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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
10 janvier 2015 6 10 /01 /janvier /2015 17:25
Jeudi 8 janvier 2015, par  pamillet  

 

Qu’aurait publié Charlie Hebdo ce matin au lendemain du massacre ? Quel pied de nez satirique en direction de ces fous de dieu, ces lâches qui tuent parce qu’ils croient qu’une arme les rend forts ? Quelle insolence envers ces personnalités et leurs déclarations oubliant l’impertinence de ces morts qui dénonçaient l’injustice de cette société technocratique que ces mêmes personnalités défendent ?

Nous n’avons plus Charb, Cabu, ou Wolinski pour une caricature de ce drame, et ce qui nous marque d’abord, c’est la stupeur, l’atterrement même et le silence avant l’émotion que nous avons partagé au milieu de milliers d’autres hier soir, place des Terreaux.


JPEG - 98.8 ko
Et nous avons les mots d’un ami et camarade avec qui Wolinski animait l’assocation CubaSi et qui rend hommage "aux copains d’abord"


LES COPAINS D’ABORD

Cuba Si France, dont Wolinski était un des fondateurs et Président d’honneur, et Stéphane Charbonnier un solide pilier de notre association, c’est vraiment le thème de la chanson de Brassens : une bande de copains animée de bons sentiments, de justice de solidarité et d’amitié sincère. Avec le gentil Cabu, l’impertinent Tignous et tous les autres qui partageaient nôtre stand à la Fête de l’Humanité, leur absence à bord désormais, comme dans la chanson de Georges, va constituer un trou énorme qui “jamais ne se refermera” sur notre navire Cuba Si France. Mais, animés du duende cubain que Fidel et les 5 héros nous ont légué, nous allons maintenir le cap n’en déplaise à ces monstres abjects

HASTA LA VICTORIA SIEMPRE !

Jacques MILHAS


 Les milliers de personnes rassemblées en quelques heures sur la place des Terreaux hier soir, (15000 dit le Progrès, mais qui a compté tous ceux qui cherchait à rejoindre la place dans tout le centre ville), sont la première réponse, entre recueillement, cris pour Charlie et marseillaise.

Ce rassemblement est nécessaire pour empêcher toute stigmatisation des musulmans qui sont partout dans le monde les premières victimes du terrorisme islamiste, et qui n’ont rien à voir avec les criminels. Ce rassemblement de la nation est une réponse unie à une extrême-droite qui cherche par tous les moyens à en faire les boucs émissaires de la crise.


Mais l’impertinence que portaient ces journalistes ne pourra supporter un consensus national qui se transformerait en célébration des institutions. Il faut dire la vérité. Ce crime est un acte de guerre contre Charlie, contre le rire, contre la liberté d’expression, contre la liberté tout court, c’est un acte de guerre contre la république. Et un acte de guerre qui vise des civils, qui vise des journalistes, des policiers, cela s’appelle un crime de guerre.

Cet acte de guerre n’apparait pas dans un ciel serein. Depuis des années, les pays occidentaux ont choisit la guerre comme moyen de domination, en instrumentalisant les conflits historiques au moyen-orient et en Afrique, en autorisant leurs partenaires du golfe à financer massivement les divers groupes djihadistes, en travaillant avec des terroristes contre des états indépendants sous prétexte de démocratie, mais en réalité en faveur de nos intérêts économiques, jusqu’à ce soutien aux néo-nazis en Ukraine pour organiser l’affrontement avec la Russie.

Le rassemblement national doit mettre tout sur la table, toutes les politiques militaristes et de guerre économique et politique pour le repartage permanent du monde dans cette concurrence de tous contre tous que nous impose depuis des années la mondialisation capitaliste.

Que les criminels soient des soldats commandés ou des isolés instrumentalisés, personne ne peut croire qu’un tel crime puisse se faire sans entrainement à tuer, personne ne peut croire qu’un tel attentat se fasse sans préparation, sans planification. Il faut cesser de faire l’autruche, Il y a bien une force organisée qui mène une guerre moderne, une guerre parmi les civils comme nous l’avons vu malheureusement dans tant de pays, une guerre qui n’est bien sûr pas une guerre de tranchée, mais une guerre partout, une guerre disséminée, agissant sur les terrains classiques, mais aussi économiques, des réseaux numériques, des réseaux de transport, des infrastructures... de la presse et des médias !

Et il faut comprendre pourquoi tant de jeunes éduqués dans ce beau système éducatif public et laïque Français ne trouve d’autre accomplissement que dans l’aventure djihadiste, fournissant ainsi la chair à explosifs dont ont besoin ceux qui organisent, planifient, alimentent cette guerre.

