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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 14:30
Pour la CGT, il n'y aura pas de trêve sociale - Déclaration de l'UD-CGT 76
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29 novembre 2015 7 29 /11 /novembre /2015 12:51

UD CGT Paris :

Des milliers de salariés sont menacés de perdre leur emploi, à l’exemple des personnels d’Air France. La violence patronale avec une complaisance gouvernementale, suscite colère et indignation qui se traduisent par des actions collectives mobilisant les salariés. C’est dans ce contexte que les provocations patronales se multiplient afin de stigmatiser l’action syndicale !

 

Ainsi, 16 salarié-es d’Air France sont trainés devant le Tribunal de Bobigny le 2 décembre !

Leur faute ? Avoir manifesté leur refus de perdre leur emploi !
C’est inacceptable !

 

La CGT appelle, ce jour-là, les salarié-es à se mobiliser partout en France
pour défendre :
• L’emploi
• La retraire à 60 ans à taux plein
• Les Libertés Syndicales
• Les salaires, les pensions et les minimas sociaux
• La reconnaissance des métiers pénibles
• Le développement industriel et des services publics
Partout en France, mobilisons-nous pour dénoncer la politique libérale du patronat et du gouvernement qui remet en cause les droits des salariés au travers de:
– La casse du Code du Travail
– La criminalisation de l’action syndicale

Cette journée, après les mobilisations du 23 septembre et du 8 octobre, est l’occasion de poursuivre la construction d’un rapport de force avec les salariés pour imposer une autre politique sociale, favorisant l’investissement humain pour le développement d’une société du plein emploi, respectueuse des Femmes et des Hommes et de l’environnement !

Ca dépend de nous !
Ensemble, Construisons notre avenir !

Pour l’Ile de France, un rassemblement est prévu à partir de 12h devant le TGI de Bobigny

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28 novembre 2015 6 28 /11 /novembre /2015 10:02

Lu sur l'UL CGT Dieppe 

 

Laïcité, radicalisation … la CGT-RATP s’exprime

Déclaration de la CGT RATP

"Depuis le début de l’année et à la suite des attentats qui ont touché la France, un grand nombre de médias abordent la question du fait religieux dans les entreprises et la montée du nombre de conflits sur la laïcité qui auraient, selon certaines études, doublé en un an dans la sphère professionnelle au niveau national.

En ce moment même, une campagne médiatique de grande ampleur a lieu concernant une montée de cette problématique à la RATP et touchant aussi aux questions du communautarisme, qu’il soit religieux ou affinitaire.

Une campagne alimentée par les propos d’un dirigeant d'un syndicat non représentatif à la RATP

"Cette campagne fait suite à la découverte qu’un des terroristes de l’attentat du Bataclan a occupé un emploi à la RATP durant quinze mois et a été alimentée par les propos d’un dirigeant de syndicat non représentatif à la RATP.

La CGT-RATP, par ce communiqué, tient à préciser son analyse de la situation, de la réalité de notre entreprise publique et de son environnement et réaffirmer notre exigence d’un respect des principes de laïcité.

Une telle expression n’est, pour nous, pas une première et c’est à huit reprises, depuis 2007, que nous nous sommes exprimés et sommes intervenus sur ces questions sensibles en refusant de s’inscrire dans toute forme de démagogie, de renoncement ou de négation de certains faits portant atteinte aux valeurs de la République, à la loi de 1905 et à la Constitution qui l’a intégrée depuis 1958 en son article 1.

Travailler à l'unité des salariés !

"La CGT-RATP réaffirme ses exigences à travailler à l’unité des salariés qui ont des intérêts convergents par-delà leurs différences de qualification, mais aussi d’origine, de croyance, etc…

Nous réaffirmons la modernité de la laïcité comme outils pour « vivre et travailler ensemble », c’est une des conditions qui garantit notamment la liberté de culte, d’où la nécessité de la défendre, elle n’est en rien une restriction des croyances ou des philosophies mais, au contraire, la condition sine qua none garantissant la liberté de chacun.

La RATP, entreprise nationale publique de service public et premier employeur d’Ile de France, est traversée, au travers les salariés qui la composent, des problématiques des territoires sur lesquels elle rayonne.

Les agents de la RATP sont à l’image de la sociologie des populations pour qui ils œuvrent chaque jour et cela est une bonne chose. Ils vivent en très grande majorité en Ile de France et sont, de fait, traversés par les mêmes problématiques que tout francilien.

