Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de
démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues
d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.
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Humeur
Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de
l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.
Cette semaine, sur le
conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué à Thierry Steiner pour
la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"... (lors du 7-10 du 25 juillet).
Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].
La CGT appelle à l’action les salarié.e.s des établissements privés et publics de santé et d’action sociale à une grande journée d’action nationale le 11 septembre 2019.
La procédure pour demander un Référendum d'Initiative Partagée (RIP) sur l'avenir d'ADP a été gagnée, c'est la première étape d'un processus complexe et c'est une première en France !
La politique de la France concernant la réforme des services publics est directement issue des recommandations de Bruxelles. C'est la mise en oeuvre de la politique européenne par ceux qui y ont contribué directement : la Commission, les chefs d'Etat et de gouvernement. S'y opposer en faisant la grève et en manifestant, c'est combattre la politique du gouvernement Macron-Philippe et celle de l'Union Européenne. Qui sont les mêmes.
Désigner ses ennemis en France, c'est bien. Mais dénoncer le gouvernement suprême de l'UE qui est aussi le nôtre, la Commission, ça aide à faire grandir la prise de conscience et faire grossir le rapport de forces en faveur de ceux qui travaillent.
Yvette Genestal.
Par Joël Perichaud, secrétaire national du Parti de la démondialisation, chargé des relations internationales Le 19 juin 2019
Maintenant que le spectacle des élections européennes est terminé, que les bonimenteurs des « renouveler l’Europe », « changer l’Europe », « redéfinir l’Europe», « réformer l’Europe », « transformer l’Europe » ont rangé au fond de l’armoire leur panoplie électorale, le champ est libre. Le 5 juin, l’Union européenne a publié ses recommandations, pays par pays, afin qu’ils mènent toutes les réformes nécessaires pour se mettre en conformité avec ses directives et ses stratégies. Au programme : réforme des retraites, réduction de la dépense publique, privatiser des biens publics, supprimer des postes de fonctionnaires, poursuivre la réduction du nombre de communes…
Chaque année, autour du 20 mai, le Conseil européen transmet au gouvernement Français ses « recommandations concernant le programme national de réforme de la France portant avis sur le programme de stabilité́ de la France pour l’année suivante ». Chaque pays de l’Union reçoit les Grandes orientations des politiques économiques (GOPÉ), véritable lettre de mission personnalisée, pour adopter les réformes conformes aux attentes de l’UE.
Ainsi pour 2019-2020, les GOPÉ sont arrivées le 5 juin 2019. Un « léger décalage » dû aux élections européennes. En effet, il aurait été très maladroit, pour le système supranational européen, de publier les orientations dictées à la France avant le 26 mai. Car des esprits « chagrins » s’en seraient certainement saisis pour mettre en lumière la tutelle de l’UE sur le gouvernement et alerter sur les prochaines « réformes » imposées par la Commission et son thuriféraire Macron.
A quelle sauce allons-nous être mangés ?
Le document officiel (ICI) est explicite pour qui veut bien le lire. Hors le verbiage administratif et les circonvolutions de circonstance, l’essentiel tient en peu de mots mais est lourd de conséquences pour les classes dominées en France.
La Commission RECOMMANDE que la France s'attache, en 2019 et 2020 : 1. à veiller à ce que le taux de croissance nominale des dépenses primaires nettes ne dépasse pas 1,2 % en 2020, ce qui correspondrait à un ajustement structurel annuel de 0,6 % du PIB; à utiliser les recettes exceptionnelles pour accélérer la réduction du ratio de la dette publique; à réduire les dépenses et à réaliser des gains d’efficacité́ dans tous les sous-secteurs des administrations publiques, notamment en précisant pleinement les mesures concrètes nécessaires dans le contexte du programme Action publique 2022 et en surveillant étroitement la mise en œuvre de ces mesures; à réformer le système de retraite pour uniformiser progressivement les règles des différents régimes de retraite, en vue de renforcer l'équité́ et la soutenabilité́ de ces régimes; 2. à favoriser l’intégration de tous les demandeurs d’emploi sur le marché́ du travail, à garantir l’égalité́ des chances, en mettant particulièrement l’accent sur les groupes vulnérables, notamment les personnes issues de l’immigration, et à remédier aux pénuries et aux inadéquations de compétences; 3. à axer la politique économique en matière d'investissements sur la recherche et l’innovation (tout en améliorant l’efficacité́ des dispositifs d’aide publique, dont les systèmes de transfert de connaissances), sur les énergies renouvelables, l’efficacité́ énergétique et les interconnexions avec le reste de l’Union, ainsi que sur l’infrastructure numérique, en tenant compte des disparités territoriales; 4. à poursuivre la simplification du système d’imposition, notamment en limitant le recours aux dépenses fiscales, en continuant de supprimer les impôts inefficaces et en réduisant les impôts sur la production; à réduire les restrictions règlementaires, notamment dans le secteur des services, et à mettre pleinement en œuvre les mesures visant à stimuler la croissance des entreprises.
