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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
18 avril 2014 5 18 /04 /avril /2014 17:28
Les Maitres du Ciel
par Jacques Maillard

par Comité Valmy


Voir en ligne : Xynthia et Edora ou le banquier et le vimaire par Jacques Maillard

***
Les Maitres du Ciel
« Posséder le Climat », ou « savoir gérer les opportunités dues au changement climatique »
Traînées Blanches

Depuis presque 20 ans, j’observais que le ciel de nos contrées, d’un bleu éclatant le matin, se blanchissait peu à peu, jusqu’à devenir nuageux, voire pluvieux, par le fait des nombreuses trainées d’avion qui striaient le ciel et d’où s’amorçaient manifestement les nuées. J’avais aussi appris que suite aux attentats du 11 septembre 2001, lorsque l’administration des USA avait interdit tout vol commercial au dessus de ce pays, la température sur l’ensemble du pays avait en moyenne monté en quelques jours de 1 à 2 degrés.

Brusquement, depuis le 24 décembre 2012 (d’après mes notes) , le ciel redevint bleu. Si, quelquefois, des traînées striaient encore parfois le ciel, ce n’était jamais plus, depuis cette date, de manière systématique, répétée, globale, massive, et sur de longues périodes. La nébulosité depuis cette date a réellement diminuée, sans explication. L’atmosphère aurait elle changée ?

Il y a plus de 10 ans, en revenant de Grèce, j'ai lu dans le « Monde » un article d’Edouard Bard, professeur au Collège de France de climatologie, qui préconisait la « geo-ingénérie » pour refroidir l’atmosphère. L’idée est de compenser les effets de l’émission récente et massive de CO2, et toutes les catastrophes prévues (sécheresse, remontée des eaux, ouragans...) prédites par les scientifiques. Selon lui (et confirmé par d’autres sources), 15 millions de tonnes environ de certaines matières réfléchissant le rayonnement solaire ou provoquant la formation de nuages suffiraient, en les dispersant à haute altitude (par avion par exemple), à « réparer » l’effet de serre. Le coût est évalué par l’agence Reuter de 5 milliards de dollars par an, sur plus de 10 ans, ce qui est très « raisonnable ». Il s’agirait de sulfate, d’aluminium, de Baryum, entre autre. Dans un autre article du Monde, il y a une ou deux années, des journalistes dénonçaient, à cause des « effets collatéraux », la geo-ingénérie, causant maladies, atteinte à la biodiversité, destruction de l’environnement et catastrophes climatique non contrôlées, sans expliciter les raisons profonde de cette dénonciation, et de sa date d’apparition.

En été 2011, un ami brésilien, militant du PcdoB (qui participe au gouvernement fédéral), lors d’un séjour en France, me demanda si ces nombreuses traînées blanches étaient causées par « des avions militaires ». Je répondis que c’était impossible, vu le nombre de traces (venant d’avions gros porteurs) totalement incompatible avec le faible nombre d’avions citernes et d’avions radar Awacs que la France possédait (au plus une vingtaine). En fait je ne compris pas le sens de la question...
En juin de la même année, j’avais d’ailleurs observé un manège étonnant, au large des côtes charentaises, de deux avions gros porteurs, faisant des ronds en l’air avec des traînées gigantesques. Je pensais à une manœuvre de l’OTAN,. Je ne faisais aucun lien entre ces phénomènes, ces informations.

Chemtrails

Mais en début 2012 une amie me demanda mon avis sur la question des « chemtrail » (« Chemical trails, traînées chimiques »). Elle avait participé à des groupes dénonçant ces pratiques quelques années auparavant. Selon cette théorie, qualifiée de « complotiste » dans les sites « normaux », il serait procédé, à, l’insu des populations , à des épandages massifs de produits chimiques par des avions militaires, des avions civils réquisitionnés, des avions de ligne approvisionnés par du carburant enrichi de ces produits...Ces épandages massifs auraient pour but, selon les défenseurs de ces théories, soit de diminuer la température de la terre, voire même, selon les plus inventifs de ces défenseurs, de réduire la population mondiale en infectant la population mondiale par des agents infectieux. En effet on peut distinguer deux sortes de traînées d’avions, les unes se dissipant rapidement, en quelques minutes environ, voire moins, , et d’autres persistant des heures tout en s’élargissant., et déclenchant la formation de nuages parfois. Les unes seraient donc des « condensation trails », « comtrails », les autres les chemtrails.

