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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
29 février 2016 1 29 /02 /février /2016 08:53

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

A son tour, la Cour de cassation sanctionne l'action syndicale

Ce 9 février, l'instance judiciaire suprême de la France a décrété qu'une simple distribution de tracts, sans déclaration préalable en préfecture, était illégale. Pierre Coquan, à l'époque secrétaire général de l'UD CGT du Rhône, doit donc être rejugé par la Cour d'appel de Grenoble.

Les faits remontent en 2010. La CGT bataillait ferme contre la réforme des retraites de Nicolas Sarkozy. Pierre Coquan avait organisé une simple distribution de tracts à un péage autoroutier. Le Tribunal correctionnel de Villefrancehe-sur-Saône l'avait relaxé. Appel du procureur et donc du gouvernement. Et de fil en aiguille, l'affaire est survenue devant la Cour de cassation: annulation des relaxes précédentes et notre camarade doit être rejugé en fonction de l'arrêt de la Cour de cassation.

Celle-ci décrète que "Constitue une manifestation (...) tout rassemblement statique ou mobile, sur la voie publique, d'un groupe de personnes aux fins d'exprimer collectivement et publiquement une opinion ou une volonté commune". Et comme toute manifestation doit être déclarée préalablement en préfecture, le voyou qu'est Pierre Coquan doit être impérativement rejugé pour des faits illicites. Il faut dire qu'aucune législation, votée par Parlement, n'avait définie jusqu'à présent ce qu'était une manifestation. Désormais, lutte des classes oblige, c'est fait!

Cette très grave décision de la Cour de cassation est une atteinte à la liberté d'expression collective.

Dans cette affaire, encore une fois, pas de victime ni de partie civile. Mais comme pour les 8 de Goodyear, le procureur de la République a fait appel jusqu'au bout. Sous Nicolas Sarkozy et sous François Hollande.

Sous ce dernier, le ministère public a donc poursuivi l'oeuvre de celui qui dépendait du gouvernement sarkozyste. Depuis mai 2012, les ministre de la justice ont été Christiane Taubira hier, Jean-Jacques Urvoas aujourd'hui, dans un gouvernement de gôche.

J'ai écrit de gôche, je m'en excuse. C'est gouvernement réactionnaire qu'il fallait lire. Et la lutte des classes existe toujours.

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28 février 2016 7 28 /02 /février /2016 22:40

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Le Premier ministre britannique David Cameron et le Premier ministre tchèque Bohuslav Sobotka.  Alors que David Cameron a arraché à Bruxelles un "statut spécial" favorable au Royaume-Uni pour tenter de le maintenir dans l'Union, son homologue tchèque

Le Premier ministre britannique David Cameron et le Premier ministre tchèque Bohuslav Sobotka. Alors que David Cameron a arraché à Bruxelles un "statut spécial" favorable au Royaume-Uni pour tenter de le maintenir dans l'Union, son homologue tchèque (Crédits : David W Cerny/Reuters)

Faut-il craindre un effet domino si la Grande-Bretagne quitte l'Union européenne? C'est en tout cas la menace qu'a laissé planer, mardi, le Premier ministre tchèque, Bohuslav Sobotka, en affirmant qu'un débat serait engagé dans son pays d'ici à "quelques années" si cette hypothèse devait se confirmer.

Naguère utilisée pour décrire le basculement des pays d'Europe de l'Est dans le giron soviétique, la théorie de l'effet domino pourrait bien resurgir à l'aune de l'actuel débat sur le "Brexit". En effet, si la Grande-Bretagne quittait l'Union européenne au terme du référendum prévu le 23 juin prochain, la République tchèque se pencherait également sur la question, a averti mardi son Premier ministre, Bohuslav Sobotka.

"Si la Grande-Bretagne quitte l'UE, un débat sur le retrait de la République tchèque sera à attendre dans quelques années", a déclaré Bohuslav Sobotka à l'agence tchèque CTK. L'impact risque d'être vraiment énorme", a-t-il insisté, avant de mettre en garde contre les conséquences économiques et sécuritaires d'un éventuel retrait de son propre pays.

Aujourd'hui, 62% des Tchèques voteraient contre l'adhésion à l'UE...

