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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
5 juillet 2015 7 05 /07 /juillet /2015 22:51

Dimanche 5 juillet.  Après 20 heures. A plus de 61% les Grecs viennent de dire NON aux exigences de la «troïka ».

BFMTV met en bandeau : «Vers une large victoire du NON ».  Ça change du ton de la semaine écoulée.  Les médias et les politiques nous pronostiquaient un OUI, un OUI serré, mais un OUI quand même.  Cela faisait partie de la guerre idéologique menée pour stopper la dynamique du NON.  Tout aura été fait.  Sondages truqués, fermeture des banques pour créer la peur, proposition d’un gouvernement de technocrates en place de celui que les Grecs se sont choisi.  Mépris, de Juncker, de Merkel, à l’instar de Lagarde … sommant les Grecs de se comporter en adultes. Et présentation du NON comme d’un NON à l’euro  …

Ce soir, ces gens-là, on ne les entend pas.  Seuls parlent les partisans du NON. Mélenchon, Montebourg, Laurent, Dupont-Aignan et Le Pen. E.Woerth se risque à un commentaire de café du commerce : «  La Grèce a choisi de sauter dans l’inconnu ». Hollande se tait.  Merkel se tait.  Juncker se tait. Pascal Lamy, ancien directeur du FMI ose quand même une analyse forte : «  C’est clair qu’il y a un rejet ».  Le journaliste présent devant la commission européenne est bien seul devant la porte close : «  un silence assourdissant » commente-t-il. Sur ITélé, Olivier Ravanello continue cependant dans le mépris : «on aurait pu faire un référendum sur le bonheur et on aurait gagné » en assénant pour finir : «  les lois de l’économie sont là », transformant ainsi les choix austéritaires de l'UE en "lois de l'économie". Mais curieusement les journalistes présents semblent découvrir au soir du 4 juillet que Tsipras ne faisait pas voter sur l’appartenance ou non à l’euro et que le peuple grec avait tout simplement une vraie aspiration à son indépendance.  Après avoir développé tout le contraire durant la semaine passée.   

Hollande consulte et réunit Valls, Sapin, Harlem Désir.  Mais ils se taisent. Ils attendent : Merkel et Hollande doivent se concerter avant de prendre position. Ce qui confirme que la voix de la France n’est plus indépendante.  Les dirigeants des deux plus grands pays européens font front ? Ce sont eux qui vont donc mettre au point la réaction européenne ? Et les autres ?  Ils n’ont rien à dire ? La Slovénie, les pays baltes, la Pologne ? Et l’Italie, l’Espagne, le Portugal … Pas consultés non plus ? En réalité Hollande et Merkel doivent mettre en musique politique la réaction du capital européen  et de son bras armé, la commission européenne.

Ce soir, nous ne bouderons pas notre joie.  Car il est clair maintenant que l’Union Européenne est un carcan pour les peuples et qu’il leur faut du courage pour s’affranchir de ses décisions.  Il faut l’affronter politiquement. Comme le fait le peuple grec.  Comme l’ont fait les Français en 2005.  Mais les peuples européens, seront définitivement délivrés de la politique libérale-capitaliste de l’UE quand ils feront sauter les chaînes de cette dernière et en sortiront pour construire des coopérations économiques, sociales, culturelles qu’ils auront librement choisies et construites.

Les peuples de l’Europe doivent être souverains.  Sans restriction et sans exception.

Dimanche 4 juillet, 22 heures 30

Yvette Genestal
 

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5 juillet 2015 7 05 /07 /juillet /2015 14:26
Le gouvernement grec a une position courageuse.  Mais pourquoi s'obstiner à ne pas voir que l'UE n'a cure de la volonté du peuple grec. Pour eux l'UE n'a été créée, avec l'euro et la BCE, les règles de Maastricht et du traité de Lisbonne ... que pour servir les intérêts des multinationales et du capitalisme mondialisé, à prépondérance américaine.  Ce sont les institutions européennes elles-mêmes qui pratiquent le terrorrisme. 
C'est donc qu'il faut les faire éclater.  Les déclarations de Varoufakis apparaissent, dans ce contexte, dangereusement naïves pour le moins.  Etre victime du terrorisme de l'UE et  vouloir y rester  à tout prix me parait une position semblable à celle des révolutionnaires français qui voulaient sauver le roi et la monarchie malgré sa collusion avec les souverains étrangers ligués contre la Révolution française. 
Ne faudrait-il pas plutôt préparer les peuples européens à se séparer de la BCE ( et de l'euro ) et des institutions européennes ?  Car ce sont ces dernières qui ne veulent pas des peuples.  Les peuples devront choisir : rester souverains ou s'incliner devant tous les diktats de l'UE.  Le peuple grec peut très bien être européen sans passer sous les fourches caudines de Bruxelles et du FMI.  Tous les peuples peuvent le faire.  L'Europe est géographique.  Ils peuvent rester européens et libres d'envisager des relations fondées sur la coopération et non la soumission.  En refusant les traités et les diktats de Bruxelles.  Et en résistant à  la peur, aux menaces et au chantage.  Yvette Genestal
"Quel que soit le résultat du référendum, le lundi il y aura un accord, j'en suis complètement et absolument convaincu", a déclaré Yanis Varoufakis. THIERRY MONASSE / AFP"Quel que soit le résultat du référendum, le lundi il y aura un accord, j'en suis complètement et absolument convaincu", a déclaré Yanis Varoufakis. THIERRY MONASSE / AFP

