Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

Rechercher

Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
17 février 2016 3 17 /02 /février /2016 11:38
[CGT ÉNERGIE PARIS] Pour la reconquête du SERVICE PUBLIC , grève à EDF le 18 février 2016
[CGT ÉNERGIE PARIS] Pour la reconquête du SERVICE PUBLIC , grève à EDF le 18 février 2016

LE TRACT en PDF ci-dessous: 

[CGT ÉNERGIE PARIS] Pour la reconquête du SERVICE PUBLIC , grève à EDF le 18 février 2016

ÉNERGIE : LA GRANDE CASSE !

 

Jeudi 18 février 2016 , les salariés des Industries Electriques et Gazières seront, pour la cinquième fois depuis le mois de septembre, dans l'action. Ils seront rejoints ce jour-là par ceux d'AREVA qui subissent à l'heure actuelle un Plan Social d’Entreprise et dont la politique gouvernementale risque fort de conduire à la privatisation de l'entreprise et à terme à la fermeture des sites de production.

 

Aucune catégorie de salariés, aucun métier, aucun secteur, aucune entreprise n'est épargnée. C'est tout le secteur énergétique qui est en crise et qui risque de fragiliser encore plus notre économie. En laissant démanteler ce secteur stratégique, les dirigeants des entreprises et le gouvernement portent une lourde responsabilité, alors même qu'ils ne seront plus là pour assumer les conséquences de leurs décisions. Ce n'est pas de cette manière que la courbe du chômage va s'inverser. Le tissu industriel déjà mal en point souffrira beaucoup des conséquences de ce gâchis industriel.

 

Il n'y a pas de fatalité. La production d'énergie doit se faire grâce à des moyens de production, de transports, de distribution modernisés. Les évolutions doivent être anticipées afin que les salariés puissent être au centre de ces transformations. La recherche permettra d'adapter les outils de travail.

 

Le 18, le CCE d'EDF statuera sur l'avenir de plusieurs centrales de production thermique. Il est question de la fermeture de la centrale de Porcheville et de la réduction d’activité de celle de Cordemais alors que cette production reste nécessaire pour passer les pointes de consommation et permettre l’incorporation d’énergies intermittentes sur le réseau. Tout doit être mis sur la table avec les salariés afin de mettre en place le meilleur bouquet énergétique à un instant donné, prenant en compte les facteurs économiques, sociaux et environnementaux.

 

Les salariés des centrales thermiques en grève se rassembleront sur le site EDF de Carré Vert (45 rue Kléber à Levallois-Perret) où se déroulera la réunion du CCE d'EDF SA et exigeront des réponses des dirigeants.

 

Les quatre organisations syndicales d’EDF convient la presse :

Jeudi 18 février 2016 à 11h

Site EDF de Carré Vert (45 rue Kléber à Levallois-Perret)

 

D'autres actions et rassemblements auront lieu dans toute la France.

 

Les salariés de CGG se rassembleront devant le Ministère de l'Industrie pour porter des projets alternatifs aux suppressions d’emplois envisagées.

 

Philippe MARTINEZ, Secrétaire Général de la CGT, sera présent sur le piquet de grève de la centrale nucléaire de Paluel (Seine-Maritime) , jeudi 18 février 2016, à 13h.00

 

SOURCE:

 

Partager cet article
Repost0
20 décembre 2015 7 20 /12 /décembre /2015 22:50
Projet de traité TiSA : la libéralisation des services en contradiction totale avec les objectifs climatiques

Alors que se tenait à Paris la COP21, Wikileaks a révélé plusieurs documents relatifs au projet de traité TiSA de libéralisation des services (petit frère du Tafta), et en particulier à ses chapitres relatifs aux services énergétiques et aux transports. Ces documents illustrent une nouvelle fois la contradiction frappante entre les objectifs climatiques affichés par la communauté internationale et la réalité de la dérégulation, qui met à mal la possibilité de jamais les atteindre.

« C’est la grande arnaque du changement climatique. A l’heure où des objectifs modestes sont actuellement débattus dans la capitale française, les moyens de les atteindre sont quant à eux négociés à Genève dans l’intérêt des plus grandes entreprises de la planète », résume Rosa Pavanelli, Secrétaire générale de l’ISP, fédération syndicale internationale des services publics. « Les raisons pour lesquelles nos gouvernements cherchent à dissimuler ces négociations en les menant dans le plus grand secret, apparaissent de plus en plus évidentes. »

Alors que se discutait à Paris le futur accord intergouvernemental sur le climat finalement adopté le 12 décembre, les représentants d’une vingtaine de pays et de l’Union européenne continuaient à négocier dans le plus grand secret le traité TiSA (Trade in Services Agreement, Accord sur le commerce des services), qui vise à libéraliser le commerce des services, en dehors du cadre de l’OMC jugé trop contraignant (lire notre enquête). Pour ses critiques, le projet de traité TiSA vise ni plus ni moins qu’à priver les États de tout contrôle sur le secteur des services, en donnant le pouvoir aux grands groupes mondialisés. Avec pour conséquence de remettre en cause les objectifs de politique publique affichés par ces États et par la communauté internationale.