Le choc de ces crimes peut provoquer un changement d’attitude partout et à tous les niveaux, des citoyens dans le refus de la soumission à cette mondialisation violente et inégale, des forces politiques dans le refus de tous compromis avec les intégristes quelle que soit leur religion, des dirigeants dans le refus de la guerre comme "continuation de la politique par d’autres moyens". L’angélisme doit cesser sur les réseaux qui manipule les souffrances sociales dans les banlieues et que dénonçait il y 10 ans déjà André Gerin.

Il faut bien sûr une réponse policière, militaire aux criminels. Elle existe, elle doit être défendue, mais l’exemple des USA après le 11 septembre 2001 montre l’impasse à la quelle mène une réponse généralisant la surveillance de tous en faisant fi des droits, amplifiant la militarisation du monde, instrumentalisant les conflits au service de la domination impérialiste.

Il faut aussi et d’urgence une réponse politique qui inscrive la nécessaire résistance policière et militaire au terrorisme dans le choix de la paix et de la coopération entre les peuples, dans le refus de toute domination contre la souveraineté de chaque peuple, et donc dans le refus de la domination du libre-échange sur les relations internationales.

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16 décembre 2014 2 16 /12 /décembre /2014 16:30

"Non à la guerre et à la politique belliciste !"

 

Pendant l'existence des deux Allemagnes, une intervention de la Bundeswehr dans d'autres pays était impensable. Depuis la fin de la RDA socialiste et son rattachement à la RFA, ce tabou a été brisé par le gouvernement SPD/Verts avec l'agression militaire contre la Yougoslavie. Aujourd'hui la Bundeswehr est engagé dans 16 conflits.


Depuis la Conférence sur la Sécurité 2014 à Munich, la diplomatie allemande a aussi changé le ton : Une Allemagne forte doit assumer "ses responsabilités" et jouer un rôle plus important dans les affaires mondiales, y compris au plan militaire, ont chanté en chœur les ministres des Affaires étrangères et de la Défense et le Président Gauck. Pour ce dernier, la retenue militaire est un "privilège" dont l'Allemagne avait joui. Il est temps que l'Allemagne ne "se cache plus derrière la culpabilité historique".


Tous les harcèlements des médias dans cette direction n'ont pas eu l'effet souhaité : la majorité de la population Allemande reste opposée aux interventions de la Bundeswehr dans d'autres pays. 
De plus, l'écart entre "opinion publique et médias" s'est approfondi énormément depuis les événements en Ukraine. On parle d'une véritable crise de confiance entre les professionnels des médias établis d'une part et les lecteurs et téléspectateurs de l'autre, une crise qui entre temps a provoqué un vif débat dans les rédactions. Les réactions du public accusant les médias de manque d'objectivité et de mensonges sur le conflit en et autour de l'Ukraine sont tellement fortes que certains médias ont fermé ou pensent à fermer leurs forums de commentaires en ligne.


C'est surtout cette politique de guerre froide contre la Russie, qui est aperçu comme un grand danger pour la paix en Europe.

 

Photo-Luhr-Henken.jpg                         Photo Lühr Henken

A l'appel de plusieurs réseaux anti-guerre, des manifestations se sont déroulées le samedi 13 décembre dans six villes Allemandes sous le slogan "Non à la guerre et à la politique belliciste!" Alors qu'il était très difficile ces dernières années de mobiliser des gens pour descendre dans la rue et que les manifs anti-guerre ne pouvaient rassembler plus de deux mille personnes à Berlin, 4500 manifestants se sont rassemblés samedi dernier, 13 décembre, pour marcher jusqu'au siège du Président Gauck et pour exprimer leur profond désaccord avec la politique militariste qu'il représente.

 

rassemblement-devant-le-siege-de--Gauck.JPG                          Rassemblement devant le siège du Président Gauck

Pourtant, une campagne concertée sans précédant a été menée contre cette manifestation. Après l'expérience des centaines de milliers manifestants contre l'installation des missiles nucléaires américains au début des années 80, le gouvernement veut éviter qu'une telle mobilisation populaire puisse gêner sa politique militariste et la politique belliciste de l'Otan et des USA.

 

sur-la-route-vers-le-rassemblement.JPG                                                                   Vers le siège du Président Gauck

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                                                                   Soldat contre l'OTAN et la guerre

 

La manifestation de samedi laisse espérer que l'intimidation ne marchera pas et que le mouvement anti-guerre est de nouveau en train de devenir plus important. Prochains rendez-vous: Les Marches de Pâques, puis le 70ème anniversaire de la libération du fascisme.

