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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
20 mars 2016 7 20 /03 /mars /2016 07:38

Sur le site du KKE

DECLARATION COMMUNE DES PARTIS COMMUNISTES ET OUVRIERS

Battons-nous avec le système d'exploitation, qui naît des guerres, des réfugiés, l'immigration et la pauvreté.

Maintenant solidarité aux réfugiés et aux immigrés!

Les partis communistes et ouvriers qui signons ce texte :

NOUS CONDAMNONS l'agressivité impérialiste, les interventions et les guerres, les Etats-Unis, l'OTAN et l'UE, ainsi que leurs "alliés", comme la Turquie, l'Arabie Saoudite, le Qatar. L'activité criminelle de ces forces a conduit à des millions de réfugiés et d'immigrés.

Tous les gouvernements bourgeois ont aussi des responsabilités importantes, parce qu'ils participent au fil des années avec des troupes et fournissent toutes sortes d'établissements, en reproduisant tous les prétextes pour le lancement de ces interventions impérialistes.

NOUS CONDAMNONS l'UE et les gouvernements bourgeois qui suivent une politique de répression policière-militaire contre les réfugiés qui essaient de se sauver de la guerre, de la misère, des réseaux de la traite des êtres humains.

NOUS APPELONS  au renforcement de l’unité de classe et de la solidarité populaire avec les peuples qui sont les victimes des interventions impérialistes et de l'exploitation capitaliste.

NOUS APPELONS les peuples à renforcer leur lutte contre les causes qui déracinent des millions de gens de leurs foyers et en même temps à être du côté des immigrés et des réfugiés, qui vivent dans des conditions difficiles et inhumaines, et à demander par les gouvernements les mesures nécessaires pour leur admission et leur hospitalité décente, l'abolition de tous les mécanismes répressifs de l'UE, y compris du règlement Dublin III.

Les Partis Communistes et Ouvriers luttent contre les efforts de la bourgeoisie et des gouvernements bourgeois d'utiliser le problème des immigrés et des réfugiés en tant qu'un moyen pour l'abolition des droits ouvriers et pour l'intensification de l’exploitation des réfugiés et des immigrés, en général de la classe ouvrière, dans les pays de destination.

L'intérêt des ouvriers demande que nous unissions nos forces et que nous renforcions leur lutte contre les Etats-Unis, l'OTAN, l’UE, les interventions et les guerres impérialistes, contre tous les efforts de manipulation des peuples par les impérialistes. Organisons-nous et battons-nous avec le système d'exploitation qui naît des guerres, des réfugiés, l'immigration et la pauvreté. Afin que se forment les conditions qui permettront aux réfugiés et aux immigrés leur retour à leurs pays, où leurs propres peuples seront les maîtres.

 

 

  1. Communist Party of Albania
  2. PADS
  3. Communist Party of Australia
  4. Party of Labour of Austria
  5. Communist Party of Bangladesh
  6. Brazilian Communist Party
  7. Communist Party of Brazil
  8. Communist PArty of Britain
  9. Communist Party of the Workers of Belarus
  10. Union of Communists in Bulgaria
  11. Communist Party of Canada
  12. AKEL
  13. Communist Party in Denmark
  14. Communist Party of Denmark
  15. Communist Party of Finland
  16. Communist Workers`Party for Peace and Socialism (Finland)
  17. German Communist Party
  18. Unified Communist Party of Georgia
  19. Communist Party of Greece
  20. People’s Progressive Party of Guyana
  21. Tudeh Party of Iran
  22. Communist Party of Ireland
  23. Workers’ Party of Ireland
  24. Communist Party, Italy
  25. Socialist Movoement Kazakhstan
  26. Socialist Party of Latvia
  27. Communist Party of Malta
  28. Communist Party of Mexico
  29. Popular Socialist Party of Mexico
  30. Communist Party of Norway
  31. Communist Party of Pakistan
  32. Palestinian Communist Party
  33. Palestinian Peoples' Party
  34. Philippines Communist Party [PKP-1930]
  35. Russian Communist Workers Party
  36. Communist Party of the Soviet Union
  37. Communist Party of the Russian Federation
  38. New Communist Party of Yugoslavia
  39. Party of the Communists of Serbia
  40. Communist Party of Slovakia
  41. Communist Party of the Peoples of Spain
  42. Communist Party of Sweden
  43. Communist Party, Sweden
  44. Syrian Communist Party
  45. Communist Party of Tadjikistan
  46. Communist Party, Turkey
  47. Communist Party of Ukraine
  48. Union of Communists of Ukraine
  49. Freedom Road Socialist Organization [USA]
  50. Party of Communists USA
  51. Party fro Socialism and Liberation [USA]

The statement is still open for signatures

 

15.03.2016

 
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8 février 2016 1 08 /02 /février /2016 11:12

Mis en ligne le 55 février 2016

Nous saluons cette déclaration de la CGT particulièrement bienvenue dans le climat guerrier créé par le pouvoir socialiste.  Il est grand temps que nous nous mobilisions pour la paix, contre les guerres menées en notre nom, pour une sortie de la France de l'OTAN et pour la dissolution de cet instrument de guerre en Occident qu'est le l'"Organisation du Traité de l'Atlantique Nord".