Comme cela avait déjà été le cas il y a quelques mois, Wikileaks a rendu public un certain nombre de documents relatifs aux négociations du TiSA. Ces documents confirment les pires craintes. On y voit notamment les négociateurs norvégiens et islandais mettre en garde contre les excès de la libéralisation du secteur de l’énergie, comme le souligne Mediapart :

Mais que contient donc le projet concocté par les grands négociateurs, pour que la Norvège et l’Islande tiennent aussi à rappeler que « les engagements pris en matière de libéralisation des services à l’énergie ne limitent en aucune façon la souveraineté ou les droits des parties sur les ressources énergétiques » ? Les deux pays prennent le soin de préciser les droits exclusifs que les pays sont en droit de conserver, selon eux. Ils préconisent ainsi que les États gardent des droits exclusifs « pour déterminer les zones géographiques qui peuvent faire l’objet d’exploration, de développement et d’exploitation de ses ressources énergétiques, de déterminer le rythme auquel ces ressources sont réduites ou exploitées, d’arrêter et de bénéficier des taxes, royalties et tout autre paiement liés à ces explorations et exploitations, de réglementer les aspects environnementaux et sanitaires de ces exploitations, de pouvoir participer à des projets d’exploitation et d’exploration, entre autres, à travers des participations directes du gouvernement ou au travers des entreprises d’État ».

Cette simple énumération fait un peu froid dans le dos. Est-ce seulement une précaution de juristes et d’avocats estimant que les choses vont mieux en les disant qu’en les taisant afin d’éviter toute contestation ultérieure ? Ou est-ce que les négociateurs de Tisa entendent aller beaucoup plus loin dans les remises en cause des prérogatives des États dans ces domaines ?

Lire la suite de cet article sur le site de Mediapart (abonnement).

Le constat est le même dans le secteur des transports : les documents révélés par Wikileaks démontrent une volonté de libéraliser totalement le transport routier et de mettre fin aux garde-fous sociaux et environnementaux institués par les États.

Comme le rapporte le Guardian, les négociateurs du Tisa envisagent également d’introduire le principe de la « neutralité technologique » dans le secteur énergétique. Autrement dit, les gouvernements n’auraient plus le droit de favoriser, à travers leurs subventions ou réglementations, tel type d’énergie - comme le solaire ou l’éolien - au détriment d’autres ,comme les énergies fossiles et en particulier le gaz de schiste. Les litiges éventuels entre États et entreprises à ce sujet seraient réglés par des tribunaux privés.

C’est donc une nouvelle illustration de l’incompatibilité entre libéralisation commerciale et efficacité climatique, que soulignent de nombreux militants syndicaux et écologistes, dénonçant le « double discours » de l’Europe en particulier.

Olivier Petitjean

Partager cet article
Repost0
14 décembre 2015 1 14 /12 /décembre /2015 23:30

 

Le président de la COP 21, Laurent Fabius, a présenté l'accord final sur le changement climatique comme « Un accord différencié, juste, durable, dynamique, équilibré et juridiquement contraignant ». Le consensus obtenu est effectivement une prouesse diplomatique sans précédent dans la longue liste des conférences internationales sur l'environnement depuis la conférence de Stockholm en 1972.

Toutefois, ce triomphe aura été payé très cher du point de vue éco-climatique.

 

COP 21: VICTOIRE DIPLOMATIQUE, RECULS SUR LE CLIMAT

 

L'expression incrédule du visage de Laurent Fabius devant l'enthousiasme des participants à la séance de clôture montrait éloquemment qu'il était politiquement ravi mais perplexe devant l'accueil d'un accord en tel recul devant les ambitions affichées lors de la séance d'ouverture.

Un détail aurait dû alerter les observateurs dès le commencement : la presse audio-visuelle française aura vu la disparition de la plupart des climatologues – dont Jean Jouzel vice-président du GIEC et Hervé Le Treut, de l'Académie des sciences. Ils ont été abondamment remplacés par les politiciens habituels ou les aventuriers professionnels, familiers des hautes latitudes et des studios de télévision.

 

Leadership des Etats-Unis ? Oui, mais pour les gaz de schiste !

