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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
7 avril 2016 4 07 /04 /avril /2016 15:47
Au fronton de l’histoire : le camion d’armes d’Henri Maillot
lundi 4 avril 2016
par  Alger republicain

 

Le 5 avril 1956, La Dépêche Quotidienne, organe de la grosse colonisation, ouvre sa « Une » sur une information sensationnelle : « Dans l’après-midi d’hier, mystérieuse disparition d’un important chargement d’armes dans la forêt de Baïnem ».

Le camion capturé contenait 123 mitraillettes, 140 revolvers, 57 fusils, un lot de grenades et divers uniformes. De quoi armer plusieurs commandos. On apprend que l’homme qui a mené l’opération est l’aspirant Henri Maillot, réserviste de la classe 28, rappelé au 57e bataillon des Tirailleurs algériens.

Militant du Parti communiste algérien (PCA) clandestin, Henri Maillot pensa, dès son affectation en octobre 1955 à la caserne de Miliana (ouest d’Alger), à subtiliser des armes à l’armée d’occupation au profit de la résistance armée et de l’Armée de Libération nationale (ALN).

A la fin du mois de décembre 1955, lors d’une permission à Alger, il se confia à son camarade de parti, William Sportisse, qui venait rendre visite à ses parents avant de rejoindre Constantine. La direction du PCA clandestin, informée, donna son accord sans tarder.

L’opération militaire, supervisée par Bachir Hadj Ali, secrétaire du PCA clandestin et coordonnateur des Combattants de la libération (branche militaire du PCA, créée au mois de juin 1955), connut son épilogue le mercredi 4 avril 1956 vers midi. Sorti de la caserne à sept heures du matin, le camion Ford avait pris la route d’Alger avec à son bord Henri Maillot chef du convoi.

Après un arrêt de deux heures à l’Arsenal (ERM) de Belcourt où fut déchargée une partie des armes, le camion fut détourné vers la forêt de Baïnem, à l’ouest d’Alger, où, embusqué dans les broussailles,un commando des Combattants de la libération (CDL), composé de Jean Farrugia, Joseph Grau et Clément Oculi, attendait.

L’opération de transbordement fut rapide.
Pour des raisons de sécurité, la remise du lot d’armes destiné à l’ALN se déroula en plusieurs étapes.

L’acheminement des armes vers les maquis fut assuré par les Combattants de la libération des zones d’Alger et de Blida. La réception d’un premier lot par la direction d’Alger du FLN intervint quelques jours après le détournement du camion, selon le témoignage de Mokhtar Bouchafa, adjoint du commandant de l’ALN de la région d’Alger, Amar Ouamrane, futur colonel de laWilaya IV. Une partie des armes de guerre, transportées à Blida par Jean Farrugia dans le camion de Belkacem Bouguerra, fut remise au groupe Guerrab-Saâdoun-Maillot-Laban, des Combattants de la Libération, en route vers le maquis de l’Ouarsenis.

La fourniture d’armes de guerre à l’ALN fut comme une réponse au souci exprimé par Abane Ramdane dans son courrier, envoyé le 15 mars 1956, à la délégation extérieure du FLN installée au Caire : « … Si les communistes veulent nous fournir des armes, souligne-t-il dans sa missive, il est dans nos intentions d’accepter le Parti communiste algérien en tant que parti au sein du FLN, si les communistes sont en mesure de nous armer … ».

C’est dans ce contexte que la première rencontre eut lieu, les premiers jours de mai 1956 par un après-midi printanier, dans le cabinet dentaire de Mokrane Bouchouchi, place Bugeaud (Place Emir Abdelkader), face au siège du 19e Corps d’armée, au cœur d’Alger, entre Abane Ramdane et Bachir Hadj Ali, assistés respectivement de Benyoucef Benkhedda et de Sadek Hadjerès. Cette rencontre au sommet avait été arrangée par Lakhdar Rebbah, l’homme de confiance de Abane.