Une déclaration confédérale de la CGT

 

En réponse aux actes terroristes sur le sol français, le chef de l'Etat et son gouvernement ont fait le choix de la mise en place de différentes mesures dont l'état d'urgence est le paroxysme. Il se caractérise par le déploiement d'une force militaire en action sur le territoire métropolitain, et s'inscrit dans leur logique de déclaration officielle de la guerre en France.

Est-ce la réalité ? Force est de constater que non.

Si les actes terroristes perpétrés et les revendications de leurs acteurs sont effroyables, ils ne peuvent être assimilés dans le cas précis à une situation de guerre en France.

C'est parce que les mots ont une importance qu'il convient de les utiliser à bon escient et usité en l'espèce « déclaration de guerre » est loin d'être anodin de leur part. Il vise à ne pas répondre aux vraies questions sur l'analyse des causes qui engendrent cette situation. C'est précisément un bilan sur les politiques menées depuis des années qu'il conviendrait de mener. Ainsi La France est engagée, sans aucun véritable débat national, dans plusieurs conflits armés au-delà de ses frontières et poursuit inlassablement le rôle que différents traités lui ont assignés avec l'aval de "ses partenaires", celui de "gendarme du Monde".

La France s'est rendue disponible pour proposer et accepter cette mise à disposition expéditionnaire, ce qui lui confère une responsabilité écrasante dans la situation mondiale tendue.
François Hollande ne disait pas moins en préfaçant le livre blanc pour la Défense et la sécurité nationale de 2013, livre blanc commandé par ses soins, avec ces termes choisis : "une volonté claire est affichée au bénéfice de capacités autonomes et réactives de projection reposant sur des forces bien entraînées, bien équipées et bien renseignées. Elles devront être en mesure d'avoir un impact décisif dans les régions où les menaces sont les plus grandes sur nos intérêts et ceux de nos partenaires et alliés. Elles démontrent que la France est prête à assumer ses responsabilités, comme elle l'a fait au Mali".

Cette déclaration est connue du monde entier. Chacun peut ainsi mieux comprendre pourquoi la France est particulièrement visée par de tels actes que ceux que nous avons connus puisque notre France s'est placée comme « la guerrière de service ».

 

Cette politique de gendarmerie du Monde s'accompagne d'une politique de ventes tout azimut de matériels militaires. Par son implication directe dans le commerce des armes (3ème exportateur mondial) elle participe activement à l'instabilité mondiale.

Pour le pur profit des industriels, la France arme des pays dont la démocratie, la liberté, les droits de l'Homme et plus particulièrement ceux de la femme sont largement bafoués. Cela s'opère même en prélevant sur le stock de nos propres armées, à l'image des frégates multi-missions ou même de "l'emblématique" avion Rafale.

Par ce choix, nos dirigeants assurent notre insécurité nationale.

Mais la France a également engagé un vaste mouvement de privatisation et de restructurations des industries d'armement pour les faire entrer la logique de profitabilité des entreprises et du commerce mondial.

Ce choix va à l'encontre de la France dans sa capacité de posséder une industrie de défense souveraine permettant de répondre à ses propres besoins. Cela va même jusqu'à une dépendance auprès de pays tiers concernant l'approvisionnement en munitions par exemple.

 

Cette situation est pour le moins paradoxal alors qu'au même moment, l'armée française doit servir la défense des citoyens sur le sol national.

 

D'autre part, les guerres dans le Monde sont meurtrières. Il n'existe pas de « frappes chirurgicales », ni de « guerre propre », sans mort. C'est plusieurs millions d'être humains (dont des enfants) morts depuis la première invasion irakienne par les coalisés. Elles conduisent partout aux reculs sociaux, elles nourrissent tous les extrémismes, elles alimentent les trafics en tous genres, elles déclenchent et entretiennent des haines, elles sont sources de gaspillage des ressources financières, elles génèrent des ravages environnementaux. Ce sont elles qui génèrent les migrations massives.

Pourtant à maintes fois l'histoire nous a enseigné que c'est de ces situations de pertes de repères d'humanité que naissent partout les extrémismes, les fanatismes et le fascisme. A chaque fois cela a été pour le plus grand profit de financiers, industriels et forces de pouvoir qui sont toujours eux-mêmes les instigateurs.

D'autres choix sont possibles et sont soutenus par de nombreuses forces de progrès dans le monde entier.

Tout d'abord, cela passe par une dissolution de l'OTAN avec un retrait immédiat de la France. Nous devons conduire les Etats à mener une véritable politique de désarmement. La France doit montrer tracer la voie avec comme priorité le désarmement nucléaire.

La CGT, qui porte en elle les valeurs de paix et de coexistence pacifique entre les peuples, est pleinement dans son rôle et dans son champ d'intervention en appelant les salariés, les retraités, les privés d'emploi à « marcher avec leur tête".

 

Une réunion d'urgence d'une conférence mondiale pour la Paix, sous l'égide de l'ONU (dont le rôle doit être revalorisé) ne peut plus attendre. La situation actuelle, qui inverse le rôle des uns et des autres, au point de faire passer des syndicalistes pour des criminels pendant que les vrais, eux, s'enrichissent du chaos qu'ils créent, incite le mouvement syndical dans son ensemble à tout faire pour mettre au centre des préoccupations les réels besoins humains.

Ces besoins ne sont donc pas des besoins en armes.