 

Il n'y a pas à la RATP de terreau d'intégrisme religieux

"La CGT-RATP dénonce, de la manière la plus ferme qui soit, les affirmations qu’il y aurait, à la RATP, un terreau fertile de radicalisme religieux, voire dans l’actualité qui nous traverse, une surreprésentation des personnes fichées « S ». Nous rappelons que ce type d’informations est d’ordre confidentiel au niveau des services de l’Etat et n’est en aucun cas communiqué aux directions d’entreprises ou aux organisations syndicales, c’est là une chose normale dans un état de droit !

La montée de l’extrémisme dit « religieux » dans un certain nombre de villes et de nos quartiers populaires est une des conséquences de la crise sociale et identitaire que subissent les populations qui les composent. C’est là une des conséquences de l’abandon du terrain social par l’Etat depuis de nombreuses années, de son désengagement dans un certain nombre de territoires avec notamment l’abandon de services publics de proximité.

 

La remise en cause de la laïcité et des valeurs républicaines par des individus ultra minoritaires

"Nous sommes confrontés, à la RATP, d’une part, à une remise en cause par certains individus ultra minoritaires de la laïcité avec la volonté de faire entrer petit à petit le fait religieux dans la sphère publique, notamment en essayant de faire plier les règles de fonctionnement du service public à des dogmes de nature religieuse.

D’autre part, à des manifestations de négation des valeurs républicaines, en particulier de la première d’entre elles : l’égalité des droits, en particulier entre les femmes et les hommes. Il en est ainsi des comportements inadmissibles consistant pour des « justifications » d’ordre religieuses de refuser de serrer la main aux femmes voire de travailler avec elles…

 

L'intégrisme ismamique et néofascisme s'alimentent l'un et l'autre

"Derrière ces épiphénomènes à l’entreprise mais néanmoins très graves car touchant à des valeurs et des principes avec lesquels nous ne saurions transiger, il y a deux objectifs distincts mais qui s’alimentent l’un l’autre : Le projet de l’intégrisme islamique et le néofascisme. Les deux ont en commun la théorie du « choc des civilisations » : une conception de la société ultra-rétrograde et raciste, la haine des valeurs républicaines, du progrès social et des organisations qui l’incarnent… Tout en cherchant l’un et l’autre à s’approprier la colère née de la régression sociale que nous vivons.

Les 45.000 agents de la RATP assurent quotidiennement le transport de plusieurs millions de voyageurs, et ce, en toute sécurité, malgré les nombreuses difficultés auxquelles ils sont confrontés du fait d’une politique d’entreprise qui privilégie les gains de productivité au développement des missions du service public.

En ce sens et à son niveau, la RATP a aussi sa part de responsabilité dans la montée des tensions communautaristes de quelques natures qu’elles soient à l’entreprise. Ainsi et durant de trop nombreuses années, les agents d’encadrement ont été livrés à eux-mêmes face à des situations souvent compliquées et portant atteinte au respect strict des principes de laïcité. Il aura fallu attendre mai 2013 pour qu’enfin l’entreprise dote son encadrement d’un guide sur la « laïcité et neutralité dans l’entreprise ».

Pour l’essentiel, les préconisations qu’il contient relèvent du bon sens et la CGT-RATP aurait souhaité aller plus loin dans les outils donnés à l’encadrement, notamment en termes de signalement, de soutien et d’accompagnement. La direction s’y est, à l’époque, refusée.

 

Replacer les valeurs du Service public au coeur de la gestion de la RATP

"La politique menée à la RATP, guidée par la recherche de gains de productivité, n’a de cesse d’isoler les salariés, de supprimer des postes et de détruire les collectifs de travail qui constituaient pourtant un creuset où cohabitaient harmonieusement les agents, quelles que soient leur culture et leurs origines. C’est aussi dans ce cadre que l’encadrement a de plus en plus d’agents sous sa responsabilité, ne permettant plus un suivi et un accompagnement individuel de chaque agent durant sa carrière.

Il faut replacer les valeurs du Service public au cœur de la gestion de l’entreprise, et ce, dans les domaines du recrutement, de la formation professionnelle continue et de l’accompagnement des agents durant toute leur carrière.

C’est seulement en retrouvant le sens du service public et en faisant respecter strictement la laïcité que la RATP apportera une réponse à la fois pertinente, légitime et efficace à ces questions sensibles dans son périmètre.

