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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
21 février 2016 7 21 /02 /février /2016 16:50
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21 février 2016 7 21 /02 /février /2016 16:37
Merci patron ! Europe 1 déprogramme François Ruffin

Nous reproduisons un communiqué du SNJ-CGT, auquel nous nous associons (Acrimed).

Le 24 février prochain sort en salle Merci Patron, le premier film de François Ruffin, directeur du journal Fakir. Le film, dont le succès a été spectaculaire lors des dizaines d’avant premières partout en France, a pour héros le milliardaire et première fortune de France, Bernard Arnault, patron de LVMH, qui possède notamment Les Echos ou Le Parisien.

François Ruffin, qui assure actuellement la promotion du film, devait être l’invité de l’émission « Europe 1 social club » de Frédéric Taddéi le 23 février. Invitation lancée il y a trois semaines et confirmée par mail aujourd’hui même à 12h03. Or cinq minutes plus tard, nouveau message, cette fois-ci très lapidaire « Désolé, je viens tout juste d’apprendre que l’interview était annulée… ». La direction d’Europe 1, propriété d’Arnaud Lagardère, a décidé que François Ruffin n’était pas le bienvenu sur son antenne.

Effectivement le film ridiculise Bernard Arnault et met à jour ses pratiques scandaleuses. On y voit comment ce dernier, par l’intermédiaire d’un responsable de la sécurité de LVMH ou du secrétaire général M Jamet – ancien élu socialiste – tente d’acheter le silence d’un couple tous deux licenciés de l’usine ECCE, sous-traitant de LVMH, qui fabriquait des costumes Kenzo (production évidemment délocalisée depuis) et qui survivent avec 400 euros mensuels. « Avec toutes ces délocalisations, la fraude fiscale, l’enrichissement des puissants, on est dans un degré d’obscénité sans pareille aujourd’hui », explique François Ruffin. « Or, quand vous voyez l’injustice avec un nom, un visage, une voix, ça vous prend au corps et vous donne une force pour aller affronter l’adversaire. En montrant leur histoire, j’espérais qu’on arrive à partager cette injustice et qu’on trouverait un chemin pour la réparer », poursuit-il, affublé ironiquement d’un tee-shirt « I love Bernard ».

Il semble que « le sujet pose problème »… Ce qui se vérifie aussi par les difficultés que rencontre François Ruffin dont les interviews dans les grands médias sont souvent annulées, reportées ou renvoyées à plus tard avec des motifs confus. Rappelons que Bernard Arnault est un des principaux annonceurs publicitaires, en particulier de la presse magazine et des titres détenus par Arnaud Lagardère, pour comprendre les raisons de cette déprogrammation. Sans parler des liens personnels entre milliardaires comme nous le prouvent les censures successives de M Bolloré sur Canal + afin que ses « amis » ne soient pas égratignés. Notre confrère Daniel Schneidermann, qui reçoit aujourd’hui François Ruffin à Arrêts sur images avait annoncé qu’il allait scruter le traitement médiatique de Merci Patron. Il va avoir du boulot…

Le SNJ-CGT apporte tout son soutien à François Ruffin, candidat du syndicat aux dernières élections à la commission de la carte de presse en juin 2015. Il demande au CSA et au ministère de la Culture d’intervenir auprès des dirigeants d’Europe 1 afin que François Ruffin soit invité comme prévu initialement. Car si les ministres passent, la situation de l’information, elle, ne change pas. Détenue par les principales fortunes de ce pays, elle souffre d’un terrible manque de pluralisme. Malheureusement le projet de loi Bloche, dans sa forme actuelle, sur l’indépendance des médias, n’y changera rien. C’est en revoyant les seuils anti-concentrations et en accordant une réelle indépendance aux journalistes que les médias retrouveront une crédibilité auprès de la population.



Montreuil, le 19/02/2016



Source : site du SNJ-CGT

 

Allez voir le film!