 

Un moment assez comique a semble-t-il échappé à beaucoup d'enthousiastes de la COP 21 : le 12 décembre Barack Obama a fait l'éloge, depuis Washington, du résultat acquis sous «le leadership des Etats-Unis», présenté comme à la pointe du combat écologique. Ceci dit sans rire, au moment où l'extraction des gaz de schiste (combustible fossile s'il en fut) provoque dans ce pays des désastres environnementaux sans précédent...

L'accord final affiche des intentions plus ambitieuses que l'objectif initial qui visait à limiter le réchauffement sous le seuil des 2°C. Il s'agirait de le maintenir «largement» en-dessous, par rapport aux niveaux pré-industriels, et de tenter de le baisser encore pour tendre vers les 1,5°C. L'expression «Par rapport aux niveaux pré-industriels» est dérisoire puisque à l'époque du «petit âge glaciaire» le réchauffement n'était pas à l'ordre du jour. La grande crainte des «savants» et du public était alors le refroidissement par «mort thermique de l'univers».

Toutefois, la faiblesse de l'objectif de réduction des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES) est évidente puisqu'il est seulement question d'établir un «pic» des émissions de GES «dès que possible» ce qui est loin d'être contraignant, on en conviendra. Les ambitions antérieures, qui visaient à diminuer de 70 à 95 % des émissions de GES, ont été abandonnées, et c'est précisément ce genre de recul qui a rendu l'accord «historique» possible. Les «parties» sont même parvenues à fixer comme objectif, non plus une réduction des émissions, mais simplement de les équilibrer par des «puits» de carbone. On sait en effet que les plantes en croissance ainsi que le plankton des océans, sont des «puits» qui réduisent le taux de carbone atmosphérique. On observe aussi que cet objectif fort modeste n'est envisagé que pour la seconde moitié du XXIe siècle...

Quant à la Commission européenne, un document interne rendu public par des organisations de la société civile révèle les instructions données par Bruxelles à ses négociateurs de refuser que le futur accord climatique puisse imposer des limites au commerce. Il s'agit d'une note présentée par la DG Climat au Comité de la politique commerciale du Conseil, le 20 novembre dernier en amont du sommet de Paris de la COP21.

 

L'accord de Paris est loin des recommandations du GIEC

 

Nous sommes très en-deçà des recommendations des experts du GIEC qui établissent la nécessité d'une baisse des émissions mondiales des GES située entre 40 et 70% d'ici à 2050, si l'on veut éviter un dérèglement du climat selon eux incontrôlable.

Le texte de l'accord final reconnaît «la différentiation», c'est-à-dire le fait que les pays du Sud, qui polluent moins que ceux du Nord, doivent recevoir des aides de ceux-ci. Et par conséquent qu'« un soutien doit être apporté aux pays en développement » par les nations les plus avancées au plan économique. C'est juste, mais l'idée avait déjà été formulée dans la Convention-cadre de la conférence de Rio de Janeiro, en 1992, sans être suivie de résultats notables. La promesse avait été renouvelée en 2009. Aujourd'hui, l'annonce d'une aide annuelle de 100 milliards de dollars (jusqu'en 2020) aux pays en développement prétend faire l'effet d'un coup de tonnerre.

Il s'agit pourtant d'un somme dérisoire, équivalente à quelques heures seulement de spéculation financière dans le monde. Sans compter qu'il n'est aucunement précisé ce que seront les sources de cette aide présumée : des dons ? Ou des prêts bancaires qui alimenteraient encore les dettes de pays pauvres ? L'accord de Paris ne le précise pas, tout en laissant entendre que cette «aide» doit être envisagée comme un «plancher», et qu'elle pourrait être augmentée. Nous verrons si cela se produit, et surtout à quelles conditions les emprunts devront être remboursés.

 

L'accord de Paris n'est pas contraignant

 

Aujourd'hui, 190 Etats sur 195 se sont engagés à des réductions d'émissions de GES qui inscriraient le réchauffement dans une trajectoire atteignant les 3°C. Une concession qui situe la planète dans des perpective qualifiées il y a peu de «catastrophiques». D'autant que ces «engagements» n'ont aucun caractère contraignant, ce qu'il y a peu représentait une ligne rouge entre l'acceptable et un désastre climatique annoncé. Il est désormais clair que les participants à la COP 21 ont renoncé à beaucoup des ambitions dont ils étaient porteurs en arrivant à Paris. N'oublions pas que l'accord dont il est question n'entrera en vigueur qu'en 2020 et qu'à «tout moment après un délai de trois ans à partir de l'entrée envigueur de l'accord pour un pays», celui-ci pourra s'en retirer. Sachant que pour le seul protocole de Kyoto (1997), auquel personne ne croit plus sauf quelques fonctionnaires internationaux administrativement concernés, les émissions anthropiques de GES ont augmenté de 40 % (alors qu'elle auraient dû être réduites de 5,2 % en 2012), on craint le pire pour l'accord «historique» de Paris...