J’interrogeais des pilotes professionnels, civils ou militaires, qui ne surent me répondre. J’interrogeais aussi un collègue physicien, spécialiste de la haute atmosphère, qui me cita 2 expériences de geo-ingénérie : La première, durant la guerre du Vietnam, consista à noyer sous les pluies la piste Ho Chi Min pour stopper l’approvisionnement de la résistance du Sud par le Nord. L’’autre fut un essai de manipulation climatique dans l’Atlantique Nord, au cours des années 60, qui aurait décimé des villages sur les côtes britanniques . En déclenchant une tornade meurtrière en Grande Bretagne. Je ne trouvais aucune trace de la seconde sur internet.
En surfant sur internet, je découvris que Madame Corine Lepage, avocate spécialisée dans l’environnement (et dans le changement climatique, comme je le découvris plus tard), ancienne ministre de l’environnement, députée au parlement européen, à une question sur l’existence de ce programme de geo-ingénérie par épandage aérien, sur ces « chemtrails », refusa de répondre (en invoquant « joker »). Très curieusement , elle fait partie des écologistes qui, simultanément, dénoncent les effets destructeurs des émissions de CO2, dénoncent la construction et l’utilisation des centrales nucléaires, et défendent le « repli stratégique » face à la remontée de la mer due au changement climatique...

Pourtant l’appel massif au nucléaire, associé à une « transition mouvementale » qui consisterait à supprimer au maximum transports aériens et routiers au profit exclusif du rail, est la solution la plus sûre, et la plus confortable, pour réduire massivement les émissions de CO2. Naturellement, elle coûte beaucoup plus cher que les 5 milliards annuels de dollars des chemtrails. Le coût de la construction de milliers de centrales, de centaines de milliers de km de lignes ferroviaires représente un investissement colossal, mais très inférieur à une guerre mondiale, très inférieur à celui de la crise économique actuelle, très inférieur aux conséquences apocalyptique d’un réchauffement de plusieurs degrés de la surface terrestre.
Lors de la conférence « GLOBAL2001 » qui s’est tenue à Paris en 2001, des physiciens et juristes US nous expliquèrent que le traité de non prolifération permet, en droit et virtuellement, l’accès gratuit pour les nations qui ont renoncé à l’arme nucléaire, qui ne sont pas partie d’une alliance nucléaire, à l’énergie nucléaire civile. C’est donc le cadre adapté à cette « transition ». Il faut pour cela aussi faire échapper la construction de ces centrales à la logique mercantile actuelle, qui soumet tout investissement à la logique prédatrice des actionnaires et investisseurs, logique qui empêche sécurité et sûreté. Une telle solution ne nécessite, ni au nord ni au sud, d’abandonner une vie honorable et confortable, mais nécessite un niveau global social, politique, intellectuel, que les élites actuelles sont incapables d’accepter, semble t il. Alors que cette alternative concernant transport et énergie permet à tous sur terre, au Nord comme au Sud, une vie honorable, décente, bien meilleure le plus souvent que celle d’aujourd’hui, même au Nord (moins de pollution, des villes plus humaines).

Le seul pays qui a demandé l’application de cette clause fut la Corée du Nord, signataire du TNP.
Après vérification, les USA décidèrent d’appliquer la clause, et c’est pour cela que fut commencée la construction de centrales en KPN sous l’administration Clinton. L’administration Bush remit tout en question, avec la suite que l’on connaît. Ce fut la teneur de cette intervention à Global 2001 que, comme beaucoup de participants, j’écoutais stupéfait (la « réalité médiatique » est un peu différente ...).

Je découvrais aussi sur internet que des proches du président US Obama soutenaient l’usage de la geo-ingénérie, qui permettrait ainsi de justifier le recours massif au gaz de schistes comme énergie du futur. Je découvrais aussi un rapport de l’US Air Force, datant d’aout 1996, dont le titre était « owning the weather in 2025 » (posséder le temps en 2025 ») , et décrivant toutes les manières d’intervenir sur le temps (et donc le climat aussi), pour faire la guerre « dans des conditions optimales ». Il prédisait qu’en 2025 justement, ceci deviendrait une réalité (notamment à cause des progrès en informatique et en observation de la terre). Ce rapport citait l’expérience décrite plus haut sur la noyade de la piste Ho Chi Min.
En rencontrant deux années plus tard cet ami brésilien qui m’avait questionné sur ces traînées, lorsque je voulus en savoir plus, il avait oublié sa question.