"Merci patron !" Europe1 déprogramme François Ruffin - Communiqué du SNJ-CGT - " Les médias souffrent d'un terrible manque de pluralisme" dit le communiqué.
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15 février 2016 1 15 /02 /février /2016 21:52

Paris Normandie, 15 février 2016 :

Un préavis de grève a été déposé concernant le personnel des bibliothèques municipales par trois organisations syndicales.

Le torchon brûle entre une partie du personnel des sept bibliothèques rouennaises (qui compte environ 90 agents) et leur encadrement. Même si Christelle Di Pietro, la nouvelle directrice arrivée cet été, semble épargnée pour l’heure par les critiques. Un préavis de grève a été déposé pour le mercredi 24 février et un second appel à la mobilisation est déjà dans les tuyaux pour le mercredi 2 mars. « Une réunion est prévue avec le maire le 23 février, mais nous n’en espérons pas grand-chose », assure François Botté, secrétaire de la CGT, l’une des trois organisations syndicales, avec SUD et FO, qui soutient ce mouvement.

 

« Pas de discussion, ni de contradiction »

Réunis dernièrement en mairie, plusieurs agents municipaux et représentants syndicaux listaient leurs griefs qui, selon eux, ne datent pas d’hier. « Mais la goutte d’eau, c’est le non-renouvellement de la conservatrice d’État [en charge notamment de la gestion du Fonds patrimonial de la Ville, NDLR], reconnue pour ses qualités humaines et professionnelles, dont nous avons appris en janvier que le contrat ne serait pas reconduit », explique José Marin, le représentant de SUD.

Pour lui, cette décision n’est que l’illustration des tensions qui minent le service des bibliothèques depuis de longs mois, voire même des années puisqu’en 2011 un précédent mouvement, pour des motifs similaires, s’était déroulé. « Il y a un management qui génère de la souffrance au travail et qui n’accepte pas la discussion, ni la contradiction. Une réunion extraordinaire du CHSCT [comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail, NDLR] le 15 novembre dernier, en présence de l’adjoint en charge du personnel, Olivier Mouret, et du DGS [directeur général des services, NDLR] l’avait même mis en lumière. Mais depuis rien n’a bougé », continue José Marin qui prend également l’exemple de la directrice de la bibliothèque Parment, en arrêt de travail depuis qu’elle a dû prendre en plus la gestion de celle des Capucins. « Les compétences des bibliothécaires ne sont plus reconnues. Aujourd’hui, le mot d’ordre c’est l’événementiel, plus la culture, ni la politique de lecture publique. Nous n’avons plus les moyens de remplir nos missions et dans le même temps on fait de l’esbroufe à grands coups de com’», s’agace l’une des membres du personnel des bibliothèques. L’être ou le paraître, telle est la question… à laquelle la Ville n’a pas souhaité répondre officiellement. Préférant sans doute réserver ses commentaires pour la prochaine réunion.

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8 février 2016 1 08 /02 /février /2016 11:14
Contre la démocratie de caserne
 

couv démoccaserne

Les éditions Delga feront paraître à partir du 30 janvier 2016 un livre salutaire, « La démocratie de caserne » de Jean Salem

La « république » sécuritaire prétend échanger une partie des libertés publiques encore en vigueur contre une mise en spectacle de la « sécurité ». Avec pour conséquence de stigmatiser toutes celles et tous ceux qui n’entendent pas se plier à cette démocratie de caserne. Ce qui est en jeu, c’est l’instauration d’une société de la contrainte, basée sur l’hyper-surveillance des citoyens de première ou de seconde zone. C’est une forme de militarisation durable de la société à travers une stratégie de la tension, un management par la terreur.