Après la partition à l'amiable de la Tchécoslovaquie en 1993, la République tchèque a rejoint l'Otan en 1999 et la Slovaquie l'a suivie en 2004, avec l'adhésion des deux pays à l'UE. Malgré le bénéfice tiré des fonds d'investissements structurels européens, la République tchèque conserve une large défiance vis-à-vis de l'UE. Selon un sondage effectué en octobre dernier par l'institut de sondage pragois STEM, trois Tchèques sur cinq sont mécontents de l'appartenance de leur pays à l'Union. Et si un référendum sur l'adhésion à l'UE devait se tenir aujourd'hui, 62% d'entre eux voteraient contre. Le débat autour de la volonté de Bruxelles de contraindre certains des Etats membres - et notamment d'accroître la participation des pays d'Europe de l'Est - à accepter des quotas pour l'accueil des migrants n'a fait qu'accroître cette défiance.

manifestations anti-migrants à Prague

Une manifestation anti-migrants à Prague, début février 2016. (Photo: David W Cerny/ Reuters)

Alimenté notamment par l'ancien président eurosceptique Vaclav Klaus, chef de l'Etat en 2003-2013, le sentiment anti-européen actuel est d'ailleurs surtout lié à la crise migratoire, précise STEM. Le président tchèque de gauche, Milos Zeman, réclame également un coup de frein à la vague de migrants et de réfugiés arrivant en Europe. Il a même participé l'année dernière à un rassemblement contre les migrants, organisé par le mouvement xénophobe "Bloc contre l'islam".

...mais n'aimeraient sûrement pas revenir dans la zone d'influence russe

Mais, selon le Premier ministre, une fois sortie de l'Union européenne, la République tchèque se retrouverait dans la "sphère d'influence" de la Russie.

"Il s'agirait là d'une négation absolue de l'évolution depuis 1989", date de la chute du régime communiste à Prague, a-t-il lancé.

Une hypothèse impopulaire dans l'ex-Etat soviétique, berceau du "Printemps de Prague" qui a ouvert la voie à une libéralisation progressive dans les anciens Etats satellites de l'URSS, initiée en janvier 1968 par le président Dubček et violemment réprimée huit mois plus tard, avec l'invasion des chars russes dans la capitale tchécoslovaque.

Les Serbes affichent leur désillusion avant même d'entrer dans l'UE

Pendant ce temps, le Premier ministre serbe Alexandre Vucic a a enfoncé le clou en affirmant que l'adhésion à l'Union européenne n'était plus "le grand rêve d'autrefois" pour les Etats des Balkans.

 "L'Union européenne à laquelle nous aspirons tous a perdu son pouvoir magique", a-t-il déploré à l'occasion d'une conférence de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (EBRD). "Quand vous voyez qu'au Royaume-Uni au moins 50% des gens disent qu'ils veulent sortir, cela a un effet sur l'opinion", a ajouté le chef d'Etat.

Sept pays sont actuellement candidats pour rejoindre l'UE lors de la prochaine phase d'élargissement, à l'horizon 2019: la Serbie, le Monténégro, la Bosnie-Herzégovine, l'Albanie, la Turquie et la Macédoine. Les rapports européens pointent ici et là des taux de chômage record, un niveau de corruption élevé ou autant de points susceptibles d'empêcher ou de retarder une adhésion de plusieurs années. Si tant est qu'ils veuillent toujours rejoindre l'Union européenne d'ici là.

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26 février 2016 5 26 /02 /février /2016 22:51
Fakir en kiosque - Le sommaire

par L’équipe de Fakir 19/02/2016

 

On a besoin de vous

Le journal fakir est un journal papier, en vente dans tous les bons kiosques près de chez vous. Il ne peut réaliser des reportages que parce qu’il est acheté ou parce qu’on y est abonné !

Le nouveau Fakir est en kiosque, voici ce que vous pouvez trouver dedans :

Le dossier Étonner la catastrophe - Notre plan betteraves
FN, terrorisme, résignation... Face à ça, avec notre plan betteraves, on va « étonner la catastrophe, par le peu de peur qu’elle nous fait », comme disait Hugo.
Peut-être qu’on va se planter. Peut-être. Mais nous aurons essayé.