C’est la crise sociale renforcée par les politiques d’austérité qui ont conduit à la montée des égoïsmes nationaux et des tensions identitaires partout en Europe. C’est par le développement social et en replaçant l’humain au centre des préoccupations et des politiques publiques que la haine, l’ignorance et la bêtise seront vaincues.

La CGT-RATP continuera de combattre avec acharnement toutes formes de discrimination, de racisme, de xénophobie pour un monde juste et de paix !

Paris, le 27 novembre 2015

2015 11 27 CGT_RATP COMMUNIQUE LAICITE

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25 novembre 2015 3 25 /11 /novembre /2015 18:30

Publié par Jean Lévy

Le procureur d'Amiens a requis deux ans de prison contre les salariés de l'usine Goodyear, qui avaient séquestré deux cadres pendant 30 h en 2014. Eux nient la préméditation.

Etat d'urgence

pour les huit de Goodyear

menacés de deux ans de prison !

Ouest-France, toute l’actualité locale et internationale

Le procureur d'Amiens a requis deux ans de prison contre les salariés de l'usine Goodyear, qui avaient séquestré deux cadres pendant 30 h en 2014.

Eux nient la préméditation.

Deux ans d'emprisonnement ont été requis ce mardi contre huit anciens salariés de l'usine Goodyear d'Amiens-Nord pour la séquestration durant 30 heures en 2014 de deux cadres, réfutant toute préméditation de leur geste. 

Poursuivis devant le tribunal correctionnel d'Amiens pour « séquestration et violences en réunion », le procureur a requis contre chacun d'entre eux une peine de deux ans d'emprisonnement : un an « ferme aménageable » et un an de sursis. « On ne peut pas tolérer dans un État de droit, même dans un tel contexte social difficile, que vous vous rendiez justice vous-même », a expliqué le procureur d'Amiens Nicolas Souffrin. 

Retenus par des dizaines de salariés

Entre le 6 et le 7 janvier 2014, le directeur des ressources humaines ainsi que le directeur de la production avaient été retenus dans les locaux de l'usine de pneumatiques que plusieurs dizaines de salariés avaient occupée avant de les laisser partir, sans violence.

À la barre, tous les prévenus ont évoqué « un coup de colère » face à une direction qui« n'apportait aucune réponse » à la « détresse sociale » dans laquelle se trouvaient les salariés de cette entreprise de 1 143 salariés, fermée quelques jours après.

« Si des gens étaient préparés à une telle action, les deux cadres de Goodyear n'auraient pas donné un rendez-vous dans une salle bondée de salariés déjà très remontés », a estimé l'avocat des prévenus, Fiodor Rilov. Dans sa longue plaidoirie, il a estimé qu'aucune charge n'était suffisante « pour accuser de manière nominative de sa participation active chacun des prévenus ».

Un « management pathogène »

Au contraire même, selon lui, parmi les huit poursuivis, les sept salariés encartés à la CGT - dont cinq occupaient une fonction d'élu dans l'entreprise - ont permis « d'éviter une tragédie » : « leur présence avait pour objectif d'arriver à un résultat totalement contraire en empêchant toute violence, forcément contreproductive ».

« Si c'était à refaire, je n'hésiterai pas car mon rôle d'élu syndical était d'assurer du mieux possible la sécurité de ces deux personnes (de la direction) », a estimé Mickaël Wamen, l'ancien leader de la CGT à Goodyear, précisant que « ce jour-là, il n'y avait personne pour négocier avec nous, à part une foule en colère, en détresse ».

Parmi les nombreux témoins qui se succédaient à la barre, une inspectrice du travail est venue expliquer le « management pathogène » de la direction de Goodyear qui, selon elle, n'avait pas suffisamment prévu un éventuel débordement, pourtant « prévisible ».

14 suicides en moins de 2 ans

« Nous avions alerté la direction après un rapport sur l'état de santé moral et physique des salariés lié à leur sous-occupation délibérée sur la chaîne de travail », a avancé Martine Devillers, selon laquelle « l'entreprise n'a pas su prendre les mesures pour éviter les risques constatés »« Le CHSCT (comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail, ndlr) a comptabilisé 14 suicides en moins de deux ans », a également souligné Me Rilov.

Le procès s'est déroulé sans plaignant : Goodyear avait en effet retiré sa plainte en application de l'accord de fin de conflit signé avec les syndicats fin janvier 2014, tout comme les deux cadres concernés, qui se sont désistés après avoir déposé plainte à titre individuel dans un premier temps.