Jean Salem est philosophe et professeur à la Sorbonne. Il est l’auteur d’une quarantaine d’ouvrages, qui portent sur le matérialisme antique (Démocrite, Épicure, Lucrèce) et moderne (libertins du xviie siècle, Feuerbach, etc.), comme sur l’œuvre de Marx. Outre des livres consacrés au bonheur, à Maupassant, à l’art italien de la Renaissance, il a également publié plusieurs essais tels que Rideau de fer sur le Boul’Mich. Formatage et désinformation dans le « monde libre » (rééd. Delga, 2009), ou Élections, piège à cons ? (Flammarion, 2012). Son ouvrage d’entretiens, Résistances (Delga, 2015), où il revient sur l’ensemble de son parcours et de sa pensée, a rencontré l’année dernière un franc succès.

Un livre - "La démocratie de caserne" - De Jean Salem.
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7 février 2016 7 07 /02 /février /2016 18:02

Ce film n'a pas pris une ride.  Mais existe-t-il encore un réalisateur américain capable de faire un film à la fois aussi drôle, aussi séditieux et aussi profond sur la volonté de puissance des dirigeants étatsuniens et la course à la guerre menée par les Etats-unis ?

PROCHAINES DIFFUSIONS TV DU FILM

DOCTEUR FOLAMOUR

Dimanche 07/02/2016 à 20:30 sur La Chaîne parlementaire Ajouter à mes alertes
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Samedi 13/02/2016 à 17:00 sur La Chaîne parlementaire Ajouter à mes alertes
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C'est d'actualité ! Ce soir sur la chaîne parlementaire, diffusion du film de Stanley Kubrick, "Docteur Folamour"
C'est d'actualité ! Ce soir sur la chaîne parlementaire, diffusion du film de Stanley Kubrick, "Docteur Folamour"

Résumé et contexte historique lu sur http://leocine.chez-alice.fr/kubrick_docteur_folamour.htm

RÉSUMÉ lu ici

Responsable d’une base de l’armée de l’air américaine, le général Jack Ripper (" Jack l’Eventreur ") est persuadé de l’existence d’un plan diabolique des Soviétiques pour capter les " fluides corporels " des mâles américains, via la fluorisation de l’eau de la planète. En réaction contre ce terrible complot – dont il s’est " rendu compte " après une impuissance passagère –, Ripper déclenche le " plan R " : en faisant croire à ses hommes que Washington a été détruite et le président tué, il envoie vers l’URSS ses bombardiers B-52, équipés de bombes atomiques. Enfermé avec Ripper dans son bureau, un officier de la R.A.F., Lionel Mandrake, fait semblant d’entrer dans son délire en espérant qu’il lui confiera le code à utiliser pour faire ramener les appareils à la base.
 

Pendant ce temps, le président Murkin Muffley, averti de la situation, réuni les hauts responsables de l’Etat dans la " Salle de guerre " du Pentagone (War room) pour tenter d’éviter l’éclatement d’une troisième guerre mondiale. Au vrai, une grande partie desdits responsables, menés par le général " Buck " Turgidson, s’avère être un ramassis de brutes anticommunistes primaires, loin d’être opposés à l’idée que l’URSS puisse être enfin rayée de la carte. Mais l’ambassadeur russe révèle l’existence d’une " machine de la fin du monde " (doom’s day machine), un système informatique qui déclencherait automatiquement l’envoi de missiles nucléaires sur les Etats-Unis en cas d’attaque sur un centre stratégique soviétique.

Après le suicide de Ripper, dont la base est assiégée, Mandrake arrive finalement à trouver le code, mais tous les avions ne peuvent être rappelés. L’un d’eux reste sourd aux contrordres de Washington. Comme le système de largage de la bombe se grippe, le pilote saute lui-même à califourchon sur sa bombe, déclenchant ainsi le conflit nucléaire.