 

Pascal Acot

 

P. Acot a notamment publié :

Histoire du Climat, Perrin, 2003, traduit en espagnol, italien, chinois, tchèque.

Catastrophes climatiques, désastres sociaux, 2006, Presses Universitaires de France, traduit en italien.

Climat, un débat dévoyé ? (postface de Pierre Lévy), 2010, Armand Colin.

 

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
4 décembre 2015 5 04 /12 /décembre /2015 17:56
Salut les COP-ains ! (l'éditorial de RUPTURES du 27/11/2015)

On ne pouvait rêver meilleur prologue. Symboliquement, un mois avant l’ouverture de la dite COP21 – cette grand-messe mondialisée qui démarre ce 30 novembre à Paris et doit préparer les futurs sacrifices offerts au dieu Climat – la France officielle, hôte de l’événement, a puni un mécréant. Fin octobre, Philippe Verdier, chef du service météo de France 2, a été mis à la porte pour avoir publié un ouvrage allant contre les vérités officielles sur le réchauffement de la planète. Une telle sanction, dans un service public emblématique, n’a pu être prise sans l’assentiment au moins tacite des plus hautes autorités de l’Etat. Notons au passage qu’un tel licenciement ne peut que conforter les milliers de patrons qui aspirent à se débarrasser des fortes têtes au sein de leur entreprise.

Cet événement est scandaleux ; il est inquiétant ; plus profondément encore, il doit faire réfléchir sur l’état actuel de notre « démocratie », entre temps placée sous état d’urgence. Scandaleux tout d’abord parce qu’il s’agit d’une punition infligée pour délit d’opinion. Pire encore : si l’affaire a fait quelque bruit, elle n’a soulevé que de maigres réserves, voire de discrets applaudissements, parmi les défenseurs habituels des droits de l’Homme, jusqu’au sein même des syndicats de journalistes. La raison évoquée par la patronne de France Télévision est éclairante : M. Verdier s’est prévalu de sa qualité de journaliste à France 2 pour promouvoir son livre (hors antenne, faut-il le préciser ?). S’il avait écrit le énième ouvrage plaidant pour préserver le climat en excipant de cette même qualité, aurait-il été limogé ? Poser la question suffit à caractériser l’état d’esprit des modernes inquisiteurs.

Et c’est bien ce qui doit inquiéter, au-delà même du thème en cause. Ce licenciement illustre brutalement le développement de ce qu’il faut bien nommer une police de la pensée. En Allemagne, le nouveau patron du grand syndicat IG-Metall vient d’appeler à virer les travailleurs qui exprimeraient des affirmations hostiles aux étrangers ; ainsi le (nécessaire) combat contre le racisme pousse désormais un dirigeant syndical à souhaiter… licencier des salariés – une première. En France, la Cour de cassation vient de confirmer une condamnation pénale contre des citoyens s’étant exprimés en faveur du boycott des produits israéliens ; ici, une (juste) cause est réprimée par la criminalisation de l’action militante. On pourrait multiplier les exemples – et les lois dites « mémorielles » avaient en quelque sorte légitimé la démarche : substituer l’argument d’autorité, voire la répression, au nécessaire débat ou combat idéologique.

C’est précisément ce qui doit faire réfléchir sur l’état actuel de la « démocratie », un terme qui a été détourné (par exemple, on parle de la « démocratisation » de la marijuana) puis vidé de son sens réel : le pouvoir du peuple. Les discours subordonnant ladite démocratie au respect du Bien, ou du Vrai se multiplient et se banalisent.

Certes, la volonté d’« encadrer » la démocratie est aussi vieille que celle-ci : pour les pouvoirs en place, la morale, ou bien l’expertise, devraient surplomber la volonté populaire. L’intégration européenne est l’archétype de cette soumission : annulation de référendums, mise en place de tutelle sur les gouvernements nationaux, institutions « indépendantes »… des citoyens. Les discours justifiant cet encadrement – cette confiscation – sont quotidiens.

Or s’il y a bien un domaine qui relève désormais du sacré, et où la répression du blasphème s’impose sans vergogne, c’est bien celui du climat. Qui ne communie pas dans la nécessité de sauver la planète, et plus généralement de préserver l’environnement, de défendre la nature, mérite d’être brûlé (symboliquement seulement, pour éviter une empreinte carbone excessive) en place publique. Il n’est que de constater l’extraordinaire intolérance dont font preuve les environnementalistes dès lors que leurs lignes rouges sont franchies.