Evoquant cette rencontre FLN-PCA, l’officier de l’ALN devenu historien, Mohamed Téguia, écrit dans son livre-témoignage, L’Algérie en guerre : « Elle fut l’objet de félicitations de Abane qui rendit hommage aux communistes… (Il) fit connaître son projet de promouvoir l’aspirant Maillot comme lieutenant, en l’affectant en Kabylie. »

Les discussions aboutirent, au mois de juin 1956, à la signature des accords FLN-PCA.
« Maintenant, il n’existe qu’une seule armée contrôlée par le FLN », déclare le PCA clandestin. L’intégration « en bloc » des Combattants de la libération dans les maquis de la Wilaya IV (l’Arbaâ, Palestro (Lakhdaria), Ténès, Cherchell, Zaccar, Chlef et autres lieux de combat) fut supervisée par Amar Ouamrane.

Dans un communiqué signé de lui et adressé aux agences et organes de presse, Henri Maillot donna la signification de son geste :
« L’écrivain français Jules Roy, colonel d’aviation, écrivait il y a quelques mois :

« Si j’étais musulman, je serais du côté des ‘‘fellagas’’ ». Je ne suis pas musulman, mais je suis Algérien, d’origine européenne. Je considère l’Algérie comme ma patrie. Je considère que je dois avoir à son égard les mêmes devoirs que tous ses fils. Le peuple algérien longtemps bafoué, humilié, a pris résolument sa place dans le grand mouvement historique de libération des peuples … Il ne s’agit pas d’un combat racial, mais d’une lutte d’opprimés sans distinction d’origine contre leurs oppresseurs et leurs valets sans distinction de race … En livrant aux combattants algériens des armes dont ils ont besoin pour le combat libérateur, j’ai conscience d’avoir servi les intérêts de mon pays et de mon peuple, y compris ceux des travailleurs européens momentanément trompés. »

Henri Maillot tomba au champ d’honneur, à l’âge de 28 ans, dans la matinée du 5 juin 1956, dans le djebel Derraga (rive gauche du Chéliff), mitraillé dans le dos par les soldats français. Maurice Laban, Belkacem Hannoun et Djillali Moussaoui sont morts à ses côtés,les armes à la main. Abdelkader Zelkaoui, capturé la veille, avait été froidement assassiné.

En ce mois d’avril 1956, la guerre pour l’indépendance est à son vingtième mois. Le camion d’armes capturé par Henri Maillot entre dans la légende. La date du 4 avril 1956 s’inscrit au fronton de l’histoire.  

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Mohamed Rebah

Chercheur en histoire. Auteur

N.B. La signature des accords FLN-PCA est intervenue quelques semaines avant la tenue du Congrès de La Soummam (20 août 1956).

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A l’occasion du soixantenaire du décès d’Henri Maillot, nous avons jugé utile de republier cet article qui a déjà été publié dans Alger rpéublicain, le 04 avril 2011 : article consultable ici


Eléments bibliographiques :

- Site Socialgérie (l’Opération Maillot)

- Belhocine H. - Le Courrier Alger-Le Caire 1954-1956, Casbah éditions, Alger 2000. (Page 164).

- Téguia M - L’Algérie en guerre, éditions OPU, Alger, (pages 201 à 210).

- Alleg H. - La Guerre d’Algérie, éditions Temps Actuels, Paris, 1981, (tome 2, pages 188 à 194 : Le Front dirige la lutte).

- Bouregaâ L .- Assassinat d’une révolution (paragraphe sur la fourniture des armes au maquis de Ouled Slama), éditions Bouchène (en langue arabe), Alger, 1989.

- Témoignage de Mustapha Saâdoun, vieux dirigeant du PCA, sur son intégration dans l’ALN (début juillet 1956), au maquis de Cherchell où il fut le premier commissaire politique (in mon ouvrage Des Chemins et des Hommes) et le témoignage d’Ahmed Ghebalou - H’mimed dans la collection Mémoria.