La solution finale

L’hypothèse « chemtrail » n’était donc pas prouvée, malgré mes recherches. Ce fut en lisant le livre « Alma en Fogo », d’un autre membre du PcdoB, Aldo Arantes, représentant du gouvernement brésilien dans les conférences internationales sur l’environnement, que les choses commencèrent à s’éclaircir. Membre du même parti que cet ami brésilien, issu de la même ville, après une vie de militant, il fut donc invité à devenir un expert en environnement, et à assister aux conférences de l’ONU sur le réchauffement climatique, la biodiversité etc, Il raconte sa vie dans son livre, depuis sa participation à la résistance contre la dictature militaire, jusqu’à aujourd’hui son travail pour le gouvernement de la présidente Dilma Roussef...

En premier lieu il fut invité à la Conférence de l’ONU sur le changement climatique au Mexique, en décembre 2010. Il y constata que les « pays développés (les pays de l’OCDE, pris en bloc, notre pays refusant contre tous les intérêts du peuple toute indépendance) , s’ils admettent, voir promeuvent le danger des émissions de gaz à effet de serre, refusent au contraire une réduction massive de ces émissions. Puis à celle de Durban, en 2011, et à de Rio de Janheiro en 2012, « RIO+20 », où l’un des coordinateurs, le français Brice Lalonde (par qui d’ailleurs est il mandaté ?, est il notre représentant ?) est particulièrement actif en défendant une position effarante, mais manifestement officielle, de cette « communauté des pays développés (OCDE).

Pour lutter contre l’effet de serre, il faudrait selon ces pays mettre en place une « économie verte », qui est une « économie durable », fondée sur les « mécanismes de marché ». Le dieu marché va réparer ce qu’il a cassé, en « faisant payer » la réparation, en culpabilisant tous les acteurs, et en imposant « ses solutions »... Les BRICS au contraire défendent l’intervention massive de l’Etat, ce qui devrait être aussi la position du gouvernement français et de ses représentants, s’il tenait un tout petit peu compte des intérêts du peuple. Mais en procédant ainsi, on prétend insérer notre peuple dans une « grande alliance » du nord, stipendiée par le sud, tendant à rendre les intérêts du peuple français solidaire de ses oligarques et opposés à ceux du tiers monde.

Enfin la relation qu’il fait de la conférence d’Hyderabad, en particulier, est effarante. Cette conférence de l’ONU sur la biodiversité s’est tenu à Hyderabad en octobre 2012 (COP11). Ses débats, ses conclusions , en français et en anglais, sont téléchargeables sur internet. La résolution 20 de cette conférence revêt donc, vu la signature des chefs d’Etat ou de leurs représentants, la condition d’un traité, et est donc obligatoire.
En premier, que relate Aldo Arantes ? « Qu’un groupe d’entreprises, de scientifiques, « du Nord », et des états comme la Norvège et le Quatar, promeuvent la geo-ingénérie et veulent absolument empêcher toute idée de réduction des émissions du CO2.

Selon lui, « un groupe de scientifiques, d’universités, et d’entreprises se sont unis, brevetant des idées et faisant pression sur les états et le Nations Unies pour appuyer des expériences et aussi à passer à l’utilisation à grande échelle , d’un ensemble de technologies de geo-ingénérie ». Le marché des crédits de carbone, l’utilisation des techniques brevetées, etc, permettent comme le souhaitait Brice Lalonde et tous les défenseurs de « l’économie verte de marché », la création d’une économie très rentable, des investissements juteux, souvent avec l’appui des finances publiques.
L’Etat et les entreprises US (Bill Gate, Dupont, Monsanto, etc) ont déposé des brevets sur la geo-ingénérie, et demandent que les autres pays les utilisent, en leur payant des brevets : c’est la privatisation de la sécurité climatique. Les pays du Sud (BRICS en premier lieu) refusent cette approche, et promeuvent la réduction massive, et pour tous, de l’émission de CO2. L’institut canadien ETC (Environnement Technical Center ») participe à la conférence, en dénonçant les agissements des pays « développés », dont la France, pour imposer la solution « geo-ingénérie » et donc les « chemtrails ». Selon ETC 27 brevets sont déposés par ces entités US, et en attente d’être exploités intensivement.

On apprend ainsi que notre gouvernement, qui veut fermer les centrales nucléaires en France (« transition énergétique » oblige) promeut l’épandage massif , en particulier sur notre pays, pour réduire l’effet de serre !! Et ceci en payant les firmes, les brevets, les militaires US ! Qui a consulté la population, ou même ses élus, sur ces agissements, sur cette position ? Notre intérêt de français, c’est de construire, chez nous et éventuellement chez les autres, en particulier chez nos amis africains, trains et centrales, et non de payer des royalties à Bill Gate, Monsanto et l’US Air Force pour répandre des produits chimiques au dessus de nos têtes et au dessus des populations des « pays frères »... Nul politicien, nul journaliste, nul scientifique, ne nous a rapporté ces faits. Qui est donc au courant de ces agissements ?