 

Doris Pumphrey, militante du mouvement anti-guerre à Berlin

Publié par Action Communiste


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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 10:51

 

  Lu sur le site Mondialisation.ca

Des USA, appel aux armes

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Image extraite du film "Docteur Folamour", furieusement d'actualité.

 

La Chambre des représentants des Etats-Unis d’Amérique a adopté (4 décembre 2014) quasiment à l’unanimité (411 voix contre 10) la Résolution 758[1], qui « condamne avec force les actions de la Fédération Russe, sous la présidence de Vladimir Poutine, pour avoir opéré une politique d’agression visant à la domination politique et économique de pays voisins », en particulier l’Ukraine que « la Fédération Russe a soumis à une campagne d’agression politique, économique et militaire dans le but d’établir sa domination sur le pays et d’effacer son indépendance ».


La résolution balaie ainsi toute l’histoire de la pénétration USA/Otan en Ukraine, jusqu’au putsch de Place Maïdan organisé pour susciter la réaction des Russes d’Ukraine et de la Fédération Russe, ramenant l’Europe à une nouvelle guerre froide. La résolution appelle donc le Président à fournir au gouvernement ukrainien armes, entraînement et renseignement, et en même temps à revoir « l’état de préparation des forces armées USA et Otan ». En accusant la Russie de violer le Traité Inf[2], qui en 1991 a éliminé en Europe les missiles nucléaires à moyenne portée lancés depuis le sol (parmi lesquels ceux USA stockés à Comiso, Sicile), la résolution demande au Président de « revoir l’utilité du Traité Inf pour les intérêts des Etats-Unis » avec la possibilité de « se retirer du Traité » (non par hasard au moment où les USA modernisent les armes nucléaires qu’ils conservent en Europe, Italie comprise).


La résolution sollicite en outre le Président pour qu’il vérifie si chaque allié est en mesure de contribuer à l’ « autodéfense collective sur la base de l’article 5[3] du Traité de l’Atlantique Nord ». Cet article, qui oblige tous les membres de l’Alliance à intervenir si l’un d’entre eux est attaqué, est de fait étendu aujourd’hui aussi à l’Ukraine, bien qu’elle ne soit pas encore officiellement membre de l’Otan. Les alliés se trouvent directement sollicités, dans la résolution, pour « fournir leur plein quota de ressources nécessaires à la défense collective », c’est-à-dire à accroître la dépense militaire sur la base de l’engagement pris de le porter à au moins 2% de leur PIB.  Ce qui implique pour l’Italie l’augmentation des actuels 52 millions d’euros par jour, selon les chiffres officiels de l’Otan (72 selon les chiffres du Sipri), à plus de 100 millions d’euros par jour.


Sur le plan économique, pour « réduire la capacité de la Russie à utiliser les fournitures énergétiques comme moyen de pression », la résolution appelle l’Union européenne à « soutenir les initiatives de diversification énergétique » entreprises par les USA, notamment « l’augmentation des exportations de gaz naturel et d’autres types d’énergie par les Etats-Unis » vers l’UE, l’Ukraine et d’autres pays européens. En d’autres termes, elle appelle l’UE à renoncer à l’importation de gaz russe (et pour cela les USA ont enterré le gazoduc South Stream) pour importer celui liquéfié (par ailleurs beaucoup plus cher) fourni par les multinationales étasuniennes.


La résolution enfin appelle le Président à développer une stratégie pour « produire et diffuser des informations en langue russe dans des pays ayant des secteurs significatifs de population qui parlent russe », en maximalisant l’utilisation des émetteurs « La voix de l’Amérique » et « Radio Europe Libre /Radio Liberté » à travers « un partenariat public-privé » avec des médias nationaux. En relançant ainsi en Europe l’hystérisme propagandiste de la guerre froide.

Voici, en résumé, le contenu de la Résolution 758[4] qui, après qu’elle aura été approuvée aussi au Sénat, deviendra une véritable loi pour l’actuelle et les futures administrations.

Et en même temps une déclaration officielle de guerre à la Russie qui, à travers l’Otan, ramène l’Europe en première ligne d’une nouvelle confrontation militaire périlleuse.


 Manlio Dinucci

Géographe et journaliste

Edition de mardi 9 décembre 2014 de il manifesto

http://ilmanifesto.info/dagli-usa-chiamata-alle-armi-in-ucraina/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio


Apostille de la traductrice pour la version française :

Pour des chiffres précis sur le montant de la contribution française au «  plein quota de ressources nécessaires à la défense collective » recommandée par la résolution 758 du Congrès étasunien, on peut s’adresser à Madame la députée Patricia Adam, Présidente de la Commission défense à l’Assemblée nationale, et membre de la Délégation française à l’assemblée parlementaire de l’Otan.

