Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

Rechercher

Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
8 mai 2019 3 08 /05 /mai /2019 15:54

Didier Hardy s'exprime sur les années de souffrance et de harcèlement au sein de l'entreprise France Télécom alors qu'il était attaché de presse à la Direction régionale de la communication. / © France 3 Normandie

Par Véronique Arnould

Didier Hardy, élu de l'agglomération rouennaise, a travaillé 40 ans pour France Télécom. Il a vécu de plein fouet la période du harcèlement moral, il fera une tentative de suicide. Depuis lundi, il suit attentivement le procès des anciens dirigeants devant le tribunal correctionnel de Paris.

Dix ans après la vague de suicides à France Télécom, le procès de l'entreprise et de ses anciens dirigeants a commencé lundi 6 mai 2019. Ils sont poursuivis par le tribunal correctionnel de Paris pour "harcèlement moral" ou complicité de harcèlement. En cause, la privatisation de l'entreprise et la mise en place de nouvelles technologies dans les années 2000. Les dirigeants ont alors mis en place une réorganisation, appellée Next impliquant suppressions de postes et changements de métiers. [...]

La suite ici : https://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/seine-maritime/rouen/proces-france-telecom-ancien-cadre-rouennais-temoigne-1666063.html

Et aussi cette analyse sur "L'Observatoire des multinationales": http://multinationales.org/France-Telecom-le-proces-sans-precedent-d-un-management-deshumanise-soumis-aux

Partager cet article
Repost0
8 mai 2019 3 08 /05 /mai /2019 14:16
Ici avec le Premier ministre canadien Justin Trudeau, Emmanuel Macron s'est toujours montré favorable au CETA. (Illustration)AFP/POOL/STEPHANE DE SAKUTIN

Ici avec le Premier ministre canadien Justin Trudeau, Emmanuel Macron s'est toujours montré favorable au CETA. (Illustration)AFP/POOL/STEPHANE DE SAKUTIN

Le parlement européen n'a rien fait contre ... Certes, il a approuvé le CETA sans le mécanisme qui prévoit le court-circuitage en règle de toute décision de justice nationale.   Et, quoiqu'il n'est pas encore été soumis au vote des parlements nationaux, le CETA est entré en vigueur dès septembre 2017.

Certains députés se sont réjouis que les tribunaux d'arbitrage ne puissent être mis en place avant la ratification par les parlements nationaux.

Et c'est la cour de justice européenne, non élue, qui a décidé.  Ce qui laisse les mains blanches aux députés européens qui étaient partisans de cette clause si controversée.  Tartufferies.

Les institutions européennes jugent et gagnent toujours pour les multinationales.

Reste que tous les parlements n'ont pas encore ratifié le CETA.  La France, qui devait le faire en 2018 a repoussé la date à l'automne 2019.  Sans doute pour ne pas gêner la campagne pro-europe de la liste LRM.  Car le CETA est très impopulaire en France. 

Etonnant d'ailleurs que les candidats opposants à ce traité ne se soient pas encore emparé de cette question.  Trop occupés, évidemment, à détailler un programme "européen"... qu'ils ne pourront pas appliquer vu le peu de pouvoirs du parlement européen et les rapports de force en Europe.

YG.

Vu dans "Le vent se lève" :

Bien qu’il semble que la nouvelle n’ait pas mobilisé une grande partie des médias, un pas décisif a été franchi ce mardi 30 avril (2019) en marge des négociations sur le CETA (Comprehensive economic and trade agreement). La Cour de justice de l’Union européenne a jugé le mécanisme ICS (Investment Court System), régisseur des litiges entre firmes et États promu dans le cadre du traité commercial, comme étant « compatible avec le droit primaire de l’Union européenne  ». Une décision qui en dit long sans pour autant surprendre outre-mesure lorsque l’on se penche sur le droit européen.[...]

"Cette décision est par ailleurs à contre-courant des négociations en cours à l’ONU, auxquelles l’Union européenne a subitement suspendu sa participation, qui concernent la protection des droits humains et environnementaux en responsabilisant juridiquement les entreprises multinationales. "[...]

