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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
30 mars 2020 1 30 /03 /mars /2020 16:28
Les étudiants en médecine communautaire intégrale, de la promotion « Helenira Resende », de l’Ecole de Médecine Latino-Américaine (Elam), au Venezuela, ont effectué une autre cycle de visites de dépistage du Covid-19 dans la commune socialiste d’Altos de Lidice, auprès de la population d’une des zones les plus nécessiteuses de Caracas. La promotion formée par les jeunes issus des unités productives rurales du Mouvement des Sans Terre ont recueilli les données sur le Covid-19 et répondu aux habitant(e)s qui restent confiné(e)s chez eux en cette période de quarantaine nationale.  Traduction: Bernard Tornare

Les étudiants en médecine communautaire intégrale, de la promotion « Helenira Resende », de l’Ecole de Médecine Latino-Américaine (Elam), au Venezuela, ont effectué une autre cycle de visites de dépistage du Covid-19 dans la commune socialiste d’Altos de Lidice, auprès de la population d’une des zones les plus nécessiteuses de Caracas. La promotion formée par les jeunes issus des unités productives rurales du Mouvement des Sans Terre ont recueilli les données sur le Covid-19 et répondu aux habitant(e)s qui restent confiné(e)s chez eux en cette période de quarantaine nationale. Traduction: Bernard Tornare

Quelques heures après son lancement, plus de 800 Vénézuéliens aux États-Unis se sont inscrits pour un vol d’urgence de Miami à Caracas par le biais d’un site web géré par le gouvernement vénézuélien. Ce vol, offert gratuitement, a été proposé par le président Nicolás Maduro lorsqu’il a appris que 200 Vénézuéliens étaient bloqués aux États-Unis suite à la décision de son gouvernement d’arrêter les vols commerciaux à titre de mesure préventive contre les coronavirus. La promesse d’un vol s’est étendue à deux vols ou plus, car il est apparu clairement que de nombreux Vénézuéliens aux États-Unis voulaient retourner au Venezuela, mais la situation n’est toujours pas résolue en raison de l’interdiction américaine sur les vols à destination et en provenance du pays.

[...]

La suite ci-dessous :

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30 mars 2020 1 30 /03 /mars /2020 14:26

Annie Ernaux à la 30e Foire du livre de Brive-la-Gaillarde, le 5 novembre 2011.

Voir sur le site de Wikipedia :

Romans et récits autobiographiques

"Et ceux dont, naguère, vous avez dit qu’ils n’étaient rien, sont maintenant tout, eux qui continuent de vider les poubelles, de taper les produits aux caisses, de  livrer des pizzas, de garantir  cette vie aussi indispensable que l’intellectuelle,  la vie matérielle. "

Annie Ernaux est écrivain. Elle vit à Cergy, en région parisienne. Son oeuvre oscille entre l'autobiographie et la sociologie, l'intime et le collectif. Dans cette lettre adressée à Emmanuel Macron, elle interroge la rhétorique martiale du Président.

Sur France Inter

Cergy, le 30 mars 2020

Monsieur le Président,

« Je vous fais une lettre/ Que vous lirez peut-être/ Si vous avez le temps ». À vous qui êtes féru de littérature, cette entrée en matière évoque sans doute quelque chose. C’est le début de la chanson de Boris Vian Le déserteur, écrite en 1954, entre la guerre d’Indochine et celle d’Algérie. Aujourd’hui, quoique vous le proclamiez, nous ne sommes pas en guerre, l’ennemi ici n’est pas humain, pas notre semblable, il n’a ni pensée ni volonté de nuire, ignore les frontières et les différences sociales, se reproduit à l’aveugle en sautant d’un individu à un autre. Les armes, puisque vous tenez à ce lexique guerrier, ce sont les lits d’hôpital, les respirateurs, les masques et les tests, c’est le nombre de médecins, de scientifiques, de soignants. Or, depuis que vous dirigez la France, vous êtes resté sourd aux cris d’alarme du monde de la santé et  ce qu’on pouvait lire sur la  banderole  d’une manif  en novembre dernier -L’état compte ses sous, on comptera les morts - résonne tragiquement aujourd’hui. Mais vous avez préféré écouter ceux qui prônent le désengagement de l’Etat, préconisant l’optimisation des ressources, la régulation des flux,  tout ce jargon technocratique dépourvu de  chair qui noie le poisson de la réalité. Mais regardez, ce sont les services publics qui, en ce moment, assurent majoritairement le fonctionnement du pays :  les hôpitaux, l’Education nationale et ses milliers de professeurs, d’instituteurs si mal payés, EDF, la Poste, le métro et la SNCF. Et ceux dont, naguère, vous avez dit qu’ils n’étaient rien, sont maintenant tout, eux qui continuent de vider les poubelles, de taper les produits aux caisses, de  livrer des pizzas, de garantir  cette vie aussi indispensable que l’intellectuelle,  la vie matérielle.  