Écologie Le grand bond en arrière

On va sauver la planète main dans la main avec le « secteur financier ». C’est un peu la conclusion de la COP21. Les marchés gardiens du climat. À une époque, y a pas si longtemps, aux États-Unis notamment, c’était l’État qui assurait ce rôle. Alors comment, et à cause de qui, on en est revenu là.

Merci Patron ! Les coulisses

Le réal’-rédac’chef répond aux questions que vous lui posez, et à celles qu’il se pose.

Double ration de Chartier La gauche décomplexée

Hollande décrète l’état d’urgence social

Wikilutte Jacquerie en Picardie
Les Goodyear et les Contis, c’est pas nouveau en Picardie. C’est de la gnognotte, même, comparé aux anciens, à lire Le Temps des révolte, de Anne Steiner

Nouvelle rubrique Le Carnet de Bord
Fakir se met au format court (5000 signes, à peine...). À déguster aux toilettes ou pendant la pause clope.

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20 février 2016 6 20 /02 /février /2016 10:17

Publié par Michel El Diablo

La CITATION du jour [François Ruffin, fondateur de FAKIR]
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12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 22:34

Lu sur le blog d'un militant communiste, Nicolas Maury

Primaire à gauche : le PS va participer au comité d'organisation

Vendredi 12 Février 2016

Cette folle et stupide idée de Primaire de la gauche doit cesser. Il est hors de question de participer à cette mascarade et de sauver la sociale-démocratie. Que le Parti socialiste crève seul ! Les communistes n'ont rien à faire avec ces gens là !
 
Primaire à gauche : le PS va participer au comité d'organisation
 
Un pas de plus à gauche vers une primaire à gauche en vue de la présidentielle 2017. Le PS va participer aux débats et au comité d'organisation de la primaire des gauches, a annoncé jeudi le député européen Yannick Jadot (EELV), à l'issue d'une réunion entre les initiateurs de la primaire et le premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis.

La porte-parole du PS Corinne Narassiguin, qui participait à la réunion au nom du Parti socialiste et avait dès lundi exprimé la position du PS, a confirmé l'information.

Fin janvier, conduit notamment par l'ancien député EELV et trublion de la gauche Daniel Cohn-Bendit, un groupe d'intellectuels avait lancé un appel pour une primaires des gauches. Parmi eux Yannick Jadot mais aussi l'économiste Thomas Piketti, les sociologues Michel Wieviorka etu Dominique Méda, l'écrivaine Marie Desplechin, l'historien Pierre Rosanvallon ou les comédiens Philippe Torretton, Jeanne Balibar et Ariane Ascaride.

«Le #PS fait un pas vers @notreprimaire en participant aux débats et au comité d'organisation», a tweeté Yannick Jadot, l'ancien directeur des campagnes de Greenpeace France.


Jean-Christophe Cambadélis a de son côté une nouvelle fois souligné dans un tweet «l'attitude bienveillante» du PS à l'égard d'une «primaire de toute la gauche», «sans préalable pour un candidat unique» prend toutefois soin de préciser le premier secrétaire du PS. Ce qui reste néanmoins une avancée notable en un mois par rapport au peu d'enthousiasme exprimé en début d'année.


Une annonce qui intervient juste au lendemain de la déclaration de candidature de Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche)... directement à la présidentielle. Dès le lancement de la campagne en faveur d'une primaire à gauche, l'ex-sénateur socialiste avait affiché son refus de participer à cette présélection, laissant planer pour le PS la menace d'une multiplication de candidatures à gauche et donc le risque de voir leur candidat éliminé dès le premier tour.

Pour Yannick Jadot, les socialistes «sont sortis du jeu de cache-cache sur le mode si (Jean-Luc) Mélenchon n'y va pas on n'y va pas (...) Ils comprennent que c'est aussi leur intérêt, la multiplication des candidatures au premier tour de la présidentielle serait catastrophique», rappelle-t-il. Le seul point qui a suscité un «débat un peu tendu» selon lui est l'idée, défendue par certains membres de la délégation PS, qu'il y ait un seul candidat socialiste. «Pour Jean-Christophe Cambadélis, l'idéal serait que le PS ait un seul candidat. C'est son avis, je ne vois pas comment il pourrait en être ainsi», maintient le député européen Emmanuel Maurel, situé à la gauche du parti.