 

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23 novembre 2015 1 23 /11 /novembre /2015 14:41

On ne lâche rien pour qu'aucun salarié ne soit licencié !

LUTTE AVEC LES SIDEL TOUS À L'OPÉRATION BOYCOTT !

le MARDI 24 NOVEMBRE 2015 à 17H00 

au Centre Commercial Carrefour de Barentin

 

Lu sur le blog de l'UL CGT Dieppe 

23 nov. 2015

LUTTE AVEC LES SIDEL TOUS À L'OPÉRATION BOYCOTT !

Interview de Reynald Kubecki, délégué syndical CGT de l’entreprise SIDEL et co-secrétaire général de l'UL CGT LE HAVRE

1/ Reynald, en quelques mots peux-tu nous expliquer quelle est l'activité exercée par l'entreprise SIDEL sur le site d'Octeville ?

 Reynald KUBECKI : Sidel est le fleuron de l’industrie havraise, réussite havraise dont la saga commence dans les années 60.

Rares sont les familles du bassin d’emploi havrais dont aucun membre n’a été acteur direct ou indirect de cette réussite collective.

Encore aujourd’hui, les clients de cette entreprise témoignent : SIDEL est renommé pour ses machines de fabrication de bouteilles en plastique. C’est la force du Groupe SIDEL.

Elles sont conçues, dessinées, assemblées et réglées au Havre, près d’Octeville-sur-Mer. Des femmes, des hommes, dans cette fourmilière industrielle, continuent jour après jour de mettre tout leur cœur pour tendre vers la satisfaction des clients et par conséquent, contribuent à la prospérité de l’actionnaire : TETRA LAVAL.

Ces clients, nos clients, vous les connaissez tous : Coca, Evian, Nestlé, Danone, Pepsi... Vous êtes consommateurs des boissons qu’ils conditionnent grâce à nos machines : de l’eau de source ou minérale, des jus de fruit, des nectars, des sodas, des boissons énergisantes…etc. Dans le monde entier…

2/ Sur quelle base ont-ils décidé de supprimer près de 300 emplois ?

R.K. : Comme si le secteur de l'industrie n’était pas assez sinistré, la direction, de sa lointaine tour d’observation en Suisse, a décrété que l’unité d’Octeville devait être sacrifiée pour la cause commune.

Le groupe, énorme groupe, dont une des composantes majeures est TETRA PAK avec ses briques en carton pour les boissons, a précipité SIDEL dans le déclin, au fil de ses restructurations. Malgré les mises en garde et les avis des salariés via leurs représentants élus.

Les dirigeants ont en effet déclenché des réorganisations successives, comme en 2013, en imposant à de nombreux salariés de changer de lieu de travail, de pays, voire de continent ! Perte de savoir-faire commercial, perte de connaissance des clients, perte de connaissance des machines du groupe, perte de compétences, perte de nombreux techniciens itinérants aguerris ! D’où une dégradation de nos services, de notre image, d’où une chute des commandes.

Qui va payer la note ? Certainement pas la direction Groupe qui se retranche derrière le prétexte que les machines d’Octeville sont trop chères ! Vous l’avez compris. Ces « grands » dirigeants « ultra compétents » voudraient nous faire porter le chapeau ! Ils ont  lancé une procédure de PLAN SOCIAL qui prévoit jusqu’à 289 licenciements, c’est-à-dire plus d’un tiers des effectifs Havrais !

Tout ça avec la bénédiction de TETRA LAVAL ! Propriétaire de TETRA PAK. Et nous discernons bien que la suite programmée dans leur esprit, c’est la fermeture totale du site Havrais puisque le groupe décide à travers ce plan de recentraliser ses activités sur Parme en Italie !

3/ Vous avez fait des propositions alternatives à la direction quelles sont-elles ?

R.K. : Depuis le début novembre, la direction présente aux représentants du personnel SIDEL B&S, dans le détail et service par service, le projet de réorganisation et ses impacts éventuels sur le site d’Octeville.

A chaque présentation, l’intersyndicale reçoit des salariés pour construire ses propositions alternatives sans suppression de poste. Concrètement, nous invitons les salariés des différents services à des séances de travail, pour évaluer ensemble l’impact du projet de réorganisation.