Après de dures discussions, la résolution N°20 sur la geo-ingénérie a interdit (ou plutôt en rappelant l’interdiction), à cause des effets secondaires« les expériences à grandes échelles », qui étaient donc manifestement pratiquées. Ces effets secondaires sont des atteintes à la biodiversités, des maladies pulmonaires ou des cancers chez les humains ou dans les faunes, des catastrophes climatiques ailleurs ou même sur le territoire visé. La geo-ingénérie ne consiste pas seulement en épandage aérien : les fous furieux veulent changer l’acidité des océans (une expérience a été faite en 2012 le long des cotes pacifiques du Canada grâce à un milliardaire US...), faire des volcans artificiels... Sur internet le site de l’ETC est bavard, et renseigne sur les agissements conjoints de firmes comme Monsanto, Dupont, Bill Gate, et de cabinets d’avocat internationaux spécialisés dans le changement climatique.

Que se passe t il en France sur ce sujet ? Au moins deux cabinets connus travaillent sur ce sujet à Paris et ont participé à ces conférences environnementales de l’ONU : Bourdon et Lepage. Un ’ »Institut des Hautes Etudes pour le Developpement des Territoires en Europe », institut soutenu par le gouvernement français, travaille sur le sujet (pour imposer notamment une « repli stratégique « face à la mer et promouvoir une « révolution territoriale » ?) et accueille entre autres les grandes banques internationales (Goldman Sachs, Lazard), les cabinets de juristes spécialistes de l’environnement, newyorkais et Corinne Lepage. Enfin un des membres du Conseil Scientifique de l »Office Parlementaire d’Evaluation des Choix Scientifiques et Techniques (OPECST) est Edouard Bard, qui préconisait l’épandage stratosphérique. L’ANR en 2012 avait aussi lancé un appel d’offre sur la géo-ingénérie. L’intérêt des avocats est clair : « l’économie verte de marché » ouvre un boulevard aux procès. Surtout dans le cadre du libre échange , multiplié par le traité EU-US en cours de négociation ( les procès seront transférés à des tribunaux arbitraux internationaux et privés...) : si on est un particulier (un hôtel, un agriculteur) victime du réchauffement climatique, car l’Etat n’a pas fait son « travail » (en payant Bill Gate et l’US air force), ou au contraire si l’Etat fait des chemtrails, mais ne paye pas Dupont, ou si il y a une catastrophe dans le pays voisin causée par les chemtrail chez nous... Heureusement on trouve sur internet des conférences spécialisées sur l »éthique de la geo-ingénérie »...

Ainsi, depuis octobre 2012, et avec un petit retard de deux mois chez nous (décembre 2012) la résolution 20 de la conférence d’Hyderabad sur la biodiversité s’applique et a donc interdit ces épandages massifs, pour l’instant. Quelques avions, quelques traces sur un territoire réduit, mais pas en permanence sur des pays entiers.

Et le ciel redevint bleu (pour l’instant)

Mais que nous réservent « nos décideurs » ? Ils avaient trouvé « la solution ». Partant de l’annonce d’une catastrophe inéluctable (au salon du livre de Paris une conférencière du GIEC répétait cela) ils imposaient aux populations littorales des mesures extrêmes (la dite conférencière parlait de « démolir à la pelleteuse des quartiers entiers », « de l’inéluctabilité des replis stratégiques »,) qui permettent de récupérer de grandes surfaces le long du littoral propices au « tourisme de luxe, authentique et durable » (voir le rapport EDORA-European Developing Opportunities for Rural Areas, de l’UE). En même temps, à l’ONU, on veut faire payer aux peuples, via les Etats, le « service de réparation climatique « mis en oeuvre par les USA, Bill Gate et leurs correspondants locaux.

Parallèlement, le gouvernement français prépare actuellement une « grande loi de décentralisation », pour mettre en place le démembrement total de la République Française et de son Etat, conformément aux directives de l’UE, au profit de « grandes régions transfrontalières ». Cette réforme, selon le président du groupe socialiste au Sénat, permettrait le transfert aux régions des systèmes de production électrique et de transport public. Cette réforme, évidemment, se conclura par la privatisation, la liquidation de notre système de centrales nucléaires, le démantèlement des transports ferroviaires, et la faiblesse totale des pouvoirs régionaux face à ces requins internationaux. Elles permettraient aussi, par la destruction de l’éducation nationale, l’arrêt de toute transmission de la culture et des savoirs que la France avait donné à son peuple (la fin de l’esprit critique, grand obstacle au total-libéralisme), savoirs et culture incontournables pour faire fonctionner des centrales nucléaires.