La délégation du PS a été également convaincue par les initiateurs de la primaire que ces derniers n'étaient pas hostiles à la participation du président de la République François Hollande à la primaire, a-t-elle précisé. Reste toutefois à convaincre le président de la République, qui n'y est pas du tout enclin. «Il traite ça par le silence», assure un de ses proches. « Il ne veut pas donner d'importance» aux promoteurs de la primaire. «Ils ne jouent pas dans la même cour ». « S'il est candidat, il est candidat. Point. Et il n'y a pas de primaire », assénait mi-janvier un ténor du PS.

Prochaine étape dans une semaine. Selon Yannick Jadot, un comité d'organisation de la primaire doit avoir lieu jeudi 18 février à l'Assemblée nationale, avec des représentants du PC, d'EELV, de Nouvelle Donne et du PS.

http://www.leparisien.fr/politique/primaire-a-gauche-le-ps-va-participer-au-comite-d-organisation-11-02-2016-5536043.php#xtor=AD-1481423551
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1 février 2016 1 01 /02 /février /2016 23:56

1 Février 2016

 

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

LETTRE OUVERTE A PIERRE LAURENT A PROPOS DES "LUNDIS DE GAUCHE"

28 janv. 2016 Par CARO ANDREANI

Lettre ouverte d'un membre du Conseil national du PCF au secrétaire national à propos des "Lundis de gauche"

Lettre ouverte à Pierre LAURENT

Mon cher Pierre,

Je viens de recevoir, comme du reste j'imagine l'ensemble des membres du Conseil national, une invitation aux « Lundis de gauche ».

Dans une brève présentation signée par toi, il est écrit : « Je souhaite apporter ma pierre, celle du Parti communiste, à un débat nécessaire à gauche, sur les enjeux de la période et les grands défis auxquels la France est confrontée. » Soit, il n'est jamais inutile de confronter les points de vue sur la période que nous vivons.

Tu poursuis : « Je le fais en invitant des personnalités, acteurs et actrices du monde associatif, syndical et politique, du monde de la culture et de la recherche, à un dialogue suivi sur les questions du travail, de la sécurité et des libertés, de la transition écologique, sur un nouvel âge de la démocratie, sur les biens communs, le mieux vivre, la voix de la France et de l’Europe, la paix... »

Curieusement, l'acteur central de la société, le monde du travail – le prolétariat comme nous disions à une époque – est totalement absent. Tu ne le cites pas, et tu ne l'invites pas. La vision du monde d'un ouvrier de Renault ou d'une caissière de Franprix est-elle disqualifiée ? Pourtant, quand on travaille chez Renault ou Franprix, on subit au quotidien l'exploitation, la mondialisation, la répression syndicale, la lutte pour les libertés et contre la précarité.

Je n'ai rien contre le monde associatif ou les intellectuels. Mais ceux-là ont la parole tous les jours. Personne ne muselle Patrick Weil, Pouria Amirshahi, Françoise Dumont, Bernard Thibault, Philippe Torreton ou Caroline de Hass, pour citer tes premiers invités. Ils parlent librement sur les radios, les plateaux de télévision, ils écrivent dans les journaux. Des premiers invités curieusement monocolores en termes politiques, à l'exception peut être de Bernard Thibault, qui a certainement à tes yeux le mérite d'être profondément pro-européen.

Donc, les « Lundis de la gauche » sont un lieu de débats entre gens issus du même monde et de la même sensibilité de « gauche ». Et pour quoi faire ?
Je te cite : « Et je suis ouvert à tous les dialogues pour inventer une alternative aux politiques suivies aujourd’hui. Je n’accepte pas le scénario ficelé pour 2017 dont on connaît à peu près les premiers rôles : Marine le Pen, François Hollande et Nicolas Sarkozy ou Alain Juppé. De ce scénario, la gauche serait absente et les aspirations populaires défaites. J’agis avec beaucoup d’autres, pour que surgisse d’une démarche collective et citoyenne, un projet commun et une candidature commune. »