Mais ce refus scandalisé du débat, et la violence (rhétorique, puis réelle) utilisée pour étouffer celui-ci, sont finalement cohérents : en matière de pouvoir, l’ordre naturel est la loi de la jungle. Et la démocratie est fondamentalement la volonté de dépasser les inégalités naturelles des individus par l’affirmation de l’égalité politique des citoyens, et la légitimité de leur volonté majoritaire. Un progrès de la civilisation humaine qui est donc par essence contre-nature.

C’est cela, au fond, que nos modernes Torquemada ne peuvent supporter.

Pierre Lévy

(éditorial paru dans l’édition du 27 novembre 2015 de RUPTURESabonnez-vous pour recevoir cette édition, si ce n’est déjà fait…)

 

Partager cet article
Repost0
26 octobre 2015 1 26 /10 /octobre /2015 16:42
Wiebe Eekman

Le GIEC (le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat de l'ONU) a un nouveau président. Malheureusement, il ne fait pas partie de ceux pour qui la justice sociale est fondamentale. Avec un passé au service de multinationales comme Exxon et Hyundai, c’est principalement vers les entreprises que le Sud-coréen Hoesung Lee compte se tourner pour trouver des solutions. De quoi s’inquiéter.

Dubrovnik, Croatie, 7 octobre 2015. Le groupe d’experts intergouvernemental de l’ONU sur l’évolution du climat (GIEC) s’est réuni pour élire un nouveau président et un nouveau conseil d’administration. Ce n’est pas là une simple formalité, puisque ce vote va en grande partie déterminer la politique future du GIEC. Ils sont six à avoir présenté leur candidature à la présidence. Au second tour, ils ne sont plus que deux candidats : le Sud-coréen Hoesung Lee et le Belge Jean-Pascal van Ypersele. Les deux occupent le poste de vice-président du GIEC depuis plus de vingt ans.1

140 pays ont participé à l’élection. Ce sont les gouvernements qui votent. Chaque pays a droit à une voix. Hoesung Lee a obtenu 78 voix contre 56 pour van Ypersele, qui n’a pas non plus été réélu comme vice-président. Ce qui est très inquiétant.

Le progressiste van Ypersele

Jean-Pascal van Ypersele est un scientifique et professeur à l’UCL, spécialiste de l’évolution du climat. Depuis toujours, il est connu pour sa grande diplomatie. Trop grande diplomatie, estiment certains, notamment car il aime à répéter que le GIEC a pour mission de fournir des informations, mais qu’il ne peut prescrire la politique à mener.

Cela dit, force est de constater que van Ypersele est plutôt favorable à une politique progressiste de gauche. Il défend ardemment les principes de justice sociale et d’équité des pays riches envers les pays plus pauvres.2 Jamais il n’est intervenu contre les mouvements pour la défense du climat ou les syndicats. En 2013, lorsque des centaines de manifestants belges se sont rendus à bord du Climate Express à Varsovie, où se tenait une conférence climatique, il est venu personnellement saluer les militants.

Commerce d’émissions

Le nouveau président Hoesung Lee ira-t-il lui aussi à la rencontre des militants ? Il est permis d’en douter. Contrairement à van Ypersele, il n’est pas question de justice sociale et d’équité dans son discours, mais plutôt de coopération avec toutes les « parties prenantes », et surtout les forces industrielles et financières. Du capitalisme vert, pourrait-on dire.

Cela n’a rien d’étonnant : Hoesung Lee n’est pas un scientifique spécialisé dans le climat, mais un gestionnaire économique qui a gagné ses galons auprès de multinationales comme Exxon et Hyundai. Sa solution pour sauver le climat ? Augmenter le prix de l’énergie grâce au commerce d’émissions ou encore appliquer des taxes sur le carbone. Ces mécanismes de marché ont pourtant récemment démontré qu’ils sont inefficaces sur le plan écologique et injustes sur le plan social. Van Ypersele a pour sa part toujours préconisé la piste de la solidarité et de la coopération.

Clash

Depuis les négociations de Copenhague en 2009, les forces de droite mènent une offensive au sein du PNUE (Programme des Nations Unies pour l’environnement) et suivent une orientation procapitaliste. Beaucoup - et notamment les syndicats, les mouvements pour la défense du climat dans les pays en développement, des auteurs comme Naomi Klein, etc. - ont démontré que l’organisation capitaliste de notre société est à l’origine non seulement des problèmes sociaux, mais aussi du problème climatique. Le Sommet mondial des Nations Unies à Rio de Janeiro, en 2012, a abouti à une nette rupture entre deux tendances. Depuis, les choses n’ont cessé d’empirer.