La conclusion du rapport EDORA est justement qu’il « faut savoir gérer les opportunités dues au changement climatique ».
Je crois donc que l’été risque d’être chaud en France, s’ils ne trouvent pas une autre idée géniale pour « réparer l’atmosphère »...

Le 14 avril 2014
Jacques Maillard,
Comité Valmy

Mis en ligne le 15 avril 2014

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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 18:27
Au moment où les pics de pollutions font dire aux commentateurs les plus avisés qu'il faudrait utiliser plus souvent les transports en commun, le moins que l'on puisse dire c'est que cela se dégrade partout côté chemin-de-fer.

A Dieppe, nous connaissons bien les problèmes de la ligne Dieppe-Rouen, où la SNCF gestionnaire du réseau, réduit de plus en plus les capacités de transports, et y affecte des trains poubelles dépassés et sales au transport de passagers histoire, sans doute, de dégouter la clientèle et la conduire à préférer un autre mode de transport. Il y a plusieurs mois maintenant, la SNCF a supprimé 5 trains directs entre Dieppe et Paris le week-end,  et vient de supprimer le 19h00 au départ de Dieppe.

La ligne Bréauté Fécamp n'est pas mieux lotie !

Elle vient de voir la vitesse des trains réduite limitée totalement à 40 km/h, cela précipitamment, engendrant des suppressions de trains vers Le Havre, avec des transferts par autocar. En effet, la Direction Régionale de RFF, avec l’appui de SNCF Infra, vient de décider de limiter à 40 km/h la totalité de la ligne ferroviaire entre Bréauté et Fécamp, sous prétexte d’une expertise qui aurait eu lieu le 7 février 2014 relevant des écarts ne pouvant plus faire respecter la sécurité des circulations à la vitesse de 60 km/h. Il s’avère cependant que les professionnels de terrain ont révélé qu’à l’issue de l’expertise, seuls 500 mètres de voies sont susceptibles d’être réellement affectés, et que des travaux rapides sont possibles, afin de continuer à garantir la desserte ferroviaire actuelle, même si celle-ci n’a cessé de se dégrader depuis 2 ans.

L’Assemblée Générale de l'Association de "Défense du Fer en Caux", a vu sa réunion du samedi 15 février 2014 envahie d'un nombre conséquent d’usagers très mécontents. Elle a interpellé la Directrice de RFF, ainsi qu’alerté le Président du Conseil Régional de Haute-Normandie au travers de courriers envoyés ce jour.

Ces dernières décisions évidemment affectent le quotidien des voyageurs, des citoyens, et participent à la destruction de l’aménagement du territoire, déjà fortement sinistré. Comme sur la ligne de Dieppe, RFF et SNCF doivent mettre tous les moyens en action pour redonner aux citoyens les possibilités de se déplacer correctement en train, garantissant des préconisations en matière de développement durable. Cela veut dire réparer les voies et moderniser les lignes, en les électrifiant, côté RFF, et y affecter des trains dignes de ce nom, coté SNCF.

L'association Défense du Fer en Caux signale que les usagers, les élus, les citoyens et les cheminots se sont fortement exprimés lors de son assemblée générale, craignant un scénario à la « Serqueux-Gisors », où il a fallu près de 4 années et un engagement très fort du Conseil Régional Haute-Normandie, pour que cette ligne soit réouverte cette année. Mais ils ont oublié que la ligne Dieppe-Serqueux, qui permettait de faire Dieppe-paris direct, a elle été fermée, et ses voies saccagées partout à l'aide de gros lapidaires, pour empêcher toute réouverture future: bel exemple de développement de transport collectif et de développement durable ! On peut, certes, y faire maintenant du vélo, mais, le fait est que cela n'arrange pas les usagers du train !

Les usagers de la ligne de Fécamp exigent des éclaircissements sur la situation, la réparation très rapide des 500 mètres de voies critiques, et que des engagements rapides soient pris sur des travaux de régénération et de modernisation de la ligne.

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20 janvier 2008 7 20 /01 /janvier /2008 11:56


La lutte contre le réchauffement climatique mérite peut-être qu’on en récompense ses acteurs. C’est ainsi qu’Al Gore partage le prix Nobel de la paix 2007 avec les scientifiques du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat. Mais entre les travaux patiemment documentés produits collectivement par le GIEC, et la campagne de communication « climat » de l’homme politique américain, assaisonnée de pathos familial, il y a un monde.