Choix étrange que le mot « résilience », signifiant reconstruction après un traumatisme. Nous n’en sommes pas  là. Prenez garde, Monsieur le Président, aux effets de ce temps de confinement, de bouleversement du cours des choses. C’est un temps propice aux remises en cause. Un temps   pour désirer un nouveau monde. Pas le vôtre ! Pas celui où les décideurs et financiers reprennent  déjà  sans pudeur l’antienne du « travailler plus », jusqu’à 60 heures par semaine. Nous sommes nombreux à ne plus vouloir d’un monde  dont l’épidémie révèle les inégalités criantes, Nombreux à vouloir au contraire un monde  où les besoins essentiels, se nourrir sainement, se soigner, se loger, s’éduquer, se cultiver, soient garantis à tous, un monde dont les solidarités actuelles montrent, justement, la possibilité. Sachez, Monsieur le Président, que nous ne laisserons plus nous voler notre vie,  nous n’avons qu’elle, et  « rien ne vaut la vie » -  chanson, encore, d’Alain  Souchon. Ni bâillonner durablement nos libertés démocratiques, aujourd’hui restreintes, liberté qui  permet à ma lettre – contrairement à celle de Boris Vian, interdite de radio – d’être lue ce matin sur les ondes d’une radio nationale.

Annie Ernaux

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27 mars 2020 5 27 /03 /mars /2020 23:51

"Il ne s’agit pas d’un appel à la grève dans toutes les collectivités. Il s’agit de permettre aux syndicats et aux agents confrontés à l’injonction inadmissible d’aller au travail, sur le terrain sans les équipements de sécurité nécessaires de dire non ! Il s’agit de permettre aux agents dont les fonctions ne sont pas vitales pour la collectivité de se rendre sur le terrain. Il s’agit de protéger les agents des abus du télétravail…"

Vive agitation ministérielle suite à un dépôt de préavis de grève en période souhaitée d’union nationale… Monsieur DUSSOPT aurait-il peur de la colère des territoriaux ?

Communiqué de presse de la Fédération CGT des Services publics

Depuis 3 semaines, dans toute la France, les syndicats CGT interpellent des employeurs locaux qui poussent leurs agents à se rendre sur le terrain, c’est-à-dire rompre le confinement, alors que leur activité n’est ni vitale pour la collectivité ni nécessaire à la lutte contre la propagation de la pandémie. Ces interpellations ont largement été relayées auprès des préfets, auprès du ministre lui-même.

En effet, si nombre d’élus respectent les règles, ce dont nous nous félicitons, travaillent avec les IRP et les élus syndicaux pour veiller à définir précisément les conditions optimums de sécurité pour les agents, dont les fonctions nécessitent d’intervenir directement sur le terrain, force est de constater que ces conditions ne sont pas de mise partout.

Aujourd’hui encore, par dizaines de milliers, dans toute la France, des agents de la fonction publique territoriale, personnels soignants, agents des EHPAD, ATSEM, assitant.es maternelles, asistant.es familiales, égoutiers, éboueurs, pompiers, gardiens, techniciens ou administratifs d’astreintes … subissent d’inadmissibles injonctions pour aller travailler sans disposer des équipements de sécurité nécessaires pour se protéger du coronavirus. Il faudrait ne rien dire ?

Les agents de fonction publique territoriale sont massivement aux premières loges pour garantir le maintien des services publics essentiels à la population. La conscience professionnelle des territoriaux n’est pas à démontrer, et nous n’avons rien à prouver à Monsieur DUSSOPT.