Sous prétexte que « tout le monde doit apporter sa pierre à l’édifice », les grandes multinationales, qui sont responsables de plus de 60 % des émissions, ont été incorporées dans les organes où sont prises les décisions. Alors que la présence des syndicats et des ONG, en tant que représentants des citoyens, est très limitée.

Sponsors

Récemment on a annoncé « qu’il n’y avait pas suffisamment d’argent » pour organiser la conférence climatique à Paris. En réalité, c’était un simple prétexte pour pouvoir faire intervenir de grandes multinationales comme Total, General Motors et ArcelorMittal en qualité de sponsors.

192 pays participeront à la Conférence de Paris. En élisant Hoesung Lee, 78 d’entre eux ont déjà laissé entendre qu’ils étaient plutôt favorables à une politique de droite. Reste à espérer que, sur les 58 pays qui n’ont pas participé au vote à Dubrovnik, beaucoup viendront rejoindre les 56 pays qui ont voté pour van Ypersele, et donc plutôt en faveur d’une politique de gauche.

Tout cela constitue une raison supplémentaire d’organiser des manifestations pour soutenir les forces progressistes. L’objectif du Climate Express est d’emmener 10 000 Belges manifester le dimanche 29 novembre à Paris. Des cars sont prévus des quatre coins de la Belgique. Vous pouvez vous inscrire ici.

1 http://www.ipcc.ch/news_and_events/docs/ipcc42/151006_election_of_new_chair.pdf

2 http://www.elic.ucl.ac.be/modx/jvp/assets/teclim/vanyp/docs/candidature/Key_Messages_Presentation_JP_van_Ypersele_Dubrovnik.pdf

Partager cet article
Repost0
27 juillet 2015 1 27 /07 /juillet /2015 07:10
27 juil 2015

Excellent article du Canard

Des échanges de mails révèlent comment l’industrie chimique a torpillé l’interdiction des perturbateurs endocriniens. Un récit perturbant…

Ce n’est plus du lobbying, c’est de l’art… A Bruxelles, l’industrie chi­mique a réussi à saboter l’interdic­tion des perturbateurs endocriniens. Ces composés chimiques que l’on retrouve par­tout, dans les plastiques, les tapis, les den­tifrices, les cosmétiques, les pesticides, et qui sont soupçonnés d’être responsables, même à très faible dose, de cancers, de troubles de la croissance et autres menus dégâts sur la santé.

Avec une maestria qui laisse baba, les lobbies ont reporté l’échéance d’au moins quatre ans. Dans un rapport rédigé en an­glais et publié le 20 mai, une organisation indépendante, Corporate Europe Observatory, dévoile les coulisses de ce feuille­ton. Des coulisses pas faciles à visiter : il a fallu deux ans à la journaliste française Stéphane Horel, coauteure du rapport, pour obtenir des milliers de pages de documents et plusieurs courriels croquignolets…

Experts gavés

Février 2013. L’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa, en anglais) s’apprête à publier un rapport étonnam­ment sympa pour l’industrie. A vous don­ner envie de déguster du perturbateur endocrinien au petit dej ! Pas si surprenant, en réalité : près de la moitié des 18 experts qui tiennent le stylo ont des liens d’intérêt étroits avec l’industrie, via des animations de colloques, des travaux de recherche ou des boulots de consultant, et les chèques qui vont avec. Manque de bol, au même moment, le 19 février exactement, le Programme des Nations unies pour l’en­vironnement (PNUE) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) publient leur propre rapport. Et leur conclusion dépote :

Les perturbateurs endocriniens constituent « une menace globale » sur la santé, « qui impose de trouver une solution ». C’est clair et tranché.

Avec leur avis tiédasse, les experts de l’Efsa ont l’air malin ! Et ils s’en rendent vite compte. Le 20 février, dans un courriel à ses confrères, l’un d’eux gémit : « Chers collègues, la vie est compliquée… Il est presque embarrassant de comparer notre version actuelle avec le rapport de l’OMS / PNUE. » Et de se lamenter, en dé­voilant toute leur cuisine, au passage : « Quand le rapport de l’OMS / PNUE sou­ligne certaines caractéristiques des pertur­bateurs endocriniens et les signale comme spécifiques, notre rapport, au contraire, les minimise (sic) ou évite de les mentionner (re-sic). »

L’humiliation ne s’arrête pas là :