Rappel de la Loi de programmation militaire pour les années 2014 à 2019, sur le financement des opérations extérieures (http://www.assemblee-nationale.fr/14/ta-commission/r1551-a0.asp ), article 5.3. :

« La présente programmation retient un montant de 450 M € pour la dotation prévisionnelle annuelle au titre des opérations extérieures.

En gestion, les surcoûts nets (hors titre 5 et nets des remboursements des organisations internationales) non couverts par cette dotation qui viendraient à être constatés sur le périmètre des opérations extérieures font l’objet d’un financement interministériel ».

Financement interministériel : on pourra donc aussi demander à Madame Adam quels autres ministères français contribuent au pourcentage, fixé par l’Otan, qu’elle a consciencieusement rappelé en séance de l’AN, pour « passer un cap difficile, mais ayons conscience que l’augmentation de nos capacités militaires est désormais indispensable en attendant, comme cela a été dit par le ministre lui-même, de pouvoir retrouver meilleure fortune ainsi que les 2 % du PIB ». http://www.nosdeputes.fr/14/seance/3682#inter_76ba075b143268d8d78248c5911910be .

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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 10:39

Lu sur El Diablo.  BHL chassé de Tunis.   Pourquoi le cacher ?  Ce sont des nouvelles qui font plaisir ...

 

TNV46472bhl.jpg

 

Article AC pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

 

Les Tunisiens peuvent se faire voler leur révolution. Mais ceux qui leur confisquent ne l'emporteront pas au paradis. Bernard-Henri Lévy dit BHL en a payé le prix. Aussitôt arrivé à Tunis pour une obscure visite après les élections, aussitôt rembarqué pour Paris.

 

La visite devait être secrète, elle a fuité comme une traînée de poudre. Dès que l'avion de BHL a touché le tarmac de l'aéroport de Tunis-Carthage, ce 31 octobre, plusieurs dizaines de manifestants l'ont accueilli sous les cris de « BHL dégage » et « Non aux intérêts sionistes en Tunisie ».

Il a fallu l'intervention des forces de sécurité de l'aéroport pour l'exfiltrer via une porte secondaire. Une entrée en matière peu glorieuse. Et une sortie qui ne l'est guère plus. Alors que BHL devait rester dans un hotel hupppé jusqu'à jeudi prochain.

 

Face à l'émoi populaire, le gouvernement tunisien somme BHL de repartir

 

Le gouvernement tunisien l'aurait prié de plier bagage dès la soirée du 1er novembre, face à la vague d'indignation populaire soulevant le pays.

BHL prétend qu'il ne devait réaliser qu'une visite éphémère, donc qu'il n'a quitté le pays que de son propre chef. Pourtant, le Ministre des Affaires étrangères – qui n'était pas informé de la visite de BHL en Tunisie – l'a prié de rentrer en France avec le premier avion samedi.

 

Beaucoup de rumeurs ont spéculé sur la partie invitante, sur les motifs de la visite de BHL, dont on sait les liens avec les milieux néo-conservateurs américains et sionistes israéliens, la corrélation directe entre sa présence et une guerre qui se prépare dans la régio

Certains ont parlé d'une invitation de son ami, le leader islamiste d'Ennahdha Rachid Ghannouchi (ils s'étaient déjà rencontrés à Paris en août 2013), de tractations avec le djihadiste algéro-libyen Abdelkader Belhadj. On a évoqué tantôt une nouvelle ingérence dans les affaires libyennes, ou une tentative de peser sur la formation du nouveau gouvernement tunisien.

Une enquête a été ouverte sur les conditions de la venue de BHL à Tunis. Mais il est désormais quasiment sûr qu'il a été invité pour une conférence convoquée par des individus très puissants, pour régler le sort de la Libye post-Kadhafi, toujours dans le chaos.

 

Des agents américains, des émissaires qataris pour décider du sort de la Libye

 

BHL_reunion.jpgSuivons BHL, qui a publié sur son site des photos de son voyage-éclair en Tunisie.

Qui a invité BHL ? C'est Ghazi Moalla, présenté dans les médias comme « un expert tunisien des affaires libyennes ». Moalla est une personnalité très puissante, directeur exécutif de la Holding du Fonds qataro-libyen (LQH) qui a déjà investi plusieurs centaines de millions d'euros en Tunisie.

 

Moalla est lié politiquement à Mohammed Abbou, chef du petit parti « Courant démocratique », ancien leader du parti « Congrès pour la République » du président actuel, Moncef Marzouki, connu pour être l'ami servile de la France.