"Ce qu'ils font avec la Grèce a un nom: terrorisme", accuse Yanis Varoufakis, connu pour sa liberté de ton, dans un entretien au quotidien espagnol El Mundo. "Pourquoi est-ce qu'ils nous ont forcé à fermer les banques? Pour insuffler la peur aux gens. Et quand il s'agit de répandre la peur, on appelle ce phénomène le terrorisme", développe le ministre en parlant de la politique menée par les créanciers d'Athènes, le Fonds monétaire international (FMI), la Banque centrale européenne (BCE) et l'Union européenne.

Faute d'être parvenu à un accord avec les créanciers sur une prolongation d'un programme d'aide financière au-delà du 30 juin, le gouvernement de gauche radicale grec a annoncé la fermeture des banques et le contrôle des capitaux jusqu'au 6 juillet. Quel que soit le résultat du référendum de dimanche - le Premier ministre Alexis Tsipras appelle à voter non, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker oui - les banques du pays rouvriront et il y aura un accord avec les créanciers, assure Yanis Varoufakis.

 
"Il y aura quoi qu'il arrive un accord"

"Quel que soit le résultat du référendum, le lundi il y aura un accord, j'en suis complètement et absolument convaincu. L'Europe a besoin d'un accord, la Grèce a besoin d'un accord, de sorte que nous arriverons à un accord."

Pour le ministre des Finances, qui répète qu'en cas de victoire du oui il démissionnera, "aujourd'hui ce que veut Bruxelles et la troïka c'est que le oui gagne pour pouvoir ainsi humilier les Grecs".

Humiliation de la Grèce

Il accuse aussi ses opposants de vouloir faire de "la Grèce un exemple pour les autres" à l'heure où en Espagne le parti de gauche radicale Podemos, allié du grec Syriza, gagne en force à l'approche d'élections législatives.

"Je crois que dans toute l'Europe il y a besoin de partis comme Syriza et Podemos, des partis à la fois critiques à l'égard du système mais en même temps pro-européens et démocrates. Ceux qui nous détestent veulent nous faire passer pour anti-européens, mais non, ce n'est pas vrai, nous ne le sommes pas."

(Avec AFP)

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5 juillet 2015 7 05 /07 /juillet /2015 13:59

Grève historique aux hôpitaux de Berlin, « La Charité » : premiers succès.

Sur Solidarité internationale PCF

Grève historique aux hôpitaux de Berlin, « La Charité » : premiers succès.

Grève historique aux hôpitaux de Berlin, « La Charité » : premiers succès.

MlN, pour Solidarité internationale PCF, d’après correspondances locales, 4 juillet 2015

Le grand hôpital universitaire de Berlin, la Charité, vient de connaître une grève historique. Les 13.000 salariés ont massivement approuvé l’appel à la grève illimitée du syndicat Ver.di. Le mouvement a été suspendu le 1er juillet après 11 jours et des concessions de la direction.

Le 2 juillet, une manifestation commune a rassemblé les hospitaliers et les postiers, eux aussi engagés dans une grande grève, devant le Parlement (Bundestag) où a commencé à être examiné le projet de loi de restructuration des hôpitaux, autrement dit d’austérité renforcée.

La coïncidence avec la situation française, le récent mouvement à l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris, le projet de loi santé de Mme Touraine, est tout sauf fortuite !

Les personnels de la Charité sont à bout comme ceux de l’AP-HP.

Les principales revendications portées par le syndicat berlinois portent sur les conditions de travail. Il a mis en avant notamment l’exigence d’un plafonnement du nombre de patients par soignant :

  • Au moins deux personnels soignants par service la nuit
  • Dans les services de soins intensifs et les services pédiatriques : pas plus de 2 patients par soignant
  • Dans les autres services : pas plus de 5 patients par soignant

La direction a fini par accepter, par écrit auprès du syndicat, d’intégrer ces objectifs de diminution de la surcharge de travail à l’ordre du jour des prochaines négociations collectives annuelles obligatoires.

Ce succès n’a rien de définitif et la grève n’est que suspendue.

Car le lien est direct entre la question de l’allègement de la surcharge de travail et celle de l’emploi et des financements. Et si la direction de la Charité semble être prête à lâcher des dispositions sur la première, le gouvernement reste engagé dans une politique de coupe des moyens de l’hôpital public.

Là encore, le parallèle est direct avec Paris et la France. La volonté du directeur de l’AP-HP de supprimer des jours de récupération et d’intensifier la journée de travail correspond à l’objectif d’économiser l’équivalent de 4000 emplois. C’est la quote-part de l’AP-HP dans le cadre du plan gouvernemental de prélèvement de 3 milliards d’euros sur les hôpitaux publics d’ici 2017.