Depuis quand Monsieur DUSSOPT ne sait-il plus lire un préavis de grève ? Le préavis déposé par la Fédération expose précisément que : « dans la période actuelle, afin de permettre aux personnels du champ fédéral, le cas échéant après extinction de toutes les autres voies possibles, de se mettre en grève, pour défendre les intérêts des salariés et des agents, porter leurs revendications et de prendre des décisions d’action, la Fédération CGT des Services publics dépose des préavis de grève de 0 h à 24 h pour les journées suivantes (…) ». Il ne s’agit pas d’un appel à la grève dans toutes les collectivités. Il s’agit de permettre aux syndicats et aux agents confrontés à l’injonction inadmissible d’aller au travail, sur le terrain sans les équipements de sécurité nécessaires de dire non ! Il s’agit de permettre aux agents dont les fonctions ne sont pas vitales pour la collectivité de se rendre sur le terrain. Il s’agit de protéger les agents des abus du télétravail…

Que Monsieur DUSSOPT, au lieu de s’engager sur le sentier de la guerre contre la CGT, commence par consacrer son énergie à établir une circulaire en direction de tous les employeurs publics pour leur rappeler leur obligation de respecter l’article 23 de la loi du 13 juillet 1983 : qui établit que les « conditions d’hygiène et de sécurité de nature à préserver leur santé et leur intégrité physique sont assurées aux fonctionnaires durant leur travail »… et il n’y aura aucune raison pour les agents de faire grève !

Que Monsieur DUSSOPT et son gouvernement fournissent des masques FFP2, du gel, des blouses, des tests de dépistage et cela massivement pour tous les agents et salariés, dont les fonctions rendent la présence nécessaire sur le terrain, réquisitionnent des usines s’il le faut … et il n’y aura aucune raison de faire grève !

À la « surprise » de Monsieur DUSSOPT, habituellement moins prompt à répondre à nos courriers, nous opposons notre ferme volonté de défendre les vies des territoriaux, sans formules ni arrières pensées politiciennes.

Montreuil, le 26 mars, 18 h 30.

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27 mars 2020 5 27 /03 /mars /2020 15:25
AFP

AFP

  • Pour des raisons budgétaires, les financements nécessaires à l'étude de ces virus ont été ralentis sinon stoppés.  Au nom, bien sûr des priorités immédiates (?) et de l'austérité européenne (règle des 3%) ... :

Le laboratoire d’Etienne Decroly, "Architecture et fonction des macromolécules biologiques", basé à Marseille, travaille sur le coronavirus depuis l’épidémie du Sras en 2003. " Mais la majorité des projets qu’on avait sur ce virus étaient en stand-by, en partie à cause de problèmes de financement et de difficultés à renouveler les contrats de recherches pour financer ce genre d’activités." http://sauvonsluniversite.com/spip.php?article8675

  • Avec la mondialisation - capitaliste, les grandes firmes françaises ont délocalisé une partie de leur production.  (voir ci-dessous).  Notons qu'elles investissent, notamment,  grâce à l'argent de la sécurité sociale, c'est-à-dire, notre argent.
  • La France n'a pas suffisamment de laboratoires qui puissent être réactifs dans le cas d'une épidémie aussi rapide et soudaine ( voir ci-dessous)

Pourquoi le test du Covid-19 n'est-il toujours pas généralisé en France

par Fabien Magnenou sur France Info "On vous répond"

le vendredi 27 mars

 

Objectif 30 000 tests par jour

Le médecin a dit que vous étiez infecté, mais vous n'avez pas été testé au Covid-19. Vous êtes loin d'être le seul puisque les généralistes ont diagnostiqué la maladie chez plus de 40 000 patients la semaine dernière. Ces cas ne sont pas confirmés en laboratoire, car le protocole de test reste réservé au personnel soignant, aux cas graves et aux patients hospitalisés. La direction générale de la santé a recensé 25 000 patients testés positifs à l'hôpital – un chiffre vraisemblablement minime par rapport à l'ampleur réelle de l'épidémie.