Sur la photo de BHL, on retrouve bien sûr son ami de toujours Gilles Hertzog, vieille figure de l'ombre, paladin de l'anti-totalitarisme (lire : anti-communisme), issu du gauchisme quoique petit-fils de Marcel Cachin, ami de la famille Kouchner, combattant invétéré du droit d'ingérence occidental, de la Yougoslavie à l'Ukraine.

 

BHL aime à présenter un certain Nouri Cheriou comme une « grande figure des Amazighs ». On connaît mieux Wahid Bourchène, homme d'affaires libyen issu de Ghériane en Tripolitaine. Son projet-phare : susciter une rebellion amazigh, pousser à la sécession, et récupérer le morceau.

Walid Bourchène opère désormais depuis la Tunisie. Mais cet ancien membre influent du CNT (Conseil national de transition), qui se présente comme « un musulman dévôt » a joué un rôle-clé dans la guerre civile – à peine parachuté depuis les USA en assurant les télécommunications, en organisant la rebellion à Gheriane.

Car c'est aussi un américano-libyen, qui a longtemps résidé à Chicago.

Un autre américano-libyen, peut-être encore plus influent dans l'ombre, se trouve être Fadel Lamen. Il se présente comme « journaliste, écrivain, conseiller politique ». Il collabore à l'Atlantic Council, pour le centre pour le Moyen-orient Rafik Hariri (sic).

 

Il va sans dire que l'Atlantic Council est un des outils de l'influence américaine dans le monde, faisant le lien entre milieux politiques, économiques, intellectuels pro-américains. D'ailleurs Fadel Lamen a longtemps été résident à Washington D.C, maison-mère de l'Atlantic Council.

Fadel Lamen est l'homme des Américains en Libye, il est même le président de l'American-Libyan council, chargé de défendre les intérêts américains en Libye, en renforçant la collaboration américano-libyenne.

 

La connexion islamisme tunisien, Etats-unis et BHL

 

Dire que c'est la défense de Bernard-Henri Lévy, elle a le mérite d'être claire !

 

Plus récemment, outre celui plus connu de Rachid Ghannouchi, le nom de Redouane Masmoudi a circulé avec insistance, sans confirmation. Il aurait invité BHL à une conférence le 2 novembre sur la Libye.

Masmoudi est un homme-clé en Tunisie. Via le Centre d'études sur l'islam et le démocratie (CEID) financé par le Département d'Etat américain, ayant passé trente ans aux Etats-unis, il est le lien d'Ennadha avec les Etats-unis. Il œuvre à la collaboration avec les partis libéraux et atlantistes, au recyclage des administrateurs de l'Ancien régime.

Wikileaks a révélé que c'est Masoumid qui a fait le lien dans les années 2000 entre les diverses administrations américaines et Ennadha, rassurant les Etats-unis sur l'adhésion des islamistes aux plans américains pour la région.

 

Ce sioniste qui copine avec les pires anti-sémites que connait la planète !

 

B.H.Lévy crie une nouvelle fois – dans le Point – à une cabale anti-sémite ourdie par l'extrême-gauche. On reste sans voix. Lui qui voit des anti-sémites partout ne semble pas les voir sous son nez

 

Il a prêché à Sarajevo, à Pristina, béni les djihadistes venus d'Arabie saoudite et d'Afghanistan pour tuer l'islam modéré bosniaque, applaudi les criminels de guerre islamistes de l'UCK albanaise, spécialistes de l'humanitaire façon trafic de drogue, d'armes et d'organes.

 

Il a juré serment à Tobrouk, pendant que les troupes fanatiques menées par le fou de Dieu Abdelkader Belhadj – qui a aiguisé ses couteaux dans la sanglante guerre civile algérienne – semaient la terreur, imposaient la Charia, arrivées dans les bombardiers de l'étranger.

Trois ans après, le pays est à feu et à sang, livré aux bandes rivales, aux politiciens corrompus. La guerre libyenne a fait au minimum 60 000 morts.

 

Il a pontifié sur la place Maidan à Kiev. A ses côtés, des symboles de nostalgiques du III ème Reich, des crânes rasés patibulaires, et les oripeaux des nostalgiques des collaborateurs tueurs de juifs de Stepan Bandera.

 

Le point commun entre ces gens-là, ce sont des anti-sémites notoires, viscéraux. Mais ce sont aussi des agents de l'impérialisme américain, collaborant à l'occasion aussi avec le sionisme. 

Les bataillons de volontraires comme « Azov » ou « Dniepr » sont composés de néo-nazis … financés par l'oligarque israélo-ukrainien Igor Kolomoisky !