A Berlin comme à Paris, la grève bénéficie d’un large soutien de l’opinion publique, malgré le report de milliers de consultations et d’opérations non urgentes. Plusieurs initiatives de soutien se sont tenues. Des convergences avec d’autres mouvements se développent.

La grève est suspendue au plus fort de la combattivité des personnels, sur la base d’une première avancée. Elle est prête à repartir.

A Berlin comme à Paris ?

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2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 22:25
http://www.france-palestine.org/Fin-du-contrat-entre-Orange-et-Partner-d-ici-2017-une-victoire-pour-le-respect

Communiqué AFPS - Al Haq - CCFD-Terre solidaire - FIDH - LDH - CGT - Union syndicale solidaires


Orange a annoncé ce matin une modification au contrat qui la liait avec Partner, une société israélienne de télécommunications active dans les colonies israéliennes. Cet amendement a pour objet la rupture de ce contrat d’ici deux ans, en échange d’une indemnité de plusieurs dizaines de millions d’euros.

Les organisations de la société civile*, auteures d’un rapport publié le 6 mai dernier et intitulé « Les liaisons dangereuses d’Orange dans le Territoire palestinien occupé » saluent cette annonce et demandent à Orange de conduire cette démarche à son terme. Elles déplorent néanmoins qu’Orange n’ait pas reconnu publiquement les risques en matière de droits humains liés à sa relation d’affaires avec Partner, à l’instar d’autres entreprises et investisseurs.

Les entreprises ont en effet la responsabilité de veiller à ne pas contribuer directement ou indirectement au maintien des colonies israéliennes dans le TPO, reconnues illégales en droit international et impliquant de nombreuses violations des droits humains. Faute de pouvoir demander à l’entreprise Partner de ne plus opérer dans les colonies israéliennes, l’opérateur Orange devait rompre ce contrat de licence de marque afin de respecter son devoir de vigilance en matière de droits humains.

Les auteurs du rapport constatent qu’il aura fallu la pression des associations et syndicats et l’interpellation publique de l’entreprise pour qu’elle prenne enfin des mesures concrètes pour faire cesser sa contribution indirecte à des atteintes avérées en matière de respect des droits humains. Cinq années se sont en effet écoulées depuis les premières alertes lancées par les syndicats à ce sujet.

Mais c’est surtout le déficit de réaction publique de l’État français qui inquiète au plus haut point nos organisations. Au regard de ses obligations internationales en matière de droits humains, l’État français doit guider le comportement des entreprises investissant ou ayant des activités commerciales avec les colonies de façon beaucoup plus claire. L’avis aux entreprises publié en juin 2014 sur le site du Ministère des Affaires étrangères français doit être renforcé et expliciter les risques de violations du droit international auxquels s’exposent toutes les entreprises françaises opérant dans les colonies. Cet avis doit être mis en œuvre de façon effective pour que l’ensemble des entreprises cessent immédiatement toute relation commerciale avec les colonies, en respect avec le droit international.

Le rapport est disponible en français et en anglais.

Les organisations auteures du rapport sont : CCFD-Terre Solidaire, FIDH (Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme), Al Haq, Association France Palestine Solidarité, Confédération Générale du Travail (CGT), Ligue des droits de l’Homme (LDH), Union Syndicale Solidaires.

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2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 13:10
29 Juin 2015 - 00:38 par Vicky Skoumbi sur www.atterres.org.  Lire l'intégralité de l'article en cliquant sur le lien précédent.

Un plan de déstabilisation financière et politique de la Grèce est en cours depuis quelques semaines. À vrai dire, c’est bien avant l’élection de Syriza que le processus a été mis en route, mais son accélération intensive ces derniers jours jette une lumière vive sur celui-ci. Il ne s’agirait de rien moins qu’une tentative de renverser le gouvernement Syriza, pour que celui-ci soit enfin remplacé par une coalition à la convenance des créanciers. Le chantage odieux exercé sur le gouvernement grec, par le biais d’une incitation ouverte à un bank run, ne laisse aucun doute sur la volonté des créanciers d’en finir une fois pour toutes avec un gouvernement qui ose contester leurs diktats et refuse de faire boire au peuple grec jusqu’à la lie la potion létale que Bruxelles, la Banque centrale européenne (BCE) et le Fonds monétaire international (FMI) ont savamment concoctée pour lui. Doit-on rappeler ici que les programmes de « sauvetage », qui n’ont sauvé personne à l’exception notoire de banques européennes, grecques comprises, n’ont pas manqué de produire une telle chute du PIB, une telle baisse du niveau de vie que même une guerre menée par des moyens militaires n’aurait su les produire. La nouveauté aujourd’hui consiste au fait que le trio infernal de la Troïka a décidé de mettre délibérément en danger le système bancaire grec afin de faire tomber un gouvernement qui, malgré des pressions terrifiantes, a osé lui tenir tête pendant cinq mois. Après tout, il n’est pas interdit de mettre en danger quelques petites banques périphériques si c’est pour rafler la mise sur le plan politique et économique. Ces affirmations qui pourraient, aux yeux de certains, paraître exagérées, voire gratuites, s’appuient sur des faits.  