Lire la totalité de l'article ci-dessous sur le blog "Le vent se lève": https://lvsl.fr/integration-du-ceta-dans-le-droit-europeen-une-victoire-decisive-des-multinationales


Liste des eurodéputés français ayant voté pour le CETA :

Rachida Dati avait préféré l'absence ...

Partager cet article
Repost0
7 mai 2019 2 07 /05 /mai /2019 16:46

Quand on est gilets jaunes, pour un péage en feu : un an de prison ferme et 288 000 euros - Pour les responsables de France Télécom coupables de harcèlement ayant mené à 35 suicides, peines encourues : un an de prison et 15000 euros d'amende

Manifestation de salariés de France Télécom - https://www.abcbourse.com/marches/suicides-a-france-telecom-le-proces-de-l-entreprise-et-ses-ex-dirigeants-s-ouvr_469532_PX1p.aspx
Procès France Télécom: la valeur de «l’être humain sur le marché du travail» en question

Voir sur Libération : https://www.liberation.fr/depeches/2019/05/04/proces-france-telecom-la-valeur-de-l-etre-humain-sur-le-marche-du-travail-en-question_1724941

Et sur l'Humanité :https://www.humanite.fr/france-telecom-le-proces-historique-de-la-souffrance-au-travail-671819

https://www.humanite.fr/suicides-de-france-telecom-un-grand-proces-possible-611396

Le mur devant lequel un salarié de France Télécom s’est immolé par le feu, le 26 avril 2011, à Mérignac (Gironde). PATRICK BERNARD / AFP
Quatre « gilets jaunes » condamnés à un an de prison ferme pour l’incendie d’une barrière de péage
Péage brûlé près de Narbonne - Photo Le Point

https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/05/06/quatre-gilets-jaunes-condamnes-a-un-an-de-prison-apres-l-incendie-d-un-peage-a-narbonne_5459090_3224.html

 

Partager cet article
Repost0
5 mai 2019 7 05 /05 /mai /2019 17:04
Ce que Castaner n'aurait pas voulu voir ! Crédits photos : LP/Olivier Corsan

Ce que Castaner n'aurait pas voulu voir ! Crédits photos : LP/Olivier Corsan

Vendredi, 3 Mai, 2019

La préfecture a beau s’en défendre, la police a chargé la CGT, le 1er Mai, à Paris. Une situation anormale qui a commencé avant le début du défilé.

«Castaner se targue d’œuvrer à la liberté de manifester, ce n’est pas ce qu’on a ressenti du côté de la CGT. On a plutôt pensé qu’ils voulaient qu’on annule la manifestation. » L’Humanité a recueilli et croisé plusieurs témoignages et récits de membres de services d’ordre syndicaux, qui tiennent à rester anonymes, pour tirer au clair ce qui s’est passé ce 1er Mai dans la capitale. Et tous concordent : la police s’en est bel et bien pris à la CGT. Présents dans le défilé, des journalistes de l’Humanité l’ont aussi constaté. Un membre du service d’ordre de la centrale tient le décompte : « On a dénombré sur le carré de tête au minimum neuf gazages plus le canon à eau, et on a subi au moins deux charges avec matraquage, ça fait beaucoup. » De son côté, la préfecture répète en boucle que « la CGT n’a jamais été la cible des policiers et gendarmes qui ont assuré leur mission avec détermination face à des casseurs violents ».

