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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
19 juillet 2015 7 19 /07 /juillet /2015 14:31
"La démonstration est désormais patente, implacable, d’une rigueur quasi mathématique : il ne peut y avoir de monnaie unique sans reculs sociaux, et sans abandons toujours plus poussés de souveraineté".
Lu sur le site de Ruptures, le nouveau Bastille République Nation

Nous y sommes. Le 15 juillet au soir, le parlement grec a ouvert explicitement la voie à un troisième mémorandum, après ceux de 2010 et de 2012. A Bruxelles, on parle d’un plan « sacrifices contre (promesse de) renflouement ». La réalité peut s’énoncer plus crûment : maintien dans l’euro (et donc sauvetage de celui-ci) contre austérité et mise sous tutelle.

La démonstration est désormais patente, implacable, d’une rigueur quasi mathématique : il ne peut y avoir de monnaie unique sans reculs sociaux, et sans abandons toujours plus poussés de souveraineté. La leçon ne vaut pas que pour la Grèce. Elle est particulièrement cruelle pour les tenants d’une « autre Europe ». Ceux-là pensaient tenir enfin leur cas de figure idéal : un gouvernement, bien décidé à refuser l’austérité, et fort d’une assise populaire incontestable, allait montrer la voie d’une transformation « par l’intérieur » de l’intégration européenne.

Las, il est revenu à un Premier ministre issu de ce que les observateurs continuent à nommer – sans rire – « gauche radicale », non seulement de fouler aux pieds l’intégralité des promesses électorales (ce qui était déjà acté depuis le 20 février), mais de franchir des crans naguère encore inimaginables dans l’acceptation de ce qu’il faut bien appeler la mise à sac d’un pays et sa transformation en protectorat de nature quasi coloniale.

« L’accord » entre Athènes et les dirigeants européens, annoncé le 13, va en effet bien plus loin que tout ce que les précédents gouvernements (droite, droite-PS) avaient accepté : baisse drastique du « coût » des retraites, augmentation spectaculaire de la TVA, annulation (ou équivalent) des quelques lois sociales passées depuis février, coupes « automatiques » dans les dépenses en cas de « dérapage », privatisations et mise en place d’un fonds regroupant les biens publics à vendre sur lequel le gouvernement grec n’aura pas la main ; mais aussi : mise en place d’un contrôle a priori de l’UE sur toutes les décisions que prendra ce dernier. Le cauchemar va même plus loin que ce que la Troïka exigeait quelques jours avant le référendum du 5 juillet, qui vit 61% des votants refuser ces mêmes sacrifices.

S’il s’est trouvé une large majorité de parlementaires français pour opiner servilement à ce déni de démocratie, on ne peut pas dire que les personnalités politiques de l’Hexagone aient fait un concours d’enthousiasme, tant la brutalité de la méthode et du résultat apparaît ostensiblement, mettant même mal à l’aise, dit-on, certains eurocrates. Seul Eric Woerth (Les Républicains) s’était précipité pour exprimer sa satisfaction. De son côté, l’ancien directeur de l’OMC, le socialiste Pascal Lamy, a noté avec plaisir que le « courage » d’un homme comme Tsipras, pour inverser ses engagements électoraux, était prometteur.

Le secrétaire général du PCF, Pierre Laurent, avait lui réagi en estimant que « si un accord est signé, c’est grâce au courage du Premier Ministre grec (qui) a osé affronter les puissances dominantes », et en se félicitant que ce dernier ait « écart(é) le scenario du ‘Grexit’ ». Le président du groupe parlementaire de ce parti avait pour sa part d’abord annoncé qu’il voterait pour le texte à l’Assemblée, avant d’indiquer qu’il s’y opposerait finalement. Ces péripéties lamentables n’auraient à vrai dire que peu d’importance si elles ne traduisaient, en creux, le porte-à-faux de ceux qui ont basé leur stratégie politique sur l’illusion d’une possible « transformation de l’Europe ».

Mais bien sûr, le premier défenseur du texte du 13 juillet n’est autre que François Hollande. Le président de la République, dans son intervention du 14 juillet, s’est attribué les premiers rôles dans la conclusion européenne. A la question de savoir si la Grèce n’avait pas ainsi été humiliée, l’ancien président du Conseil général de Corrèze a été fidèle à son humour pince-sans-rire en répondant : « non, au contraire ». Ce n’est sans doute pas pour rien que son rival de jadis, Laurent Fabius, l’avait surnommé « M. petites blagues ».

Le chef de l’Etat a répété à de nombreuses reprises que le maintien de la Grèce dans la zone euro (et donc la pérennité de cette dernière) étaient à ce prix. On n’est pas sûr que, de son point de vue, cette rhétorique soit particulièrement habile, tant l’UE apparaît de plus en plus clairement comme le père fouettard, une UE dont l’existence même « justifie » tous les sacrifices. Du reste, les experts et militants européistes de tous bords commencent sérieusement à s’inquiéter. Le co-président des Verts à l’europarlement, Philippe Lamberts, s’est ainsi alarmé : « les europhobes auront beau jeu de dire que la démocratie et l’Europe ne sont pas compatibles ». Pardi !