Inventer une alternative aux politiques suivies aujourd'hui. C'est un objectif ambitieux et, oh combien stimulant. Oserais-je dire que je suis perplexe ? Aucun de tes invités, à ma connaissance, ne prône un changement de société. A moins que par changement de société, il s'agisse d'influer à la marge, de mettre de l'huile dans les rouages pour « corriger les inégalités » les plus criantes, un peu comme l'abbé Pierre demandant la construction de logements en 1954 ou comme ces associations qui interviennent pour organiser la charité publique : les Restos du cœur, la Croix Rouge, le Secours catholique, etc. Là encore, je n'ai rien contre l'engagement associatif. Mais peut-on parler de construire une alternative ?

L'aspect qui me gêne le plus dans tout cela, c'est que tu inscris notre parti dans la pseudo primaire de la gauche, alors que le débat n'a pas été tranché entre nous. Beaucoup de tes invités sont signataires de l'appel « Pour une primaire à gauche ». Et qu'est-ce que cet appel ? Même sans être d'une grande perspicacité, chacun comprend qu'il s'agit d'une initiative politicienne pour jouer la voiture-balai du Parti socialiste pour l'élection présidentielle de 2017.

J'étais hostile à Mélenchon en tant que candidat unique du Front de gauche à la présidentielle de 2012. Mais au moins, il portait un discours avec un contenu partagé et il suivait une ligne politique définie collectivement. Là, nous nous lançons dans une aventure politicienne pour qu'il y ait un « candidat de la gauche » au 2e tour. C'est une opération cynique, qui consiste à faire adopter la psychologie du renoncement : « Si vous ne voulez pas un 2e tour LR/FN, vous n'avez pas d'autre choix que de voter PS au 1er tour », nous dis-tu en substance.

La « gauche », ce n'est pas quelques intellectuels gauche-caviar qui se retrouvent dans des rendez-vous mondains pour refaire le monde. Ceux avec lesquels les communistes devraient débattre, et qu'ils devraient tenter de convaincre, ce sont les salariés menacés par la précarité, les précaires qui se battent pour garder la tête hors de l'eau, les retraités qui survivent avec des pensions insuffisantes, les sans-papiers scandaleusement exploités par un patronat rapace, les responsables syndicaux harcelés par leur hiérarchie. Ce sont au quotidien des millions d'hommes et de femmes écrasés par l'austérité imposée par l'Union européenne, mise en œuvre par un Parti socialiste aux ordres de la Troïka.

Les convaincre de quoi ? Non pas de voter une fois de plus pour un candidat social-démocrate contre un candidat libéral, car ce sont les deux faces d'une même pièce. Mais de reconstruire une force de contestation, une force de résistance, une force révolutionnaire en somme.

Pour cela, il faudrait bien plus que des pince-fesses place du colonel Fabien, quand bien même ils réuniraient de brillants intervenants.

Je terminerai par une citation de Rosa Luxemburg, issue de La crise de la sociale-démocratie (1915) au chapitre « Socialisme ou barbarie » : « Souillée, déshonorée, pataugeant dans le sang, couverte de crasse ; voilà comment se présente la société bourgeoise, voilà ce qu'elle est. Ce n'est pas lorsque, bien léchée et bien honnête, elle se donne les dehors de la culture et de la philosophie, de la morale et de l'ordre, de la paix et du droit, c'est quand elle ressemble à une bête fauve, quand elle danse le sabbat de l'anarchie, quand elle souffle la peste sur la civilisation et l'humanité qu'elle se montre toute nue, telle qu'elle est vraiment. ».

Reçois cher camarade, mes fraternelles salutations.

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27 janvier 2016 3 27 /01 /janvier /2016 11:46

Publié par Michel El Diablo

GRÈVE à AIR-FRANCE le 28 janvier 2016 pour le maintien de l’EMPLOI et la RÉINTÉGRATION des travailleurs injustement LICENCIÉS [Appel CGT]

Le mouvement social se poursuit à Air France. Le personnel de la compagnie est appelé à faire grève le 28 janvier, jour du premier comité central d’entreprise (CCE) de 2016, par la CGT qui demande notamment l’arrêt des licenciements et des poursuites judiciaires dans l’affaire de la « chemise arrachée ».