Créateur :BENOIT TESSIER
Crédits :REUTERS

Sauf que le service d’ordre de la CGT compte à lui seul une dizaine de blessés, dont trois par des tirs de LBD, qu’ils soient directs ou non. « Cela fait plusieurs manifestations qu’on prend systématiquement des grenades, témoigne l’un d’eux. À chaque fois, on nous dit qu’on n’est pas la cible. Alors, soit les policiers visent vraiment très mal, soit ce ne sont pas que des erreurs… Et neuf vagues de grenades dans le carré de tête, ce n’est plus une erreur. »

« Des policiers bloquaient toutes les rues perpendiculaires »

Les tensions ont commencé vers midi, ce 1er Mai. Les syndicats ont déjà eu des difficultés pour atteindre la manifestation. « La quasi-totalité du service d’ordre de la CGT est arrivée à pied, après avoir subi quatre contrôles et fouilles différents de la part de CRS et de gendarmes… Ce qui nous étonne toujours quand on voit que certains arrivent à apporter des projectiles », déclare, amer, l’un de ses membres. Comme le défilé pour le climat n’a pas pu manifester le matin au départ du Panthéon, les syndicats se sont décalés pour lui laisser de l’espace en vue qu’ils organisent leur pique-nique sur la place du 18-Juin-1940, à Montparnasse. Vers 13 heures, alors que les premiers véhicules des syndicats arrivent enfin à se mettre en ordre et qu’un carré de tête commence à se dessiner, les premières échauffourées commencent. « Il y avait des policiers partout, le long des murs, ils bloquaient toutes les rues perpendiculaires, mais aussi l’avant du cortège, par là où les premiers gilets jaunes voulaient commencer à défiler », explique un membre du service d’ordre. Ces derniers voulaient prendre la tête de la manifestation, devant les cortèges syndicaux, mais les policiers ne les laissaient pas avancer. « C’est là, avant 14 heures, que trois gars ont lancé des bouteilles d’eau sur les CRS. Alors les policiers ont attaqué tous azimuts. Il n’y a pas d’autres mots, ils ont attaqué le cortège syndical où se mettaient en place les dirigeants nationaux, raconte un militant au brassard SO qui faisait partie du cortège. On se met en position de tortue, puis, à force de crouler sous les gaz et les grenades de désencerclement, on décide d’aller se mettre à l’abri. »

« Il y a eu une interpellation très musclée devant moi »

Une vidéo montre bien cette charge contre le service d’ordre de la CGT, bien identifié. Un autre témoin poursuit : « L’un des nôtres, avec son brassard SO, s’est fait matraquer au sol, ils ont même tenté de l’embarquer, je ne comprends pas ! » Un troisième raconte ce même moment, vécu d’un autre point où il se trouvait : « Il y a eu une interpellation très musclée devant moi, je m’identifie bien au policier, lui montre mon brassard siglé SO, mais il me gaze la seconde d’après. »

Alors que les dirigeants syndicaux se mettent sur le côté, « une poignée de fascistes en noir, je n’ai pas d’autres mots, se mettent à insulter Philippe Martinez (le secrétaire général de la CGT) et à lui jeter des projectiles, déplore un témoin. La manif n’était même pas partie ».

C’est plus loin, après le départ du cortège, vers le métro Raspail, qu’un semblant d’intersyndicale avec la CGT, Solidaires et l’Unef s’est reformé dans le carré de tête. Le défilé a repris un peu de joie et a ressemblé à nouveau à une traditionnelle marche du 1er Mai, même si l’essentiel des familles et plusieurs syndicats avaient déjà renoncé à manifester.

À l’heure d’un premier bilan, alors que le gouvernement se félicite du peu de casse matérielle, les membres du service d’ordre de la CGT restent amers. « Les chiffres annoncés par la préfecture du nombre de black blocs nous ont semblé très surestimés, je ne sais même pas s’ils étaient 500, en tout cas beaucoup moins que l’année dernière, dit l’un d’eux. Cela a créé beaucoup de fantasmes pour pas grand-chose. Alors oui, il y a eu peu de casse, mais le nombre de blessés et de personnes qui se sont senties agressées par les gaz lacrymogènes est énorme. »

Pierric Marissal
Partager cet article
Repost0
1 mai 2019 3 01 /05 /mai /2019 13:05

Les manifestations intersyndicales du 1er mai ont rassemblé 3 000 personnes place Saint-Pierre à Caen et 2 500 à Rouen, selon les syndicats. Une mobilisation qui a débuté dans le calme.