Ce travail est long et fastidieux, mais nécessaire pour comprendre comment fonctionnent les services aujourd’hui avec les effectifs en place. Nous partons donc du travail des salariés, et à partir de leur expérience, en face de chaque poste supprimé, nous démontrons les risques et nous proposons des alternatives, et ce, jusqu'à la mi-décembre ! 

L’objectif reste le même : zéro casse sociale chez SIDEL ! Parce qu’on sait que la dégradation des conditions de travail qu’implique cette réorganisation, met la boîte en péril. Si Octeville tombe, le groupe va dans le mur ! Nous continuons d’affirmer que ce plan est dangereux pour SIDEL et nuisible pour les salariés qui sont impactés et les autres qui ne pourront assurer à eux-seuls l’avenir de SIDEL.

4/ Vous avez sollicité très largement les pouvoirs publics, qu'en est-il des réponses à vos propositions ?

R. K. : Dans les faits ? Rien à ce jour...

Ils nous disent "prendre le dossier", mais démontrent qu'ils sont dans l'incapacité de faire pression auprès de nos dirigeants pour que le plan soit annulé. 

5/ La solidarité autour de la lutte chez SIDEL est importante, comment peut-on encore amplifier le mouvement et quelles actions vont être menées prochainement ?

R. K. : En marge des négociations dans la boite, nous avons mené à ce jour plus d'une vingtaine d'actions : rassemblements, débrayages, journées de grève, opérations Boycott des emballages TETRA PACK... La prochaine opération Boycott aura lieu au Carrefour Barentin mardi 24 novembre à 17h, en lien avec les UL de l'agglo de Rouen.

Il faut faire parler le plus largement de notre lutte, sur les réseaux sociaux, à travers nos publications locales, fédérales et nationales. Une pétition est en ligne sur le site Change.org également.

Il faut communiquer sur notre lutte qui devient malheureusement une généralité avec la mise en place des nouvelles lois de plus en plus libérales et destructrices. Nous sommes une boite rentable et profitable, 22 millions d'euros sont versées chaque année à l'actionnaire, mais cela ne suffit plus à ses yeux ! La loi a changé : l'aspect économique lié à ce plan de casse est regardé à l'échelle Europe, et c'est notre site qui devrait supporter les suppressions d'effectif à hauteur de 80% au niveau Europe, c'est inacceptable. Je crains que de nombreuses entreprises se retrouvent dans le même cas que nous.

C'est pourquoi il faut aussi démontrer, en partant du travail des salariés, que ce plan est absurde et que d'autres solutions sont possibles. La direction dit vouloir mener des plans d'actions pour regagner des parts de marché, tout en voulant supprimer 35% de l'effectif du site d'Octeville. C'est complètement insensé !

Nous, nous lui démontrons que nous avons besoin de tous les salariés voire en embaucher de nouveaux pour gagner en compétitivité. Les salariés nous soutiennent à fond, et à tous les niveaux de la hiérarchie !!

Notre travail commence à porter ses fruits, la direction est déstabilisée et nous savons que des débats sont en cours au plus haut niveau de la boite ! 

On ne lâche rien pour qu'aucun salarié ne soit licencié !

LUTTE AVEC LES SIDEL TOUS À L'OPÉRATION BOYCOTT !

le MARDI 24 NOVEMBRE 2015 à 17H00 

au Centre Commercial Carrefour de Barentin

 

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22 novembre 2015 7 22 /11 /novembre /2015 18:53

Les marins de la SNCM vont poursuivre leur grève, entamée vendredi après la décision du tribunal de commerce de choisir l'entrepreneur corse Patrick Rocca comme repreneur, jusqu'à lundi inclus, a annoncé la CGT.

  • France 3 Corse ViaStella
  • Publié le 22/11/2015 | 14:06
 

21/11/15 - Les navires de la SNCM à quai dans le port de Marseille © BORIS HORVAT / AFP

© BORIS HORVAT / AFP 21/11/15 - Les navires de la SNCM à quai dans le port de Marseille

 

"La grève s'est renforcée depuis samedi matin avec l'arrivée du Jean Nicoli à Marseille et est reconduite jusqu'à lundi inclus", a indiqué la CGT samedi dans un communiqué.

Le syndicat proteste notamment contre les 583 suppressions d'emplois qu'entraîne la reprise de la SNCM, en redressement judiciaire depuis plus d'un an, par Patrick Rocca, une décision prise par le tribunal de commerce de Marseille vendredi.