 


AL GORE : LA FARCE VERTE

 

« Une vérité qui dérange »… Après le film, le livre, qui vient d'être publié en France. On attend la comédie musicale à Broadway. Reconnaissons toutefois l’habileté à vulgariser la science, le didactisme, l’esthétique de la couverture où, de cheminées d’usines, jaillit un panache blanc cyclonique. Passons, aussi, sur quelques légèretés dans la démonstration : Roger Revelle (1909-1991), qui inspira Al Gore, aurait été le premier à mesurer le taux de CO2 dans l’atmosphère ! Oubliés, les vrais pionniers comme John Tyndall (1820-1893) et Svante Arrhenius (1859-1927). Par ailleurs, quel est donc le calcul qui permet d’affirmer que chaque litre d’essence consommé produit 5 kg de CO2 ? Enfin, pourquoi ignorer les cycles astronomiques des changements climatiques, qui provoquent une glaciation tous les 100 000 ans environ ?

 

Si une certaine légèreté préside aux développements scientifiques, ce n'est pas le cas du poste « photos de la famille Gore », qui est plutôt lourd. Au point que les images et récits de la vie personnelle de l'ex vice-président des Etats-Unis laissent une sensation de malaise. Ainsi, l’accident du fils d’Al et Tipper, renversé par une voiture à l’âge de 6 ans aurait revêtu au moins un aspect positif : « J’ai reçu (…) l’obligation de me consacrer à quelque chose d’important » déclare carrément l’auteur (il n’était jusqu'alors que membre du Congrès des Etats-Unis…). Même utilisation indécente de la mort de sa sœur Nancy, d’un cancer dit « du fumeur ». Il aurait fallu le drame pour que les Gore cessent la culture du tabac. Morale de l’histoire, transposée au réchauffement climatique : n’attendons pas qu’il soit trop tard…

 

Tout cela serait de peu d’importance si le propos général était à la hauteur des intentions de l’auteur : dire « une vérité qui dérange ». Hélas ! nous baignons dans les bons sentiments gnan-gnan et l’air du temps. Ainsi, Al Gore met beaucoup d’espoir dans le « capitalisme de marché », tout comme George Bush. Et que les droits à polluer par les grandes entreprises soient négociables dans le cadre d’un système apparenté aux bourses des valeurs est perçu, et affirmé, comme une panacée. Gore préconise aussi l’achat de « compensations-carbone » pour compenser l’impact écologique des voyages par avion. Plus généralement, l’auteur ne jure que par les changements de comportements individuels : pratiquer le télé-travail (pas facile pour les cheminots, les salarié du secteur des BTP, les cuisiniers, etc.), recourir aux biocarburants (au risque des cultures vivrières) ; acheter « local » (souvent impossible), agir « politiquement » en faisant pression sur les élus ou en se présentant soi-même au Congrès [sic], consommer moins (un classique de l’écologisme nanti très à la mode dans le Lubéron), manger moins de viande (les vrais écolos seraient-ils ceux qui n'en mangent pas par nécessité ?), et limiter les déplacements « inutiles ». Chiche, sur ce dernier point ! Mais hélas ! Les conditions matérielles de cette recommandation, subordonnée à l’aménagement des territoires et à la sécurisation du travail ne sont évidemment jamais prises en compte par la jet-set écologiste (ces acteurs californiens qui roulent dans des voitures hybrides pour se rendre sur le tarmac de leurs jets privés). On attendait des Français qui s’extasient, de se rappeler par exemple que préférer les transports en commun n’est pas forcement simple dans un pays dont le réseau ferré a été diminué de moitié depuis 1930.

Pascal Acot

 

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16 mars 2007 5 16 /03 /mars /2007 19:33
LE RÉCHAUFFEMENT CLIMATO-MEDIATIQUE

Pascal Acot


Depuis quelques mois, nous assistons à une floraison de rapports sur le réchauffement climatique, dans lesquels il est fait assaut de prévisions catastrophistes. J'en retiendrai ici deux exemples seulement. En octobre 2007 le « rapport Stern », élaboré par un ancien ancien économiste de la Banque Mondiale à la demande du futur premier ministre de la Grande-Bretagne Gordon Brown est publié. Il y était indiqué que si nous ne faisons rien contre le réchauffement climatique, l'économie des pays industrialisés, donc l'économie mondiale s’effondrera, qu'un effondrement de 20% de la production économique et la multiplication de conflits de survivance meurtriers étaient à prévoir. Ce rapport indiquait aussi, et c'est l'idée centrale dont il est porteur, que la lutte contre les émissions de GES pourrait coûter l'équivalent de 1% des richesses produites dans le monde, mais que si l'on ne faisait rien, les catastrophes économiques, sociales, politiques, pourraient coûter 20 fois plus (5500 milliards de dollars).

