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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
9 novembre 2022 3 09 /11 /novembre /2022 14:10
Photo 1 - L'amiante tue 1700 personnes par an en France  Photo 2 - Cartographie des cancers de la plèvre en France (2014)Photo 1 - L'amiante tue 1700 personnes par an en France  Photo 2 - Cartographie des cancers de la plèvre en France (2014)

Photo 1 - L'amiante tue 1700 personnes par an en France Photo 2 - Cartographie des cancers de la plèvre en France (2014)

Sans que cela n'émeuve ni le patronat, ni les gouvernements successifs, le scandale des cancers professionnels de l'amiante dure depuis plus de 30 ans.  De très nombreux salariés, notamment en Seine-Maritime en ont, en sont encore victimes.  Mais qui connait leur existence et leur combat ?  Silence sur les ondes, silence dans les médias.  Sinon exceptionnellement.  Ce ne sont pas les premiers de cordée ... Ils font simplement partie des essentiels, de ceux qui créent véritablement les richesses dans notre pays.  Ils sont les premiers de corvées et on les laisse mourir de leur travail sans même les indemniser, sans même reconnaître les dangers auxquels ils ont été exposés, sans même traduire les responsables-coupables devant la justice.  Ou avec tant de retard ... Car si l'on reconnaissait la responsabilité des patrons d'entreprise et des politiques aux commandes, dans ce scandale sanitaire, l'amélioration indispensable des conditions de travail ( et pas seulement l'interdiction de l'amiante qui a tant tardé ), l'augmentation significative des salaires dans ces industries difficiles et dangereuses, apparaîtraient impérieuses.  C'est cela que ne veulent pas les industriels du CAC40 qui font obstruction, à coup de procédures multiples, de pressions, de lobbying ... YG.

par Eliane Patriarca / 28 octobre 2022

Mercredi, le tribunal judiciaire de Paris a douché les attentes des victimes de l’amiante, dont une partie s’essayait, 26 ans après les premières plaintes, à une autre stratégie judiciaire, avec une citation collective directe. Mais des points de procédure retardent et hypothèquent une fois de plus le procès de ce scandale sanitaire.

La déception a été à la hauteur de l’espoir, celui que débute enfin un procès pénal dans le drame de l’amiante, dont l’utilisation dans l’industrie – jusqu’à son interdiction en 1997 – a provoqué des dizaines de milliers de morts et continue à tuer chaque année quelque 3 000 personnes en France.
Mercredi 26 octobre, la 31e chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Paris, spécialisée dans les contentieux liés à la santé et au travail, était censée fournir le calendrier des audiences. 1 850 victimes et ayants droit ont en effet déposé, en 2021, une citation directe collective, visant quatorze personnes. Agées de 62 à 84 ans, ces dernières ont été membres ou ont participé aux actions du Comité permanent amiante (CPA), structure de lobbying « informelle et singulière », selon les mots du rapport sénatorial de 2005. « De 1982 à 1995 », le CPA, qui réunissait pouvoirs publics, scientifiques et syndicalistes, et n’était rien d’autre que le « faux nez des industriels », indique le rapport, avait « réussi à se faire quasiment déléguer par l'Etat toute la politique de l'amiante » et à « retarder ainsi l’interdiction de la fibre », pourtant classée cancérogène avéré dès 1973. [...]

Si vous êtes abonné vous pouvez lire la suite de l'article sur le site Santé et Travail

https://www.sante-et-travail.fr/proces-penal-lamiante-encore-entrave?utm_campaign=pushmail&utm_medium=email&utm_source=emailing

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10 septembre 2022 6 10 /09 /septembre /2022 09:16
Cherbourg - Les représentants CGT de Naval Group dénoncent une situation de danger grave et imminent pour les salariés travaillant dans un bâtiment où des traces d'amiante ont été identifiées. © Radio France - Benoît Martin

Cherbourg - Les représentants CGT de Naval Group dénoncent une situation de danger grave et imminent pour les salariés travaillant dans un bâtiment où des traces d'amiante ont été identifiées. © Radio France - Benoît Martin

Deux ans après la détection de poussières d'amiantes dans un bâtiment de Naval Group à Cherbourg, le syndicat CGT a déclaré un nouveau danger grave et imminent après de nouvelles analyses prouvant la présence d'amiante et alors que la direction maintient l'activité.