Déstabilisation économique

Le lendemain de l’Eurogroupe du 18 juin, Donald Tusk a su trouver la bonne formule pour résumer la situation : la Grèce aura à choisir entre, ou bien le projet que proposent les créanciers, ou bien la faillite, a-t-il déclaré. Mais ces messieurs, qui sont censés veiller sur la sauvegarde des intérêts des peuples européens, ne se sont pas contentés de placer un gouvernement élu devant ce choix forcé. La faillite, ils ne se bornent pas à l’évoquer, ils l’organisent sournoisement et méthodiquement par des rumeurs, de vraies fausses annonces aux médias, des fuites savamment orchestrées, qui toutes laissent planer depuis plusieurs jours la menace d’un scénario à la chypriote. Par un jeu calculé de déclarations alarmantes, ils préviennent de l’imminence d’un « capital control » en Grèce et poussent délibérément les épargnants grecs à faire des retraits massifs, qui n’ont pas manqué de conduire les banques au bord du gouffre. Dresser ici un inventaire exhaustif des faits et gestes incitant à la panique bancaire n’est pas possible ; je vous renvoie à l’excellent compte rendu qu’en fait  Romaric Godin dans La Tribune, ainsi qu’à l’analyse de Martine Orange dans Mediapart.

Je mentionne juste deux exemples : le refus de  la Commission de démentir l’article du Süddeutsche Zeitung qui évoquait la possibilité d’un contrôle des capitaux et la vraie fausse rumeur lancée par les soins de Benoît Cœuré, selon laquelle les banques grecques ne devaient pas ouvrir lundi dernier. Une fois cette prévision catastrophique démentie par les faits, le spectre de la fermeture bancaire s’est savamment déplacé vers… mardi ! Que faudrait-il de plus pour que les épargnants se ruent vers les agences les plus proches ? La très honorable institution qui se doit d’assurer la stabilité du système financier européen n’accorde chaque jour qu’une somme « insuffisamment suffisante », pour maintenir les banques grecques tout juste à flot, mais toujours au bord du gouffre. Bref, les responsables européens, avec l’aide de leurs amis du FMI, recourent ici au bon vieux schéma de la prophétie apocalyptique, qui, en semant la panique, finit par s’accomplir, du fait de sa seule énonciation publique. Le but de l’opération étant d’obliger le gouvernement Tsipras à décider ses prochains mouvements, sous la menace imminente d’un « accident » bancaire. Ce qui pourrait expliquer les concessions supplémentaires que le gouvernement grec a faites en acceptant une hausse de la TVA et une augmentation des cotisations des retraités au système de santé. Pour compléter le tableau, juste avant la réunion du 24 juin, un dignitaire européen a jugé bon de rappeler à notre mémoire le scénario à la chypriote, dont la répétition pourrait intervenir à tout moment.

Mais cela n’a pas suffi, la preuve, la nouvelle proposition des trois institutions, qui en fait ne diffère que très peu de la précédente, exige de nouvelles baisses des retraites et des salaires, dans le but évident mais non avoué d’enfoncer encore plus la Grèce dans une misère économique et sociale la plus totale. Prenons juste un exemple parmi les mesures préconisées : le taux d’imposition des agriculteurs passe de 13 % à 26 %, voire à 33 %, et la réduction des taxes sur le pétrole destiné aux travaux agricoles est diminuée de moitié. Pareilles mesures, si elles venaient à s’appliquer à une agriculture à l’agonie, pousseraient la grande majorité des cultivateurs à renoncer à leur métier et à brader leurs champs pour moins que rien. Sous prétexte de multiplier les recettes de l’État, ce qui n’est tout simplement pas envisageable car on ne peut rien tirer de gens ruinés, la terre arable grecque changerait de mains. J’ajoute que, selon Wolfgang Münchau, l’avant-dernière proposition de ceux qui prétendent parler au nom de l’Europe, et qui diffère très peu de celle actuellement sur la table, produirait certainement un effet récessif de 12,6 % sur quatre ans, et que la dette risquerait d’atteindre 200 % du PIB en 2019. Avoir mis sous tutelle un pays dont la dette s’élevait à 120 % en 2009 pour le sauver de la faillite, et le conduire grâce aux conditionnalités de l’ « aide » accordée, à 200 %, c’est un brillant exercice de destruction massive, qui pourrait servir d’exemple à tous ceux et celles en Europe qui trouvent que l’austérité est un remède qui tue. À ce propos, on aimerait bien savoir sur  quelle logique Pierre Moscovici s’appuie pour affirmer qu’un paquet de 11 milliards d’économies étalées sur 18 mois, imposé à un pays en dépression, ne constitue point un plan d’austérité.

 

[...]

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29 juin 2015 1 29 /06 /juin /2015 06:42

KKE: NON à la faillite continue du peuple

Le KKE a organisé des manifestations de masse le 26 juin 2015 dans des grandes villes de la Grèce contre les nouvelles mesures et les accords antipopulaires avec les prêteurs, qui sont en cours de préparation par le gouvernement de SYRIZA-ANEL.