Ces besoins sont avant tout des besoins fondamentaux comme l'accès à une alimentation correcte, l'accès à l'eau, au logement, aux services de santé, à l'éducation, à l'emploi durable, à un salaire décent, mais aussi à la démocratie, la Paix ....

Réfléchir et faire réfléchir c'est déjà agir, mais la situation exige d'avantage !

Agissons ensemble, gagnons des logiques de Paix, de progrès social

Le gouvernement français serait particulièrement avisé en suivant ce principe fondateur de la Nation française issue des lumières, celle des droits de l'Homme et qui a fait sienne comme devise « Liberté, Egalité, Fraternité. »

Montreuil, le 2 février 2016

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8 février 2016 1 08 /02 /février /2016 10:15

Le budget du Pentagone orienté vers une guerre avec la Russie et la Chine

Par Bill Van Auken
Mondialisation.ca, 05 février 2016
us war

Le secrétaire américain à la Défense Ashton Carter a souligné au cours d’une première présentation du budget de 583 milliards de dollars du Pentagone que l’armée américaine s’orientait, tout en intensifiant ses interventions en cours au Moyen-Orient, vers une guerre contre la Russie et la Chine.

Prenant la parole devant l’Economic Club de Washington mardi, Carter a dit que le budget gargantuesque de l’année fiscale 2017, qui sera présenté la semaine prochaine, était conçu pour faire face à ce qu’il a appelé « une nouvelle ère stratégique ». La teneur du discours de Carter, prononcé au rythme du technocrate rompu à la destruction massive, était que l’impérialisme américain se préparait à une nouvelle guerre mondiale.

Le plus gros changement dans le budget est le quadruplement du financement de la soi-disant European Reassurance Initiative (Initiative pour rassurer l’Europe) qui passe de 789 millions à 3,4 milliards de dollars. Une initiative prise par le gouvernement Obama à la suite de la crise provoquée en Ukraine il y a deux ans, où les Etats-Unis et l’Allemagne ont orchestré un coup d’Etat mené par des forces néo-fascistes qui ont renversé le gouvernement aligné sur Moscou du président Viktor Ianoukovitch.

En septembre 2014 Obama, parlant à Tallinn, la capitale estonienne, a engagé les Etats-Unis à défendre militairement les trois anciennes républiques baltes soviétiques. L’engagement était « inébranlable » et « éternel » et inclurait « des soldats américains sur le terrain ».

Selon un article du New York Times mardi, l’augmentation du financement servira à assurer le maintien en permanence par les États-Unis et l’OTAN d’une brigade blindée de combat complète sur la frontière occidentale de la Russie. Cela permettra un déploiement avancé d’armes et de matériel militaire en Estonie, en Lettonie et en Lituanie, ainsi que dans d’autres pays de l’est de l’Europe comme la Hongrie et la Roumanie.

Le New York Times cite un responsable du Pentagone disant que ce qu’on préparait était une présence ininterrompue de troupes par rotation dans la région, ce qui signifie que les unités de combat seraient déployées en permanence. Cette tactique provocatrice et irresponsable doit contourner un accord conclu en 1997 avec Moscou et connu sous le nom d’Acte fondateur OTAN-Russie, où les deux parties s’engageaient à ne pas stationner de troupes en grand nombre sur leurs frontières respectives.

Les États-Unis, a insisté Carter, devaient avoir la capacité de contrer la Russie « sur l’ensemble du théâtre » ce qui signifie que les Etats-Unis doivent maintenir des forces capables d’attaquer la Russie partout où ils le jugent opportun.

L’argent pour cette escalade anti-russe doit être puisé dans le compte des Opérations de contingence à l’étranger, le fonds de guerre qui a payé les guerres et occupations américaines en Irak et en Afghanistan. Bien que du point de vue comptable le but soit de contourner les plafonds de dépenses du budget ordinaire du Pentagone, cela signale également qu’il s’agit de la préparation active à une confrontation militaire entre les deux principales puissances nucléaires.

La proposition de budget contient des plans de développement important de l’arsenal nucléaire de l’impérialisme américain. Elle appelle à l’attribution de 13 milliards dollars sur les cinq prochaines années pour développer et produire une flotte de nouveaux sous-marins à missiles balistiques nucléaires. Des sources du Pentagone ont déclaré que le projet de budget prévoyait également un nouveau bombardier pour l’Armée de l’air et une nouvelle génération de missiles balistiques nucléaires intercontinentaux.

Le budget proposé par le Pentagone met l’accent sur le développement de la puissance de feu navale, dans le but d’intensifier le « pivot » du gouvernement Obama « vers l’Asie », qui a vu des opérations militaires américaines de plus en plus provocatrices en mer de Chine méridionale. « Nous faisons tous les investissements que vous voyez dans notre budget de la Défense, qui s’orientent spécifiquement vers une maîtrise du développement militaire chinois », a dit Carter.

L’assertion que le financement du vaste appareil militaire américain serait motivé par la nécessité de suivre le rythme de la croissance militaire chinoise ou russe est manifestement absurde. Les dépenses militaires américaines de l’an dernier étaient supérieures à celles des sept grandes puissances suivantes combinées. L’armée américaine a dépensé près de trois fois plus que la Chine et environ sept fois plus que la Russie.