La semaine prochaine, le pays devrait être en mesure d'en réaliser près de 30 000 par jour (contre 9 000 actuellement), a promis Jérôme Salomon, directeur général de la santé, soit 200 000 hebdomadaires. En guise de comparaison, l'Allemagne, elle, est bien en avance puisqu'elle a réalisé 500 000 tests cette semaine. C'est d'ailleurs "la raison pour laquelle le pays compte si peu de décès par rapport au nombre de personnes infectées", estime le virologue berlinois Christian Drosten.

La recette de cette efficacité ? Le pays dispose d'un maillage de laboratoires régionaux avec une plus grande liberté pour mener des tests et moins de directives centralisées, estime le chercheur. Mais même avec ce système, le virus court trop vite pour être détecté partout en Allemagne.

[...]

La suite en cliquant sur le lien ci-dessous :

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26 mars 2020 4 26 /03 /mars /2020 17:30
Urgence Sanitaire : Il faut nationaliser Luxfer-Gerzat et Famar-Lyon – Par Eric Juillot
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26 mars 2020 4 26 /03 /mars /2020 16:52
ON est Là, ON est Là pour L'HONNEUR DU SERVICE PUBLIC ... NOUS, LES INVISIBLES D'UTILITE PUBLIQUE
ON est Là, ON est Là pour L'HONNEUR DU SERVICE PUBLIC ... NOUS, LES INVISIBLES D'UTILITE PUBLIQUE
ON est Là, ON est Là pour L'HONNEUR DU SERVICE PUBLIC ... NOUS, LES INVISIBLES D'UTILITE PUBLIQUE
ON est Là, ON est Là pour L'HONNEUR DU SERVICE PUBLIC ... NOUS, LES INVISIBLES D'UTILITE PUBLIQUE
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24 mars 2020 2 24 /03 /mars /2020 17:45
© IP3 PRESS/MAXPPP

© IP3 PRESS/MAXPPP

Coronavirus : l'incompréhension de ces salariés qui doivent déjà retourner à l'usine

Ce lundi, des entreprises normandes ont décidé de réouvrir, malgré les mesures de confinement élevé. Et malgré des soupçons de cas de coronavirus. Qu'en est-il alors de la sécurité sanitaire ? Exemple chez Arconic à Dives-sur-Mer.

Un salarié de l'usine Arconic, à Dives-sur-Mer, aurait été déclaré "contaminé" par le coronavirus, par son médecin traitant, vendredi dernier. Il a été arrêté. "On a mis sous ses collègues au courant, au nom du droit d'alerte", assure ce lundi soir le délégué syndical FO du site, Anthony Milcent."Cela renforce notre volonté initiale de fermeture de l'usine pour 2 semaines minimum", pour éviter aux porteurs sains de transmettre ce virus, avec toutes les manutentions pratiquées sur place.
 

"Certains se sont vus refuser le droit de porter un masque"

La suite ci-dessous :

Source : https://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/calvados/coronavirus-incomprehension-ces-salaries-qui-doivent-deja-retourner-usine-1805210.html

Le PCF, la France insoumise, des organisations syndicales réclament que seules les entreprises et services essentiels continuent de fonctionner.

Le PCF : "Sur tout le territoire national, de trop nombreuses entreprises continuent de produire et fonctionner au détriment de la santé de leurs salariés, parfois même dans des entreprises où des salariés ont été dépistés positifs au COVID-19

Cela doit cesser : Seul ce qui est essentiel doit fonctionner.

Le confinement doit s'étendre rigoureusement à tout le reste afin de répondre efficacement au défi qui est devant nous."

La France insoumise :

"Face à la crise sanitaire, un maximum de monde doit rester en confinement. Les mesures prises par le gouvernement ne protègent pas suffisamment les salariés, notamment les employés et les ouvriers. Seules les personnes dans les secteurs essentiels dans ces temps de crise, ne pouvant travailler de chez elles, doivent se rendre sur leur lieu de travail."
 
Pour leur part, les syndicats CGT, FO, FSU, Solidaires de Seine-maritime exigent notamment la "mise à l’arrêt de tous les secteurs non vitaux, non nécessaires pour lutter contre l’épidémie. Maintien intégral des salaires et revenus pour les salariés. Interdiction des licenciements et de sanctions contre ceux qui utilisent le droit de retrait."
 