Le 4e rapport du GIEC (Groupe Intergouvernemental d'Experts sur le Changement Climatique, IPCC pour l'acronyme en anglais) à été présenté le 2 février 2007. Il y est indiqué que le XXe siècle aurait « probablement » connu le réchauffement le plus important depuis un millénaire. Qu'il est « très probable » (90%), mais non « quasiment certain » (99%), que ce réchauffement est dû « pour partie » aux activités humaines par rejets de gaz à effet de serre. Pourquoi « pour partie » ? Parce qu'il existe aussi et surtout des facteurs astronomiques du changement climatique, lesquels conduisent à une glaciation tous les 100 000 ans environ et nous permettent d'affirmer avec certitude que nous n'entrerons dans une phase de glaciation que dans 20 000 ans environ. Le GIEC prévoit d'ici à 2100, un réchauffement compris entre 1,8 et 4° C et une hausse du niveau des mers comprise entre 18 et 59 centimètres d'ici la fin du siècle. Le GIEC a également annoncé que le réchauffement se poursuivra inexorablement pendant plusieurs siècles, même si nous stabilisions dès aujourd'hui les taux de gaz à effet de serre (GES) dans l'atmosphère. De la même manière, la hausse du niveau des mers devrait se poursuivre pendant au moins mille ans. La presse ne s'est pas intéressée à ces colossales inerties biosphérales. Et alors que, selon l'Institut Français de l'Environnement, les ménages et les véhicules individuels sont responsables de 27 % seulement des émissions nationales de GES, les médias ne cessent de stigmatiser l'« empreinte écologique » des individus, invités du même coup à « sauver la planète » sous la bannière du WWF, gigantesque organisation nord-américaine de collecte de fonds. fondée, notamment, par Russell Train, qui fut responsable «Sécurité-Environnement » de la transnationale Union Carbide, laquelle provoqua la catastrophe de Bhopal en 1984 (12 000 morts). Russell Train a toujours nié toute responsabilité de son entreprise dans cette tragédie.

La presse dont il vient d'être question a, semble-t-il, oublié que dès mai 2004, Lorents Lorentsen, directeur de l'Environnement à l'OCDE déclarait : « (...) il est déjà trop tard pour contrer certaines modifications du climat causées par les activités humaines. Autrement dit, les politiques visant à réduire les émissions de GES devront s'accompagner d'autres mesures pour nous aider à nous adapter aux effets du changement climatique ». En fait, nous devons faire face à deux problèmes, souvent confondus : celui du réchauffement climatique et celui de l'épuisement prochain des combustibles fossiles. On voit que le premier problème pourrait être réglé par le second. Et qu'en conséquence, l'urgence véritable est de repousser le moment de l'épuisement des combustibles fossiles afin d'aménager la transition vers les énergies alternatives, aujourd'hui insuffisantes, le nucléaire civil mis à part.

Hélas ! les mesures à prendre seraient très douloureuses pour le monde des transnationales : suppression radicale des transports (aériens, maritimes et routiers) non absolument nécessaires, c'est-à-dire la démondialisation de l'économie et la relocalisation des activités industrielles et agricoles. Suppression du tourisme (aérien, maritime et routier) mettant en oeuvre l'usage de combustibles fossiles. Développement des transports en commun (songeons que le réseau ferré français est aujourd'hui revenu à son niveau de 1875) et que la SNCF organise sa propre concurrence avec ses filiales de transport routier Calberson et Bourgey-Montreuil, entre autres. Avec, en attendant le solaire, le développement de l'électronucléaire dans le monde entier puisque cette forme de production d'énergie ne rejette pas de GES. L'urgence est pourtant grande puisque rien n'a été fait depuis la Convention-cadre sur le changement climatique de la Conférence de Rio (1992), sinon la mise en place d'une Bourse de droits à polluer et du feuilleton à épisodes du stérile protocole de Kyoto. Au lieu de quoi, les politiciens roulent des yeux en évoquant le réchauffement. Ah ! Les candidats à l'élection présidentielle, en chemise et la corde au cou, venant signer le « Pacte écologique » de Monsieur Hulot ! Le GIEC a bon dos, dont les travaux scientifiques servent le plus souvent à préparer les opinions publiques à plus d'austérité énergétique, à de nouvelles taxations «écologiques », au déclin industriel de l'Europe par redéploiements vers les pays émergents et les PVD, et à la mise en place ou au renforcement d'instances supranationales afin de légitimer l'ensemble.