Le SG du CC du KKE, D. Koutsoumpas, au cours de son discours sur la place centrale d'Athènes a dit, entre autres:

"Le peuple grec doit dire un grand NON à l'accord, NON à son propre faillite continue, NON aux partis de la rue à sens unique européenne et du pouvoir capitaliste. Il doit tracer la voie pour prendre vraiment les rênes du pouvoir.

Le peuple doit se battre aux côtés du KKE, il doit empêcher les mesures antipopulaires, dans les rues, dans les lieux de travail.

SYRIZA est arrivé au pouvoir en s'emparant des revendications ouvriers-populaires. Maintenant il tente de tromper le peuple une fois de plus, en faussant et en interprétant les votes du peuple en fonction de ses intérêts.

Cinq mois après les élections, le gouvernement se prépare à envoyer au peuple la note avec les mesures du nouveau accord qui constitue une vraie corde au cou des couches populaires qui se sont saignées, et continueront à se saigner pour la dette, pour l'UE, pour la rentabilité des monopoles, si elles ne passent pas à la contre-attaque, sur la voie de la rupture et du conflit avec l'UE et les monopoles.

Le peuple grec doit rejeter les propositions des prêteurs (les "trois institutions") ainsi que les propositions du gouvernement de Tsipras de 47 + 8 pages; elles sont toutes deux barbares, une guillotine pour le peuple.

Le gouvernement de SYRIZA-ANEL ainsi que ses partenaires européens et le FMI, avec l'intervention des États-Unis, n'ont pas renoncé aux efforts pour sauver la Grèce capitaliste à l'intérieur du cadre de l'UE capitaliste."

Aux premières heures du 27 juin, le Premier ministre, A. Tsipras, a annoncé un référendum, dont la question sera de savoir si le peuple accepte la proposition des prêteurs ou pas.

Dans une intervention au cours du programme de la chaîne de télévision Mega TV, peu après la déclaration du Premier ministre, Yiannis Gkiokas, membre du CC du KKE et responsable de son Bureau de Presse, a souligné que:

"La position du KKE est clair. Le NON du peuple grec doit s'adresser à la proposition des prêteurs et également à la proposition du gouvernement de 47 pages avec des détails ajoutés pendant toute cette période.

Ces deux propositions contiennent des mesures sauvages au détriment du peuple.

Le référendum constitue un chantage contre le peuple et vise à le rendre complice des plans antipopulaires, en lui disant de choisir entre deux maux.

Le gouvernement doit arrêter de raconter des contes de fées à propos du soi-disant respect de la volonté du peuple. Le peuple a lutté dans les années précédentes contre les mémorandums et les lois d'application, il a souffert. Et au cours de ces cinq mois, le gouvernement n'a aboli aucune loi, a laissé intact le cadre précédente et propose également de nouvelles mesures aux prêteurs.

Le gouvernement dit que la proposition des prêteurs est en dehors du mandat du peuple. Est-ce que sa propre proposition se trouve dans les limites du mandat du peuple?

Le gouvernement dit des mensonges au peuple grec. Il lui a promis qu'il pourrait se débarrasser des mémorandums et de l'austérité au cadre de l'UE et de la voie de développement capitaliste et maintenant il essaie de gérer l'effondrement de cette récit pré-électorale.

Le peuple doit dire non à ces deux propositions de toutes les manières et en utilisant tous les moyens disponibles. Il doit rejeter le plan des prêteurs ainsi que le plan du gouvernement. Il doit se lever et se battre pour la seule solution réaliste en ce qui concerne ses propres intérêts, ce qui est la rupture avec l'UE et la voie actuelle de développement ".

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28 juin 2015 7 28 /06 /juin /2015 22:44

25 juin 2015

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24 juin 2015

Une centaine de députés européens de tous groupes politiques ont adressé une lettre ouverte à la Haute Représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Federica Mogherini, pour appeler l’Union Européenne à soutenir pleinement les actions pour la paix de la Flottille de la Liberté, à exiger d’Israël la levée du blocus de Gaza et à prendre des mesures pour s’assurer qu’Israël assume ses responsabilités devant la communauté internationale.

L’initiative a été annoncée dans la presse aujourd’hui par les députés européens Martina Anderson (Sinn Féin), Josu Juaristi (EH Bildu), Miguel Urbàn (Podemos), Angela Vallina (IU) et Jordi Sebastià (Compromís).

« Au cours des huit dernières années, Gaza a subi trois grandes offensives militaires israéliennes », a déclaré Martina Anderson, députée européenne de la Gauche verte nordique. « La bande de Gaza fait partie des zones urbaines les plus densément peuplées ; Israël l’a placée sous blocus terrestre, aérien et maritime. » « Il n’est pas étonnant que Gaza soit considérée comme la plus grande prison à ciel ouvert du monde. » « Les milliers de personnes qui ont manifesté en Irlande et dans toute l’Europe contre l’offensive israélienne sur Gaza, il y a presque un an, expriment clairement la solidarité des gens envers la Palestine et leur rejet du blocus et de l’occupation d’Israël.