Le problème, c'est que depuis quelques semaines, 150 sous-traitants y travaillent dans des missions de chaudronnerie. Et pour la CGT, face au risque pour les salariés, la réponse de la direction est inadaptée. Le syndicat estime que l'on est devant une situation inédite puisque la direction propose de procéder au nettoyage avec des sociétés spécialisées, la nuit et le week-end, pour permettre aux salariés de continuer à travailler dans la journée

La question du danger "réel" pour les salariés divise syndicat et direction

Tout commence en août. Alors que quelque 150 sous-traitants travaillent désormais dans le bâtiment débarrassé de sa toiture en fibrociment, le syndicat CGT surpris de la présence de poussières procède à des prélèvements dont les 3/4 se révèlent positifs à l'amiante. Le syndicat dépose une alerte "danger grave et imminent" et suite à l'intervention de l'inspection du travail, des tests réalisés par une société spécialisée confirment le diagnostic : la présence d'amiante. C'est là que l'analyse de la situation diffère entre le syndicat et la direction. 

[...]

Par , France Bleu Cotentin

 
La suite ci-dessous :
 

 

 
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19 mai 2022 4 19 /05 /mai /2022 18:04
Paru en 2016 - https://www.amelioronslaville.com/archives/2016/01/la-fonction-publique-doit-ameliorer-la-protection-du-risque-dexposition-a-lamiante/

Paru en 2016 - https://www.amelioronslaville.com/archives/2016/01/la-fonction-publique-doit-ameliorer-la-protection-du-risque-dexposition-a-lamiante/

Mettre en danger la vie des travailleur.e.s exige une peine d’amende exemplaire !

« L’absence de toute amende pour un employeur public dont le budget approche les trois milliards d’Euros résonne comme la délivrance d’un permis de tuer ! »

Mardi 10 mai 2022, le tribunal correctionnel de Rouen a reconnu coupable le Département de la Seine Maritime du délit de mise en danger d’autrui pour avoir exposé quatre de ses agents à l’amiante lors de travaux réalisés sur un bac maritime en avril 2015.
Cette condamnation n’a été rendue possible que par le combat acharné des agents, du syndicat CGT du département et de l’union départementale CGT de Seine Maritime. Face à l’inaction du parquet suite aux plaintes de 2015, nous avons dû faire une citation directe en correctionnel et se constituer partie civile pour obtenir la tenue d’une audience durant laquelle il a été démontré que l’employeur public avait violé de nombreuses dispositions du code du travail dont il avait parfaitement connaissance.
Si le tribunal reconnait l’existence des infractions, une condamnation sans aucune peine d’amende à l’encontre du département est plus que choquante.
Comme nous l’avons souligné lors de l’audience du 15 mars 2022, l’amiante continue d’être responsable de centaines de morts tous les ans en France. Présente dans les bâtiments, les machines ou encore les moyens de transport, des millions de travailleur.e.s restent à ce jour exposés à la fibre tueuse sans que toutes les entreprises, public comme privé, ne prennent les mesures de prévention qui s’imposent.

« L’absence de toute amende pour un employeur public dont le budget approche les trois milliards d’Euros résonne comme la délivrance d’un permis de tuer ! »

Alors que la peine encourue est de 75 000 € d’amende, le tribunal a décidé de ne pas infliger d’amende au Département ! L’absence de toute amende pour un employeur public dont le budget approche les trois milliards d’Euros résonne comme la délivrance d’un permis de tuer ! Quel est le message donné par le tribunal aux employeurs sinon qu’ils peuvent continuer à jouer avec la vie des travailleurs et travailleuses, qu’ils peuvent violer délibérément les règles de protection du code du travail ! Même dans les rares cas où le parquet donne suite aux plaintes des victimes ou aux procès-verbaux de l’inspection du travail, les employeurs et autres actionnaires peuvent dormir tranquille, la délinquance en col blanc permettant d’éviter le risque d’amende!
Une telle décision est choquante pour l’ensemble du monde du travail. Elle ne peutque favoriser le maintien de comportement délictueux en matière d’exposition à l’amiante comme aux autres produits chimiques, biologique ou cancérogènes !
Alors que chaque semaine, le tribunal correctionnel condamne, parfois sévèrement, des travailleur.e.s et des privés d’emploi à des peines d’amende notamment pour des situations de mise en danger d’autrui liés à des comportements routiers dangereux, cette condamnation sans peine ne peut rester en l’état.
Dans un état qui se dit être un état de droit, la loi est ineffective si les condamnations ne coûtent pas plus cher aux employeurs que de continuer à exposer leurs travailleur.e.s à ces risques évitables, il n’y a pas de place pour une justice de classe, une justice complaisante avec la délinquance patronale mais sans pitié avec la classe ouvrière.
Monsieur le procureur de la République, vous devez faire appel de cette condamnation sans amende.
Pour l’Union Départementale CGT de Seine Maritime,
Le secrétaire Général

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