« En 2016 aussi, nous ne lâcherons rien », écrit vendredi dans un communiqué l’Ugict-CGT appelant les salariés, personnel au sol et navigant, à faire grève pour dire « non aux licenciements et à la sous-traitance », ainsi qu’à la « filialisation ».

3.000 suppressions de postes envisagées

Dans les deux prochaines années, 3.000 suppressions de postes sont envisagées à Air France. Un millier de départs sont actés pour 2016 et 2.000 en 2017, si la direction ne trouve aucun accord avec ses pilotes d’ici à février.

Un projet de filiale continentale a également refait surface en novembre dernier sous le nom de Transavia Périphérique, après l’abandon du projet Transavia Europe qui avait en partie motivé une grève historique de deux semaines des pilotes en septembre 2014.

La CGT souhaite la réintégration des salariés poursuivis

Air France-KLM a ainsi annoncé l’ouverture prochaine d’une base à Munich, sous l’égide de Transavia Holland.

La CGT demande également le retrait des plaintes et l’arrêt des poursuites judiciaires à l’encontre des cinq salariés poursuivis pour « violences » envers deux cadres et des vigiles, en marge d’un comité central d’entreprise (CCE) consacré le 5 octobre à une restructuration. Elle demande leur réintégration, estimant qu’ils ont été « injustement licenciés ».

 

SOURCE : "20 minutes"

28 JANVIER 2016 : GREVE A AIR-FRANCE

LIRE (EN LIEN CI-DESSOUS) LE TRACT DE LA CGT AIR-FRANCE: 

La UNE de "L'Humanité Dimanche" du 24 décembre 2015 :

GRÈVE à AIR-FRANCE le 28 janvier 2016 pour le maintien de l’EMPLOI et la RÉINTÉGRATION des travailleurs injustement LICENCIÉS [Appel CGT]
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13 janvier 2016 3 13 /01 /janvier /2016 11:35

13 Janvier 2016  Publié par Michel El Diablo

RÉPRESSION frappant les militants CGT de  Goodyear et de l’Énergie Paris - CONSTERNATION ! INDIGNATION !

Le mardi 12 janvier 2016, le Tribunal d’Amiens vient de rendre son jugement concernant les 8 camarades « ex Goodyear » poursuivis par le Procureur de la République pour « séquestration ».

24 mois de prison dont 9 mois fermes ! C’est un véritable scandale et une atteinte grave à la liberté de défendre ou conquérir des droits sociaux !

Le gouvernement est plus apte à faire condamner des ouvriers, des syndicalistes CGT, qui n’ont comme seul reproche que d’avoir défendu leurs emplois pendant plus de 7 ans, alors que les patrons délinquants en col blanc qui bafouent le Code du Travail au quotidien, fraudent le fisc au travers de paradis fiscaux,  licencient en toute impunité, ne sont jamais inquiétés !

Les camarades qui ont défendu l’emploi pour éviter à des familles de sombrer (les divorces, les suicides, le chômage, les dépressions…comme l’ont vécu, les ex continental de Clairoix) se voient traiter comme des gangsters.

L’union départementale CGT est indignée. Elle apporte tout son soutien fraternel aux 8 camarades et au syndicat CGT Goodyear dans cette terrible injustice qu’ils subissent.

Rien ne peut justifier un tel acharnement, si ce n’est que de vouloir museler les salariés, en profitant d’un état d’urgence pour casser les acquis sociaux et le Code du Travail.

L’Union départementale CGT de Paris se joindra à toutes les initiatives pour défendre les 8 camarades dans leurs libertés syndicales.

Dans le même temps le jugement était rendu pour les 5 camarades d’énergie Paris et là, la justice aura été plus clémente, avec 3 relaxes et 2 condamnations à des amendes avec sursis. Même si ce n’est pas une victoire car nous visions une relaxe totale, cette décision est une avancée et la mobilisation autour des 5 camarades d’énergie aura permis une relaxe partielle.

La mobilisation est plus que jamais d’actualité. L’UD CGT de Paris défendra systématiquement toutes les libertés syndicales.