En tant qu’eurodéputée irlandaise, je m’associe à cette solidarité envers la Palestine et à l’indignation envers les actes commis par Israël. Le blocus doit prendre fin. On doit autoriser l’accès à Gaza à la Flottille de la Liberté pour commencer à soulager les souffrances de son peuple. »

La députée européenne espagnole Estefania Torres, qui a rejoint la Coalition de la Flottille de la Liberté (FFC), quand celle-ci a quitté son dernier port européen, en Grèce, a dit : « J’ai décidé de participer à cette troisième Flottille parce que, en tant que représentants européens, nous ne pouvons rester silencieux pendant que Gaza souffre des conséquences dramatiques de huit ans de blocus ».

Angela Vallina, eurodéputée espagnole, déclare : « Ce qui est le plus choquant, ce n’est pas seulement un gouvernement dirigé par des racistes en Israël, mais aussi le soutien qu’il obtient par l’inertie des Etats-Unis comme par celle de l’Union Européenne.

Cette dernière porte une grande responsabilité sur cette question : n’oubliez pas que l’Union Européenne est le principal partenaire économique d’Israël avec certains états membres (jusqu’à 30 milliards d’euros par an d’échanges commerciaux) ; Israël a obtenu des privilèges économiques depuis 1994. Il est de notre responsabilité de les supprimer ; le plus tôt sera le mieux. »

Pour l’eurodéputé basque Iosu Juaristi Abaunz, « Il est temps de prendre en compte la solidarité constante des citoyens européens envers les droits du peuple palestinien dans la politique européenne. La société basque et la société européenne le demandent. La Flottille de la Liberté est une mission humanitaire et pacifique et devrait pouvoir atteindre Gaza. Le blocus et l’occupation doivent prendre fin.»

Des députés européens ont organisé un rassemblement en soutien à la Flottille de la Liberté.

La Coalition de la Flottille de la Liberté (FFC) regroupe des campagnes et des initiatives du monde entier qui œuvrent ensemble pour mettre fin au siège de Gaza. Les actions contre le blocus sont toujours menées sur les principes de la non-violence et de la résistance non-violente.

E.C Pour l’Agence Média Palestine

Source: FreedomFlotilla

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jose_couso

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27 juin 2015 6 27 /06 /juin /2015 19:39

Le président vénézuélien somme l'Europe de dédommager les peuples ayant été victimes du colonialisme

Publié le sur Analyse communiste internationale

Le président vénézuélien somme l'Europe de dédommager les peuples ayant été victimes du colonialisme

Caracas, 25 juin (RHC-PL)- Le président vénézuélien Nicolás Maduro, a déclaré que l'Europe doit indemniser les peuples africains, latino-américains et caribéens pour les siècles de colonialisme qu'ils ont subi.

Au cours de la commémoration de la Bataille de Carabobo, Nicolás Maduro a expliqué que cette victoire a ouvert les portes au processus indépendantiste du Venezuela, mais que les intérêts de l'oligarchie perdurent encore de nos jours et que ce groupe essaie de s'approprier les ressources du pays et de la région.

Le chef de l'État vénézuélien a expliqué que l'exploitation et le racisme persistent et que ce sont des fléaux hérités du passé colonial de la région.

Au sujet de la Journée de l'Armée bolivarienne et du 194è anniversaire de la bataille de Carabobo, le président de l'Assemblée Nationale, Diosdado Cabello, a fustigé l'attitude des députés de droite, qui n'ont pas pris part aux commémorations.

EDITÉ PAR PEIO PONCE

source:http://www.radiohc.cu/fr/noticias/internacionales/60369-le-president-venezuelien-somme-l'europe-de-dedommager-les-peuples-ayant-ete-victimes-du-colonialisme

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19 juin 2015 5 19 /06 /juin /2015 14:14


MENACES SUR LE VENEZUELA

 

Par le Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP).

Le 14 juin 2015.

Les grands médias n’ont pas manqué de diffuser le geste historique de la poignée de main, le 10 avril 2015, entre le président des Etats-Unis Barack Obama et le président cubain Raul Castro. La scène se passait à Panama pour un sommet historique des Amériques, au complet, car Cuba y était représenté pour la première fois. C’était l’occasion d’annoncer le rapprochement des Etats-Unis et de Cuba présentée à la UNE par des commentaires attendris de nos techniciens de la propagande. Tout y était pour rappeler que, décidément, la plus grande démocratie mondiale dans son immense mansuétude ne souffrait d’aucune limite…

Ces grands médias ont, en revanche, littéralement passé sous silence et - pour cause - l’acte de pure atteinte à la souveraineté nationale du Venezuela dont cette même administration américaine s’est rendue coupable dès les jours suivants. Elle a en effet signé un ordre exécutif décrétant « l’urgence nationale aux États-Unis vu la menace extraordinaire et inhabituelle que représente le Venezuela pour notre sécurité nationale et notre politique extérieure ».

Il n’est pas interdit de penser que le geste positif vis-à-vis de Cuba, médiatisé à souhait, ne fut destiné à conquérir préalablement l’opinion internationale et tenter de diviser les pays des Amériques.