Traduisons la novlangue bruxelloise en français courant :
Paragraphe 1
« Utiliser les recettes exceptionnelles pour accélérer la réduction du ratio d’endettement public » signifie qu’il faut privatiser des biens publics pour réduire la dette publique. En effet, la croissance étant faible, « les recettes exceptionnelles » ne peuvent être que des cessions d’actifs publics (art. 106 du Traité sur le fonctionnement de l’UE (TFUE) – « Les entreprises chargées de la gestion de services d'intérêt économique général ou présentant le caractère d'un monopole fiscal sont soumises aux règles des traités, notamment aux règles de concurrence... Le développement des échanges ne doit pas être affecté dans une mesure contraire à l'intérêt de l'Union. »). C’est la raison de l’annonce des privatisations des Aéroports de Paris, de la Française des jeux, de Engie ou des barrages hydroélectriques. Ces privatisations portant pudiquement le nom de « concession de service public ». Quand le gouvernement Macron affirme que ces privatisations aideront au « désendettement » de l’État, il répète mot à mot les arguments de l’UE.
« Veiller à ce que le taux de croissance nominal des dépenses (publiques) primaires nettes ne dépasse pas 1,2 % en 2020 » signifie que la Commission européenne exige que le gouvernement français poursuive et renforce sa politique d’austérité. En effet, les GOPÉ de l’année dernière exigeaient de ne pas dépasser 1,4 % ...
« Réduire les dépenses et à réaliser des gains d’efficacité dans tous les sous-secteurs des administrations publiques » signifie que les 3 fonctions publiques vont souffrir : l’hospitalière avec une baisse des dépenses dont on voit déjà les conséquences dans les hôpitaux publics (Urgences, etc.), la fonction publique d’État avec la réduction du nombre des fonctionnaires et la territoriale, avec les « réformes » qui démantèlent l’organisation administrative et sapent la démocratie Par la même occasion, la Commission se félicite des fusions de Régions (exigées dans ses GOPÉ 2013-2014) et demande la réduction du nombre de communes, encore insuffisante à ses yeux, malgré les fusions forcées de communes.
[...]
Qu'est-ce que les GOPE ?
"Les GOPÉ : à pas feutré en marche depuis 1992 et peaufinés avec le Traité de Lisbonne
"Il faut préciser que c’est le Traité de Maastricht (F. Mitterrand) qui a introduit la coordination progressive des politiques économiques des États membres. Lors du Conseil européen des 15 et 16 juin 2001, les GOPÉ sont définies par les États membres comme servant de « cadre pour la définition des grands objectifs politiques ». C’est le Conseil de l'Union européenne qui « surveille l’évolution économique dans chacun des États membres et dans l'Union », sur la base de rapports fournis par la Commission européenne. En 2005, le « traité constitutionnel » européen est rejeté par 55% des Français mais devient le Traité de Lisbonne qui sera signé par Sarkozy le 13 décembre 2007 et ratifié, lors d’un coup d’État parlementaire, le 8 février 2008. Il entre en vigueur le 1er décembre 2009. Le traité de Lisbonne, reprend la quasi-totalité du traité Constitutionnel, en conservant les traités existants, et en les modifiant en profondeur ... [...] Le règlement (UE) n° 1175/2011 du 16 novembre 2011, dit que les États membres doivent « dûment » tenir compte des GOPÉ « avant toute prise de décision majeure concernant leurs budgets nationaux pour les années à venir ». [...] le rôle des GOPÉ est renforcé. Le règlement confère au GOPÉ dans le cadre de cette procédure un caractère obligatoire,l’article 8 en son paragraphe 1 disposant que le plan de mesures correctives de l’État membre en vue de remédier aux déséquilibres macroéconomiques « est conforme aux grandes orientations des politiques économiques » [...] Si l'Etat membre n'obéit pas il pourra subir une amende ...
[...]