Dans la " War room ", un personnage énigmatique propose une solution pour empêcher l’anéantissement de l’espèce humaine toute entière : le Dr. Folamour, un homme en fauteuil roulant et à l’accent allemand prononcé. Entre deux " tics " de son bras semi-paralysé rappelant furieusement le salut hitlérien, le bon docteur propose de constituer une sorte d’Arche de Noé dans un abri anti-atomique. Il achève de convaincre les réticents, Turgidson en tête, en soulignant qu’il faudra, " hélas ", pour assurer la survie et la reproduction de l’espèce, " sacrifier le sacro-saint principe de monogamie. ". Quant à sélectionner ceux qui seront sauvés, il suffira de se baser sur des données " scientifiques " telles que la jeunesse, la santé, la pureté de la race…

Tandis que Folamour sort miraculeusement de son fauteuil roulant en criant : " Heil, mein Führer, je marche !!! ", le reste du monde est emporté dans un feu d’artifice d’explosions nucléaires tandis que résonne une chanson de Vera Lynn, We’ll meet again.

L’ACCUEIL

Lorsque Docteur Folamour sort en 1963, le moins que l’on puisse dire est qu’il reçoit un accueil houleux. Nous sommes en effet en plein cœur de la guerre froide. Deux ans plus tôt, la tentative, connue sous le nom d’opération de la Baie des Cochons, de débarquement à Cuba d’exilés anticastristes appuyés par la CIA, s’est soldée par le lamentable échec que l’on sait. En 1962, les autorités américaines repèrent des rampes de lancement de missiles sur cette même île, à peine à quelques miles nautiques de la Floride. Kennedy impose le blocus de l’île et exige le retrait de ces rampes, mettant le monde au bord du conflit nucléaire. Après treize jours de négociations tendues, Kroutchev accepte de récupérer ses missiles, en échange de la promesse de Kennedy de ne plus chercher à envahir Cuba…

Dans un tel contexte, la tonalité satirique du film fait scandale. Si le point de vue de cette farce antimilitariste est neutre du point de vue politique, les représentants des deux blocs étant également ridicules, ses détracteurs s’attacheront bien entendu au groupe des " Occidentaux capitalistes ", taxant le film d’" œuvre cryptocommuniste ". Quant à John Wayne, il déclare à qui veut l’entendre qu’il n’ira jamais voir " ce machin rouge ".

Malgré cette virulente opposition, le film fait un énorme succès.

 

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4 février 2016 4 04 /02 /février /2016 23:09

Par L’équipe de Fakir, 27/01/2016

 

Le journal Fakir est un journal papier, en vente dans tous les bons kiosques près de chez vous. Il ne peut réaliser des reportages que parce qu’il est acheté ou parce qu’on y est abonné !

C’est parti pour les avant-premières de notre film, « Merci Patron ! », en présence de l’équipe. La liste sera mise à jour régulièrement.

Allez lire la présentation du film et la tournée du film sur le site de Fakir !

Et lisez également l'article de Frédéric Lordon dans Le Monde diplomatique.

Merci Patron ! à Rouen
 
A l'Omnia République.
 
En salle à partir du 23 mars

Et si vous le pouvez allez lire l'article intégral de Frédéric Lordon sur le site du Monde diplomatique ( si vous êtes abonné) ou sur la version papier.  Il donne envie de courir voir le film. Nous en reproduisons ci-dessous le début.

 

« Merci patron ! », de François Ruffin

Un film d’action directe

par Frédéric Lordon     

JPEG - 189.4 ko
Anonyme. – « Robin des bois »
Look and Learn - Bridgeman Images

Comme on ne risque pas d’avoir les studios Universal sur le dos et qu’en réalité il ne s’agit pas tout à fait d’un film à suspense, on peut révéler l’intrigue de Merci patron !, de François Ruffin. C’est l’histoire de Serge et Jocelyne Klur, employés d’Ecce, filiale du groupe LVMH, plus exactement employés de son usine de Poix-du-Nord, jadis chargée de la confection des costumes Kenzo. « Jadis », car, mondialisation oblige, le groupe a cru bon d’en délocaliser toute la production en Pologne. Moyennant quoi les Klur ont été invités à se rendre employables ailleurs. Cependant, ils explorent méthodiquement la différence entre employables et employés. Depuis quatre ans. Evidemment, la fin de droits a été passée depuis belle lurette, on tourne à 400 euros par mois, la maison est fraîche — forcément, il n’y a plus de chauffage, et il a fallu se replier dans la seule pièce habitable. Au rayon des vertus tonifiantes, on compte aussi l’élimination de tout excès alimentaire et l’adoption de saines résolutions diététiques ; on peut même aller jusqu’à parler de rationnement — Noël avec une tartine de fromage blanc, les amis de la frugalité apprécieront.

