’action a marqué l’histoire et les mémoires, un « nom maudit » comme l’énonce la citation de Benjamin Stora et François Malye (François Mitterrand et la guerre d’Algérie) en exergue du roman :

« Iveton demeure comme un nom maudit. (…) On se demande comment Mitterrand pouvait assumer ça. J’ai dû prononcer le nom (d’Iveton) deux ou trois fois devant lui et cela provoquait un malaise terrible, qui se transformait en éructation. (…) On se heurte à la raison d’État »

« Malaise » et « nom maudit » : c’est d’abord contre un silence qu’écrit Joseph Andras — et l’incipit du roman est un « non » —, contre un silence d’État, organisé, contre l’oubli dans lequel est tombé le héros d’un combat anticolonialiste, d’une guerre qu’à l’époque déjà, on refusait de nommer par son nom : « mais elle est bien là, la guerre, celle que l’on dissimule à l’opinion sous le doux nom d’événements » ; « Mais toujours pas de guerre, non, ça non, le pouvoir cultive ses politesses — treillis taillés dans du satin ; boucherie fardée à la bonté ». Et Joseph Andras n’a de cesse, dans le roman, de lutter contre les mots et euphémismes par lesquels l’État, les journaux, l’opinion publique ont travesti, connoté, réécrit l’histoire : les combattants pour l’indépendance de l’Algérie sont des « rebelles », Iveton « le traître, le fêlon, le Blanc vendu aux crouilles », les Musulmans des « indigènes » auxquels l’État colonialiste oppose un « défilé de majuscules » (Culture, Liberté, Civilisation).

Alger, novembre 1956 : Fernand Iveton est ouvrier, communiste, il s’est rallié au FLN, il lutte pour une Algérie libre et indépendante. Il veut poser une bombe dans son usine, pour marquer les esprits. Son acte est symbolique et non violent : il a choisi de déclencher sa bombe, le soir, dans un local désaffecté et éloigné des grands ateliers, il ne veut pas tuer — « pas de morts, surtout pas de morts » — mais ouvrir les consciences. Il le dira avec force lors de son interrogatoire puis au tribunal, sans jamais être entendu, il condamne, « aussi bien moralement que politiquement, la violence aveugle, celle qui frappe les têtes et les ventres au hasard, corps déchiquetés aux aléas, coup de dés, la sordide loterie quelque part dans une rue, un café ou un autobus. (…) On ne combat pas la barbarie en la singeant, on ne répond pas au sang par son semblable ».

Pourtant, Iveton va être dénoncé, arrêté par l’armée française avant que la bombe explose. Il sera torturé — « le corps de Fernand est presque entièrement brûlé. Chaque portion, chaque espace, chaque morceau de chair blanche ont été passés à l’électricité » puis sera l’eau, « on ne mène pas une guerre avec des principes et des prêches de boy-scout » (en revanche, au tribunal, le médecin militaire n’aura aucun problème pour déclarer que les cicatrices sont superficielles et trop anciennes pour être attribuées à une éventuelle torture). Puis Iveton sera « jugé » par un tribunal militaire et condamné à mort. Moins pour ce qu’il a fait — la bombe n’a pas même explosé, et quand bien même elle n’aurait causé que des dégâts matériels — qu’en raison du « climat épouvantable ». François Mitterrand, garde des Sceaux n’intervient pas, René Coty refuse la grâce présidentielle. Fernand Iveton est guillotiné le 11 février 1957. Comme l’écrit Joseph Andras à la fin du roman, il « est le seul Européen exécuté par la justice de l’État français durant la guerre d’Algérie. France-Soir, pour commenter son décès, le qualifiera de « tueur » et Paris-Presse de « terroriste ». »

Aucun problème à ainsi résumer à grands traits la biographie de cet homme, d’abord parce qu’elle appartient à l’Histoire, parce que Jean-Paul Sartre a salué la mémoire d’Iveton dans Les Temps modernes et Albert Camus dans ses Réflexions sur la guillotine, et surtout parce que le roman de Joseph Andras est ailleurs. On n’est pas ici face à une biofiction ou une exofiction — quel que soit le terme par lequel la critique universitaire désigne les vies romancées —, dans la veine de celles, calibrées et à la chaîne, que l’on publie désormais, puisque ce type de roman séduit les lecteurs, assure de la presse et des ventes. Parce que connaître l’issue fatale du procès donne au roman des accents de tragédie et souligne la mécanique faussée mais implacable par laquelle un homme sera conduit à la guillotine.