Il arrive parfois, que quelques-uns se « rebiffent » contre certaines directives, un peu excessives à leur goût, mais leur rébellion est soit de façade, soit de courte durée. L’exemple le plus emblématique est le gouvernement grec conduit par le « radical » Tsipras. Nous vous invitons à approfondir ce point en consultant nos analyses sur www.pardem.org
La conclusion s’impose d’elle-même : obéissance à l’UE ou émancipation. Pour échapper à la véritable « dictature en douce » qu’est le système de l’Union européenne et recouvrer la pleine et entière souveraineté nationale et populaire, il n’y a qu’un moyen : la sortie, unilatérale et immédiate de l’UE.
[...]
Pour connaître la politique générale à venir du gouvernement, il faut consulter les recommandations de Bruxelles.
Les recommandations de la Commission sont ensuite adoptées par le Conseil européen, composé des chefs d'Etat des pays membres. Auparavant la France a fourni, pour contrôle, à la Commission, son projet de plan budgétaire pour 2019.En général, le conseil adopte les recommandations de Bruxelles sans rien changer.
Le document d'origine, est daté du 5 juin 2019. Il est évident que personne, ni les membres de la Commission, ni les chefs d'Etat composant le Conseil européen, n'a tenu compte du vote exprimé lors des élections européennes :
RECOMMANDATION DU CONSEILconcernant le programme national de réforme de la France pour 2019 et portant avis du Conseil sur le programme de stabilité de la France pour 2019
Auparavant la France a fourni, pour contrôle, à la Commission, son projet de plan budgétaire pour 2019. Le voici :
Concertations avec les syndicats, consultation des français.e.s, un projet de loi annoncé pour début 2019 : la réforme des retraites est lancée. Le problème ? Le gouvernement occulte les vrai...
Il est impossible que ces sous-traitances en cascade depuis la mise en chantier de l'EPR de Flamanville, tout comme le recours à des entreprises sous-traitantes dans les centrales nucléaires en activité, n'aient pas de liens avec les difficultés rencontrées. La sous-traitance dans le domaine du bâtiment est une question endémique. Malgré quelques mesures, elle reste largement pratiquée. Pour des raisons de profits. Or, dans le domaine du nucléaire, c'est doublement criminel. Pour les salariés concernés et pour la population.
Ci-dessous un article datant de 2011, à l'époque où le scandale éclata.
Question : Quelle entreprise était responsable de ces soudures ? Comment étaient recrutés les salariés et quelles étaient leurs conditions de travail ? La direction d'EDF est maître d'ouvrage. Le principal maître d'oeuvre est Bouygues.
Extraits
"La sous-traitance à l'extrême comme c'est le cas aujourd'hui dans le secteur nuit non seulement aux salariés, mais conduit également à ne plus être un optimum technico-économique. De surcroît, cette situation est mauvaise pour la sûreté", expliquait ainsi Virginie Gensel, la secrétaire général de la FNME-CGT lors d'une conférence de presse sur la question. "Certains métiers doivent rester dans le giron de l'entreprise exploitante car sinon il y a une vraie perte de savoir-faire. Chez EDF par exemple, à force de sous-traiter des activités de maintenance, les agents permanents ne sont pas même capables de savoir si un robinet est vissé dans le bon sens ! Heureusement, EDF commence à réinternaliser des robinetiers et chaudronniers mais cela doit aller plus loin. D'autant plus qu'une grande partie des effectifs va bientôt partir à la retraite », souligne Laurent Langlard, le porte-parole de la fédération.
Remise sur le devant de la scène depuis l'accident de Fukushima, la question de la sous-traitance dans le nucléaire est au centre du rapport d'étape des parlementaires de l'OPECST (office ...
La fraude concerne le détachement de 460 salariés polonais et roumains sur le chantier du réacteur nucléaire EPR de Flamanville. Dans l'affaire des travailleurs européens irrégulièrement dé...
Les derniers arbitrages du projet Macron de retraite universelle par point se discutent apparemment en catimini dans les couloirs du palais présidentiel.
Alors que le Président de la République affirme ne pas vouloir toucher à l’âge légal à 62 ans il se prépare le recul des départs en retraite d’abord à 64 ans puis 65 ans.
*
En effet, en faisant le choix du projet Delevoye du régime universel à point, l’âge légal devient secondaire, c’est l’âge pivot qui compte désormais et le Gouvernement veut le fixer à 64 ans.
Ainsi, une décote de 5% par an entre 62 et 64 ans serait appliquée quel que soit le nombre d’années passées à travailler. Un départ à la retraite avec une pension qui permet de vivre dignement deviendrait donc inaccessible.
Cela démontre que la réforme est avant tout financière afin de faire des économies sur le dos de tous les futurs retraités.