 

 

Au Havre

 

 

 

 

 

 

 

A Rouen

 

 

 

 

 

 

 

Rouen

 

 

 

 

Rouen

 

 

Voir le reportage ici : https://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/defiles-du-1er-mai-rouen-havre-caen-gilets-jaunes-se-joignent-mobilisation-1662837.html#xtor=EPR-521-[france3regions]-20190501-[info-titre2]&pid=726375-1458206835-639c8bda

Partager cet article
Repost0
30 avril 2019 2 30 /04 /avril /2019 12:32
Partager cet article
Repost0
30 avril 2019 2 30 /04 /avril /2019 09:21

Auvergne, Normandie, Franche Comté ... Le chômage baisse en France nous serinent les députés et ministres "En Marche".  Les grands médias, les chaînes d'info en continu nous le répète à satiété.  De quoi être méfiants.  Pour cause.  On voit apparaître en contrepoints des réserves sur cette annonce : précarité accrue, recul léger, pas d'augmentation du pouvoir d'achat, les seniors toujours écartés.  Pas de quoi se réjouir et plutôt le dessein d'une politique très libérale, celle du capitalisme mondialisé et de la mise en concurrence des travailleurs entre eux.

"Franche-Comté : le chômage baisse mais l’emploi se précarise sur le trimestre" ( Est Républicain)
"Emploi : le chômage recule légèrement -  Le chômage recule légèrement notamment grâce à la bonne santé du secteur du bâtiment. "(FranceTVinfo)
"Chômage en léger recul : "Cette croissance restera atone" sans augmentation du pouvoir d'achat, selon FO"( FranceTV Info)
"Chômage : les seniors, toujours parias du marché du travail" (Sud-Ouest)

Sur le blog "Rapport de forces", un article détaillé sur la question :

Assurance chômage : l’explosion des CDD de moins d’un mois coûte un pognon de dingue
Beaucoup de contrats courts dans la construction, beaucoup de travailleurs détachés et, en Normandie, beaucoup de fraude sociale ...

Au cours des négociations sur l’assurance chômage, le patronat a mené une guerre de tranchées pour écarter toute forme d’accord sur l’instauration d’un bonus-malus sur les contrats courts. Ceux-ci coûteraient pourtant au moins deux milliards d’euros chaque année à l’Unédic, dont le déficit en 2018 est estimé à 2 milliards d’euros, contre 3,6 milliards en 2017.

Décrétera ou ne décrétera pas sur une taxation des contrats courts ? En tout cas, cette promesse d’Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle est toujours sur la table, comme l’a indiqué Édouard Philippe le 26 février au lendemain de l’échec des négociations sur l’assurance chômage entre syndicats et organisations patronales. Difficile en effet d’évacuer la seule mesure un tant soit peu favorable aux chômeurs et précaires parmi toutes celles envisagées. Et ce, même si le Medef y est farouchement opposé.

Le gouvernement avait exigé des « partenaires sociaux » une économie de 3 à 3,9 milliards d’euros sur trois ans pour réduire le déficit de l’Unédic, dont la dette a décollé après la crise de 2008. Elle est aujourd’hui estimée à 35,6 milliards. Au-delà de la question des contrats courts, que l’exécutif avait inscrit à son agenda, les pistes retenues sont toutes synonymes de reculs sociaux pour les demandeurs d’emploi. Au milieu de celles-ci, la révision des règles permettant de cumuler emploi et chômage, ou de celle fixant l’indemnisation des périodes chômées entre deux petits boulots, sonne comme une double peine. [...]

Lire plus : https://rapportsdeforce.fr/classes-en-lutte/assurance-chomage-lexplosion-des-cdd-de-moins-dun-mois-coute-un-pognon-de-dingue-03263377

Partager cet article
Repost0
29 avril 2019 1 29 /04 /avril /2019 23:26
Manifestation le 6 avril à Berlin contre « le délire de l’explosion des loyers ». Le cortège a rassemblé près de 30 000 manifestants. Steffi Loos/Getty Images/AFP

Manifestation le 6 avril à Berlin contre « le délire de l’explosion des loyers ». Le cortège a rassemblé près de 30 000 manifestants. Steffi Loos/Getty Images/AFP

Lundi, 29 Avril, 2019

Face aux actionnaires de sociétés d’investissement qui se sont emparées des immeubles et font grimper les prix, les locataires mobilisés lancent une procédure référendaire.