On en est là, c’est-à-dire déjà sur un grand pied, quand survient un avis de saisie de la maison, ni plus ni moins, à la suite d’une ardoise d’assurance de 25 000 euros. Pour les Klur, qui considèrent qu’on est « un gros », voire « un capitaliste », à partir de 3 000 euros par mois, c’est là tomber d’un coup dans des ordres de grandeur qui font sortir de la Voie lactée. Ce qui n’empêche pas d’ailleurs de tirer des conséquences pratiques. En l’occurrence sous la forme du projet, si c’est ça, de foutre le feu à la maison — la seule chose que les Klur aient vraiment eue à eux et dont ils ont tiré à peu près tout ce que l’existence leur a réservé de joies.

On ne fait pas plus local que le cas Klur. Et on ne fait pas plus global non plus. Car les Klur offrent en concentré un résumé presque complet du système. [...]

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2 février 2016 2 02 /02 /février /2016 00:35

Une contribution au débat sur l’URSS, le socialisme… celle de Fidel Castro

26 Jan
le socialisme est encore dans les langes dit en 1991 Fidel Castro

« Le socialisme est tout à fait nouveau, à peine sorti de l’œuf. Les bases et l’essence du capitalisme remontent à des milliers d’années. Par exemple, la propriété privée. Sauf que, durant ces milliers d’années, ce n’était pas seulement les choses, mais aussi les personnes qui étaient un objet de propriété. Depuis la fameuse Grèce. Dans ce sens, Athènes ne s’avère trop symbolique que comme expérience historique ou du fait d’une juste admiration de l’art qu’elle a été capable de développer, parce que c’était une société esclavagiste. Quatre pelés et un tondu se réunissaient sur une place et affirmaient : « Voilà la démocratie ». Le reste des citoyens n’avait pas de droits et l’immense majorité était des esclaves…Même les philosophes, qui étaient des sages et se croyaient justes, avaient un tas d’esclaves. Nous ne pouvons donc pas prendre exemple sur ce genre de démocratie.
Le capitalisme vient de l’époque d’Homère, voire d’avant Homère, ses bases remontent à des milliers d’années. Le socialisme remonte à peine à des dizaines d’années, il est encore dans les langes. Le socialisme, pourrait-on dire, en est à cette étape qu’on appelle périnatale dans les maternités, les six ou sept premiers jours de vie de l’enfant, qui sont les plus dangereux, et il faut donner des soins spéciaux…Il est donc logique que le socialisme, la plus juste de toute les idées, traverse des périodes difficiles. »Fidel Castro, 26 juillet 1991.
Essai de Danielle Bleitrach et Jacques-François Bonaldi avec la collaboration de Nicole Amphoux. le temps des cerises.

Dans notre livre avec JF Bonaldi (collaboration de Nicole Amphoux): Cuba, Fidel et le Che ou l’aventure du socialisme, nous avions déjà abordé cette question de la confiance de Fidel Castro dans l’avenir du socialisme, le vrai. Voici les paroles que nous citions de lui   en quatrième de couverture. Ce fut et cela reste ma position sur la transition qui doit s’opérer, sur le fait qu’il n’y a pas de ‘nature humaine’ rendant le socialisme un beau rêve utopiste, mais qu’en revanche il apparait nécessairement non seulement dans un monde marqué par des millénaires de propriété individuelle, mais en ce qui concerne l’URSS et la Chine encore aujourd’hui dominé par une puissance impérialiste capable malgré son affaiblissement d’imposer au monde les lois du capitalisme à son stade sénile.