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24 mars 2020 2 24 /03 /mars /2020 16:50
Épidémie à Coronavirus COVID-19

Marseille, le 22 mars 2020

Epidémie à coronavirus Covid-19

Dans le contexte actuel de la propagation de l’épidémie à coronavirus Covid-19 sur le territoire français et dans le monde.
Conformément au serment d’Hippocrate que nous avons prêté, nous obéissons à notre devoir de médecin. Nous faisons bénéficier à nos patients de la meilleure prise en charge pour le diagnostic et le traitement d’une maladie. Nous respectons les règles de l’art et les données les plus récemment acquises de la science médicale.

Nous avons décidé :
· Pour les tous les malades fébriles qui viennent nous consulter, de pratiquer les tests pour le diagnostic d’infection à Covid 19 ;
· Pour tous les patients infectés, dont un grand nombre peu symptomatiques ont des lésions pulmonaires au scanner, de proposer au plus tôt de la maladie, dès le diagnostic :
– un traitement par l’association hydroxychloroquine (200 mg x 3 par jour pour 10 jours) + Azithromycine (500 mg le 1er jour puis 250 mg par jour pour 5 jours de plus), dans le cadre des précautions d’usage de cette association (avec notamment un électrocardiogramme à J0 et J2), et hors AMM. Dans les cas de pneumonie sévère, un antibiotique à large spectre est également associé.

Nous pensons qu’il n’est pas moral que cette association ne soit pas inclue systématiquement dans les essais thérapeutiques concernant le traitement de l’infection à Covid-19 en France.


Pr Philippe Brouqui, Pr Jean-Christophe Lagier, Pr Matthieu Million, Pr Philippe Parola, Pr Didier Raoult, Dr Marie Hocquart

 


Financé par le Programme Investissements d’Avenir, l’Institut Hospitalo-Universitaire Méditerranée Infection est un centre de recherche, de soin, de formation et de valorisation spécialisé dans la lutte contre les maladies infectieuses.  Il est dirigé par le Professeur Didier Raoult, microbiologiste le plus cité en Europe.

Les membres fondateurs de l’IHU Méditerranée Infection sont : Aix-Marseille Université, l’Assistance Publique Hôpitaux de Marseille, l’Institut de Recherche pour le Développement, le Service de Santé des Armées, la Fondation Mérieux, l’Etablissement Français du Sang et l’Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale.

L’IHU Méditerranée Infection a été bâti grâce à un soutien financier du Programme Investissements d’Avenir piloté par le Secrétariat Général à l’Investissement, du Fonds Européen de Développement Régional (FEDER), de l’Agence Nationale de la Recherche, de la Région Provence Alpes Côte d’Azur, du Département des Bouches du Rhône, de la Métropole Aix-Marseille Provence et de la Ville de Marseille.

Source :

https://www.mediterranee-infection.com/epidemie-a-coronavirus-covid-19/

https://www.mediterranee-infection.com/linstitut/

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23 mars 2020 1 23 /03 /mars /2020 17:02

Annotation 2020-03-23 114714

L’urgence absolue est de protéger la population et les salariés,


pas de déréglementer le travail 

 

Alors que des centaines de malades sont morts, que des milliers sont annoncés, nos organisations syndicales demandent que tous les moyens soient mis en œuvre pour soigner, protéger la population et les salariés de l’épidémie.

La santé de tous et de chacun doit être la priorité absolue. 

Ceci se heurte à des décisions irresponsables au plus haut niveau : 

Des membres du gouvernement, telle la Ministre du travail, Mme Pénicaud, multiplient les déclarations et pressions pour faire travailler les salariés, en exposant leur santé, dans des entreprises dont l’activité n’est pas vitale. Mme Pénicaud semble plus se soucier des profits des géants du BTP que de la santé des salariés de la construction.

 En Seine Maritime, les salariés du public et du privé sont en colère car, très souvent, les employeurs ne prennent par toutes dispositions pour les protéger, alors même que le Code du travail en fait une obligation.

Dans le Commerce, la restauration rapide et les grandes surfaces, secteurs très exposés, c’est souvent l’action des salariés et des représentants du personnel qui imposent des mesures de protection : pose de plexiglass, fourniture de gants et de masques, imposition d’espacement… Des employeurs, tels que Carrefour à Barentin, font tout contre l’exercice par les salariés de leur droit de retrait légitime… Alors même que l’action Carrefour a bondi de 14% en 3 jours. 