Carter a énoncé cinq « défis » auxquels le budget du Pentagone devait selon lui répondre. En tête de liste il y avait la Russie et la Chine, suivies de la Corée du Nord et de l’Iran. Le tout dernier était l’intervention américaine en cours contre l’Etat islamique (EI), incorporée à la soi-disant guerre contre le terrorisme qu’on présente depuis près de 15 ans au peuple américain comme la justification de la croissance ininterrompue du militarisme américain.

Le budget du Pentagone prévoit aussi une augmentation substantielle dans ce domaine. Il inclut, sur un total de 7,5 milliards de dollars, 1,8 milliards pour payer 45.000 bombes et roquettes nécessaires pour reconstituer des stocks diminués par les frappes aériennes continues en Irak, en Syrie et en Afghanistan.

Carter a souligné que le changement de stratégie était basé sur un « retour à la compétition entre grandes puissances ». Cela exigeait que l’armée américaine se prépare à affronter « un ennemi très sophistiqué » avec « toute la gamme » de la force armée. Cette situation était « radicalement différente de celle des 25 dernières années » a-t-il dit, faisant allusion à la période écoulée depuis la dissolution de l’Union soviétique par la bureaucratie stalinienne de Moscou.

Il a insisté pour dire que «l’Amérique est encore aujourd’hui le leader du monde » et le « garant de la stabilité et de la sécurité dans toutes les régions du monde, comme nous le sommes depuis la Seconde Guerre mondiale ».

L’armée américaine, a-t-il dit, devait se préparer à affronter ceux «qui voient la domination de l’Amérique et veulent nous l’enlever… à l’avenir pour que nous ne puissions pas opérer efficacement partout dans le monde ».

La mission énoncée par le secrétaire américain à la Défense est essentiellement une lutte militaire pour imposer le contrôle des États-Unis sur toute la planète. La supériorité militaire restante de l’Amérique doit être utilisée pour contrer les effets du déclin prolongé du capitalisme américain et de sa domination de l’économie mondiale. À cette fin, l’impérialisme américain doit faire face à tout rival réel ou potentiel à son hégémonie, tant mondiale que régionale. La voie indiquée par le discours de Carter mène inexorablement à la Troisième Guerre mondiale.

Bill Van Auken

Article paru en anglais, WSWS, le 3 février 2016

La source originale de cet article est wsws.org
Copyright © Bill Van Auken, wsws.org, 2016
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5 février 2016 5 05 /02 /février /2016 22:46

Lu sur Michel El Diablo

DÉMOCRATIE ?

Assassinats politiques, exactions, emprisonnements d’opposants : le gouvernement turc en pleine dérive totalitaire

PAR 

 

Manifestation du 9 janvier 2016 à Paris / © Eros Sana

Manifestation du 9 janvier 2016 à Paris / © Eros Sana

Près de 20 000 manifestants sont venus à Paris honorer la mémoire des trois militantes kurdes assassinées il y a trois ans. Cette commémoration s’est déroulée alors que l’enquête judiciaire est au point mort pour identifier les commanditaires des meurtres. Toutes les pistes mènent vers la Turquie et ses services secrets, dans un contexte où le pouvoir turc est en pleine dérive totalitaire : arrestations de journalistes, répression de l’opposition de gauche, état de guerre imposé aux villes kurdes, assassinats de militants… Sans que la communauté internationale, États-Unis et Europe en tête, ne réagisse.

C’était il y trois ans, le 9 janvier 2013, en plein coeur de Paris. Trois femmes sont froidement exécutées de balles dans la tête. Les victimes symbolisent trois générations de militantes Kurdes, proches du parti indépendantiste Kurde de Turquie, le PKK. D’abord, Leyla Söylemez, la plus jeune, âgée de 24 ans, Fidan Dogan, 29 ans et Sakine Cansiz, 54 ans, la principale cible de ce triple assassinat. Elle était l’une des responsables de l’opposition kurde en exil. Cofondatrice du PKK en 1978, ancienne combattante de laguérilla, cette proche du leader historique kurde, Abdullah Öcalan, était extrêmement influente et respectée. Plusieurs femmes Kurdes qui combattent en ce moment les forces de l’Etat islamique à Kobané arborent sur leur treillis militaire une photo de Sakine Cansiz.

Très vite, la police judiciaire appréhende l’auteur présumé de ce triple homicide : Ömer Güney. Ce jeune Turc âgé d’une trentaine d’années, agent d’entretien à l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle, venait de passer une année à infiltrer la communauté kurde d’Ile-de-France, et à se rapprocher des instances dirigeantes du PKK en exil en France. Au fil de l’investigation, la justice française démontre que Ömer Güney est bien l’auteur des trois meurtres. Surtout, il a travaillé en étroite relation avec une partie au moins des services secrets turcs, le MIT.

Une enquête entravée

 

LIRE LA SUITE DE L'ARTICLE ICI sur le site Basta!

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30 janvier 2016 6 30 /01 /janvier /2016 23:45

RACHID BOUDJEDRA : La preuve par neuf

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11:07  mercredi 27 janvier 2016 | Par Rachid Boudjedra | Actualité

Nous le savions. Tout le monde le savait. Nous l’avions dit et redit jusqu’à satiété. On nous accusait d’être des affabulateurs, des obsédés du complot, des anti-américains (Pourtant nous sommes les amis de Chomsky, de Bettelheim et d’autres grands penseurs US !) des anti saoudiens, etc. Mais avant-hier, le New-York Times publiait un article détaillé sur l’Opération « Timber Sycomore » menée conjointement par les USA et l’Arabie Saoudite, avec comme nain de jardin le « valeureux » Qatar, et comme Amiral en chef, la perfide Turquie d’Erdogan. Cette Opération, « Timber Sycomore », avait débuté en 2013, c’est-à-dire dès le début des émeutes qui ont éclaté en Syrie, à cette époque.