Pascal Acot, membre fondateur d'Action Communiste, historien de l'écologie scientifique (CNRS) a récemment publié «Histoire du climat », Perrin, 2003, et «Catastrophes climatiques, désastres sociaux », PUF, 2006. Cet article a été initialement rédigé pour le journal "Le Manifeste".
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12 février 2007 1 12 /02 /février /2007 18:33
A voir absolument ce reportage qui n'a pas pu passer comme prévu sur Canal+.
A on peut comprendre pourquoi il y a une censure sur ce thème sur le fond mais aussi sur le rôle des institutions


 http://video.google.fr/videoplay?docid=-8996055986353195886

Cette vidéo, a été apparemment interdite de diffusion sur Canal+ (qui a pourtant produit le reportage...), elle évoque une étude faite sur des rats à qui on fait manger des OGM...

Intéressant.


A voir avant qu'elle disparaisse du web... donc haut débit conseillé.

A faire diffuser le plus largement possible.
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11 avril 2006 2 11 /04 /avril /2006 21:58

Histoire du climat Historien des sciences au CNRS, Pascal Acot nous présente de façon imagée et vivante l'évolution de la Terre depuis ses origines. Il a l'immense mérite de mettre à la portée de tous un sujet difficile où se mêlent sciences naturelles et sciences humaines.
(Perrin, mars 2003, 310 pages, 20 ?)

 

 

Emmanuel Le Roy Ladurie avait ouvert la voie avec son Histoire du climat depuis l'an mil.
Historien des sciences au CNRS, Pascal Acot remonte quant à lui jusqu'à la formation de la Terre, il y a 4,6 milliards d'années ! Cet allongement radical de la perspective ne l'amène toutefois pas à remettre en cause une des principales conclusions de son illustre prédécesseur : le climat est certes une composante importante de l'Histoire, mais il ne la détermine pas (ou, du moins, il ne la détermine plus depuis quelques milliiers d'années...).

Tandis que chacun s'inquiète d'un éventuel réchauffement de notre atmosphère, voici un ouvrage bienvenu qui nous rappelle les rapports étroits entre l'Homme et le climat.

L'auteur, dans une démarche à la fois historienne et scientifique, a interrogé l'Histoire en se demandant dans quelle mesure notre destin collectif pouvait être influencé par les variations climatiques.

En se tenant soigneusement à distance de la "théorie des climats" chère à Montesquieu, il a pu montrer comment des événements tels que les campagnes de Napoléon et Hitler en Russie avaient peu à voir avec de prétendus déterminismes climatiques.

Pascal Acot fait également un sort aux accidents climatiques prétendument à l'origine de la Fronde ou encore de la Révolution française.

En remontant à la formation de l'atmosphère terrestre ( !), Pascal Acot raconte les révélations scientifiques avec un sens profond de la pédagogie. Ainsi, il ne manque pas d'éclairer les mots savants par leur étymologie.

Un monde changeant

L'étude des périodes qui ont précédé l'apparition de l'être humain passionne ordinairement peu de monde au-delà d'une poignée d'initiés.

La lecture de l'Histoire du climat peut renverser ce constat. Pascal Acot commet en effet l'exploit de parler avec clarté du précambrien et des ères paléozoïque, mésozoïque et néozoïque (nouveaux noms des ères primaire, secondaire et tertiaire durant lesquelles s'est développée la vie (de zôon, animal en grec ancien).

Le titre d'un chapitre (La vie façonne le climat) donne à réfléchir en montrant que dès le paléozoïque, le pullulement de la vie a pu modifier le climat en faisant notamment varier la composition de l'atmosphère ou la densité du couvert végétal. Comment ne pas penser à la situation actuelle, avec les craintes relatives à l'effet de serre et à la biodiversité ?

Autre motif de réflexion : l'auteur rappelle que toutes les périodes de réchauffement atmosphérique, aussi loin que l'on remonte, se traduisent par un palier de plus dans le développement de la vie et par un surcroît de bien-être pour les êtres humains !

Il n'empêche que Pascal Acot s'inquiète de la modification actuelle du climat, d'origine anthropique. Il est pour l'heure difficile d'imaginer que cette modification puisse déboucher sur un mieux-être pour l'humanité.

André Larané

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