Le projet de reprise de M. Rocca, 50 ans, dont le groupe comprend 27 sociétés dans le transport, l'immobilier ou les déchets, prévoit la reprise de 845 salariés (873 en comptant les filiales) sur plus de 1.400 en CDI. Trois autres projets de reprise avaient été déposés, par le consortium d'entreprises corses Corsica Maritima, le groupe Baja Ferries et l'ex-directeur du port de Marseille Christian Garin, associé à l'armateur grec Arista.

Dès le jugement rendu, les salariés de la compagnie s'étaient réunis en assemblée générale sur un ferry de la compagnie et avaient décidé de se mettre en grève immédiatement.

Ils ont voté un arrêt de travail reconductible avec occupation des bateaux. Un préavis avait été déposé le 10 novembre par l'intersyndicale, à l'exception du Syndicat des travailleurs corses. FO a aussi fait savoir vendredi soir qu'il n'appelait pas à la grève, évoquant des "mouvements perpétuels qui ont largement contribué au déclin de l'entreprise".

"Il ne pourra pas y avoir de reprise du travail sans une solution pour l'ensemble des salariés", avait commenté après l'AG Frédéric Alpozzo, délégué CGT, devant la presse: "Il va falloir que des discussions s'ouvrent rapidement avec le repreneur".


Plusieurs incertitudes planent encore sur l'avenir de la SNCM: les acteurs du dossier attendent de savoir si la Commission européenne valide le projet et efface ainsi la condamnation de la compagnie à rembourser plus de 400 millions d'aides publiques jugées indûment perçues.

L'autre grande inquiétude concerne l'avenir de la délégation de service publique (DSP) du service Corse-continent: annulée par décision de justice, la DSP, attribuée jusque-là à la SNCM et la Méridionale, doit voir ces modalités modifiées à partir de mi-2016.

L'Office des transports de Corse (OTC), chargé de définir ces modalités, n'a pas pour l'instant pas précisé le nouveau cahier des charges, probablement moins favorable à la compagnie délégataire dans le futur.

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 23:08

« NON à la violence sociale, OUI à l’efficacité économique, sociale et environnementale ».

Sur le site de la CGT

mercredi 18 novembre 2015 , par Laura

Le Comité confédéral national de la CGT réuni les 17 et 18 novembre 2015, tient à témoigner son soutien et sa solidarité à l’ensemble des familles touchées par la tragédie du vendredi 13 novembre. Elle salue à nouveau la mobilisation extraordinaire de l’ensemble des agents des services et entreprises publiques.

Ces attentats, perpétrés sur des lieux de culture et de vie, frappent et concernent chacune et chacun d’entre nous, toutes les populations de toutes religions, origines ou nationalités et particulièrement la jeunesse. Des salariés, des adhérents d’organisations syndicales, sont au nombre des victimes, dont plusieurs de la CGT.

Les attentats qui ont touché la France, frappent les populations partout dans le monde, comme à Beyrouth et en Turquie dernièrement, ou lors de l’explosion de l’avion Russe.

Notre solidarité s’adresse à toutes les victimes de ces assassinats. Derrière ces atrocités, des discours trop souvent entendus reviennent à grands pas. La guerre ne règle rien, au contraire. Les lieux de tensions et conflits se multiplient avec leurs cortèges de morts, de destruction, de désolation et de haine. Les multiples interventions militaires (en Irak, en Lybie, en Syrie, etc.), loin d’instaurer la démocratie ont généré un appauvrissement des populations avec des centaines de milliers de victimes et une impasse économique et sociale. C’est le terreau sur lequel le terrorisme se développe, poussant des populations entières sur le chemin de l’exil.

Avant la fin de la 2ème guerre mondiale, lors de la déclaration de l’OIT en 1944, l’ensemble des pays de la planète avait affirmé que seule la justice sociale serait facteur de paix.

Bon nombre de gouvernements l’ont oublié et font le contraire.

La CGT réaffirme ses valeurs de paix et de fraternité dans son combat pour le progrès social, la démocratie, la liberté, la laïcité, nécessaires au bien vivre ensemble. Elle s’insurge contre l’invitation du front national à l’Elysée. Elle refuse toute stigmatisation des étrangers et amalgame entre immigration et terrorisme.