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17 mars 2016 4 17 /03 /mars /2016 02:06
LES TERRES PERDUES PAR LES PALESTINIENS - PHOTOS DES COLONIES ISRAELIENNES CONSTRUITES ILLEGALEMENT SUR LES TERRES VOLEES.LES TERRES PERDUES PAR LES PALESTINIENS - PHOTOS DES COLONIES ISRAELIENNES CONSTRUITES ILLEGALEMENT SUR LES TERRES VOLEES.
LES TERRES PERDUES PAR LES PALESTINIENS - PHOTOS DES COLONIES ISRAELIENNES CONSTRUITES ILLEGALEMENT SUR LES TERRES VOLEES.LES TERRES PERDUES PAR LES PALESTINIENS - PHOTOS DES COLONIES ISRAELIENNES CONSTRUITES ILLEGALEMENT SUR LES TERRES VOLEES.LES TERRES PERDUES PAR LES PALESTINIENS - PHOTOS DES COLONIES ISRAELIENNES CONSTRUITES ILLEGALEMENT SUR LES TERRES VOLEES.
LES TERRES PERDUES PAR LES PALESTINIENS - PHOTOS DES COLONIES ISRAELIENNES CONSTRUITES ILLEGALEMENT SUR LES TERRES VOLEES.LES TERRES PERDUES PAR LES PALESTINIENS - PHOTOS DES COLONIES ISRAELIENNES CONSTRUITES ILLEGALEMENT SUR LES TERRES VOLEES.

LES TERRES PERDUES PAR LES PALESTINIENS - PHOTOS DES COLONIES ISRAELIENNES CONSTRUITES ILLEGALEMENT SUR LES TERRES VOLEES.

Communiqué de l’AFPS, mercredi 16 mars 2016

La méthode est éprouvée. Un matin des Palestiniens découvrent un panneau annonçant une nouvelle confiscation de terres pour permettre une avancée de la colonisation.

Ce fut le cas le 15 mars lorsque des Palestiniens de la vallée du Jourdain sont tombés sur un panneau affichant un document daté du 10, annonçant la confiscation de 234 hectares entre Jéricho et la Mer morte. Information par ailleurs diffusée par la radio militaire israélienne et confirmée par l’ONG israélienne « La Paix maintenant » et son observatoire de la colonisation.

L’événement coïncidait avec l’annonce par Israël d’une « reprise du dialogue avec l’Union européenne » suite à une conversation téléphonique entre Netanyahou et Federica Mogherini, responsable de la diplomatie européenne.

Les voleurs, comme chacun sait, étant amateurs de procédure ont pris soin de signer l’avis de confiscation du nom d’un responsable répondant au titre ronflant de "superviseur de la propriété de l’Etat et des propriétés abandonnées en Judée et Samarie". Superviseur en chef des terres volées de Cisjordanie.

234 hectares, c’est la plus grande confiscation de terres depuis deux ans qui vient s’ajouter à celle de 154 hectares de terres cultivables en janvier, toujours dans la région de Jéricho.

Ainsi le gouvernement israélien conduit-il méthodiquement le dépeçage de la Palestine, se sachant assuré d’une totale impunité. On n’ose attendre les réactions françaises après les propos du Premier ministre Valls au dîner du CRIF assimilant ignominieusement antisémitisme et antisionisme (entendre par là critique politique de l’Etat d’Israël) et annonçant des dispositions taillées sur mesure pour museler le mouvement de solidarité avec la Palestine dans la future loi « Egalité et citoyenneté ».

Sur le terrain, on voit mal pourquoi les autorités israéliennes renonceraient à poursuivre et amplifier leurs exactions alors que l’Union européenne renonce à demander réparation pour les destructions d’habitations, d’écoles, de bâtiments agricoles qu’elle a financés.

La question posée aujourd’hui à la France, comme aux autres pays de l’Union européenne, est de savoir si oui ou non elle donne son feu vert à Netanyahou pour poursuivre une politique qui mène au chaos. S’y opposer au contraire suppose de prendre sans délai des sanctions effectives contre l’Etat d’Israël comme autant de mesures d’urgence pour laisser une chance à la paix.

Le Bureau national

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16 mars 2016 3 16 /03 /mars /2016 16:28

Communiqué du bureau national de la LDH

Le Premier ministre vient d’assimiler l’antisionisme à l’antisémitisme et à la haine d’Israël, lors du dîner annuel du Crif.