Cela démontre que cette réforme est faite pour faire travailler les salariés plus longtemps.
La dégradation des conditions de travail, les demandes de productivité exigées par les employeurs, la casse de l’emploi, amènent à ce que plus d’un salarié sur deux, aujourd’hui, ne soit plus en emploi à 62 ans. Cela démontre que tous les acquis en matière d’espérance de vie en bonne santé gagnés par la mise en place de notre système de retraite issu de la sécurité sociale volent en éclat.
L’équation est simple : partir à 62 ans avec une pension de misère ou tenter de travailler plus longtemps pour obtenir au moins 1000 euros si votre patron le veut bien!
En clair, pour Macron et le Patronat l’objectif est notamment de repousser l’âge de départ à la retraite pour ne pas avoir à la payer.
La solution coule de source, la mobilisation de tous s’impose contre le projet Macron et pour garantir, pérenniser et renforcer notre système de retraite solidaire par annuités et par répartition avec le retour d’un droit effectif de départ à 60 ans.
Mardi 21 mai au matin, la CGT a distribué de nombreux tracts devant les bureaux de poste de la gare et de l’hôtel de ville menacés de fermeture.
Le grand débat est clos depuis quelques semaines maintenant, mais l’interrogation sur l’avenir de certains services publics demeure. Mardi 21 mai au matin, plusieurs membres de la CGT se sont réunis devant deux bureaux de poste de Rouen menacés de fermeture : le bureau de la gare et celui situé rue Orbe, à proximité de l’hôtel de ville. «Nous sommes là pour informer et sensibiliser la population, car c’est elle qui va être directement touchée par ces fermetures», expose Fabien Leseigneur, représentant CGT. D’après le groupe La Poste, le bureau de la gare doit fermer d’ici la fin du mois de septembre 2019. Celui situé rue Orbe fermera, lui, en fin d’année.
Un «point de contact» en remplacement du bureau
Pour compenser cette fermeture, un « point de contact » est envisagé pour le bureau de la gare. Mais cette option ne convient pas : «On met en place ce genre de choses, mais avec des personnes qui ne sont pas formées. Et il faut savoir que toutes les opérations aujourd’hui réalisables en bureau ne le seront pas forcément dans ces points de contact».[...]
Gares, bureaux de postes et guichets SNCF, Hôpitaux et maternité ... : Leur disparition progressive sur le territoire est un des symboles de l'attaque généralisée contre les services publics C'est bien la politique de l'UE et du capitalisme mondialisé qui inspire ces décisions et la casse de la Poste : suppression des bureaux de poste, précarisation accrue, recours aux sous-traitants et travailleurs indépendants, salariés sous-payés, parfois même en dehors de toute légalité ...
Vive l'Union Européenne et ses directives sur les services : Macron en est un partisan et élève zélé. Moins il y a de services publics, plus il y a de services privés et nous payons de plus en plus pour les actionnaires du capitalisme mondialisé.
Doucement, depuis 1957 et le traité de Rome, le capitalisme a su mettre au pas les pays européens et aucune élection "européenne" n'y a rien changé. En 2005, le vote des citoyens français pouvait y mettre un coup d'arrêt. Ce vote n'a pas été respecté.
Comme le dit Juncker, « Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens. »
La préfecture a beau s’en défendre, la police a chargé la CGT, le 1er Mai, à Paris. Une situation anormale qui a commencé avant le début du défilé.
«Castaner se targue d’œuvrer à la liberté de manifester, ce n’est pas ce qu’on a ressenti du côté de la CGT. On a plutôt pensé qu’ils voulaient qu’on annule la manifestation. » L’Humanité a recueilli et croisé plusieurs témoignages et récits de membres de services d’ordre syndicaux, qui tiennent à rester anonymes, pour tirer au clair ce qui s’est passé ce 1er Mai dans la capitale. Et tous concordent : la police s’en est bel et bien pris à la CGT. Présents dans le défilé, des journalistes de l’Humanité l’ont aussi constaté. Un membre du service d’ordre de la centrale tient le décompte : « On a dénombré sur le carré de tête au minimum neuf gazages plus le canon à eau, et on a subi au moins deux charges avec matraquage, ça fait beaucoup. » De son côté, la préfecture répète en boucle que « la CGT n’a jamais été la cible des policiers et gendarmes qui ont assuré leur mission avec détermination face à des casseurs violents ».