La tragédie grecque fait naturellement comme première victime le peuple de ce pays, mais elle concerne directement tous les peuples de l’Union. La dramaturgie qui dure depuis le 25 janvier a été haletante, multipliant négociations engagées, interrompues puis reprises, retournements, innombrables réunions de l’eurogroupe et sommets, rebondissements, référendum, et vote parlementaire annulant ce dernier – une spécialité européenne bien connue. Le suspense a été continu, échappant au jour le jour aux principaux acteurs.

Une seule chose était connue : l’issue. Le 29 janvier, quelques jours après les élections grecques, BRN barrait sa Une avec ce titre : « Renoncement programmé ». A l’époque, plusieurs lecteurs s’étaient étonnés, parfois de manière virulente contre ce qui leur apparaissait alors comme un pessimisme excessif, voire coupable.

Las, si le scénario était imprévisible, sa chute pouvait être anticipée sans talents surnaturels particuliers : dès lors qu’Alexis Tsipras se fixait comme priorité le maintien de son pays dans la zone euro, l’austérité et la perte de souveraineté étaient mécaniquement inévitables.

François Hollande n’a du reste pas dit autre chose – et là est hélas l’essentiel. Tirant la leçon de ces derniers mois, il a confirmé son intention de préparer avec Angela Merkel un renforcement de l’intégration de la zone euro, avec notamment un « gouvernement économique » unique. Car tant que les gouvernements nationaux gardent encore une parcelle de souveraineté, l’avenir de l’euro reste menacé.

Tous ceux pour qui « démocratie » n’est pas un vain mot ne peuvent en tirer qu’une seule conclusion – celle-là même que M. Tsipras s’est refusé à imaginer.

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18 juillet 2015 6 18 /07 /juillet /2015 22:39
lundi 13 juillet 2015, par Attac France
 

L’Union européenne dans son ensemble et les dirigeants de la zone euro en particulier viennent de porter le coup de grâce au peuple grec, à la démocratie et aux bribes de légitimité qui leur restaient.

Coup de grâce au peuple grec

Au bout de six mois de pseudo-négociations, dix-huit chefs d’État ou de gouvernement, arcboutés sur les positions inflexibles des institutions créancières, ont obtenu la reddition du gouvernement grec, élu démocratiquement sur la base d’un programme souhaitant mettre un terme à l’austérité. Une austérité qui, depuis plus de cinq ans, a produit une chute du PIB de 27 %, un taux de chômage de près de 30 % et du double pour les jeunes, et la plongée de 45 % de la population en dessous du seuil de pauvreté.

Pourtant, vendredi 9 juillet, Alexis Tsipras avait présenté un programme de réformes conforme aux attentes maintes fois réitérées par l’ex-Troïka toujours à la manœuvre. Il acceptait notamment une amplification des privatisations (les ports de Pirée et de Thessalonique, les télécommunications), le départ à la retraite à 67 ans et 62 ans pour 40 ans de cotisations en 2020, la suppression des pré-retraites, et des excédents budgétaires primaires de 1 % en 2015, 2 % en 2016, 3 % en 2017 et 3,5 % à partir de 2018. Le gouvernement entendait toutefois sauvegarder les conventions collectives, la TVA à taux réduit sur les biens de première nécessité, les médicaments et l’électricité, et amorcer l’imposition des plus riches et des entreprises bénéficiaires et à gommer les avantages fiscaux des îles.

Ce n’était pas encore assez : au cours de ce week-end, les enchères sont encore montées de plusieurs crans en contrepartie d’un nouveau plan d’aide de 86 milliards sur trois ans. Et, aujourd’hui, le prétendu « accord de compromis » se solde par de nouvelles exigences, avec en « prime » un véritable hold-up sur les quelques biens publics grecs restants, puisqu’un fonds européen va se voir attribuer 50 milliards d’euros d’actifs les représentant, de façon à prendre sur eux des hypothèques iniques garantissant leur privatisation.

L’étranglement inexorable de la Grèce va donc se poursuivre : la purge austéritaire va détruire encore plus l’économie, l’allègement de la dette ne sera pas envisagé sinon aux calendes, les investisseurs étrangers prendront le contrôle de l’économie grecque… et les financiers continueront à percevoir la rente perpétuellement.

Coup de grâce à la démocratie

Depuis le 25 janvier, les choses sont claires : la bourgeoisie financière, ses représentants politiques et leurs porte-parole médiatiques n’avaient qu’un but en tête, celui de nier le choix d’un peuple d’essayer de prendre son destin en mains, et donc de tout faire pour déstabiliser un gouvernement démocratiquement élu. C’est un véritable coup d’État. En deux temps. D’abord, pendant que s’entretenait une illusion de concertation et de négociations, en ayant préparé en coulisses une éventuelle alternance politique avec les forces conservatrices et réactionnaires désavouées le 25 janvier. Ensuite, en utilisant le référendum du 5 juillet ayant exprimé la double volonté grecque de rester dans l’euro sans l’austérité pour en faire une arme de chantage supplémentaire : on ne peut rester dans l’euro sans abdiquer et sans passer sous tutelle des créanciers. L’obligation faite au gouvernement grec de soumettre toute initiative aux institutions place le pays dans une situation de tutelle aussi grande que celle des pires heures du colonialisme.