Le Qatar, l'Arabie saoudite où l'anti-sémitisme est religion officielle – être juif à Riyad est passible de la peine capitale – ne se gênent pas pour armer les rebelles islamistes syriens qui détruisent le meilleur allié de la Palestine contre Israel. Le Hezbollah, lui, ne se trompe pas !

 

BHL n'est pas le défenseur des Juifs, il combine tous les jours avec des anti-sémites viscéraux. C'est un sioniste, un agent de liaison des Etats-unis, de la France, d'Israel qui participe à la coordination des efforts pour créer un « Ordre nouveau » favorable aux puissances impérialistes.

 

Les Tunisiens, sans la moindre démonstration d'anti-sémitisme, ne se sont pas trompés en le faisant dégager de Tunis. Les élections ont montré la confiscation de la révolution dans les urnes, la domination des puissances étrangères sur le pays. Mais ils ne contrôleront pas la rue, comme ils ne contrôleront pas les cœurs et les âmes des Tunisiens !

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31 octobre 2014 5 31 /10 /octobre /2014 23:23

VOLONTAIRES POUR QUELS COMBATS?

publié le : 18 Octobre, 2014

 

Décidément, nous vivons un siècle de cendre, où le mensonge se travestit en vérité morale, où le fanatisme religieux ou racial se pare des vertus de la démocratie.
En 1937, des milliers de jeunes Français, notamment des ouvriers, furent volontaires en Espagne en Brigades internationales pour combattre le fascisme.
De 1941 à 1944, des milliers encore, qui étaient parfois issus de l'immigration juive, arménienne, italienne ou espagnole, furent volontaires dans la Résistance antinazie, au péril de leur vie.

Depuis une génération, la France a été balayée par un vent mauvais de contre-révolution culturelle, que soufflent les "élites" conservatrices, ou "de gauche", ses médias écrits ou audiovisuels. On n'y parle plus en 2014, à la une des quotidiens et des télés que de ces centaines de "djihâdistes", souvent issus des lambeaux les plus pauvres et les plus délabrés des immigrations africaines, passés de la délinquance mineure au fascisme islamiste. Le Monde, Libération, ces hérauts de la gauche libérale, renchérissent sur Manuel Valls, pour affoler une opinion qui rejette leur politique: "Nous sommes les derniers remparts contre les attentats djihâdistes, des Nemmouche et autres assassins revenus de Syrie ou d'Irak".

C'est oublier un peu vite que si cette cohorte de volontaires pour l'intégrisme islamiste sont partis de France rejoindre les insurgés longtemps soutenus par la France et l'occident, c'est parce qu'ils combattaient le gouvernement syrien, accusé durant des années par les médias français de tous les crimes.

N'est-il pas un peu hypocrite de s'étonner à grands cris des enlèvements de citoyens français ou de leur exécution par les bandes armées islamo-délinquantes, alors que la France fait la guerre et bombarde en Irak après l'avoir fait en Libye, et menace de le faire en Syrie et à nouveau en Libye? Les interventions militaires de ces dernières années,de Kaboul à Tripoli et Bagdad, avaient toutes pour prétexte d'éradiquer les " Djihâdistes".  Elles en ont multiplié le nombre par cent!

Clemenceau disait " la guerre est une affaire trop sérieuse pour être décidée par les militaires ". On peut dire aujourd'hui en France que c'est trop grave et a trop de conséquences pour être confié à des politiciens qui ne rêvent que de remonter dans les sondages sans y parvenir tant leur politique est néfaste. Il est déplorable de voir les dirigeants français jouer les " Messieurs Plus " de l'impérialisme occidental d'Afrique en Asie, en toute irresponsabilité, et en utilisant les médias à leur botte pour affoler l'opinion .

Le Monde du 8 septembre 2014, qui menace les Français à pleines pages du Grand Loup Djihâdiste, révèle en un entrelet de 6 lignes que la France est le premier des pays d'émigration vers Israël, avec plus de 5000 départs au total en 2014.  Parmi eux, des centaines de Français rejoignent les colonies Sionistes, implantées par la force en Cisjordanie palestinienne, et des dizaines de jeunes Français sont allés participer à l'offensive de l'armée israélienne à Gaza.

En quoi est-il plus grave de rejoindre les bandes islamistes de Syrie ou d'Irak que d'aller contribuer sciemment au vol des terres palestiniennes et à l'écrasement des familles Gazaouies sous les bombes?

Le mouvement progressiste français de 2014, englué dans ses petits calculs électoralistes et carriéristes, doit s'interroger: pourquoi a t-il été incapable de donner à ces jeunes du XXIème siècle un rêve, une raison de vivre et de mourir, et laisse t-il ce soin au fanatisme " religieux " le plus fascisant?