A la Poste, de même, salariés et représentants du personnel, doivent agir pour faire arrêter des activités non essentielles, alors que plusieurs postiers sont contaminés et toujours sans protection. C’est la preuve que la Direction semble davantage soucieuse du chiffre d’affaire de l’entreprise, que de la santé des postiers.

 Dans la plupart des secteurs : métallurgie, chimie, construction, ports et docks, plateformes d’appel, banques… ce sont les salariés et les délégués qui imposent des mesures de fermetures, de réduction d’activité, de protection élémentaire, aux employeurs.

 Dans les hôpitaux et EHPAD, les hospitaliers et médecins, en première ligne, organisent et font tout pour soigner, en palliant dans l’urgence, aux défaillances et manques liés aux décisions ministérielles récentes et des années précédentes.

Le manque dramatique de lits (100 000 lits fermés en 20 ans) amène à faire sortir des patients par centaines pour disposer de places pour malades de l’épidémie. Le manque de matériel (particulièrement les gants) a exposé inutilement des milliers d’hospitaliers des hôpitaux et des EHPAD sur toute la Seine Maritime. 

Dans cette situation gravissime, nos organisations CGT, FO, FSU et Solidaires, défendent des mesures d’Urgence :

 

Pour les hôpitaux : 

  • Réquisition des secteurs économiques et logistiques pour produire et fournir les matériels de protection (gants, gel, masques, surblouses), les respirateurs et tout autre matériels indispensables.
  • Réouverture de tous les lits nécessaires. 

 

Pour les entreprises et services publics : 

  • Mise à l’arrêt de tous les secteurs non vitaux, non nécessaires pour lutter contre l’épidémie. Maintien intégral des salaires et revenus pour les salariés. Interdiction des licenciements et de sanctions contre ceux qui utilisent le droit de retrait.
  • Exemption du travail, sans perte de salaire, pour tous les salariés considérés comme vulnérables.
  • Mesures exceptionnelles pour garantir le maintien des revenus pour les précaires, les intermittents, les uberisés. Mesures exceptionnelles, dont la réquisition de logements vides pour protéger les SDF.
  • Maintien de tous les droits syndicaux et convocation de CSE/CHSCT exceptionnels autant que nécessaire.

 

Ces mesures vont à l’encontre de ce que pratique le gouvernement Macron et de ce qu’ont fait ses prédécesseurs : en liquidant les CHSCT, en réduisant les services publics, en asphyxiant l’Hôpital et en fermant les lits, en déréglementant dans tous les domaines.

C’est un fait implacable que le Ministère de la Santé, en 2013 avait ordonné l’inutilité des stocks de masques gérés par les services de l’Etat. 

 

Oui, les salariés, nos syndicats, sont unis, avec les médecins et les hospitaliers pour vaincre l’épidémie. 

01

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Mais nous refusons la manipulation de Macron qui prétend utiliser l’épidémie pour imposer, des restrictions graves aux libertés et faire voter une loi d’exception qui autoriserait le gouvernement, par ordonnance à déréglementer le droit du travail et à déroger au statut de la fonction publique. Cette volonté n’a aucun rapport avec les urgences qu’impose l’épidémie.

Nous refusons totalement ce projet de loi et l’Union nationale avec ceux qui donnent priorité au « marché » et aux profits au mépris de la santé de la population.

 La santé de la population est une chose trop sérieuse pour la laisser dans les mains des banques, des trusts pharmaceutiques, des sociétés du CAC40, et du gouvernement des banquiers.

 Nos organisations soutiennent les salariés qui appliquent le droit de retrait pour se protéger, et tous ceux qui agissent pour défendre leurs droits. Nous exigeons à nouveau le retrait pur et simple du projet de loi de retraites par points, et pas seulement son « report » comme indiqué par le Président. De même nous demandons le retrait de la réforme de l’assurance chômage.

 Malgré l’impossibilité de manifester, nous restons mobilisés pour garantir la santé de chacun, ce qui appelle donc la défense sans faille de la Sécu, de l’Hôpital public et de tous les services publics, ainsi que des droits des salariés contre toute déréglementation. Maintenons partout l’information des salariés et les liens de solidarité.