Les immeubles de certains quartiers du centre de la capitale allemande découvrent ces jours-ci des façades méconnaissables aux yeux des touristes éberlués. Aux fenêtres de nombreux appartements, sur les balcons, des pancartes et des banderoles ont été installées. Comme un jaillissement décoratif impromptu, comme un cahier de doléances mural géant contre l’appétit des requins de l’immobilier, revendiquant « l’arrêt de la valse des expulsions » et « le droit de vivre et de se loger à Berlin ». La lutte contre « le délire de l’explosion des loyers », selon la formule vedette de ces immenses fresques, est au cœur d’une mobilisation citoyenne hors normes.

Les locataires berlinois, comme ceux des grandes villes du pays, ont envahi la rue samedi 6 avril. À Berlin, le cortège a rassemblé près de 30 000 manifestants. La hausse continue du prix des loyers pèse toujours davantage sur le pouvoir d’achat des plus modestes, les obligeant à migrer vers la périphérie. Un jeune brandit sa dernière quittance pour un deux-pièces : 1 408 euros, au lieu de 458 le mois précédent (avant de menus « travaux de modernisation »). [...]

La suite ci-dessous dans l'Humanité :

Partager cet article
Repost0
25 avril 2019 4 25 /04 /avril /2019 17:05
 
Aurions-nous atteint ce moment crucial où l’hyperpuissance en déclin se met à douter d’elle-même ? La presse américaine vient de relater ce que l’ancien président Jimmy Carter a dit à Donald Trump lors de leur récente entrevue. Le locataire de la Maison-Blanche avait invité son prédécesseur à lui parler de la Chine, et Jimmy Carter a rapporté publiquement la teneur de cet entretien lors d’une assemblée baptiste en Géorgie. C’est une véritable pépite.
“Vous craignez que la Chine nous passe devant, et je suis d’accord avec vous. Mais savez-vous pourquoi la Chine est en train de nous dépasser ? J’ai normalisé les relations diplomatiques avec Pékin en 1979. Depuis cette date, savez-vous combien de fois la Chine a été en guerre avec qui que ce soit ? Pas une seule fois. Et nous, nous sommes constamment restés en guerre. Les États-Unis sont la nation la plus belliqueuse de l’histoire du monde, parce qu’ils désirent imposer des valeurs américaines aux autres pays. La Chine, elle, investit ses ressources dans des projets tels que les chemins de fer à grande vitesse au lieu de les consacrer aux dépenses militaires.
Combien de kilomètres de chemin de fer à grande vitesse avons-nous dans ce pays ? Nous avons gaspillé 3 000 milliards de dollars en dépenses militaires. La Chine n’a pas gaspillé un centime pour la guerre, et c’est pourquoi elle est en avance sur nous dans presque tous les domaines. Et si nous avions pris 3000 milliards pour les mettre dans les infrastructures américaines, nous aurions un chemin de fer à grande vitesse. Nous aurions des ponts qui ne s’effondrent pas. Nous aurions des routes qui sont maintenues correctement. Notre système éducatif serait aussi bon que celui de la Corée du Sud ou de Hong Kong.”
Qu’un tel bon sens n’ait jamais effleuré l’esprit d’un dirigeant américain en dit long sur la nature du pouvoir dans ce pays. Il est sans doute difficile, pour un Etat qui représente 45% des dépenses militaires mondiales et dispose de 725 bases militaires à l’étranger, où les industriels de l’armement contrôlent l’Etat profond et déterminent une politique étrangère responsable de 20 millions de morts depuis 1945, d’interroger son rapport pathologique avec la violence armée. “La guerre au Vietnam, disait déjà Martin Luther King, est le symptôme d’une maladie de l’esprit américain dont les piliers sont le racisme, le matérialisme et le militarisme”.