Cependant c’était sans compter avec l’acharnement souverainiste des peuples d’Amérique latine. À l’initiative d’Evo Morales, président de la république de Bolivie, ils n’ont pas tardé à réagir de concert, infligeant en cela une cinglante défaite largement méritée à Barack Obama. Un nouveau pas était franchi dans l’unité et la souveraineté latino-américaines. Tous les Etats membres de l’Union des Nations Sud-Américaines (Unasur), à savoir l’Argentine, la Bolivie, le Brésil, le Chili, la Colombie, l’Équateur, le Guyana, le Paraguay, le Pérou, le Surinam, l’Uruguay et le Venezuela se sont en effet réunis en session extraordinaire à Quito le samedi 14 mars 2015 pour manifester leur rejet unanime du décret pris par Washington contre le Venezuela le 9 mars 2015.

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13 juin 2015 6 13 /06 /juin /2015 10:10

Publié le 6 juin 2015 sur ce blog

Les Good Year ont fait un projet de SCOP qui a été rejeté par la direction de l'entreprise qui veut liquider l'usine d'Amiens.  Et laisser délocaliser de fait la production de l'usine.

 

Goodyear : Des bénéfices quadruplés en 2014

La firme américaine Goodyear est le troisième fabricant de pneumatiques au monde, après Bridgestone./Firestone et Michelin.  ( source wikipedia)

"Goodyear a quadruplé son bénéfice en 2014 grâce à un crédit d'impôt qui lui a permis de compenser des effets de change défavorables et une baisse des volumes de ventes en Europe. Sur l'ensemble de l'année 2014, le groupe d'Akron (Ohio, nord-est) a engrangé un bénéfice net de 2,45 milliards de dollars.

Ces solides résultats se traduisent par des bénéfices par action, mesure scrutée par les investisseurs en Amérique du nord, supérieurs aux attentes.
L'entreprise, qui a confirmé ses prévisions pour 2015, souligne qu'elle a par ailleurs réalisé des économies de coûts suite à la fermeture annoncée en novembre dernier de l'usine d'Amiens-nord en France (1.143 emplois) faute de repreneur." ( source Le Figaro.fr ).

La multinationale continue donc de verser de fructueux dividendes à ses actionnaires.

 

Le secteur pneumatique et ses salariés en France victimes du dumping social

Les pneus pour le secteur agraire constitue 16 % du marché en France.  C’est  ce secteur que Goodyear a décidé de brader et d’abandonner à ses concurrents. Or c’est le secteur des pneumatiques dont la balance commerciale est déficitaire en France : 400 millions de déficit commercial en 2014.  Ce secteur et notamment le secteur agraire est, surtout depuis une dizaine d’années concurrencé par des firmes asiatiques ( La firme indienne BKT notamment) qui produisent à bas coûts. Or le marché intérieur français (pneumatique et caoutchouc industriel) s’est de plus en plus ouvert aux importations.  Et Goodyear annonce une nouvelle usine ultra moderne au Mexique.
Ce sont donc bien des délocalisations de fait, le dumping social et la recherche de profits maximum qui ont conduit Goodyear à fermer son usine d’Amiens.

 

Fermer en France pour augmenter les dividendes 

Le refus de la direction de l'entreprise est clair : elle ne veut pas de concurrent en Europe.  Elle ne veut pas non plus, que les salariés de Goodyear démontrent que leur usine est rentable puisqu'elle liquide tout et ne vend pas.  Les licenciements de Goodyear-Amiens sont des licenciements boursiers.

Ce n'est pas à l'entreprise liquidatrice de dire si l'entreprise est viable ou pas.  Elle se contredirait si elle le faisait puisque son seul argument était que le marché européen n'était pas assez rentable ...

 

Responsabilité de l'Etat

L'Etat doit intervenir.  Il peut aider les salariés à mettre en oeuvre leur projet de SCOP.  Des centaines de salariés se battent pour leur emploi.  On attend du gouvernement Hollande qu'il fasse de même.

Les salariés de Fralib ont conquis leur SCOP de haute lutte.  On voudrait que les Good Year n'attendent pas aussi longtemps pour voir aboutir leur projet. 

Une solution serait de mettre en place des  échanges commerciaux et des coopérations équitables de façon à ne pas laisser fondre chaque année notre potentiel industriel.  Mais cela supposerait de contrôler ces échanges commerciaux et donc nos frontières.  De cela l'UE, le traité de Lisbonne et sa "concurrence libre et non faussée" ne veut pas. 

Et c'est pourquoi pour contineur à vivre, les salariés doivent affronter l'Union européenne et ses diktats.

La solution la plus raisonnable serait de dénoncer les traités et de faire sauter les carcans de l'Union Européenne.

 

Lire l'intégralité de l'article en cliquant sur le titre.
Vendredi, 22 Mai, 2015
Humanite.fr

Photo : Lionel Bonaventure /AFP

Photo : Lionel Bonaventure /AFP
Le projet de reprise de l’usine en coopérative, porté par 400 salariés et la CGT, a été froidement dénigré par la direction de Goodyear Amiens-Nord.