En se livrant à cet amalgame, le Premier ministre emboîte le pas à tous ceux qui, du Crif à Benjamin Netanyahou, tentent de faire taire ceux et celles qui critiquent la politique du gouvernement israélien.

Pire encore, il alimente de la pire manière qui soit l’idée selon laquelle soutenir les droits du peuple palestinien équivaut à délégitimer l’Etat d’Israël.

La lutte contre l’antisémitisme, comme contre toutes les formes de racisme, exige des pouvoirs publics qu’ils s’abstiennent d’alimenter des discours mensongers qui ne peuvent qu’alimenter haines et conflits.

Paris, le 8 mars 2016

 

Lire l’article du monde: http://www.lemonde.fr/religions/article/2016/03/08/au-diner-du-crif-m-valls-assimile-antisionisme-et-antisemitisme_4878208_1653130.html

Aller plus loin:

Rappel des position de la LDH:

« Action citoyenne de boycott : on ne nous fera pas taire ! » http://www.ldh-france.org/action-citoyenne-boycott-on-fera-pas-taire/

Soutien à l’ONG palestinienne Al Haq:  http://www.ldh-france.org/menaces-lencontre-long-palestinienne-al-haq-personnel/

Communiqué de presse du MRAP
Monsieur Valls, critiquer la politique coloniale d’Israël n’est pas de l’antisémitisme
 

Devant les Amis du CRIF, le lundi 7 mars, à Paris, le Premier ministre Manuel Valls a, une fois de plus pratiquer l’amalgame, assimilant l’antisionisme à l’antisémitisme et en appelant « les pouvoirs publics » à prendre des mesures contre « les manifestations en faveur du boycott des produits israéliens ».

Le MRAP réaffirme que la critique de la politique coloniale du gouvernement israélien est légitime et ne saurait être assimilée à l’antisémitisme.

Cet amalgame est dangereux à la fois pour la paix qui ne peut être réelle sans l’application du droit international, la fin de la colonisation et le respect des droits légitimes du peuple palestinien mais aussi pour la lutte contre l’antisémitisme en galvaudant cette forme de racisme, hélas bien réelle. Cette confusion entretenue délibérément par les soutiens à la politique israélienne est lourde de conséquences et dangereuses pour l’ensemble de la société française.

Plutôt que persévérer dans cet amalgame indigne, le gouvernement français serait bien avisé de reconnaître enfin l’Etat de Palestine et d’intervenir pour exiger qu’Israël applique les résolutions de l’ONU.

Paris, le 15 mars 2016

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4 mars 2016 5 04 /03 /mars /2016 16:39

L’Orient le Jour avec AFP, vendredi 4 mars 2016. 

Repris sur le site de l'Association France Palestine Solidarité

AFP

Les Palestiniens ont accusé jeudi le Conseil de Paris d’attenter à la liberté d’expression et de favoriser la colonisation israélienne après le vote récent par cette assemblée d’un texte contre une campagne internationale de boycott d’Israël.

"Condamner un mouvement légitime et non-violent contre un régime d’apartheid aux politiques racistes (...) revient à soutenir activement l’entreprise colonisatrice toujours en cours", a écrit Saëb Erakat, numéro deux de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), à la maire socialiste de Paris Anne Hidalgo, dans une lettre dont l’AFP a eu la copie.

Le Conseil de Paris, assemblée délibérante qui règle les affaires de Paris, a adopté le 16 février un "vœu" disant que Paris et sa maire "ont de manière constante affirmé leur opposition au mouvement de boycott d’Israël et dans le même temps, leur attachement à la promotion de la paix entre Israéliens et Palestiniens".

Cette assemblée s’était dite inquiète que le collectif Boycott, désinvestissement, sanctions (BDS) ait pris pour cible les échanges culturels "vecteurs de paix et de tolérance", en appelant notamment au boycott d’un spectacle d’une compagnie de danse israélienne à l’Opéra Garnier.