Francis Arzalier

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30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 14:53

Lu sur Canaille le Rouge

 

 

A voté...quasi-unanimement à l'Assemblée

Publié le 30 Octobre 2014

à l'assemblée nationale,

rapporte

la dépêche d'agence

A voté...quasi-unanimement à l'Assemblée

"Tous les groupes politiques", nous disent les agences de presse dans un choeur touchant "ont soutenu le texte, à l'exception des écologistes qui se sont abstenus. Ces derniers estiment que plusieurs dispositions risquent de "mettre en cause certaines libertés individuelles".

Pas de voix contre ? Apparemment, non.

L'UMP Philippe Goujon a jugé que « l'urgence sécuritaire commande d'adopter sans délai ce projet de loi » en dépit de ses « insuffisances ». Malgré certaines« réserves », le Front de gauche Marc Dolez a, quant à lui, jugé que le texte était parvenu à « cet équilibre délicat entre efficacité et respect des libertés fondamentales ».

Faut-il prendre des mesures contre les risques d'attentats ? A coup sûr, mais les quelles et de quel arsenal législatif disposait-on avant ce texte ? Secret défense ?

Autre question : pourquoi ne stigmatiser qu'une forme de terrorisme ? Participer à des crimes de guerre sous un uniforme étranger doit-il avoir un traitement sélectif en fonction de la couleur et l'écusson d'épaule de la tenue. 

Un jeune de 20 ans partit faire des conneries en tunique noire théofaciste dans la zones dérélementée installée par l'Otan serait-il du point de vue de la législation française plus coupable que le même jeune engagé sur le terrain sous uniforme israelien dans des crimes de guerre d'autre théofascisme à Gaza ?

Il y a un peu plus d'un mois, un édito du monde non signé (donc engageant volontairement le titre et sa rédaction) affirmait :

"Le projet de loi antiterroriste que le Parlement examinait, lundi 15 septembre, constitue un nouveau pas alarmant, tant il est prouvé que les mesures d’urgence et les entorses au droit commun finissent par contaminer le droit pénal dans son ensemble."

 

[...]  lire la suite en cliquant sur le lien suivant

 

http://canaille-le-rouge.over-blog.com/2014/10/a-vote-quasi-unanimement-a-l-assemblee

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18 août 2014 1 18 /08 /août /2014 23:20

Qui a (encore) peur de la guerre nucléaire ?

 

07/08/2014

 

L’offensive antirusse de l’Etat profond qui gouverne les Etats-Unis – c’est-à-dire l’appareil sécuritaire alliant CIA, NSA, Pentagone et industries de l’armement –, est probablement le plus grand danger que le monde moderne ait eu à affronter.

Agitant le très télégénique Obama au bout de ses ficelles pour faciliter le travail d’enfumage de la presse-Système, il s’est totalement radicalisé ces deux dernières décennies, à mesure que devenait inexorable un effondrement de l’hyperpuissance US et de son système néolibéral.

Aujourd’hui, pour ces esprits en surchauffe obsédés par la préservation à tous prix de l’hégémonie US, même l’option d’une «attaque nucléaire de première frappe» n’est plus un tabou alors qu’autour de la crise ukrainienne, la montée aux extrêmes se poursuit, et que le risque (désir ?) de guerre grandit à mesure.


Le retour du Docteur Folamour

 

En 2006, un article du Foreign AffairsThe Rise of U.S. Nuclear Primacy, estimait que les Etats-Unis disposaient désormais d’une supériorité nucléaire telle qu’elle leur permettrait d’envisager une attaque nucléaire «de première frappe» (first strike) victorieuse contre deux adversaires, Russie et Chine, supposés incapables de riposter.

La chose n’avait pas été du goût des Russes. Poutine himself avait réagi en affirmant que «l'analyse de la situation internationale et des perspectives de son évolution poussait la Russie à considérer la dissuasion nucléaire comme le principal garant de sa sécurité».

Une pluie d’articles de la presse russe s’était ensuite abattue sur les affirmations de Foreign Affairs pour le dégommer. 

Si le message US avait été entendu 5 sur 5 à Moscou, la réponse russe n’avait bien évidemment ému personne à Washington. 