Coup de grâce à l’infime légitimité de la construction européenne

Il apparaît à l’évidence que, telles qu’elles sont construites, l’Union et européenne et l’Union économique et monétaire ne possèdent plus aucune légitimité autre que celle de satisfaire la loi des marchés financiers. Aujourd’hui, tout va dans le même sens : refus de mettre sous contrôle les banques faiseuses de crise, refus de procéder à des réformes fiscales justes, refus de s’orienter vers des transitions soutenables.

Par son audace depuis six mois, le peuple grec s’était rendu coupable d’oser remettre en cause le mantra libéral : il n’y a pas d’alternative. Il fallait qu’il plie et que les autres peuples sachent que leur sort serait identique en cas de velléité comparable. Les dignitaires de la finance et les technocrates de Bruxelles, de Francfort et de Washington ont raison sur un point : la confiance est définitivement rompue et leur construction est à mettre par terre. Il faut tout rebâtir de fond en comble : l’économie, la démocratie et des projets de véritable coopération entre les peuples. La mobilisation solidaire des peuples doit être notre objectif commun pour imposer une autre Europe et ne pas laisser le champ libre à la montée des nationalismes et des forces d’extrême-droite.

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18 juillet 2015 6 18 /07 /juillet /2015 22:31

Sur les décisions du Sommet Européen sur la Grèce, par le parti communiste portugais

www.initiative-communiste.fr site web du PRCF vous propose la traduction de ce communiqué des camarades du parti communiste portugais : Le PCP réaffirme à la lumière des derniers événements en Grèce la nécessité de la reconquête de la souveraineté populaire, de sortir de l’Euro, pour une véritable alternative populaire, de gauche et patriotique.

1. Compte tenu des décisions du Sommet Euro visant à entamer des négociations sur un nouveau «protocole» pour la Grèce, le PCP réaffirme sa condamnation du processus de chantage, de déstabilisation et d’asphyxie financière promue par l’UE et le FMI pour imposer sur le peuple grec la continuation de l’endettement, de l’exploitation, de l’appauvrissement et de la soumission.

Un processus d’ingérence et de chantage qui, sans s’abstenir de prendre avantage des incohérences, des contradictions et des compromis par le gouvernement grec, et ayant eu des aspects encore plus graves lors de ces derniers jours, révèle la nature politique et les objectifs du processus capitaliste de l’intégration européenne et de la crise profonde auquel il est confronté. Un processus qui montre que la solidarité et la cohésion de l’Union européenne n’existent pas.

2. La PCP condamne les actions du gouvernement portugais et du président de la République dans l’alignement avec les diktats de l’Union européenne et de son organigramme des pouvoirs. Une action qui, avec la complicité du PS, sape l’intérêt national, et dénonce le but de continuer au Portugal, la politique de l’exploitation, de l’appauvrissement et de la soumission du pays aux diktats de la grande entreprise, l’Union européenne et le FMI.

3. Indépendamment des prochaines analyses selon les développement qui pourraient intervenir, les décisions annoncées aujourd’hui sont profondément contraire aux aspirations et aux intérêts des travailleurs et du peuple grec et à la volonté d’un changement de la politique exprimée dans les élections du 25 Janvier et le 5 Juillet par référendum, elles représentent la poursuite et l’aggravation de la voie qui a conduit la Grèce à la situation actuelle de catastrophe économique et sociale et de délabrement de ses ressources, des actifs et de la richesse, et qui la maintient enchainées par les restrictions et contraintes du «Mécanisme européen de stabilité » (MES), l’euro, le traité budgétaire et  la gouvernance économique et le FMI.

Le PCP note que, étant donné la taille et la nature de la dette souveraine qui est insoutenable, les institutions de l’UE elles-mêmes admettent la possibilité de restructurer les termes et les intérêts. Mais le PCP souligne et réaffirme que la renégociation de la dette doit être matérialisée en faveur des travailleurs et du peuple et intégrée dans une politique de croissance économique, pour répondre à des droits sociaux et au développement souverain et non au profit des créanciers et utilisé comme une astuce de marchandage pour plus d’exploitation et d’appauvrissement.

4. Ce que démontre le processus concernant la Grèce e ce quet la méthode et les résultats du Sommet de l’Euro groupe prouvent est que d’une véritable politique attachée aux valeurs de justice et de progrès social, au développement et à la démocratie souveraine, nécessite une rupture avec les limitations et les contraintes de l’euro et UEM (Union Economique Monétaire), dictées par les intérêts du grand capital financier et la distribution des compétences vers l’Union européenne dans une violation profonde de la souveraineté.
Un processus qui ne montre pas qu’une posture de soumission aux diktats et chantage de l’Union européenne est inévitable, mais au contraire la nécessité de la résistance et de la lutte pour une rupture avec les politiques fondées sur les inégalités et la régression économique et sociale.