Selon le New-York Times le Qatar avait commencé à infiltrer en Syrie des armes de marque chinoise (pour tromper l’ennemi !) en très grande quantité pour créer les premiers groupes de combattants de l’EI contre le régime syrien. La CIA organisait tout et s’occupait de tout et les Saoudiens payaient la facture en versant directement des sommes colossales au Trésor Américain, pour couvrir les frais du « sang des innocents ».

Ainsi donc, nous avions eu, grâce à la CIA et au New-York Times la preuve intangible et indiscutable que l’EI a été créée par le Président Obama lui-même ! Ce même Président pour qui nous avions quelques sympathies parce qu’il avait plutôt un parcours de gauche humanitaire, parce qu’il était un métis, comme certains personnages principaux dans les romans de William Faulkner ; parce que dès qu’il a été élu il  s ‘est rué au Caire où il a prononcé non pas un discours de circonstance et ampoulé, mais un discours-programme pour installer la paix dans ce Moyen-Orient brisé et ensanglanté avec comme objectif particulier, le droit des Palestiniens à avoir une patrie et – peut-être -réparer les deux crimes perpétrés par les Bush père et fils contre l’Irak.
Qu’avons-nous obtenu de ce discours lénifiant ? La guerre généralisée et démentielle dans tout le monde arabe, l’épisode barbare de l’invasion de Gaza par Israël et le démantèlement systématique de la Syrie, sous l’égide de… Mr Obama.

Il faut dire que si nous nous sommes trompés sur cet homme qui a la larme facile et qui traficote une immense compassion pour la condition humaine, c’est grâce à la presse mondiale, toute la presse, complice et criminelle !

Mais – paradoxalement -, c’est un journal (Le New York Times) qui a permis au monde de découvrir la grosse et immonde supercherie du Moyen-Orient et de sauver l’honneur de la conscience douloureuse de l’humanité tout entière.

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13 janvier 2016 3 13 /01 /janvier /2016 23:47

« Coup d’état » en Ukraine sous régie USA/Otan : « Heil mein Nato »

Par Manlio Dinucci
Mondialisation.ca, 05 janvier 2016
ilmanifesto.info
porochenko_nazi

La feuille de route pour la coopération militaire Otan-Ukraine, signée en décembre, intègre désormais pratiquement les forces armées et l’industrie guerrière de Kiev dans celles de l’Alliance sous conduite USA. Il ne manque plus que l’entrée formelle de l’Ukraine dans l’Otan. Le président Poroshenko a annoncé à cet effet un « référendum » dont la date est à définir, en pré-annonçant une nette victoire des « oui » sur la base d’un «sondage» déjà effectué. De son côté l’Otan garantit que l’Ukraine, « un des plus solides partenaires de l’Alliance», est « fermement engagée à réaliser la démocratie et la légalité ».

Les faits parlent clair. L’Ukraine de Poroshenko -l’oligarque qui s’est enrichi avec le saccage des propriétés d’Etat, duquel le premier ministre Renzi loue le « sage leadership » – a décrété par loi en décembre la mise au ban du Parti communiste d’Ukraine, accusé d’ « incitation à la haine ethnique et violation des droits humains et des libertés ». Sont interdits par loi même les symboles communistes : chanter l’Internationale comporte une peine de 5 à10 ans de réclusion.

C’est l’acte final d’une campagne de persécution analogue à celle que marquèrent l’avènement du fascisme en Italie et du nazisme en Allemagne. Sièges de parti détruits, dirigeants lynchés, journalistes torturés et assassinés, militants brûlés vifs dans la Bourse du Travail à Odessa, civils sans armes massacrés à Marioupol, bombardés au phosphore blanc à Slaviansk, Lougansk et Donetsk.

Un véritable coup d’état sous régie USA/Otan, avec l’objectif stratégique de provoquer en Europe une nouvelle guerre froide pour frapper et isoler la Russie et, en même temps, renforcer l’influence et la présence militaire des Etats-Unis en Europe. Comme force d’assaut ont été utilisés, dans le putsch de Place Maïdan et dans les actions successives, des groupes néo-nazis entraînés et armés à cet effet, comme le prouvent les photos de militants Uno-Unso entraînés en 2006 en Estonie. Les formations néo-nazies ont ensuite été incorporées dans la Garde Nationale, entraînée par des centaines d’instructeurs étasuniens de la 173ème division aéroportée, transférée de Vicence en Ukraine, accompagnés par d’autres de l’Otan.