De nos frères blessés est un grand roman, et peu importe son sous-genre. C’est un texte puissant, habité, éminemment politique, qui remet en perspective la vie d’un homme et l’action qui va le faire condamner, un texte qui fait le procès d’une justice aux ordres, d’une presse muselée qui imprime ce qu’on lui dicte et d’une sentence inique. Dès le lendemain de son arrestation, Iveton est offert aux flashes des photographes comme « une bête livrée à l’équarrissage », les articles le clouent au pilori, l’opinion publique l’a déjà jugé, la propagande d’État fonctionne à plein régime.

Le récit obéit à une rage implacable contre un appareil d’État qui brise un homme et son combat. Jouant d’une polyphonie, d’éclairages et focales multiples, de longs passages sur un bonheur passé (la rencontre d’Hélène, l’amour de l’Algérie, d’une France non coloniale, son amitié avec Henri Maillot) qui contrastent avec un présent qui n’est plus qu’une mécanique idéologique vidée de sens, De nos frères blessés est un roman court et dense qui, sur une dernière virgule, laisse le lecteur pantelant. Il y a des accents du Hugo du Dernier jour d’un condamné dans ce roman, de Camus, mais surtout une voix singulière, à la fois classique et emportée, sourde d’une colère politique, d’une rage face à l’injustice flagrante. Le roman est pour Joseph Andras l’autre nom du combat, d’un autre procès.

Joë Nordmann, avocat, le disait à Fernand Iveton, « juridiquement, ton dossier est facile à défendre, mais il tombe au mauvais moment. La guerre et la loi n’ont jamais fait bon ménage… L’état d’exception, disent-ils… ». De nos frères blessés rouvre le dossier, l’expose et alerte, « la mort, c’est une chose, mais l’humiliation ça rentre en dedans, sous la peau, ça pose ses petites graines de colère et vous bousille des générations entières ».

Joseph Andras, De nos frères blessés, Actes Sud, mai 2016, 144 p., 17 € (12 € 99 en version numérique) — Lire un extrait

9782330063221

Devant sa machine à l'atelier de Gaz d'Algérie.  Source : Alger Républicain.

Devant sa machine à l'atelier de Gaz d'Algérie. Source : Alger Républicain.

Publication:

 

Avec l'exécution de Fernand Iveton, le 11 février 1957, sur l'échafaud dressé, la nuit, dans la cour de la prison de Serkadji, le bourreau, Maurice Meyssonnier, descendant d'immigrés européens, patron de bar de son état, était à sa quatrième victime dans ce sinistre lieu.

Fernand Iveton était lui aussi descendant d'immigrés européens. "C'était un pied-noir typique: père français, mère espagnole", écrit son avocat, membre du Parti communiste Français, Joë Nordmann, dans son livre "Aux vents de l'histoire", paru, à Paris, aux éditions Actes sud, en 1996. Mais "celui-là n'est pas comme les autres", dit, un jour, Didouche Mourad à son ami Ahmed Akkache. S'il y en avait beaucoup comme lui, cela aurait changé bien des choses". C'était au quartier de "La redoute", vers la fin des années 1940.