Quand le rapport de l’OMS / PNUE par­vient à la conclusion que la méthode traditionnelle d’évaluation des risques des pro­duits chimiques est inadéquate [pour les perturbateurs endocriniens], nous arrivons à la conclusion exactement opposée. » Notre expert n’a plus qu’à se planquer sous la table : « Je suis heureux de ne pas avoir à être présent à la conférence de presse (…) pour défendre le rapport actuel (…), sachant que l’auditoire aura lu le rapport de l’OMS. Un vrai cauchemar !» Seule solution, sou­pire ce grand déprimé : « refaire notre rap­port ou, au moins, le modifier de manière significative… » Scientifiquement, bien sûr. Pif, paf, pouf, à quoi ça tient, la santé de 500 millions d’Européens…

Partager cet article
Repost0
23 juillet 2015 4 23 /07 /juillet /2015 13:53
VIDEO - du fumier et des poulets déversés par les agriculteurs au Havre

Les agriculteurs en colère ont déversé du fumier et des morceaux de poulet devant la mairie du Havre ce mercredi 22 juillet 2015.

  • Par Mathilde Riou
  • Publié le 22/07/2015 | 16:56, mis à jour le 22/07/2015 | 18:27

© David Frotté

© David Frotté

 

La ville du Havre n’est pas épargnée par la colère des agriculteurs. Ce mercredi 22 juillet, des éleveurs ont déversé devant l’hôtel de ville du fumier et de morceaux de poulet surgelés.Ces produits en provenance du Brésil ont été interceptés sur le pont de Normandie.
 

 

© David Frotté

© David Frotté

VIDEO : le reportage de David Frotté et Hervé Guiraudou avec les interviews de : Martial Prud'homme, agriculteur à Octeville-sur-Mer Régis Vincent, agriculteur à Octeville-sur-Mer Sébastien Dégenétais, président de l'Union syndicale agricole du canton de Montivilliers

A Rouen les agricluteurs ont déversé devant la préfecture des produits agro-alimentaires d'origine étrangère saisis chez les grossistes ou dans les grandes surfaces.

Partager cet article
Repost0
23 juillet 2015 4 23 /07 /juillet /2015 10:50
Alors que l'on n'entend sur les chaînes et les radios que les responsables de la FNSEA dont les positions fort libérales ( ils veulent davantage de "compétitivité" pour exporter encore plus ) et fort européistes sont néfastes à terme pour les petites et moyennes exploitations familiales, nous mettons en ligne une déclaration de la Confédération paysanne, relevée sur le site de cette dernière.  Nous partageons quasiment toutes ses analyses excepté ses illusions sur la possibilité que l'UE puisse réorienter la politique agricole vers un autre modèle.  L'expérience grecque invite à comprendre que toute réorientation ou remise en cause des positions pro-libérale et pro-capitaliste de l'UE se heurte au carcan des institutions européennes.  Et invite donc à en sortir pour progresser.
Confédération paysanne

Plan d'urgence pour l'élevage : De l'essence dans le moteur mais un plan en panne de solutions durables



22.07.2015 Le plan de soutien aux éleveurs surendettés, notamment les jeunes, est certes nécessaire à court terme, cependant il ne doit pas servir à maintenir un système à bout de souffle et passer sous silence que tous les éleveurs sont aujourd'hui en crise, concernés par la baisse généralisée des prix.
 

Pour résoudre durablement cette crise, il faut stopper net cette politique de libéralisation délibérée qui a poussé au surendettement et met aujourd'hui en péril des dizaines de milliers d'éleveurs. On continue à favoriser la saturation des outils de production des entreprises agroalimentaires au détriment des éleveurs et des territoires.

Par ailleurs, il est illusoire de réactiver le mirage de l'export, dont les aléas (embargo russe, contraction des débouchés chinois) sont en grande partie responsables de la crise actuelle. Cela devient carrément cynique quand Manuel Valls envisage de profiter de la faiblesse actuelle des grecs pour conquérir leurs marchés agricoles.

Et que dire enfin du silence sur les accords de libre-échange en cours de négociations avec les États-Unis et le Canada. Aucun avenir pour les paysans européens face aux méga fermes-usines nord-américaines !

Le bon sens économique et paysan appelle à s'attaquer aux causes profondes de ces crises récurrentes, notamment par la maîtrise des volumes au niveau européen et la réorientation des politiques agricoles vers un autre modèle.

Ces aides seront donc à fonds perdus, comme la Cour des comptes en fait état dans son rapport, et ne serviront qu'à financer la restructuration et le plan de licenciement de l'agriculture à taille humaine mis en place par les industries agro-alimentaires.

Partager cet article
Repost0
2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 15:22

Mis en ligne le 29 Avril.