5. Le PCP exprime sa solidarité aux travailleurs et le peuple grecs et à leur lutte contre les politiques d’exploitation, d’appauvrissement et de soumission que leur impose l’Union européenne et le FMI et par les gouvernements successifs au service des grandes entreprises.

6. L’évolution de la situation dans l’Union européenne et le processus concernant la Grèce prouve la validité et l’exactitude de l’analyse et des propositions du PCP, en particulier en ce qui concerne l’urgence d’une renégociation de la dette portugaise à propos de ses termes, ses montants et des intérêts (maintenant reconnu par beaucoup comme inévitable) et la nécessité d’étudier et de préparer la libération de la soumission du pays à l’euro, afin de résister à des procédés de chantage et d’assurer la souveraineté monétaire, budgétaire et économique.

Au Portugal, seule une politique patriotique et de gauche peut assurer le développement et le progrès économique et social et tourner le dos au chemin du déclin et de la rédition nationale que le PS, le PSD et le CDS veulent poursuivre. C’est sur le chemin de l’affirmation de la souveraineté, fondée sur la volonté, l’intervention et la force du peuple portugais, que le PCP est déterminée à marcher en s’appuyant sur toutes les responsabilités que les gens souhaitent lui confier.
Le PCP, avec confiance dans la force du peuple portugais, et d’autres peuples de l’Europe, a la conviction profonde qu’il sera possible de construire une Europe de la coopération entre États souverains égaux en droits, de progrès, de liberté et de paix, sur la base les valeurs de solidarité, de justice sociale, la démocratie et le respect mutuel.

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14 juillet 2015 2 14 /07 /juillet /2015 15:03

Par le Parti de l’émancipation du peuple (ex-M’PEP)
 
13 juillet 2015
 
Après l’illusion Syriza et son opposition de guimauve à l’Union européenne et au FMI, l’illusion Podemos ? L’Espagne fournit un bon exemple de la façon dont les grands médias, peu enclins à la subtilité et à la précision, montrent une vision caricaturale de la réalité, promouvant au passage des partis-leurre. Un peu comme le FN ou Debout la France (DLF), qui ne proposent pas une véritable sortie de l’euro, de l’UE et de l’OTAN dans leur programme, certains partis espagnols donnent l’impression d’être très critiques vis-à-vis de la construction européenne… mais ils ne proposent en réalité qu’une « autre Europe ». Podemos (fondé le 17 janvier 2014) fait partie de ces leurres agités comme des étendards de la souveraineté et de l’euroscepticisme. Pourtant, malgré la belle histoire racontée par les médias espagnols et français (et vraisemblablement européens), la réalité est toute autre.
 
(…)
 

 


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13 juillet 2015 1 13 /07 /juillet /2015 20:56
Peu avant 9 heures, un accord a été trouvé et adopté à l'unanimité des pays membres de l'Eurozone pour débloquer la situation en Grèce. Il permettra la mise en place d'un troisième plan d'aide
 
Grèce : Un "accord de Munich" adopté à l'unanimité #ThisIsACoup
 
Selon les déclarations du président du Conseil européen Donald Tusk, la Grèce bénéficiera d'une aide du Mécanisme européen de stabilité (MES) en contrepartie de la mise en oeuvre par Athènes de réformes importantes.

«A l'unanimité, le sommet de la zone euro a trouvé un accord. Tout est prêt pour un programme du MES destiné à la Grèce avec des réformes sérieuses et un soutien financier», a déclaré Donald Tusk sur Twitter.


Si le texte soumis ne prévoit a priori pas de sortie temporaire de la Grèce de la monnaie unique, il risque d'être difficile à accepter en Grèce où le gouvernement de gauche radicale d'Alexis Tsipras avait promis qu'il ne se laisserait pas imposer de nouveaux sacrifices.

 

Grèce : Un "accord de Munich" adopté à l'unanimité #ThisIsACoup
L'humiliation du peuple grec

Les créanciers exigent du premier ministre grec qu’il fasse adopter d’ici à mercredi une première série d’actions prioritaires, notamment sur un changement du régime de la TVA (et la hausse de cette dernière) ou sur la réforme des retraites (allongement de l’age de départ).

Lors de ce premier vote se dessineront certainement les nouveaux équilibres politiques révélés par le vote de samedi au Parlement grec. Car, si une large majorité de députés avaient alors décidé de soutenir l’effort de négociation d’Alexis Tsipras, de nombreuses défections dans son propre camp sont apparues au grand jour. Dix-sept députés du parti de la gauche radicale Syriza avaient refusé d’accorder leur soutien au premier ministre (2 non, 8 abstentions et 7 absents).

Il y a également de fortes pressions à Bruxelles pour que des changements politiques interviennent le plus rapidement possible. Alexis Tsipras doit, au minimum, opérer un remaniement ministériel pour se défaire des éléments les plus radicaux de son gouvernement. Notamment ceux issus de la plate-forme de gauche (un mouvement situé à l’aile gauche de Syriza) qui se sont désolidarisés ces derniers jours de leur premier ministre. Premiers visés, le ministre du redressement productif Panayiotis Lafazanis et le ministre de la sécurité sociale Dimitris Stratoulis, qui se sont tous deux abstenus lors du vote de samedi.