Un vœu exprime une position ou un engagement du Conseil de Paris sur un sujet d’intérêt pour lui mais qui échappe à sa compétence. A ce titre, il n’a pas de caractère légalement contraignant.

M. Erakat a déploré de "sévères restrictions à la liberté d’expression" imposées par "la capitale de la liberté, de l’égalité et de la fraternité". Il presse le Conseil de Paris à "condamner l’occupation et la colonisation illégales de la Palestine par Israël".

BDS est une campagne mondiale lancée initialement par des organisations non-gouvernementales palestiniennes inspirées par le modèle sud-africain. Elle vise à mettre fin à l’occupation et à la colonisation israélienne des Territoires palestiniens. Elle exhorte à refuser de consommer des produits israéliens, de commercer ou de signer des accords avec des entreprises israéliennes. Elle s’étend à la culture et vise des artistes accusés de cautionner l’occupation et la colonisation.

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14 février 2016 7 14 /02 /février /2016 17:13
Le Conseil de Paris face aux diktats du Premier ministre israélien
9 février 2016 - Taoufiq Tahani - AFPS

Le conseil municipal du 13e arrondissement, à l’initiative de l’exécutif municipal, a émis le 1er février un vœu condamnant « le boycott d’Israël » et s’opposant « aux tentatives de l’isoler du concert des Nations ». Voilà que ce même vœu devrait, dit-on, être présenté à la prochaine réunion du Conseil de Paris et devenir LE message de Paris en soutien à Israël honteusement stigmatisé du fait des campagnes BDS.

Il s’appuie en premier lieu sur le fait que l’appel au boycott aurait été déclaré illégal par la cour de cassation avec ses arrêts du 20 octobre 2015. Ceci est inexact : la cour de cassation a statué, stricto sensu, sur le seul cas des arrêts de la cour d’appel de Colmar qu’elle a effectivement validés. D’autres jugements par contre ont relaxé les prévenus dans des affaires du même ordre et sont désormais définitifs.

C’est le cas de la quasi totalité des jugements de première instance qui ont relaxé les militants poursuivis. La cour d’Appel de Paris, elle-même, confirmant un jugement de première instance, soulignait le 24 mai 2012 que les faits en cause constituaient une « critique pacifique de la politique d’un État relevant du libre jeu du débat politique ».

Il est très surprenant, pour ne pas dire incohérent, de tenir l’appel au boycott comme illégal s’agissant d’Israël, alors qu’il aurait été de bonne pratique quand il s’appliquait à d’autres pays, Russie ou Mexique par exemple. Et alors que le boycott de l ‘Afrique du Sud de l’apartheid fait aujourd’hui figure d’action citoyenne emblématique et de haute portée morale.

Les élus de Paris doivent d’abord s’interroger sur le sens d’une telle initiative compte-tenu du contexte politique dans lequel elle intervient.

Le gouvernement au pouvoir aujourd’hui en Israël, le plus extrémiste de l’histoire et comportant des membres ouvertement racistes, se trouve effectivement isolé sur la scène internationale. Pour répondre à cet isolement, plutôt que de renoncer à sa politique de colonisation qui vise à ruiner la solution à deux États, il mobilise des moyens énormes pour s’en prendre à la campagne internationale pour le Boycott, le Désinvestissement, les Sanctions ainsi que le rapporte le journal Libération du 5 février.

Ce même gouvernement s’en prend avec brutalité aux ONG israéliennes qui documentent les violations des droits de l’homme et bénéficient d’aides étrangères, notamment venant l’UE, ainsi que le rapporte Le Monde du 5 février.

Adopter un vœu de la même teneur que celui du 13e arrondissement serait porter un coup à toutes celles et ceux qui, en Israël même, mènent un combat courageux face à un gouvernement décidé à faire taire toute voix discordante.

Ce serait cautionner le Premier ministre Netanyahou qui qualifie d’antisémite la décision européenne de procéder à un étiquetage différencié pour les produits issus des colonies israéliennes de Cisjordanie et du Golan.

Ce serait le cautionner encore quand il reproche à Ban Ki-moon d’encourager le terrorisme parce qu’il avait osé qualifier la poursuite de la colonisation d’affront fait à la population palestinienne et à la communauté internationale.