 
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1 février 2016 1 01 /02 /février /2016 14:44

Le site Les Crises présente le film documentaire sur la soit-disant "révolution" ukrainienne,  "Les masques de la révolution", qui sera diffusé sur Canal Plus, Lundi soir, 1er Février 2016.  Des pressions ont été faites pour que le film ne soit pas diffusé.  Le réalisateur Paul Moreira répond, sur Mediapart, aux violentes critiques dont il a été l'objet car il a osé, loin des explications dominantes, cherché à savoir qui étaient les émeutiers les plus violents.  Il s'interroge sur le silence des médias occidentaux sur le massacre d'Odessa.

Lescrises.fr a présenté le film, plusieurs extraits du documentaire en video et repris la réponse de Paul Moreira à ses critiques.

Voici un extrait de cette réponse de Paul Moreira que vous trouverez intégralement sur le blog Les crises.fr ou sur Mediapart, sur son blog.

"Je ne m'attendais pas à tomber sur autant de déni, frisant parfois l'hystérie. Sur un site ukrainien, je suis qualifié de "terroriste" à la solde des services secrets russes. On demande l'interdiction du film. Et même l'ambassadeur d'Ukraine fait pression sur Canal Plus."

Et voici le premier des extraits video de la présentation du documentaire.

Introduction de Lescrises.fr à la réponse de P.Moreira

 

"Lundi 1er février à 22h35 sur Canal+ dans Spécial Investigation – Un film de Paul Moreira

Sans eux, la révolution ukrainienne n’aurait jamais triomphé.

En février 2014, des groupes paramilitaires ont affronté la police au coeur de Kiev et ont fait fuir le président Yanoukovitch. Ils ont installé un nouveau gouvernement.

Dans le récit médiatique communément admis, ils ont été présentés comme les héros de la révolution. Ils étaient du bon côté de la barricade. Personne ne s’est vraiment demandé qui ils étaient. En fait, il s’agit de corps francs d’extrême droite, désormais lourdement armés.

Ils s’appellent Secteur Droit, Azov ou Svoboda. Ils ont créé de véritables armées parallèles, largement incontrôlées. A Odessa, en mai 2014, ils ont commis un massacre de masse sans être sanctionnés. 45 personnes brûlées vives. Un massacre passé sous le radar.

Comment a-t-il pu nous échapper ? Pourquoi les démocraties occidentales n’ont-elles pas fait entendre leur voix ?

Sans doute parce que les milices nationalistes ukrainiennes jouaient les soldats supplétifs dans une guerre beaucoup plus large. La révolution ukrainienne a été soutenue massivement par la diplomatie américaine.

Dans la nouvelle guerre froide Russie-USA, l’Ukraine est un pion décisif dans une stratégie de contention de Poutine.

« Les masques de la révolution », de Paul Moreira, explore cette zone restée aveugle."

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1 février 2016 1 01 /02 /février /2016 14:01
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30 janvier 2016 6 30 /01 /janvier /2016 17:57
Lu sur Communcommune
« LA SOCIALE » un film de Gilles Perret à voir d’urgence !

Résumé du film :

Il y a 70 ans, les ordonnances promulguant les champs d’application de la sécurité sociale étaient adoptées. Un vieux rêve séculaire émanant des peuples à vouloir vivre sans l’angoisse du lendemain voyait enfin le jour.
Le principal bâtisseur de cet édifice des plus humaniste qui soit se nommait Ambroise Croizat. Qui le connait aujourd’hui ?

70 ans plus tard, il est temps de raconter cette belle histoire de « la sécu ». D’où elle vient, comment elle a pu devenir possible, quels sont ses principes de base, qui en sont ses bâtisseurs et qu’est-elle devenue au fil des décennies ?

Au final, se dresseront en parallèle le portrait d’un homme, l’histoire d’une longue lutte vers la dignité et le portrait d’une institution incarnée par ses acteurs du quotidien.

PLUS D'INFORMATIONS : voir lien ci-dessous :

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