Les créanciers, inquiets qu’un gouvernement Syriza refuse d’appliquer de nouvelles mesures d’austérité, même adoptées au Parlement, veulent aller encore plus loin. Et font pression sur Alexis Tsipras pour qu’il accepte de faire entrer dans son gouvernement des ministres issus d’autres formations politiques et notamment du parti centriste To Potami.

 

Grèce : Un "accord de Munich" adopté à l'unanimité #ThisIsACoup
 
Alexis Tsipras de nouveau au bord du gouffre

Le chef du gouvernement grec n'a plus de majorité au Parlement. C'est grâce aux partis d'opposition, le Pasok (socialiste), la Nouvelle démocratie (droite) et La Rivière (To Potami, centre) que ses dernières propositions d'économies, pourtant jugées insuffisantes par l'Eurogroupe, ont été adoptées samedi 11 juillet (251 voix sur 300). Près de 32 députés de Syriza sur 149 ont fait défection ou ont juré de le faire bientôt.

Syriza, coalition hétéroclite, est au bord d'une implosion qui était largement prévisible. Parmi les "rebelles" abstentionnistes se trouve deux ministres, dont celui de l'Energie Panagiotis Lafazanis, adversaire déclaré de l'euro. Mais on compte aussi la présidente du Parlement, Zoé Kostantopoulou, passionaria de la gauche radicale et "épine" dans le pied du Premier ministre à cause de sa grande popularité, estime Kathimerini.
Nicolas Maury
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13 juillet 2015 1 13 /07 /juillet /2015 13:18
Après l’attentat de Sousse, quand la guerre contre le terrorisme rime avec restriction des libertés

Rights › Jul 12, 15 sur le site nawaat.org


police-Tunisie-terrorisme-libertes

Dans une démarche plus qu’attendue, le président de la République, Béji Caid Essebdi a décrété, le 4 juillet dernier, l’état d’urgence suite à la dernière attaque terroriste perpétrée à Sousse. Avant lui, Habib Essid, Premier ministre, a annoncé des mesures exceptionnelles de sécurité dans ce que les deux ont appelé « une guerre ouverte contre le terrorisme ». Le Parlement, de son côté, promet d’accélérer les discussions sur la nouvelle loi anti-terroriste afin de l’adopter dans les prochains jours. Entre temps, la société civile tire la sonnette d’alarme et prévient le pouvoir du danger de la répression généralisée sur les droits et les libertés fraîchement acquis en Tunisie.

Dans un désordre total et une panique sans précédent, le président de la République met en garde le peuple et menace d’une forte et ferme réponse contre les mouvements sociaux et les grèves syndicales. En les accusant d’être une des raisons principales de l’affaiblissement de l’État, Béji Caïd Essebsi pointe de doigt les revendications sociales. En parlant de la menace terroriste, il prévoit que « si ça se reproduit, l’État s’effondra! ». Selon Moez Sinaoui, le conseiller du président de la République chargé de la communication, Béji Caid Essebssi a voulu créer « un choc psychologique pour les Tunisiens » [...]

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12 juillet 2015 7 12 /07 /juillet /2015 16:39
Référendum grec, 5 juillet 2015

Todd : « On assiste à la 3e autodestruction de l’Europe sous direction allemande »

 

Dans un entretien accordé le 10 juillet 2015 au quotidien de Bruxelles Le Soir, l'historien et anthropologue Emmanuel Todd dénonce avec une rare violence la réponse autoritaire et suicidaire de Berlin et Bruxelles à la crise grecque...

Extraits de l'entretien d'Emmanuel Todd (Le Soir, 10 juillet 2015) :

Ce qui me frappe, c’est que l’Europe à laquelle on a affaire n’est plus celle d’avant : c’est une Europe contrôlée par l’Allemagne et par ses satellites baltes, polonais, etc. L’Europe est devenue un système hiérarchique, autoritaire, « austéritaire », sous direction allemande. Tsipras est probablement en train de polariser cette Europe du nord contre l’Europe du sud.

Tout le discours des socialistes français, jusqu’à très récemment, consistait à dire : « On va faire une autre Europe, une Europe de gauche. Et grâce à nos excellents rapports avec la social-démocratie allemande, il va se passer autre chose »… Je leur répondais : « Non, ça va être pire avec eux ! » Les sociodémocrates sont implantés dans les zones protestantes en Allemagne. Ils sont encore plus au nord, encore plus opposés aux « cathos rigolards » du sud…

Ce qui ressort, ce n’est donc pas du tout une opposition gauche-droite, c’est une opposition culturelle aussi ancienne que l’Europe. Je suis sûr que si le fantôme de Fernand Braudel (grand historien français : 1902-1985) ressortait de la tombe, il dirait que nous voyons de nouveau apparaître les limites de l’Empire romain. Les pays vraiment influencés par l’universalisme romain sont instinctivement du côté d’une Europe raisonnable, c’est-à-dire d’une Europe dont la sensibilité n’est pas autoritaire et masochiste, qui a compris que les plans d’austérité sont autodestructeurs, suicidaires. Et puis en face, il y a une Europe plutôt centrée sur le monde luthérien – commun aux deux tiers de l’Allemagne, à deux pays baltes sur trois, aux pays scandinaves – en y rajoutant le satellite polonais – la Pologne est catholique mais n’a jamais appartenu à l’empire romain. C’est donc quelque chose d’extraordinairement profond qui ressort.