 

Fait à Rouen, le 23 mars 2020

L’usine ferroviaire Alstom de Petit-Quevilly, près de Rouen (Seine-Maritime), continue de travailler pendant la crise sanitaire. (©JB/Illustration) - Paru sur actu.fr

L’usine ferroviaire Alstom de Petit-Quevilly, près de Rouen (Seine-Maritime), continue de travailler pendant la crise sanitaire. (©JB/Illustration) - Paru sur actu.fr

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23 mars 2020 1 23 /03 /mars /2020 15:15
© Archives / France Télévisions - Repris sur le site de France Normandie

© Archives / France Télévisions - Repris sur le site de France Normandie

Coronavirus en Normandie : décès d'un salarié de l'usine Renault Cléon

C'est par un communiqué du syndicat CGT du site situé près d'Elbeuf (Seine-Maritime) que l'on apprend la mort d'un employé âgé de 56 ans.
 

Par Richard Plumet

L'homme travaillait à l'usine Renault de Cléon en tant que salarié de maintenance. Hier soir, (dimanche 22 mars 2020) on apprenait sa mort, victime du coronavirus.

C'est le syndicat CGT de Renault Cléon qui, dans un communiqué, annonçait ce décès, en relayant l'émotion et le bouleversement de l'ensemble des salariés de cette usine de construction de moteurs et de boites de vitesse du constructeur automobile.

"Nous ne savons évidemment pas si c’est à l’usine qu’il a contracté cette maladie. Mais ce dont nous sommes certains, c’est que les mesures prises par la direction étaient complètement insuffisantes dès le début de la pandémie en France." [...]
 
Lire la suite ici : https://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/seine-maritime/rouen/coronavirus-normandie-deces-salarie-usine-renault-cleon-1804898.html#xtor=EPR-521-[france3regions]-20200323-[info-image1]&pid=726375-1458206835-639c8bda
 

Réaction à cette triste nouvelle

Tout d'abord, toutes nos condoléances à la famille et aux proches de ce salarié.

En Seine-Maritime, tout le monde connait Renault et ses usines.  Quasiment chacun d'entre nous  connait au moins un salarié Renault ou un membre de sa famille.

Cela nous touche.

Les moteurs de voiture sont-ils indispensables en ces temps de pandémie, pandémie de surcroît encore mal connue ?  Promiscuité, manque de masques, de gel, organisation du travail dangereuse : Les entreprises ont mis leurs salariés en danger.  Nos gouvernants ont tardé.  Le premier tour des municipales a eu lieu.  Au nom de la démocratie ?

Au nom de la concurrence libre et non faussée, de la prétendue efficacité du système capitaliste, tout a été soumis à la rentabilité.  Y compris nos vies.  Des décisions criminelles ont été prises ces dernières années : manque de budget pour la recherche sur les coronavirus, destruction du stock de masques et non réapprovisionnement,  gel hydroalcoolique insuffisant, manque de tests.  Les privatisations puis délocalisations des industries pharmaceutiques et d'une partie importante de leur production ont détruit notre indépendance en matière de santé. Aucune étude sérieuse sur les conséquences n'ont été réclamées par les différentes majorités législatives et les gouvernements successifs qui ont fait ce choix.  Et pourtant les alertes, venant notamment des syndicats des branches concernées, n'ont pas manqué.  On les a accusés de "faire de la politique"

Nos médecins, nos soignants, donnent le maximum, au risque de leur vie, mais ignorent encore beaucoup de cette maladie et des réponses à apporter.  Ils nous supplient de rester confinés, mais le gouvernement ne prend pas les mesures qui s'imposent.

Ce salarié a-t-il contracté la maladie à l'usine ?  Dimanche 15 mars en allant voter ? En allant faire ses courses ? A-t-il été sous-informé, comme nous tous, des précautions à prendre, alors que les expériences chinoise, coréenne ... nous apprenaient déjà beaucoup ...

Que les entreprises qui ne sont pas essentielles à la vie de chacun ferment.  Et vite.  Il en va de la santé des salariés, de leurs familles et de leurs proches.   Cela soulagera les hôpitaux et le personnel de santé.

Nos vies valent plus que leurs profits.

Yvette Genestal

 

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