 

Michel El Diablo

TOTAL casse le raffinage Le GOUVERNEMENT laisse faire

En 5 ans, la France a perdu 24% de sa capacité de raffinage, un tiers des raffineries a disparu et 2500 emplois directs ont été supprimés. La liste des fermetures de raffineries ne cesse de s'allonger : 2009 raffinerie de Dunkerque, 2010 celle de Petroplus à Reichstet (Bas Rhin), 2012 Petroplus à Petite Couronne (Seine Maritime), 2014 LyondellBasell à Berre, etc.

Total veut amputer la capacité de raffinage de la France de 7 millions de tonnes annuelles et nous ravitailler depuis ses raffineries du Quatar et d’Arabie-saoudite. Le gouvernement laisse faire. Ce n’est pas l’Etat qui détermine la politique pétrolière mais Total qui ne veut garder que trois raffineries en Europe.

Total a annoncé un plan de restructuration de son activité raffinage en France. Deux raffineries sont concernées celle de La Mède (Bouches du Rhône) et de Donges (Loire Atlantique). Le site de La Mède cesserait toute activité de raffinage d'ici fin 2016 pour devenir une unité de production de biocarburant. Coût de l'opération pour les travailleurs : 178 emplois sur les 430 actuels disparaîtront, et combien d'emplois indirects?

Pour Donges la stratégie de Total est différente. La raffinerie qui emploie 680 salariés et génère 1500 emplois indirects est un pôle d'activité crucial pour la région : 1 emploi à Total, c'est 5 emplois au port chez les sous-traitants. Total se livre à un chantage : Il maintiendra son activité sur le site, investira 400 millions d'euros dans une unité de sulfuration pour produire des carburants à faible teneur de souffre, il y est contraint pour répondre aux normes. Mais en revanche il exige que l'Etat et les collectivités territoriales financent à hauteur des 2/3 le détournement de la ligne SNCF Nantes-Saint Nazaire-Le Croisic : coût de l'opération entre 130 et 200 millions d'euros.

Aujourd'hui les voyageurs des TGV et des TER passent en plein milieu du site classé Seveso, avec les nouvelles activités du site ce sera interdit.

Les élus PS de la région ont répondu favorablement à ces exigences. Quel que soit le niveau de responsabilité des élus ce sont tous de serviles valets du capitalisme.

Total est seul responsable de l'accroissement du territoire de la raffinerie qui s'est étendue autour de la ligne ferroviaire.

Total est 1er groupe pétrolier français, 4ème mondial dont le chiffre d'affaire est de 180 milliards d'euros. Il fait 10 milliards de profits, distribue 5 milliards de dividendes à ses actionnaires, qui ne paient pas d'impôts en France. Total doit être le seul supporter le coût des aménagements et de la modernisation des sites qui participent aux énormes bénéfices de ce géant pétrolier.

Seule la nationalisation sans indemnisation des grandes entreprises décisives pour l'économie, permettra leur gestion par le peuple et pour le peuple et de développer l’économie pour la satisfaction des besoins de tous.

SOURCE :

 

Partager cet article
Repost0
14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 21:31

 Sur le blog de l'UL CGT de Dieppe

 

Barrage-edf-03.jpgCommuniqué de la fédération Cgt-Mines-Énergie, du 11 octobre 2014

Dans la nuit du vendredi 10 octobre au samedi 11 octobre 2014, lors de l’examen du projet de loi pour la Transition Energétique, l’assemblée nationale a voté en première lecture l’article du texte de loi permettant la privatisation du secteur hydroélectrique français.

Mr Chassaigne, au nom du groupe GDR a demandé un scrutin public afin que chacun se positionne sur un sujet d’une telle importance.

Si L’UMP n’a pas participé au vote, étant absente de l’hémicyle car elle avait épuisée son temps de parole, nous rappelons que le processus de l’ouverture à la concurrence des barrages hydrauliques avait été enclenchée sous un gouvernement de droite

Néanmoins, la rapporteur Mme Battistel (PS) avait noté dans un rapport à l’assemblée la dangerosité d’un tel procédé pour la sécurité du système électrique français, pour la gestion de l’eau .

Ce rapport avait également pointé le manque de réciprocité puisque la France serait le seul pays à offrir à la concurrence ce joyau. Pourtant, et malgré l’opposition des organisations syndicales du secteur, les députés PS, EELV et UDI se sont retrouvés lors de ce vote qui fera date. Mme la Ministre a réussi l’exploit à faire passer un montage ou le public ne serait plus propriétaire qu’à 34% de ces moyens de production pour une reprise en main par un pôle public ! (aujourd’hui ces barrages sont pour 80% d’entre eux exploités par EDF possédé à 85% par l’Etat et pour le reste à 51% propriété publique……..)

Résultat : 32 votants pour la privatisation 29 contre 3.

Les usagers paieront la facture...

La CGT Mines-Énergie

Partager cet article
Repost0

Articles RÉCents