Il ne peut  y avoir de défense des droits conquis ni de nouvelles conquêtes sociales sans liberté syndicale.

UD CGT PARIS

Paris, le 12 janvier 2016

 

Site de l'UD CGT PARIS

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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 15:26

Warren Buffet, milliardaire américain a déclaré à propos de la lutte des classes dans son pays :

« Tout va très bien pour les riches dans ce pays, nous n’'avons jamais été aussi prospères. C’est une guerre de classes, et c'’est ma classe qui est en train de gagner »

Cela vaut aussi pour nous, en France et en Europe.  Et pour cause, c'est l'internationale des patrons, qui prend les décisions qui nous concernent : politique, économie, questions sociales et justice.  Il est grand temps pour la classe des travailleurs de reprendre l'initiative.  En combattant avec autant de force les capitalistes que les tartuffes et les judas au pouvoir, qui se disent de "gauche" et qui pratiquent une politique et une justice au service de la classe dominante.

Tous ensemble.

2 Janvier 2016  Publié par Michel El Diablo

photo d'illustration

photo d'illustration

Huit ex-salariés de l'usine Goodyear d'Amiens ont été fixés sur leur sort ce mardi matin. Ils ont été condamnés à 24 mois de prison dont 15 avec sursis par le tribunal correctionnel d’Amiens pour des faits de séquestration. Deux de ces salariés ont également été reconnus coupables de violences volontaires. Les autres ont été relaxés pour ce motif. Le procureur avait requis deux ans de prison dont un an avec sursis.

*******

Déclaration de Jean-Pierre MERCIER (Délégué CGT  chez PSA Peugeot Citroën Poissy) sur som compte Facebook :

« 9 mois ferme pour les ex-ouvriers de Goodyear ! Et évidemment, rien ne sera fait par la « justice » contre ceux qui jeté à la rue 1173 travailleurs en fermant l'usine. Dégoût et colère contre cette justice de classe ».

 

LU SUR LE SITE DU COURRIER PICARD :

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11 janvier 2016 1 11 /01 /janvier /2016 15:39

Publié par Michel El Diablo

Procès des 5 militants CGT d’ÉNERGIE Paris : délibéré rendu mardi 12 janvier 2016 - Rassemblement est organisé ce jour-là à 12 h. Place du Châtelet à PARISProcès des 5 militants CGT d’ÉNERGIE Paris : délibéré rendu mardi 12 janvier 2016 - Rassemblement est organisé ce jour-là à 12 h. Place du Châtelet à PARIS

Le Procès en correctionnelle des 5 militants CGT d’Énergie Paris montre à quel point on veut empêcher la CGT d’exercer son rôle de syndicat de lutte.

 

Aujourd’hui en France, chaque citoyen est libre de pouvoir se syndiquer et faire valoir ses droits sans être inquiété pour son engagement.

Art.10 de la convention des Droits de l’Homme : « Nul ne doit être Inquiété pour ses opinions,… pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi. »

Mais la réalité est toute autre !

Malgré un dossier complètement vide, plaidé à charge par la Direction d’EDF et après 8 années de procédure, le Procureur de la République a requis une peine de 800 € à 1500 € de dommages et intérêts à l’encontre des cinq camarades d’ERDF, dont le seul « crime » est d’avoir mené un combat aux côtés des salariés, pour la défense du service public, de l’emploi et de la dignité humaine !

L’acharnement d’EDF avec la complicité du Parquet tentant de criminaliser l’action syndicale, montre qu’il ne peut y avoir de conquête sociale sans liberté syndicale.

 

Le délibéré sera rendu le mardi 12 janvier 2016

Un rassemblement est organisé ce jour-là,

à compter de 12 Heures place du Châtelet à Paris

 

La relaxe des 5 d’ERDF est le seul verdict possible dans cette caricature judiciaire !

Soyons nombreux et solidaire dans notre combat contre la criminalisation syndicale, continuons de lutter pour les libertés syndicales, la défense de l’emploi et des services publics.

 

 

Procès des 5 militants CGT d’ÉNERGIE Paris : délibéré rendu mardi 12 janvier 2016 - Rassemblement est organisé ce jour-là à 12 h. Place du Châtelet à PARIS
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