Au quartier populaire du Clos-salembier (actuelle Madania) où il grandit, Fernand Iveton, né à Alger le 12 juin 1926, était connu pour ses solides convictions communistes, et très estimé, pour sa droiture, par les militants du PPA-MTLD qu'il côtoyait au syndicat des gaziers-électriciens de la CGT. Il aimait l'ambiance sportive. Le samedi après-midi, on le trouvait sur un terrain de football avec ses camarades de travail, Algériens et Européens, portant les couleurs du club corporatif de son entreprise, l'EGA (Électricité et Gaz d'Algérie), affilié à la Fédération Gymnique et Sportive du Travail
(FGST), témoigne son camarade du Parti Communiste Algérien (PCA), Maurice Baglietto.

[...].  Lire la suite sur le site d'Huffington Post Maghreb

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8 mai 2016 7 08 /05 /mai /2016 14:47
jeudi 8 mai 2014
par  Alger républicain

 

Alors que les peuples du monde entier fêtaient dans la liesse la fin de la seconde guerre mondiale, la défaite militaire et politique de l’Allemagne hitlérienne et de ses alliés fascistes d’Italie et du Japon, le peuple Algérien assoiffé de liberté a été pour sa part privé par les colonialistes français de participer à cette joie légitime auquel pourtant il avait apporté sa contribution en partageant les sacrifices consentis pour l’imposer.

Victime de la haine des seigneurs de la colonisation il connaîtra en ces premiers jours de mai les larmes, les assassinats, les arrestations et les condamnations ? la prison de la justice coloniale. Les estimations concernant les victimes algériennes de la répression coloniale survenues au cours des manifestations du 8 mai et du soulèvement populaire qui a suivi sont très diverses. Selon l’administration coloniale elles s’élèveraient à 7 000 ou 8 000 morts Algériens dont une centaine d’Européen. alors que le Consul américain en poste à Alger à ce moment là retient le chiffre de 40 000 et l’Association des Oulémas celui de 80 à 85 000.

.

Mais que s’est-il passé exactement en Algérie ce 8 mai 1945 ? Les autorités officielles et des organisations politiques et syndicales du pays organisèrent des défilés afin de célébrer uniquement la victoire remportée sur le fascisme. Ils rassemblèrent surtout la population d’origine européenne. De leur côté, les Amis du Manifeste et de la liberté, un mouvement unitaire nationaliste qui rassemblait dans ses rangs les partisans de Ferhat Abbas et les membres du parti nationaliste du PPA que présidait Messali Hadj, organisa de son côté des manifestations pour célébrer la défaite du fascisme et réclamer en même temps l’indépendance de l’Algérie et la satisfaction de revendications immédiates à caractère national dont notamment la libération de Messali Hadj, alors en résidence surveillée, et de tous les patriotes algériens détenus dans les prisons coloniales en raison de leur action anticolonialiste. A juste titre ce mouvement revendiquait, au lendemain de la participation de l’Algérie à la défaite du fascisme, la reconnaissance du droit du peuple Algérien à gérer librement ses propres affaires en se débarrassant du système colonial. Les Algériens avaient pris au sérieux les promesses de satisfaire les aspirations des peuples opprimés présentées par des dirigeants des puissances de la coalition anti hitlérienne et anti fasciste, notamment le Président des USA Roosevelt, pour gagner leur participation et leur contribution au combat antifasciste sur les théâtres d’opérations militaires aussi bien en Asie, en Afrique et en Europe. En manifestant le 8 mai 1945, pour leurs revendications nationales, les Algériens mettaient au défi les puissances de la coalition anti hitlérienne de mettre à exécution leurs promesses.

[...]

Lire la suite en cliquant sur le lien ci-après : http://www.alger-republicain.com/La-dure-et-sanglante-epreuve-des.html

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23 avril 2016 6 23 /04 /avril /2016 21:49

Israël doit protéger les défenseurs des droits humains(Amnesty International)

Un soldat israélien dans la Vieille ville d’Hébron © Jacob Burns/Amnesty Interna

Un soldat israélien dans la Vieille ville d’Hébron © Jacob Burns/Amnesty International

[15/04/2016]

Sur le site d'Amnesty International

Arrestations et détentions arbitraires, blessures, actes de torture, restrictions imposées aux associations: les actes d’intimidation et attaques à l’encontre des défenseurs des droits humains se multiplient en Israël et dans les territoires occupés.