Aujourd’hui, la CGT prend note que le Président annonce dans son discours, ne plus considérer le pacte de stabilité comme un horizon indépassable. Elle exige donc un pacte de progrès, de démocratie sociale, d’éducation, de sécurité et de paix pour toutes les populations.

Nous sommes favorables à un renforcement de la sécurité et des libertés des citoyens. Il ne faut pas confondre des moyens et des effectifs de police et gendarmerie supplémentaires avec une restriction des libertés individuelles et collectives. De même, combattre, écarter les formes de radicalisation passe avant tout par le respect des droits fondamentaux d’accès à l’éducation, à la culture, à la santé et à l’emploi.

Ce n’est pas une quelconque modification de la constitution qui permettra de tarir les sources de financement et d’armement des terroristes. Il faut d’ailleurs souligner que l’Etat français est le 2ème pays vendeur d’armes au monde, devant la Russie et la Chine. La CGT exige l’arrêt de tout commerce d’armes avec les Etats qui entretiennent des liens avec les terroristes. Elle demande que la priorité soit donnée à la recherche de solutions multilatérales dans le cadre de l’ONU.

Elle refuse que les salariés et la population française, à travers des modifications de la constitution, soient placés de fait dans un état d’urgence permanent.

Elle refuse que l’expression revendicative et le mouvement social soient muselés.

Cette situation douloureuse touche la conscience de chacun des citoyens, mais c’est bien le combat pour la justice sociale qui fera reculer les guerres, le terrorisme, le fondamentalisme, la xénophobie, le racisme, l’obscurantisme et la régression.

Plus que jamais, la CGT appelle les salariés à refuser les reculs sociaux et se mobiliser pour les salaires, l’emploi, la réduction du temps de travail et l’amélioration des conditions de travail, la protection sociale, les libertés syndicales.

La CGT engage une large consultation des salariés, afin d’être à l’écoute et de partager avec eux ses propositions pour sortir de cette crise. Elle débattra de la nécessaire mobilisation à mettre en œuvre pour y parvenir.

Pour cela, le Comité confédéral national, appelle à poursuivre et amplifier la rencontre de ses syndiqués dans leurs syndicats, sur leurs lieux de travail.

Après le temps du recueillement, les rendez-vous revendicatifs et mobilisations programmés doivent avoir lieu en travaillant des modalités permettant d’assurer la sécurité des salariés. Pas plus qu’il n’y a de trêve dans les attaques contre le monde du travail, il n’y aura de trêve dans l’action syndicale pour le progrès social.

Notamment, le 2 décembre où la CGT appelle à une journée nationale d’action organisée en territoire, ayant pour thème « NON à la violence sociale, OUI à l’efficacité économique, sociale et environnementale ».

La CGT œuvre pour préserver les droits et la citoyenneté de tous. C’est en ce sens, qu’elle a sollicité une rencontre avec le Gouvernement, sur le contenu des futures modifications constitutionnelles envisagées et pour les mesures à prendre allant dans le sens des attentes des salariés, dans le cadre de l’état d’urgence.

Montreuil, le 18 novembre 2015

 
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18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 14:31

Sur l'UL CGT Dieppe

16 nov. 2015

Air France : "les licenciements ne reposent sur rien"
Mehdi Kemoun, secrétaire général adjoint du syndicat CGT d'Air France, assure que les salariés licenciés ne sont que "des exemples".

Quatre salariés ont été licenciés d'Air France, accusés d'avoir participé aux heurts en marge du comité central d'entreprise début octobre. Mais c'est peu dire que de dire que ces licenciements sont contestés. Une grève est prévue le 19 novembre pour demander leur réintégration.

Invité d'Europe 1, Mehdi Kemoun, secrétaire général adjoint du syndicat CGT d'Air France, assure que les salariés licenciés ne sont que "des exemples".

Le message de Valls est "totalitaire".

"Il n'y a rien dans le dossier. On ne voit, sur aucune images que nous a montré la direction, des salariés qui tapent qui que ce soit", assure la syndicaliste sans sourciller.

Les salariés licenciés ont-ils donc été choisis au hasard ? "Bien sûr", n'hésite pas à dénoncer Mehdi Kemoun.

"Ce sont des exemples. Les salariés qui sont licenciés n’apparaissent sur aucune image. Cela ne repose sur rien. Peut importe que la colère des salariés soit légitime. Il fallait montrer un exemple. Le message de Manuel Valls est totalitaire et la direction d'Air France est aux ordres. On ne laissera pas faire".