L’Ukraine de Kiev est ainsi devenue le « vivier » du nazisme renaissant au coeur de l’Europe. A Kiev arrivent des néo-nazis de toute l’Europe (Italie comprise) et des USA, recrutés surtout par Pravy Sektor et par le bataillon Azov, dont l’empreinte nazie est représentée par l’emblème calqué sur celui des SS Das Reich. Après avoir été entraînés et mis à l’épreuve dans des actions militaires contre les Russes d’Ukraine dans le Donbass, on les fait rentrer dans leurs pays avec le «laissez-passer » du passeport ukrainien. Simultanément on diffuse en Ukraine l’idéologie nazie parmi les jeunes générations. Dont s’occupe en particulier le bataillon Azov, qui organise des camps d’entraînement militaire et de formation idéologique pour enfants et adolescents, auxquels on enseigne avant tout à haïr les Russes.

Cela advient avec la connivence des gouvernements européens : par initiative d’un parlementaire de la République Tchèque, le chef du bataillon Azov, Andriy Biletsky, aspirant « Führer »  de l’Ukraine, a été accueilli au parlement européen en tant qu’ « orateur invité ». Le tout dans le cadre de l’ « Appui pratique de l’Otan à l’Ukraine », comprenant le « Programme de potentialisation de l’éducation militaire » auquel ont participé, en 2015, 360 professeurs ukrainiens, instruits par 60 experts Otan. Dans un autre programme Otan, « Diplomatie publique et communications stratégiques », on enseigne aux autorités à «contrecarrer la propagande russe» et aux journalistes à « générer des histoires factuelles depuis la Crimée occupée et l’Ukraine orientale ».

 Manlio Dinucci

Edition de mardi 5 janvier 2016 de il manifesto

http://ilmanifesto.info/ucraina-heil-mein-nato/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

La source originale de cet article est ilmanifesto.info
Copyright © Manlio Dinucci, ilmanifesto.info, 2016
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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 14:31
DOCTEUR FOLAMOUR

DOCTEUR FOLAMOUR

Menaces de guerre !
 

Lu sur Collectif communiste Polex

publié le : 16 novembre, 2015

D’Extrême-Orient en Afrique, d’Ukraine au Moyen-Orient, la guerre menace ou ravage des gens. En Syrie, en Irak, au Yemen, tous les ingrédients existent d’un dérapage en troisième guerre mondiale, nourrie d’armes nucléaires, qui pourraient tuer des millions d’hommes en quelques heures. Des conflits armés naissent un peu partout de xénophobie nationaliste ou religieuse. Mais ils restent localisés, de « faible intensité », comme disent les militaires, tant que des interventions extérieures ne les transforment pas en brasiers.

Ces interventions ont un nom, l’impérialisme, volonté de puissance qui consiste pour un état à vouloir imposer sa volonté à un peuple étranger, par des moyens divers, économiques, politiques, et surtout militaires. Toute nation a le droit de garantir son indépendance, et cela a un coût budgétaire, généralement dit de « défense ». Mais certains de ces budgets sont énormément plus élevés que d’autres, très au-delà des nécessités de la protection des frontières nationales  : ainsi celui des USA, qui, à lui seul, atteint presque la moitié des dépenses mondiales en la matière !

Comparons ce qui est comparable : la principauté de Monaco ne saurait avoir besoin du même budget pour se protéger qu’un état cent fois plus peuplé : le seul critère de comparaison valable entre les états est le rapport entre le nombre d’habitants et le montant du budget de « défense ». Ce rapport permet de déceler les états impérialistes : leurs dépenses d’ordre militaire dépassent largement le seul besoin de se protéger d’agressions éventuelles et leur permettent d’intervenir en « Opérations Extérieures », parfois à l’autre bout du monde. Ce mode de classement révèle d’ailleurs quelques surprises, soigneusement cachées par nos médias habituels. (Sources : Thomson Reuters, Military balance 2015, reprises par Courrier International).

Les Etats-Unis d’Amérique, avec leur budget de « défense » faramineux (581 milliard de dollars pour 320 millions d’habitants) arrivent au chiffre énorme de 1815 dollars dépensés par citoyen étasunien : ce qui permet aux dirigeants de Washington de prétendre faire la loi dans tous les continents, d’entretenir des troupes combattantes ou des conseillers militaires et des bases de l’Asie à l’Afrique et des forces d’intervention sur toutes les mers du globe. Sans surprise encore, leurs accolytes de l’OTAN, Royaume Uni et France, les suivent avec respectivement 939 et 803 dollars par habitant, ce qui leur permet à la fois d’entretenir l’arme nucléaire et d’intervenir militairement en Afrique, au Moyen-Orient, etc. Au bord du Pacifique, le Japon capitaliste du gouvernement « revanchard » Abe fait tout pour reprendre place dans la cohorte impérialiste au côté des USA, en annulant les dispositions pacifistes inscrites dans la constitution japonaise de 1945. Il a déjà un budget de « défense » de 48 milliards de dollars, soit 375 dollars par habitant de l’archipel : ce n’est qu’un premier pas pour Monsieur Abe et l’impérialisme japonais qui ambitionnent de jouer un plus grand rôle contre la Chine, la Corée, etc.