La France renouera-t-elle avec Vichy ?

La France est double. Il y a la vieille France maurrassienne reconvertie en France socialiste, décentralisatrice, européiste et germanophile, qui bloque le système. Mais il est clair que les deux tiers de la France profonde sont du côté de l’Europe du sud.

Pour Hollande, c’est la minute de vérité. S’il laisse tomber les Grecs, il part dans l’Histoire du côté des socialistes qui ont voté les pleins pouvoirs au maréchal Pétain. Si les Grecs sont massacrés d’une façon ou d’une autre avec la complicité et la collaboration de la France, alors on saura que c’est la France de Pétain qui est au pouvoir.

Ce qu’on a vu depuis 2011, c’est l’incroyable obstination des élites européennes – et notamment des élites françaises néovichystes (laissez « néovichystes » !) : mélange de catholiques zombies, de banquiers et de hauts fonctionnaires méprisants – à faire durer ce système qui ne marche pas. L’euro est le trou noir de l’économie mondiale. L’Europe s’est obstinée dans une attitude d’échec économique incroyable qui évoque en fait un élément de folie

Le tragique réel de la situation, c’est que l’Europe est un continent qui, au XXe siècle, de façon cyclique, se suicide sous direction allemande. Il y a d’abord eu la guerre de 14, puis la deuxième guerre mondiale. Là, le continent est beaucoup plus riche, beaucoup plus paisible, démilitarisé, âgé, arthritique. Dans ce contexte ralenti, comme au ralenti, on est en train sans doute d’assister à la troisième autodestruction de l’Europe, et de nouveau sous direction allemande (...).

Propos recueillis par WILLIAM BOURTON

Publié ou mis à jour le : 2015-07-11 13:30:4

Lu sur Herodote.net

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9 juillet 2015 4 09 /07 /juillet /2015 22:59

Par · 9 juillet 2015

Nous serons fixés dimanche 12 juillet sur le sort réservé à la Grèce. Mais, il est possible de faire quelques remarques sur la situation actuelle, et en particulier sur sa « dramatisation », dont aujourd’hui les médias, en France comme Grèce, jouent largement. Cette dramatisation obéit à un rôle politique évident, alors que Jean-Claude Juncker a, une nouvelle fois, reçu à Bruxelles les responsables de deux partis d’opposition (Nouvelle Démocratie et To Potami), montrant ainsi le peu de cas qu’il faisait de la démocratie, alors que ces deux partis ont été vaincus lors du référendum du 5 juillet. Les autorités européennes jouent de cette dramatisation pour tenter de regagner le terrain qu’elles ont perdu à la suite de la massive victoire du « non » au référendum. Mais, cette dramatisation pourrait aussi servir à justifier une « capitulation » du gouvernement Tsipras, capitulation qui cependant le mettrait en difficulté devant l’ampleur du succès obtenu par le « non » au référendum. Il est clair que si le gouvernement grec acceptait en fin de compte l’inacceptable, soit les conditions léonines mises par l’Eurogroupe, et l’on comprend les raisons qui pourraient le pousser à le faire sans pour autant les accepter, il aurait quelques difficultés à faire ratifier cet accord devant le Parlement grec, sans le soutien de l’opposition. Disons le, cette capitulation, même présentée comme un « moindre mal » devant la paralysie qui gagne chaque jour un peu plus l’économie grecque, serait une capitulation devant les oligarchies européennes et grecques.

Pourtant, il y a bien une alternative à la capitulation, mais cette alternative aujourd’hui doit prendre des formes radicales.

 

La crise bancaire grecque

La crise bancaire grecque est largement le produit de l’action de la Banque Centrale Européenne qui a dans un premier temps limité son soutien puis dans un deuxième temps commencé à déprécier les collatéraux offert par les banques commerciales grecques. Cette crise est moins liée au contrôle des capitaux qu’à la raréfaction des liquidités dans l’économie grecque. Or, une économie moderne ne peut fonctionner sans liquidités. De fait, la Grèce se trouve dans la situation d’une entreprise solvable (elle réalise un excédent primaire) mais illiquide.

La solution face à cette déstabilisation programmée de l’économie et de la société grecque par l’institution monétaire chargée d’assurer la stabilité monétaire peut prendre deux formes. La première, qui est la plus radicale, consisterait en une réquisition de la Bank of Greece (la Banque Centrale). Cette solution permettrait de libérer les réserves de billets détenues tant à la Banque Centrale que sous le contrôle de la Banque Centrale dans les banques commerciales. La seconde solution passe par l’émission par le Ministère des finances de reconnaissance de dette qui seraient acceptées comme des titres de paiement par l’ensemble des administrations publiques. Que ce doit dans la première ou dans la seconde solution, la Grèce resterait formellement dans la zone Euro. Les reconnaissances de dette mises en circulation seraient bien entendu libellées en Euro.