Les actes d’intimidation du gouvernement israélien ainsi que les attaques et menaces imputables aux colons se multiplient. Cette escalade a créé un environnement de plus en plus dangereux pour les personnes qui défendent les droits humains en Israël et dans les territoires palestiniens occupés. Les droits de la population palestinienne à la liberté d’expression et d’association dans les territoires palestiniens occupés sont régulièrement violés. Des initiatives législatives récentes affectent de plus en plus les juifs israéliens qui critiquent le gouvernement et ses pratiques.

INTIMIDATION D'OMAR BARGHOUTI

Au cours d’une conférence anti- BDS qui s’est tenue le 28 mars 2016 à Jérusalem, des ministres israéliens ont lancé des appels évoquant des menaces, y compris de violences physiques à l’encontre des militants du mouvement Boycott, Désinvestissement, Sanctions (BDS). Ces propos font craindre pour la sécurité et la liberté d’Omar Barghouti, défenseur palestinien des droits humains, ainsi que d’autres militants du mouvement.[...]

Lire la suite en cliquant le lien ci-dessous

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19 avril 2016 2 19 /04 /avril /2016 08:42
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8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 13:44

Appel juif pour le BDS

La guerre menée par l’État d’Israël contre le peuple palestinien n’est ni raciale, ni religieuse, ni communautaire : c’est une guerre coloniale.

Depuis des décennies, le peuple palestinien subit l’occupation, la colonisation, le blocus, la fragmentation, la négation de tout droit, l’emprisonnement massif, les destructions de maisons, les exécutions extrajudiciaires, le vol de la terre et de l’eau, les pires discriminations…

Le fait d’être juif/ve n’implique aucune obligation d’allégeance à Israël ni à sa politique criminelle.

Je suis juif/ve et avant tout attaché-e aux droits, aux libertés et à la justice pour tous. 

A ce titre, j’appelle :

  • à boycotter Israël parce que le crime prétend se faire en mon nom. Je refuse que le peuple palestinien paie pour des crimes (l’antisémitisme, le génocide nazi)  commis par les sociétés européennes.
  • à boycotter Israël parce que les dirigeants occidentaux sont complices de la politique israélienne et que, sans sanctions, le rouleau compresseur colonial se poursuivra.
  • à boycotter Israël parce que je suis fidèle à une longue tradition de Juifs/ves considérant que la lutte pour leur émancipation et contre l’oppression qu’ils/elles ont subie est indissociable de la lutte pour l’émancipation de l’humanité.
  • à boycotter Israël parce que la politique de ce pays n’est pas seulement criminelle contre les Palestiniens, elle met sciemment les Juifs/ves en danger.
  • à boycotter Israël pour les mêmes raisons qu’on a boycotté I’Afrique du Sud à l’époque de l’apartheid.
  • à boycotter Israël parce que la situation faite au peuple palestinien viole les droits humains les plus fondamentaux et qu’elle doit cesser. C’est le peuple palestinien qui a lancé cet appel au BDS et les anticolonialistes israéliens nous adjurent de boycotter leur pays.

 Je refuse la justice d’exception qui veut criminaliser le BDS et museler la solidarité envers les droits des Palestinien-ne-s.

Premiers signataires :

Eitan Altman

Eliane Bennarosh

Rony Brauman

Sonia Dayan-Herzbrun

Sonia Fayman

Georges Federmann

Gisèle Felhender

Jean-Guy Greilsamer

Georges Gumpel

Éric Hazan

Samy Johsua

Marcel-Francis Kahn

Hubert Krivine

Laurent Lévy

Daniel Lévyne

Gus Massiah

Jean-Claude Meyer

Maurice Rajsfus

André Rosevègue

Catherine Samary

Michèle Sibony

Pierre Stambul

Accéder à la pétition en ligne

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