Adopter un tel vœu en Conseil de Paris serait une injure pour les nombreux militants qui, à travers le monde et spécialement dans notre pays, expriment leur solidarité avec le peuple palestinien en demandant le respect du droit international et qui, en l’absence de sanctions de la part des États, utilisent le seul moyen dont ils disposent : le boycott citoyen.

Les conseillers de Paris ont aujourd’hui toutes les cartes en mains.

Là où Paris est attendue pour soutenir la société civile palestinienne, pour dénoncer le blocus de Gaza, et l’expansion de la colonisation, nous voulons croire que ses élus ne se laisseront pas entrainer sur le terrain aujourd’hui choisi par le Premier ministre israélien, celui du rejet du droit et du mépris de la communauté internationale, celui de la loi de la jungle.

Taoufiq Tahani
Président de l’AFPS (Association France Palestine Solidarité)

Source : https://blogs.mediapart.fr/afps-ass...

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8 février 2016 1 08 /02 /février /2016 05:33

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Ce jour-là, une manifestation pacifiste pour la Paix en Algérie se déroule dans les rues de Paris. 9 travailleurs, tous syndiqués à la CGT dont 8 communistes, sont assassinés par les brigades spéciales de police, sur ordre du préfet Maurice Papon. Ce collaborateur notoire durant l'occupation nazie avait été gardé en place par les gouvernements successifs complices avec les forces de l'argent. Le général de Gaulle, président de la République, l'avait même décoré Commandeur de la Légion d'honneur en 1961.

En ce 8 février 1962, de Gaulle gouverne la France depuis le 1er juin 1958.

« TOUS EN MASSE, ce soir à 18 h 30, place de la Bastille », dit un tract unitaire:

Les assassins de l'OAS ont redoublé d'activité. Plusieurs fois dans la journée de mercredi, l'OAS a attenté à la vie de personnalités politiques, syndicales, universitaires, de la presse et des lettres. Des blessés sont à déplorer ; l'écrivain Pozner est dans un état grave. Une fillette de 4 ans est très grièvement atteinte. Il faut en finir avec ces agissements des tueurs Fascistes. Il faut imposer leur mise hors d'état de nuire. Les complicités et l'impunité dont ils bénéficient de la part du pouvoir, malgré les discours et déclarations officielles, encouragent les actes criminels de l'OAS.

Une fois de plus, la preuve est faite que les antifascistes ne peuvent compter que sur leurs forces, sur leur union, sur leur action. Les organisations soussignées appellent les travailleurs et tous les antifascistes de la région parisienne à proclamer leur indignation, leur volonté de faire échec au fascisme et d'imposer la paix en Algérie. »

Le texte est signé de la CGT, CFTC, UNEF, SGEN, FEN et SNI. PCF, PSU et Mouvement de la paix sont aussi associés à l'appel.

 

Note de ma pomme: La SFIO, les socialistes de cette époque, ne participe pas, ni de près ni de loin aux actions pour la Paix en Algérie. Lorsque la SFIO gouverne la France de 1956 à 1958, la Guerre d'Algérie bat son plein. François Mitterrand devient ministre de l'Intérieur, puis ministre de la Justice. Il se déclare solidaire avec l'envoi du contigent d'appelés en Algérie, le 23 mai 1956. De plus, il n'hésite pas, pendant cette guerre, de donner un avis défavorable au recours en grâce des condamnés à mort dont les dossiers lui furent soumis. 45  combattants pour une Algérie indépendante furent guillotinés, dont aucun n'était un poseur de bombe. Mais c'était guillotiner pour l'exemple.

 

Pour en revenir au 8 février 1962, parmi ceux qui essaient de se réfugier dans la bouche du métro Charonne, 8 trouvent la mort, ainsi qu'une neuvième à l'hôpital des suites de ses blessures.