Mais, il faut aussi comprendre que ces solutions rapprocheraient un peu plus la Grèce de la sortie de l’Euro. Si elle opère une réquisition, la BCE pourra prétendre que les traités ont été violés. Ils l’ont été, en réalité, du fait de l’action même de la BCE, ce qui est aujourd’hui clairement établi. Il ne faut cependant avoir aucun doute que, tant à la BCE qu’à l’Eurogroupe, on estimerait que ceci correspondrait à une rupture totale. Si la Grèce met en circulation des reconnaissances de dette, ces dernières subiront une décote, qui pourrait être d’autant plus importante qu’il n’y aurait nulle Banque Centrale pour en garantir la valeur. Dès lors, on ne manquerait pas de considérer ces « euros » émis par le Ministère des finances comme une deuxième monnaie, et la décote aurait valeur de préfiguration de celle d’une drachme que l’on ne manquerait pas, assez rapidement, de rétablir. En réalité, on peut douter que ces reconnaissances de dette soient réellement représentatives d’une nouvelle monnaie, adossée sur une véritable Banque Centrale. Quand on regarde la balance commerciale et la balance courante de la Grèce, on voit que si le pays devait retrouver sa monnaie, la dépréciation serait limitée par rapport à l’Euro, entre -20% et -25%. Mais, la dépréciation des reconnaissances de dette pourrait, quant à elle, atteindre -50% en raison de la limitation et des spécificités de la circulation à partir du Ministère des finances.

En fait, vouloir régler une crise de liquidité sans un contrôle sur la Banque Centrale est non seulement une ineptie mais encore une ineptie dangereuse. Quitte à devoir sortir de l’Euro, il vaut beaucoup mieux le faire de manière directe. C’est pourquoi, en réalité, la seule solution viable face à la déstabilisation actuelle et à la crise de liquidité n’est pas l’émission de reconnaissances de dette mais bien la réquisition de la Banque Centrale, mais aussi, très probablement, des principales banques commerciales. Ici, on voit que la solution en apparence la plus radicale constitue la solution la plus raisonnable. C’est l’une des caractéristiques des situations de crise.

Le gouvernement d’Alexis Tsipras devra se décider vite, et certainement d’ici le lundi 13 juillet.

 

Une sortie de l’Euro

On l’a dit, cette réquisition serait probablement le prétexte pour les autorités européennes pour acter l’expulsion hors de la zone Euro de la Grèce. Pour autant, ces autorités auraient un gros problème à régler. En effet, le gouvernement grec devrait affirmer sa volonté de faire un défaut total sur sa dette, au cas où il serait expulsé de la zone Euro. De toutes les manières, un défaut est nécessaire. La dette grecque, depuis 2010, a été essentiellement émise en droit « non grec ». C’est une différence fondamentale avec la situation de pays comme la France et l’Italie. La lex monetae ne pourrait alors pas s’appliquer. Il faudrait donc nécessairement procéder à un défaut sur au-moins 50% de la dette. Mais, si le défaut devait s’avérer total (ou atteindre à la fin des fins 80% de la valeur nominale de la dette), les conséquences pour les créditeurs ne seraient pas négligeables, surtout si on ajoute à ce défaut le poids des dettes dans le système de la BCE et les comptes Target2.

 

Encours de dette par pays, en milliards d’euros

  Total bilatéral + FESF + MES Eurosystème (incluant Target2) Total
Allemagne 63,5 31,1 94,6
France 47,9 24,4 72,3
Italie 42,0 21,3 63,3
Espagne 28,3 15,3 43,6
Pays-Bas 13,5 6,9 20,4
Belgique 8,1 4,3 12,4
Autriche 6,7 3,4 10,1
Finlande 4,4 2,2 6,6
Slovaquie 1,9 1,3 3,2
Portugal 1,8 3,2 5,0
Slovénie 0,9 0,6 1,5
Irlande 0,8 2,0 2,8
Estonie 0,5 0,3 0,8
Malte 0,3 0,1 0,4
Chypre 0,2 0,3 0,5
Total 220,8 116,7 337,5

Sources : BCE et Eurostat

 

La Grèce serait alors en bonne position pour négocier des conditions qui feraient de cette expulsion une sortie négociée (certes « ex post » et non « ex ante »). Ceci mettrait la Grèce dans de bonnes conditions pour retrouver une forte croissance. Elle pourrait utiliser une partie de l’excédent primaire pour faire les investissements dont elle a besoin d’urgence. De plus, avec une dépréciation de -20% à -25%, la Grèce redeviendrait extrêmement attractive pour les capitaux étrangers, que ce soit dans l’industrie (avec la réparation navale), l’agriculture ou le tourisme.