"Deux chemises valent mieux que des emplois".

La CGT se dit prêt à multiplier les grèves et l'assure : tous les syndicats les soutiennent, y compris les pilotes.

Ces salariés "étaient condamnés avant d'être jugés.

Lorsque Manuel Valls, au lendemain du 5 octobre, traitait les salariés de voyous, cela montrait bien qu'ils étaient déjà jugés par l'Etat. Aujourd'hui le couperet est tombé.

Le rouleau compresseur du politiquement correct est en route pour affronter le socialement indécent. Pour dire que deux chemises valent mieux que des emplois".

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14 novembre 2015 6 14 /11 /novembre /2015 14:42

Publié par Michel El Diablo

AIR-FRANCE : 4 salariés licenciés « sans indemnité ni préavis » ! Va-t-on vers un « CONFLIT SANS PRÉCÉDENT » au sein de la compagnie aérienne comme l’annonçait la CGT ?

Le 4 novembre 2015, la CGT Air France menacait "d'un conflit sans précédent", en cas de licenciements disciplinaires de salariés impliqués dans les violences du 5 octobre. "Ce sera Spartacus", avaient promis des membres du syndicat.

Air-France, jounée d'action et de grève le 19 Novembre 2015 : contre les licenciements, contre la sous-traitance, pour le maintien de l'emploi, pour l'arrêt des poursuites disciplinaires

CLIQUEZ SUR LE LIEN CI-DESSOUS

pour lire le tract de la CGT-UGICT-CGT d'Air-France:

/ob_4f98b3_cgt-ugict-air-france-32-nov-2015.pdf

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13 novembre 2015 5 13 /11 /novembre /2015 15:38
Air France: l'intersyndicale réclame la "réintégration" des licenciés
Publié le .fr - Modifié le | AFP
Extraits.

L'intersyndicale toutes catégories d'Air France a réclamé vendredi la "réintégration" des salariés licenciés pour motif disciplinaire, appelant de nouveau à une mobilisation le 19 novembre, dans l'attente "d'une action plus forte très prochainement".  Des appels à la grève sont lancés pour jeudi dans certains secteurs au sol, notamment à la maintenance par la CGT, l'UNSA, SUD et Force ouvrière, a indiqué Mehdi Kemoune (CGT).

Air France a annoncé jeudi à l'AFP que quatre membres du personnel au sol, auxquels sont reprochés des "agressions physiques" lors des incidents du 5 octobre, avaient "reçu une notification de licenciement pour faute lourde".  "Un de mes clients n'a reçu aucune notification de licenciement et a appris la rupture de son contrat par voie de presse", a déclaré vendredi à l'AFP Me Sofiane Hakiki, qui représente deux des salariés ayant, selon Air France, été licenciés.Un cinquième salarié, représentant du personnel CGT à la maintenance (DGI), est également sur la sellette. En soutien, "100% des mécanos étaient en grève à 9H00" vendredi, selon M. Kemoune.

Dans un communiqué, l'intersyndicale appelle à "l'arrêt des poursuites judiciaires et disciplinaires" et à la "réintégration" des salariés licenciés à l'issue d'une "parodie" de procédure légale, selon eux.  "Que les choses soient claires, aucune des vidéos des salariés incriminés ne montre de violences physiques à l'encontre de qui que ce soit", ils ont été "pris au hasard" car "la direction veut en faire des exemples", assure-t-elle.  Pour l'intersyndicale, "rien" ne justifie ces décisions intervenant avant même que la justice ne se prononce le 2 décembre sur les violences.  Constatant que la direction "persiste" par ailleurs "dans sa stratégie de destruction d'emploi et d'attrition" de la flotte, l'intersyndicale appelle "à se mobiliser" jeudi, jour de comité central d'entreprise (CCE), "en attente d'une action plus forte très prochainement".

"De notre côté il n'y a pas pour l'instant de mouvement de grève", mais un appel à la mobilisation "pour essayer de mobiliser l'opinion publique, l'attention de l'État, l'attention de la direction", a indiqué à l'AFP Emmanuel Mistrali, porte-parole du syndicat majoritaire de pilotes (SNPL).  Il pointe un "manque de prise de conscience de la dégradation du climat social et de l'avancée tranquille vers une situation explosive", fustigeant des "sanctions écrites par avance et complètement disproportionnées".

[...]

13/11/2015 12:42:26 - Paris (AFP) - © 2015 AFP

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