Mais dans ce troupeau de l’impérialisme occidental, le plus étonnant (et révélateur) est l’Arabie Saoudite, trop souvent présentée comme un comparse secondaire : cette monarchie pétrolière Wahabite, qui finance et arme les subvertions intégristes en Afrique et au Moyen-Orient, dépense un budget guerrier de 81 milliards de dollars pour seulement 29 millions d’habitants, soit 2793 dollars par habitant, un record mondial ! ! ! En comparaison, les états présentés comme des menaces par nos médias font pâle figure : la Russie de Poutine, qui cherche à retrouver la place qui lui revient dans la diplomatie mondiale dépense dans ce domaine 489 dollars par habitant soit environ la moitié de celle du budget du Royaume Uni, et la Chine, le grand méchant loup de nos petits écrans, s’en tient à un budget de stricte défense nationale : 95 dollars par citoyen chinois ! ! ! Ces chiffres constituent une réponse évidente à la question qui taraude légitimement tous ceux qu’effraient les risques de conflit généralisé :

QUI MENACE LA PAIX DANS LE MONDE ? COMMENT ORIENTER LA LUTTE PLUS QUE JAMAIS NECESSAIRE CONTRE LES FAUTEURS DE GUERRE ?

Francis Arzalier




 

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15 novembre 2015 7 15 /11 /novembre /2015 11:46

15 Novembre 2015 ,  Publié sur le blog de Lucien Pons

Ce sont des monstres mais ce sont vos monstres. Par José Fort.

Les barbares qui ont semé la mort et la désolation vendredi soir à Paris sont des monstres. Personne ne le conteste. Mais s’en tenir à ce constat et à la compassion pour les familles martyrisées ne suffit pas. Ces monstres ont été enfantés par le désordre mondial enclenché par les guerres menées au nom de la « démocratie » par les Bush, Sarkozy, Cameron et quelques autres.

Des questions de bon sens n’obtiennent étrangement aucune réponse. D’ou vient l’argent ? D’où viennent les armes ?

L’organisation terroriste dispose de moyens financiers considérables. L’argent – en partie - provient de plusieurs pays du Golfe alliés de Washington et de Paris ainsi et du commerce du pétrole en direction, dit-on sans obtenir de démenti, de pays européens ainsi que du pillage d’antiquités vendus au prix fort en Occident par des réseaux mafieux.

D’où viennent les armes ? Un grand merci au grand Sam et à ses copains de Londres et de Paris. Le matériel fourni aux opposants à Bachar el Assad est passé à 90% entre les mains des Djihadistes avec en prime les reliquats des arsenaux libyens ainsi que des blindés, des tanks et de l’armement lourd de fabrication US pris à l’armée irakienne.

Les talibans en Afghanistan avaient été armés par Reagan au nom de la défense du « monde libre » avec les résultats que l’on connaît. Les « contras » au Nicaragua avaient bénéficié des mêmes largesses.

En accueillant les dictateurs latino-américains en retraite dorée à Miami, les officiels nord-américains ont pour habitude de dire : « Ce sont des fils de pute, mais ce sont nos fils de pute. » Les dirigeants occidentaux peuvent dire eux aussi à propos des barbares: « ce sont des monstres, mais ce sont nos monstres. » »

José Fort

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27 octobre 2015 2 27 /10 /octobre /2015 17:47

25 octobre 2015

Résumons. Nous, dirigeants US, sommes avec nos alliés européens, les champions des droits de l’homme, et nous rêvons de répandre la démocratie partout dans le monde.



Donc, si nous avons…


-  renversé Mossadegh et imposé le tyran Reza Pahlavi en Iran


-  armé les Saoud contre les progressistes arabes


-  soutenu le dictateur fasciste Franco en Espagne


-  soutenu le dictateur fasciste Salazar au Portugal


-  utilisé des fascistes ouest-européens pour créer les réseaux secrets Gladio


-  soutenu le tyran Batista, puis tenté d’assassiner Castro à Cuba


-  soutenu l’apartheid en Afrique du Sud


-  soutenu la Rhodésie raciste (futur Zimbabwe)


-  assassiné Lumumba pour imposer le tyran Mobutu


-  assassiné cinq cent mille Indonésiens pour installer la dictature Suharto


-  installé une dictature militaire au Vietnam


-  installé une dictature militaire en Grèce


-  soutenu le fasciste Pinochet pour renverser Allende


-  armé des terroristes pour déstabiliser l’Angola et le Mozambique


-  assassiné deux présidents équatoriens pour installer des dictateurs


-  remplacé le président brésilien Goulart par une dictature militaire


-  fait pareil avec Bosch à Saint Domingue


-  fait pareil avec Zelaya au Honduras


-  soutenu les dictateurs Duvalier à Haïti


-  armé Ben Laden pour renverser le gouvernement progressiste afghan


-  soutenu les talibans en Afghanistan


-  armé et financé les terroristes « contras » au Nicaragua


-  assassiné Bishop et envahi la Grenade


-  soutenu les colonels assassins en Argentine,


-  soutenu le nazi Stroessner au Paraguay


-  soutenu le dictateur général Banzer en Bolivie


-  soutenu la dictature féodale au Népal et au Tibet


-  utilisé le FIS pour déstabiliser l’Algérie


-  financé Moubarak en Egypte


-  armé divers groupes terroristes pour déstabiliser des pays africains gênants


-  soutenu les bombardements au napalm du régime éthiopien en Somalie


-  soutenu le raciste anti-juif, antimusulman, antiserbe Tudjman en Croatie


-  tenté d’assassiner Chavez, Morales, Correa pour installer des dictatures


-  soutenu des attentats à la bombe dans des hôtels et des avions en Amérique latine


-  utilisé Al-Qaida en Libye


-  utilisé Al-Qaida en Syrie


-  utilisé les nazis anti-juifs Svoboda et Pravy Sektor pour un coup d’Etat en Ukraine


-  soutenu et protégé tous les crimes d’Israël contre les Palestiniens

C’est par hasard, bien sûr, et nous ne le ferons plus jamais !