Il y a, à l’évidence, une vie hors de l’Euro, et une vie après un défaut. L’important est de savoir l’organiser au plus vite. Ce que la Grèce ne peut supporter par contre c’est la poursuite d’une situation sans issue, aggravée aujourd’hui par une crise complète des liquidités organisée par la BCE.

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9 juillet 2015 4 09 /07 /juillet /2015 22:20

BHL n'a pas l'air au courant.  C'est bizarre...

lettre de prison de Wafae CHARAF

Publié le par anonyme.  Lu sur Mouvement communiste international.

 lettre de prison de Wafae CHARAF

Traduction de la lettre de prison de Wafae CHARAF (aziz Hmoudane):

" Prison civile de Tanger.
Le 07 juillet 2015.
La Détenue Politique Wafae CHARAF.
N° d’écrou : 92694
A deux jours d’une année entière de détention politique revancharde qui m’a frappée à cause de mon action politique au sein de la jeunesse du Parti la Voie Démocratique, pour les Droits Humains à l’AMDH et de masse au sein du glorieux mouvement Marocain du 20 février ainsi qu’aux différentes luttes ouvrières et populaires de la Ville. Et après une année entière de détention dans des conditions rétrogrades et inhumaines, en l’absence de simples droits des prisonniers, et où les exactions quotidiennes graves sont pratiquées à l’encontre des détenu-e-s tels que les agressions physiques, les privations des visites, les manques de soins et une insupportable sur-occupation...,J’étais surprise mardi 07 juillet par les agressions et les insultes violentes du nouveau Directeur à l’égard d’une prisonnière. Cette attitude qui m’a écœuré m’a amené à intervenir auprès de lui pour attirer son attention sur la gravité des ses agissements criminels illégaux à l’encontre de cette prisonnière. Mon intervention - ne lui ayant pas plu - a provoqué la réaction hystérique de l’un de ses fonctionnaires proférant des insultes à mon égard et à celui de l’ensemble des prisonnières
En conséquence - et en dénonçant les comportements sauvages du Directeur et de l’un de ses fonctionnaires, en protestant contre la dégradation des conditions au sein de cette misérable prison et en demandant que ces pratiques portant atteintes à la dignité et aux droits humains cessent - je déclare entamé une Grève de la Faim préventive de 48h à partir du 8 juillet. Je réitère ma demande aux organisations des droits humains Nationales et Internationales de dénoncer les exactions graves dans les prisons et la revendication de l’amélioration des conditions des prisons afin qu’elles soient des centres d’apprentissage et d’insertion et non des lieux de destruction de l’Humain.
Là où nous nous sommes, nous continuons à lutter et sans concessions pour nos droits "

source:facebook

Publié dans afrique

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7 juillet 2015 2 07 /07 /juillet /2015 22:38

Vers une grève massive des personnels du métro londonien contre les conditions du transport de nuit

Vers une grève massive des personnels du métro londonien contre les conditions du transport de nuit

Vers une grève massive des personnels du métro londonien contre les conditions du transport de nuit

MlN pour Solidarité internationale PCF, 7 juillet 2015

Ceux qui aiment Wimbledon iront à pied ou en voiture. Une grève du métro londonien, à l’appel de 4 organisations syndicales dont le syndicat de lutte RMT et le syndicat corporatiste des conducteur, Aslef, est démarrera le 8 juillet au soir. Elle s’annonce d’une ampleur inédite depuis 10 ans. 20.000 agents se sont portés grévistes. Le réseau devrait être complètement paralysé.

La lutte londonienne porte sur les conditions du prolongement de la circulation des lignes toute la nuit le week-end à partir de septembre. Il pose de nombreux problèmes d’organisation, notamment pour l’entretien des voies, pour la sûreté, pour la sécurité. Il menace la santé, les conditions de travail et les conditions de vie des personnels.

Les agents londoniens n’entendent pas être les victimes de la nouvelle organisation. La société « London Underground », branche métro de « Transport of London » a conclu les négociations par un ultimatum. Ses dernières concessions – une prime forfaitaire de 2000 livres (2800 euros) aux seuls conducteurs et une augmentation de 2% cette année – sont jugées « diviseuses et inacceptables » par le secrétaire général du RMT, Nick Cash, qui dénonce également le manque d’embauche d’agents dans les stations, notamment les plus difficiles.

Le mouvement pourrait faire jonction avec d’autres grèves annoncées ce week-end dans les chemins de fer, à l’appel du RMT, dans les compagnies privées « First Great Western » et « Southern Rail ». Le gouvernement conservateur de David Cameron promet de restreindre encore le droit de grève…

La proposition d’étendre à la nuit la circulation des métros, en commençant par le week-end est régulièrement émise également à Paris, notamment par Anne Hidalgo. Présentée comme une liberté supplémentaire de déplacement, l’extension la nuit des métros correspond surtout à la volonté patronale de banaliser le travail de nuit, comme le travail du dimanche.

La lutte londonienne ne peut que nous en intéresser qu’encore davantage.

Pour adresser des messages de soutien au syndicat RMT du métro de Londres : http://www.rmtlondoncalling.org.uk/

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