A travers le déploiement de l’OTAN et l’installation de leur fameux bouclier antimissiles dans les ancienne républiques soviétiques, les USA n’ont en effet cessé depuis de venir menacer directement  la dissuasion russe, sous couvert de parer à la menace iranienne. Un argument parfaitement ridicule qui fit d’ailleurs beaucoup rire Poutine

Aujourd’hui, certains analystes comme l’ancien sous-secrétaire au Trésor de Reagan, Paul Craig Roberts, estiment que cette doctrine de la «première frappe victorieuse» est (re)devenue une option parmi d’autres dans les esprits malades de l’Etat profond US, et tirent la sonnette d’alarme, dans le désert bien sûr…

 

L’Ukraine, mère de toutes les crises

Pourtant, la crise ukrainienne déclenchée par l’Etat profond US – avec l’aide des groupies européennes du très télégénique Obama –, concentre tous les risques de dévissage. 

La désormais fameuse émission Truthseeker, sur Russia Today, a d’ailleurs consacré un épisode à cette hypothèse de première frappe nucléaire sur la Russie, et pour laquelle les Etats-Unis auraient déjà un plan, et même une date… 2016…

Il ne s’agit pas ici de se perdre en conjectures sur la pertinence  des avertissements de Paul Craig Roberts, ou sur la crédibilité partielle ou totale de l’enquête de Truthseekers. Il se trouve simplement que ces signaux d’alerte s’inscrivent dans un contexte et un enchaînement de faits qui sont suffisamment graves pour les rendre parfaitement audibles.


Un risque bien réel

Ces faits sont simples.


- La Etats-Unis et leur modèle néolibéral sont en train de s’effondrer ;

- La suprématie du dollar, devenu monnaie de singe, est ouvertement contestée (et sans cette suprématie, plus d’hégémonie);

- La montée en puissance des pays du BRICs est perçue comme une menace par les USA ;

- Ces dernières années, toute la puissance militaire US a été concentrée pour encercler la Russie et la Chine, ses principaux rivaux ;

- La crise en Ukraine a été déclenchée pour empêcher la création d’un bloc concurrent Euro-BRICs, et pour enfermer définitivement l’U E dans les griffes US (et du TAFTA) derrière un nouveau rideau de fer;

- La guerre économique déclenchée par le Bloc atlantiste contre Moscou (qui réplique désormais) – alors même qu’absolument aucune preuve crédible de l’implication des séparatistes du Donbass dans le crash du MH17n’a été produite –, dénote une volonté claire de montée aux extrêmes «coûte que coûte»;

Un projet de loi concocté par le Sénateur Bob Corker (loi S.2277 / «The Russian Aggression Prevention Act») pourrait ouvrir légalement la voie à une guerre contre la Russie.

- Le Congrès US, gangréné comme on le sait par la corruption du Corporate power, n’a jamais été aussi fanatiquement mobilisé contre la Russie. Même en pleine Guerre Froide, on n’avait jamais connu ça.

- L’armement et la formation annoncées de la Garde nationale ukrainienne par les USA, et la probable implication de l’OTAN dans le dispositif, forcera la Russie à réagir militairement car, à ce niveau d’intensité de la confrontation, elle ne peut plus reculer. Face à l’avancée du dispositif atlantiste, Moscou pourrait donc être contraint d’envahir l’Est de l’Ukraine pour préserver la «profondeur stratégique» nécessaire à sa dissuasion.

- Aux dernières nouvelles l’OTAN est en train de concentrer des troupes et des équipements près de l’Ukraine, multipliant d’autant  les risques de dérapages.

Le danger d’une confrontation militaire directe entre les deux puissances nucléaires est donc bien réel, et augmente désormais de jour en jour au gré de l’hystérie atlantiste.

L’Europe doit se réveiller

 

A ce stade, il est important de relever que sans le concours des laquais européens dans le coup d’Etat fomenté par Washington à Kiev : point de crise ukrainienne.

 

Et sans le suivisme de ces mêmes laquais européens dans la montée aux extrêmes voulue par Washington : point de risque de guerre.

 

Il faut donc que les élites européennes ouvrent les yeux sur ce qui se passe réellement ; brisent leurs chaînes atlantistes et cessent d’obéir aveuglément à Washington.

 

Dans nos démocraties libérales le peuple n’ayant rien à dire sur les sujets sérieux, ce réveil pourrait venir de pressions des milieux économiques ou d’une mobilisation des pays qui ont le plus à perdre dans ce jeu de dupe imposé à l’UE par Washington.

 

Compter sur l’intelligence de nos élites est en effet formidablement hasardeux (on n'en serait pas là) ; mais peut-être pouvons-nous compter sur la peur salvatrice qui pourrait les saisir lorsque, à la faveur d’un évènement ou d’un autre, ils vont tout à coup prendre conscience que oui, un risque de guerre nucléaire entre l’Etat profond étasunien et la Russie existe bel et bien désormais.

 

Et que l’Europe, comme par hasard, est en première ligne.

 

Publié par entrefilets.com 

 

le 7 août  2014 à 17h13

 

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