Source : www.investigaction.net

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26 octobre 2015 1 26 /10 /octobre /2015 14:32

par Jean-Pierre Chevènement, ancien ministre, président de République Moderne

 

Photo JPC

 

Le terrorisme djihadiste est un défi qu’on ne relèvera que dans  la longue durée. Il faudra assécher le terreau où cette idéologie mortifère plonge ses racines, en particulier les conflits du monde arabo-musulman qui ont leurs causes endogènes mais que les États-Unis ou nous-mêmes avons souvent contribué à allumer, que ce soit en Irak ou en Libye, ou entretenus, comme c’est le cas en Syrie, pays désormais dévasté par la guerre. Afin de rendre possible l’éradication de Daech, à la fois en Syrie et en Irak et dans les délais les plus courts, la France doit hiérarchiser ses priorités, et retrouver un rôle de médiateur et facilitateur dans les relations internationales, sans mélanger droit-de-l’hommisme et politique.

Daech est une menace pour les pays musulmans d’abord mais aussi pour les autres, la Russie comme l’Occident. C’est un défi commun. Avant de former une coalition, il faut définir l’objectif politique. La France n’a rien à gagner à la fragmentation du Moyen-Orient. Elle doit s’efforcer de restaurer ou préserver l’intégrité territoriale et l’unité des États concernés en les rendant vivables pour leurs habitants : un Irak fédéral donnant une place aux sunnites de l’Ouest, une Turquie qui devrait trouver une solution durable et pacifique à la question kurde à l’intérieur de ses frontières, une Syrie, enfin, dont le régime devrait à long terme se démocratiser et s’ouvrir.

Que Bachar el-Assad soit un dictateur brutal ne fait aucun doute, mais son élimination aboutirait à ouvrir les portes de Damas à Daech. D’un côté, les frappes opérées par la coalition internationale dirigée par les États-Unis ont montré leur insuffisance. De l’autre, les alliés en Syrie, qu’on dit « modérés », n’existent pas. L’« Armée de la conquête », soutenue par l’Arabie saoudite et par la Turquie, et présente dans le nord-ouest de la Syrie, n’est pas une alternative. Elle est en fait composée pour l’essentiel d’un groupe djihadiste, al-Nosra, qui est une filiale syrienne d’Al-Qaïda, et d’un groupe salafiste Ahrar al-Sham. Faut-il préférer Al-Qaïda à Daech ? Le recul et la disparition de Daech ne pourront se faire sans le concours du régime de Bachar el-Assad, ni sans un dialogue avec la Russie, dont les frappes sont efficaces parce qu’elles sont coordonnées avec les forces gouvernementales à terre.

Nous ne devons pas non plus oublier que Daech n’est pas un phénomène né en Syrie. Al-Baghdadi a commencé par proclamer son califat en Irak, dans les régions occidentales dont la population sunnite s’est sentie rejetée par la politique sectaire du gouvernement du Premier ministre al-Maliki. C’est ensuite que cet « État islamique »(EI) s’est étendu en Syrie, en profitant du vide politique créé par la guerre civile.

Toute politique, pour avoir du sens, doit partir des réalités. Notre position « à l’ouest de l’Ouest », comme je l’ai dit à la tribune du Sénat, en septembre 2013, ne peut conduire qu’à l’isolement de la France. On ne combat pas efficacement le terrorisme par des moyens militaires seulement, mais à partir de vues politiques justes. Comme dit l’adage « Il n’y a pas de cap pour qui ne connaît pas le port ». Seule une coalition des grandes puissances d’une part, mais aussi des puissances régionales de l’autre avec la Turquie, l’Iran, l’Égypte et les pays arabes du Golfe, permettra de vaincre Daech. Nous devons éviter de rentrer dans son jeu en envoyant des troupes au sol, sans parler du risque d’enlisement, faute d’objectif clair, car Daech ne veut rien tant qu’une guerre de civilisations, entre les musulmans ralliés à sa bannière et un « Occident » unique et fantasmé engagé dans une nouvelle croisade. L’éradication de l’EI est d’abord l’affaire des peuples concernés, notamment les peuples irakien et syrien, que nous pourrions aider à s’en débarrasser. Cela pourrait se faire à travers l’appui de forces militaires terrestres, locales de préférence, au besoin soutenues par les grandes puissances dès lors qu’il y aurait un mandat clair de l’Onu.

Énoncer ce défi est une manière d’en prendre la mesure, d’autant que la question migratoire, directement liée au chaos syrien, se fait chaque jour plus pressante. Il s’agira de faire en sorte que les quatre millions de réfugiés qui se trouvent majoritairement en Turquie, en Jordanie, au Liban, mais aussi en Europe, puissent revenir en Syrie et reconstruire leur pays. Le mécanisme d’accueil mis en place au niveau européen est acceptable dans l’urgence afin de venir en aide aux réfugiés qui ont gagné les côtes européennes, mais il faut surtout tarir la source de ces flux de réfugiés, c’est-à-dire rétablir la paix : l’humanisme consiste à abréger un conflit plutôt qu’à le prolonger.

Jean-Pierre Chevènement

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