Créateur :BENOIT TESSIER
Crédits :REUTERS
Sauf que le service d’ordre de la CGT compte à lui seul une dizaine de blessés, dont trois par des tirs de LBD, qu’ils soient directs ou non. « Cela fait plusieurs manifestations qu’on prend systématiquement des grenades, témoigne l’un d’eux. À chaque fois, on nous dit qu’on n’est pas la cible. Alors, soit les policiers visent vraiment très mal, soit ce ne sont pas que des erreurs… Et neuf vagues de grenades dans le carré de tête, ce n’est plus une erreur. »
« Des policiers bloquaient toutes les rues perpendiculaires »
Les tensions ont commencé vers midi, ce 1er Mai. Les syndicats ont déjà eu des difficultés pour atteindre la manifestation. « La quasi-totalité du service d’ordre de la CGT est arrivée à pied, après avoir subi quatre contrôles et fouilles différents de la part de CRS et de gendarmes… Ce qui nous étonne toujours quand on voit que certains arrivent à apporter des projectiles », déclare, amer, l’un de ses membres. Comme le défilé pour le climat n’a pas pu manifester le matin au départ du Panthéon, les syndicats se sont décalés pour lui laisser de l’espace en vue qu’ils organisent leur pique-nique sur la place du 18-Juin-1940, à Montparnasse. Vers 13 heures, alors que les premiers véhicules des syndicats arrivent enfin à se mettre en ordre et qu’un carré de tête commence à se dessiner, les premières échauffourées commencent. « Il y avait des policiers partout, le long des murs, ils bloquaient toutes les rues perpendiculaires, mais aussi l’avant du cortège, par là où les premiers gilets jaunes voulaient commencer à défiler », explique un membre du service d’ordre. Ces derniers voulaient prendre la tête de la manifestation, devant les cortèges syndicaux, mais les policiers ne les laissaient pas avancer. « C’est là, avant 14 heures, que trois gars ont lancé des bouteilles d’eau sur les CRS. Alors les policiers ont attaqué tous azimuts. Il n’y a pas d’autres mots, ils ont attaqué le cortège syndical où se mettaient en place les dirigeants nationaux, raconte un militant au brassard SO qui faisait partie du cortège. On se met en position de tortue, puis, à force de crouler sous les gaz et les grenades de désencerclement, on décide d’aller se mettre à l’abri. »
« Il y a eu une interpellation très musclée devant moi »
Une vidéo montre bien cette charge contre le service d’ordre de la CGT, bien identifié. Un autre témoin poursuit : « L’un des nôtres, avec son brassard SO, s’est fait matraquer au sol, ils ont même tenté de l’embarquer, je ne comprends pas ! » Un troisième raconte ce même moment, vécu d’un autre point où il se trouvait : « Il y a eu une interpellation très musclée devant moi, je m’identifie bien au policier, lui montre mon brassard siglé SO, mais il me gaze la seconde d’après. »
Alors que les dirigeants syndicaux se mettent sur le côté, « une poignée de fascistes en noir, je n’ai pas d’autres mots, se mettent à insulter Philippe Martinez (le secrétaire général de la CGT) et à lui jeter des projectiles, déplore un témoin. La manif n’était même pas partie ».
C’est plus loin, après le départ du cortège, vers le métro Raspail, qu’un semblant d’intersyndicale avec la CGT, Solidaires et l’Unef s’est reformé dans le carré de tête. Le défilé a repris un peu de joie et a ressemblé à nouveau à une traditionnelle marche du 1er Mai, même si l’essentiel des familles et plusieurs syndicats avaient déjà renoncé à manifester.
À l’heure d’un premier bilan, alors que le gouvernement se félicite du peu de casse matérielle, les membres du service d’ordre de la CGT restent amers. « Les chiffres annoncés par la préfecture du nombre de black blocs nous ont semblé très surestimés, je ne sais même pas s’ils étaient 500, en tout cas beaucoup moins que l’année dernière, dit l’un d’eux. Cela a créé beaucoup de fantasmes pour pas grand-chose. Alors oui, il y a eu peu de casse, mais le nombre de blessés et de personnes qui se sont senties agressées par les gaz lacrymogènes est énorme. »
capture d'écran
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écrit par Reynaldo Henquen Mise à jour par Reynaldo Henquen juillet 20, 2026 Pékin condamne les mesures coercitives de Washington et soutient l’appel massif de la communauté internationale à l’ONU Le gouvernement de la République populaire de Chine a...
Vous trouverez plus bas la déclaration du collectif national des marches pour la paix appelant à l'action dans le cadre de la journée internationale de la paix (21 septembre 2026). Le collectif appelle à développer des actions sur toute la période allant...