  • Jean-Pierre Bernard, 30 ans, dessinateur
  • Fanny Dewerpe, 31 ans, secrétaire
  • Daniel Féry, 16 ans, apprenti
  • Anne-Claude Godeau, 24 ans, employée PTT
  • Édouard Lemarchand, 41 ans, menuisier
  • Suzanne Martorell, 36 ans, employée à l'Humanité
  • Hippolyte Pina, 58 ans, maçon
  • Raymond Wintgens, 44 ans, typographe
  • Maurice Pochard (décédé à l'hôpital), 48 ans

Des centaines de blessés sont également relevés.

POUR NE PAS OUBLIER, un hommage est prévu lundi 8 février 2016, à partir de 11h 30, au métro Charonne à Paris.

8 février 1962, métro Charonne à Paris: une volonté de tuer pour l'exemple
8 février 1962, métro Charonne à Paris: une volonté de tuer pour l'exemple
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27 janvier 2016 3 27 /01 /janvier /2016 17:58

Lu sur la Plate-forme des ONG françaises pour la Palestine


Riyad H. Mansour, observateur permanent de l'Etat de Palestine aux Nations unies, à la réunion du Conseil de sécurité le 26 janvier 2016. © UN Photo/Loey Felipe
27 janvier 2016 - Conseil de sécurité de l’ONU -
Lire l'intégralité de l'article en cliquant ici.
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21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 00:06
Boycott : Valls défenseur inconditionnel de l’apartheid israélien

Communiqué de l’AFPS, mardi 19 janvier 2016

Toujours plus, tel est le principe qui guide désormais le Premier ministre dès lors qu’il s’agit de répondre à une demande des soutiens inconditionnels de la politique israélienne.

Devant « Les amis du CRIF », il vient ainsi de déclarer à propos des appels au boycott : « Je pense que les pouvoirs publics doivent changer d’attitude vis-à-vis de ce type de manifestations », et ajouté «  Je pense que nous allons prendre des dispositifs – mais toujours dans l’Etat de droit – qui doivent montrer que ça suffit, et qu’on ne peut pas tout se permettre dans notre pays. » !!! Propos nauséabonds et dangereux.

Ce faisant, il a délibérément décidé d’instrumentaliser l’antisémitisme, bien réel mais que nous combattons sans faiblesse, et de reprendre à son compte les thèses odieuses assimilant toute mise en cause de la politique d’Israël à de l’antisémitisme.

Ce qui serait consternant chez un commentateur est une faute gravissime pour un Premier ministre qui accepte, pour des raisons politiciennes à courte vue, de se transformer en porte-parole des officines vouées à la défense et à la promotion de la politique la plus extrémiste et raciste jamais mise en œuvre en Israël.

Non, ces déclarations, ces effets de tribune et coups de mentons bravaches ne nous feront pas taire. La campagne pour le Boycott, le Désinvestissement, les Sanctions (BDS) n’est pas une campagne française. C’est une campagne internationale lancée depuis 10 ans à l’appel de la société civile palestinienne et ce sont les succès qu’elle remporte, en France notamment avec les exemples de Veolia, Orange, Safège ou Poma, qui la rendent insupportable aux supporters inconditionnels d’Israël.

N’en déplaise à Manuel Valls, nous la poursuivrons et la développons en France en toute clarté avec comme seul objectif celui de contraindre Israël à se conformer au droit international.

Le Bureau national

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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 15:15
Une fois de plus, Manuel Valls se livre à la pratique détestable et éminemment dangereuse de l’amalgame. Confusion générale entre dénonciation légitime de l’antisémitisme et soutien, à peine voilé, à la politique coloniale israélienne qu’il ménage de toutes ses forces.

Samedi, lors de la cérémonie d’hommage aux victimes de l’Hyper Cacher organisée par le CRIF, il a délibérément assimilé la critique de l’État d’Israël à l’antisémitisme. Il l’a fait en jouant sur les mots pour associer l’antisémitisme, qui est une réalité, avec ce qu’il a qualifié de« détestation compulsive de l’État d’Israël », ajoutant, au cas où le mouvement de solidarité avec la Palestine ne se serait pas senti visé,« comment accepter qu’il y ait des campagnes de boycott ? ». Et dans un effet de manche propre à flatter son public rappelé qu’il combattait l’antisémitisme « qu’il vienne de l’extrême droite ou de l’extrême gauche… »

Saisissant effet de mimétisme avec l’organisateur de la cérémonie, le CRIF, qui depuis des années semble avoir troqué sa vocation à représenter les institutions juives de France contre le rôle de défenseur inconditionnel de la politique israélienne, fût-elle celle du gouvernement le plus extrémiste et raciste qui ait été au pouvoir à Tel-Aviv.