Auteur : Robert Voight

Mais cette question concerne surtout l’avenir. Par la faute de leurs dirigeants, les USA sont-ils condamnés à connaître le sort de ces empires qui ont sombré à cause de leurs ambitions démesurées, littéralement asphyxiés par le poids exorbitant des dépenses militaires ? A la fin de son mandat, en 1961, le président Eisenhower dénonçait avec des accents prophétiques un complexe militaro-industriel qui faisait peser une chape de plomb sur la société américaine. Pas plus que Donald Trump ou Barack Obama, il ne se souciait du sort des populations affamées, envahies ou bombardées par l’Oncle Sam au nom de la démocratie et des droits de l’homme. Mais comme Jimmy Carter aujourd’hui, il pressentait sans doute que la course aux armements serait la principale cause du déclin de l’empire. [...]
 
Partager cet article
Repost0
23 avril 2019 2 23 /04 /avril /2019 23:23
Souveraineté et victoire des peuples - De l'agent orange au glyphosateSouveraineté et victoire des peuples - De l'agent orange au glyphosateSouveraineté et victoire des peuples - De l'agent orange au glyphosate

Souveraineté et victoire des peuples - De l'agent orange au glyphosate

Le Vietnam vient d’interdire sur son sol l’usage du célèbre glyphosate, fleuron du géant euro-étasunien Bayer-Monsanto, mieux connu sous son nom commercial Roundup. Cette décision, dans le sillage de la résistance de l’agro-écologie cubaine contre l’agrobusiness depuis les années 2000, s’inscrit aussi dans une politique nationale qui avait déjà infligé à Monsanto une première défaite juridique concernant le funeste « agent orange », puissant désherbant jadis utilisé dans le génocide étasunien des vietnamiens (plus de trois millions de victimes atteintes de cancer jusqu’à aujourd’hui dans le pays). Monsanto a d’ailleurs été condamné à verser des indemnités aux victimes.

Bayer-Monsanto, d’autant plus vorace qu’il est désormais quasiment seul sur le marché mondial, ne se laissera pas faire et s’apprête à déposer des recours contre le Vietnam auprès de l’OMC pour lui infliger des sanctions économiques.

La firme est d’ailleurs engagée dans une véritable guerre médiatique pour cacher les effets néfastes de son produit phare, avec la volonté de « ne rien laisser passer » (« Let nothing go », mot d’ordre d’une véritable contre-offensive planifiée dans les documents internes à Monsanto, dévoilés en 2017 par les “ Monsanto Papers ”). Deux plaignants atteints de lymphomes ont eu récemment gain de cause (aux EU et en France) contre Monsanto, avec des effets médiatiques qui ont déjà bousculé le géant... pendant que 4000 cas sont encore en attente de jugement !

Le centre de cette contre-offensive, dévoilé par les “ Monsanto Papers ”, oppose l’OMS qui avait classifié en 2015 le glyphosate comme « cancérogène probable » (effets avérés sur les mammifères de laboratoire mais pas encore sur l’homme) à l’AEPC (Agence Européenne de réglementation des Produits Chimiques). Cette dernière, qui a déclassifié le désherbant en 2017, s’appuyait en effet sur des résultats d’analyse dont les auteurs ont travaillé dans le privé pour Monsanto ! Un conflit d’intérêt qui en dit long sur les lobbies européens sans scrupules qui, par la voie de pseudo-organismes officiels, piétinent les intérêts de la population pour répondre aux exigences de profit maximum des grands monopoles de l’agrochimie. A plus forte raison quand la firme en question devient « européenne ». [...]

La suite sur le site du Grand Soir : https://www.legrandsoir.info/de-l-agent-orange-us-au-rounup-europeen-le-vietnam-poursuit-sa-lutte.html

Partager cet article
Repost0

Articles RÉCents