Nationalisée en 1945 à la suite de la collaboration de Louis Renault avec les nazis, l'entreprise fut reprivatisée progressivement à partir de 1990, sous les gouvernements successivement socialistes et de droite, tous obéissant aux "conseils" et directives de Bruxelles. On commença par le changement de statut. Nos commentateurs et économistes des plateaux télé appellent ça "la modernisation de l'économie" ...
Aujourd'hui, on mesure la nocivité de cette privatisation pour l'industrie française et pour les dizaines de milliers de salariés de la firme et de ses sous-traitants.
Il y a quand même de quoi se mettre en colère.
YG
Vu dans Paris-Normandie
Soupçonné d’avoir dissimulé une partie de ses revenus au fisc japonais, l’emblématique patron de Renault-Nissan-Mitsubishi, Carlos Ghosn, est en garde à vue pour au moins dix jours. En Normandie, les organisations syndicales ne cachent pas une certaine inquiétude pour l’avenir.
Extraits : "Du côté de la CGT de Cléon, William Audoux retient plutôt, non sans amertume, le prescripteur de « la nécessaire modération salariale » auprès de salariés « à qui l’on a demandé tant de sacrifices depuis des années »."
Ce que pèse Renault en Normandie
Renault, c’est 11 000 salariés en Normandie, et même 13 430 si l’on ajoute l’usine proche de Flins (78), avec 2 430 personnes en carrosserie-montage.
Établissements Renault
- Renault Cléon, (Cléon), moteurs et boîtes de vitesses : 5 500
- Renault Sandouville (Sandouville), usine de carrosserie-montage : 2 850
- Centre technique et d’essais Renault (Le Val d’Hazey), essais et mise au point : 1 000
- Renault Grand-Couronne, plate-forme logistique internationale : 200
Filiales
- Alpine SAA (Dieppe), assemblage de l’Alpine, 390 ; Renault Tech (Heudebouville et Sandouville), transformations et adaptations complémentaires : 160 ; Sofrastock International (Saint-André-de-l’Eure), logistique et conditionnement : 400 ; Renault Retail Group, (Hérouville, Le Havre, Rouen, Barentin), vente et réparation : 500 au total.