A l’heure où la société française apparaît plus dangereusement fracturée que jamais, de tels propos sont davantage ceux d’un pompier pyromane que d’un responsable politique qui chercherait à répondre aux défis du terrorisme de Daech.

Nous ne cessons de le répéter : si l’on veut s’opposer de façon crédible par tous à toutes les formes de racisme, dont l’antisémitisme, il faut marquer que la critique de la politique d’un État ne saurait être confondue avec la mise en cause d’une communauté. C’est ce que nous faisons en toute clarté en menant campagne pour le boycott, le désinvestissement, les sanctions à l’égard d’Israël tant que cet Etat ne se conformera pas au droit international.

Le Bureau national
--
Association France Palestine Solidarité (AFPS)
21 ter Rue Voltaire 75011 Paris
Tél. : 01 43 72 15 79
Fax. : 09 56 03 15 79
Suivez l'AFPS sur www.france-palestine.org, Facebook et Twitter
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8 janvier 2016 5 08 /01 /janvier /2016 23:17

Les guillotinés de Mitterrand

de : arnold
vendredi 8 janvier 2016 - 15h33 

 

François Malye (avec Philippe Houdart) Publié le 31/08/2001 à 17:40 - Modifié le 31/08/2001 à 17:40 | Le Point

« Avis défavorable au recours » ou encore « Recours à rejeter » : ces deux formules tracées à l’encre bleue ont la préférence de François Mitterrand quand, garde des Sceaux, il décide de donner un avis défavorable au recours en grâce des condamnés à mort du FLN dont les dossiers lui sont soumis. René Coty, président de la République - et décideur ultime -, préfère barrer d’un long trait noir la première page du formulaire administratif et indiquer sur l’autre, d’une écriture ronde d’enfant, qu’il laissera « la justice suivre son cours ». Des expressions qui reviennent tout au long des dossiers de condamnés à mort exécutés durant la guerre d’Algérie que Le Point, au bout de quatre mois d’enquête, a pu consulter.

Pour y avoir accès, il aura fallu obtenir deux dérogations auprès de la direction des Archives de France. La première a permis de consulter le « Registre des grâces », dans lequel sont couchés, à partir de 1950, les noms de l’ensemble des condamnés à mort. La deuxième a ensuite donné accès à 141 dossiers de condamnés exécutés : les 45 premiers de la guerre d’Algérie - période durant laquelle François Mitterrand administrait la justice - et 96 autres, principalement à d’autres époques de ce conflit, mais aussi quelques droits communs, qui perdirent la tête en métropole ou aux confins de l’empire durant les mêmes années. Le but ? Comparer l’ensemble de ces documents et déterminer exactement quel fut le rôle de François Mitterrand, ministre de la Justice, celui qui, vingt-cinq ans plus tard, allait obtenir l’abolition de la peine de mort.

Mais le plus surprenant, c’est surtout la minceur de ces dossiers liés à la guerre d’Algérie : lorsqu’on les voit pour la première fois, entassés sur la longue table de bois clair du service des archives de la chancellerie, on constate rapidement qu’il faut empiler au moins une vingtaine d’exécutions capitales en Algérie pour obtenir un dossier aussi épais que celui d’un obscur droit commun de métropole. Quelques feuillets, deux ou trois bristols griffonnés de mains illustres ont donc suffi à mener, le plus souvent au terme d’une parodie de justice, 222 hommes à la mort en cinq ans. Ce chiffre - également inédit - est considérable. Il représente le quart de l’épuration officielle de la Seconde Guerre mondiale, et donne à lui seul la mesure du mensonge qui a entouré cette période.

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