La CGT avait formellement présenté début mai ce projet, qui repose sur l'acquisition de l'activité pneu agraire que Goodyear a décidé d'abandonner dans la région Europe-Moyen-Orient-Afrique, et qui permettrait de sauver plusieurs centaines d'emplois. 400 anciens salariés de l’entreprise, qui a fermé en janvier 2014, en entraînant le licenciement de 1.143 personnes, soutiennent ce projet de reprise en Scop, seul projet concret existent, et d’autant plus urgent que le congé de reclassement des salariés se termine et beaucoup restent toujours sans solution. Sur les 1 009 salariés en congé de reclassement, une cinquantaine seulement ont retrouvé un emploi en CDI. La difficulté sociale est avérée.
Mais avec dédain la direction a refusé la proposition présentée. Elle "repose sur une approche stratégique irréaliste au regard des caractéristiques du marché, ne comporte aucun élément justifiant de sa faisabilité opérationnelle et s'appuie sur des hypothèses économiques et financières erronées", écrit la direction dans un communiqué. "La Scop évoquée dans le document remis dégagerait des pertes structurelles s'élevant au moins à 20 millions d'euros par an et n'aurait aucune chance de trouver des financements".[...]

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Challenges.fr

L'usine située à Amiens-Nord a fermé en janvier 2014. Emmenés par la CGT, plus de 300 anciens salariés s'étaient ralliés au projet de reprise par une Scop.

L'usine Goodyear d'Amiens-Nord a été le théâtre de violents conflits sociaux avant sa fermeture en janvier 2014. (c) Sipa

 

La direction de Goodyear Amiens-Nord a estimé vendredi 22 mai que la proposition de reprise par une coopérative (Scop) de l'activité pneu agricole, présentée ce même jour par les syndicats au ministère de l'Economie, "ne présente pas un projet d'entreprise viable".

La CGT avait formellement présenté début mai ce projet, qui repose sur l'acquisition de l'activité pneu agraire que Goodyear a décidé d'abandonner dans la région Europe-Moyen-Orient-Afrique, et qui permettrait de sauver plusieurs centaines d'emplois.

Cette proposition "repose sur une approche stratégique irréaliste au regard des caractéristiques du marché, ne comporte aucun élément justifiant de sa faisabilité opérationnelle et s'appuie sur des hypothèses économiques et financières erronées", estime la direction dans un communiqué.

Usine fermée depuis janvier 2014

"La Scop évoquée dans le document remis dégagerait des pertes structurelles s'élevant au moins à 20 millions d'euros par an et n'aurait aucune chance de trouver des financements", avance la direction.

L'usine Goodyear d'Amiens-Nord a fermé en janvier 2014.

Une éventuelle reprise par l'américain Titan de l'activité pneus agricoles du site d'Amiens-Nord a entretenu les espoirs pendant plusieurs mois, avant de les anéantir en novembre avec le retrait définitif de l'équipementier.

Emmenés par la CGT, plus de 300 anciens salariés se sont ralliés au projet de reprise par une Scop.

(avec AFP)

 

La Montagne.fr

22/05/15 - 13h47

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Des pneus en feu le 7 janvier 2014 à l'usine de Goodyear Amiens-Nord fermée - Denis Charlet/AFP

Des pneus en feu le 7 janvier 2014 à l'usine de Goodyear Amiens-Nord fermée - Denis Charlet/AFP

 

La direction de Goodyear a estimé vendredi que la proposition de reprise par une coopérative (Scop) de l'usine d'Amiens-Nord "ne présentait pas un projet d'entreprise viable", une "douche froide" pour les salariés disposés à "discuter pour améliorer le projet".

La CGT avait formellement présenté début mai ce projet, qui repose sur l'acquisition de l'activité pneu agraire que Goodyear a décidé d'abandonner dans la région Europe-Moyen-Orient-Afrique, et qui permettrait de sauver plusieurs centaines d'emplois.

Cette proposition "repose sur une approche stratégique irréaliste au regard des caractéristiques du marché, ne comporte aucun élément justifiant de sa faisabilité opérationnelle et s'appuie sur des hypothèses économiques et financières erronées", écrit la direction dans un communiqué.  [...]

Les salariés ont pris ce communiqué de Goodyear "comme une douche froide, une nouvelle attitude de mépris à leur endroit", a réagi auprès de l'AFP Me Fiodor Rilov, reçu en fin de matinée au ministère de l'Economie avec des représentants de la CGT et des porteurs du projet.

"Goodyear a manifestement pour objectif de fermer la porte avant qu'on ait pu franchir le palier", a ajouté l'avocat de la CGT, souhaitant que la direction "donne aux salariés la possibilité de discuter (...) réexaminer leur projet et revenir avec d'autres propositions".  [...]

Le syndicat demande "au gouvernement de prendre sa responsabilité" en organisant "au moins un rendez-vous avec les dirigeants de Goodyear". "On est disposés à discuter pour améliorer le projet, discuter des points qu'il faut améliorer", assure-t-il.

Pour Me Rilov, "on ne peut pas sur un enjeu aussi important épuiser une négociation au bout de deux courriers". [...]

Emmenés par la CGT, plus de 300 anciens salariés se sont ralliés au projet de reprise par une Scop.

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