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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 11:11
Commentaires : aux manettes, une fois de plus, Emmanuel Macron.  A croire que c'est le fusible utilisé par Valls et Hollande pour lancer les pires propositions social-libérales. Comme F. Hollande,  Najat Vallaud-Belkacem, Marisol Touraine ou Fleur Pellerin, il est membre des "Young Leaders", organisme franco-américain qui sélectionne de jeunes Français et de jeunes américains qui sont appelés à occuper des postes à responsabilité.  Cette fondation a pour but de resserrer les liens francos-américains.   Des stages qui réunissent des jeunes des deux nationalités sont organisés en France et aux Etats-Unis.  Rien de tel pour s'imprégner du libéralisme américain et de ses lois. Emmanuel Macron qui a été choisi comme "Young Leader" en 2012 brûle évidemment de mettre en oeuvre les préceptes de ses maîtres américains.  Tout comme François Hollande.

La France prépare sa conversion aux fonds de pension

© ERIC PIERMONT / AFP

 

ARGENT - Le ministre Emmanuel Macron prône la mise en place de fonds de pension "à la française". Avec quelques nuances par rapport au modèle américain. 

Emmanuel Macron est un adepte de la transgression. Le ministre de l’Economie l’a montré une nouvelle fois vendredi en proposant d’autoriser la création de fonds de pension en France. Mais que les Français se rassurent : il ne s’agirait pas d’enterrer le système de retraite par répartition, ni de dupliquer le modèle américain mais plutôt de l’adapter aux habitudes françaises. Mais à quoi pourraient bien servir de tels fonds de pension "à la française" ?

Qu’est-ce qu’un fonds de pension ? Un fonds de pension est un outil d’épargne qui sert à financer sa retraite. Chaque mois, le travailleur, mais aussi parfois son employeur, versent une cotisation qui est confiée à un fonds de pension. Charge à ce dernier de placer l’argent récolté, de le faire fructifier pour qu’il soit disponible lorsque le travailleur arrive à la retraite. A partir de ce moment là, les flux financiers s’inversent : le fonds de pension rend chaque mois une partie de l’argent épargné.

Il y a cependant fonds de pension et fonds de pension : en France, ils sont par exemple facultatifs et permettent aux plus précautionneux de toucher de l’argent en plus de leur retraite. Ils constituent en revanche le système de base dans de nombreux pays anglo-saxons : on parle alors de système de retraite par capitalisation, par opposition avec le système de retraite par répartition propre à la France (les travailleurs actuels paient les pensions des retraités actuels).

Que propose Emmanuel Macron ? Conscient que la moindre de ses déclarations est scrutée, le ministre de l’Economie a tenu à préciser ses intentions. "Soyons clairs, notre objectif n'est pas de modifier les équilibres entre la retraite par répartition et par capitalisation en France, ni de bouleverser le marché des produits d'épargne retraite", a assuré Emmanuel Macron, vendredi en clôture d'une journée organisée par la Fédération française des sociétés d'assurances.

Le ministre ne souhaite donc pas toucher au système de base obligatoire, ni aux régimes complémentaires obligatoires (Agirc ou Arrco par exemple) : seuls les régimes supplémentaires seraient concernés par la réforme prônée par Emmanuel Macron. C’est-à-dire les Plans d’épargne retraite populaire (Perp), Plans d’épargne retraite collectif (Perco), ou encore les contrats Madelin. Les assurances vie ne semblent pas en revanche être concernées par la réforme prônée par le ministre.

Quel est l’intérêt d’une telle réforme ? Emmanuel Macron espère résoudre ainsi un double problème. Il y a d’abord les besoins de financement des entreprises : malgré la baisse historiques des taux d’intérêt et l’abondance de liquidités, ces dernières peinent à convaincre les banques de leur prêter des fonds pour se développer. En face, les fonds de pension supplémentaire français disposent de beaucoup d’argent mais peinent à l’investir : ils avaient  l’habitude d’investir cet argent dans des obligations d’Etat, sauf que ces dernières sont de moins en moins rentables.

Avec sa future loi baptisée "Noé" pour "nouvelles opportunités économiques", Emmanuel Macron souhaite donc que cet argent disponible puisse être investi dans les petites et moyennes entreprises qui cherchent à se développer. Or, l’enjeu est de taille : les fonds relevant de régimes supplémentaires collectifs disposeraient de près de 130 milliards d’euros qui "pourraient être mobilisés, au bon niveau, pour le financement de l'économie, notamment de la transition énergétique". Du côté de l’assureur français Axa, on ne cache pas son enthousiasme et on juge le projet d’Emmanuel Macron "formidable".

Un pari audacieux ? Problème : les organismes de gestion des retraites supplémentaires ne peuvent pas utiliser n’importe comment l’argent collecté. Gérant l’épargne sur le long terme, ils se doivent d’être particulièrement prudents. Or, les règles auxquelles ils sont soumis viennent en plus d’être renforcées : pour éviter une nouvelle crise des subprimes, les pays de l’Union européenne ont adopté un ensemble de nouvelles règles prudentielles baptisé Solvabilité 2. L’objectif est d’obliger les banques et  sociétés d’assurance à mettre plus d’argent de côté pour éviter de devoir à nouveau appeler les Etats à l’aide en cas de nouvelle crise.

Le ministre de l’Economie propose donc que les organismes de gestion des retraites supplémentaires soient exemptés de telles règles. "Nous ne devons pas tomber dans les excès de la régulation", a-t-il argumenté, "sans, évidemment, remettre en cause le niveau de prudence vis-à-vis des assurés". Une prudence qui s’impose : suite à la crise des subprimes, de nombreux retraités américains avaient vu leur pension s’évaporer en même temps que les Bourses s’écroulaient.

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15 décembre 2015 2 15 /12 /décembre /2015 17:43

Publié par Jean Lévy

 En Andalousie les communistes se rebiffent contre la direction du PCE
 En Andalousie les communistes se rebiffent contre la direction du PCE

Motion émise par 

la Agrupacion Local   du PCE de Grenade

 

Nous soumettons la présente résolution au Comité provincial du PCE de Grenade et nous exprimons notre préoccupation face à la direction prise par notre Parti. 

    Le moment est venu de réorienter le Parti et la seule façon de le faire est de le réunir en congrès extraordinaire. 

    Nous avons besoin d'un Parti de classe qui n'ait pas honte d'être l'avant garde de la classe laborieuse, qui lutte pour le socialisme sur tous les fronts, dans la rue, dans l'entreprise, dans le syndicat, dans l'institution si nécessaire. 

    Nous avons besoin d'un Parti inspiré par l'esprit de José Díaz et de Dolores Ibárruri. Ce Parti doit se refonder sur le plan idéologique - le marxisme-léninisme- et sur le plan organisationnel - le centralisme démocratique.

    Il doit s'éloigner des structures social-démocrates et eurocommunistes et progresser afin d'avoir une capacité de mobilisation comparable à celle du PCP portugais et du KKE de Grèce. Des organisations pour lesquelles la lutte de classes passe avant la quête de quelques voix.  
 
    Nous demandons au Comité Provincial du PCE de Grenade de discuter et de voter la présente résolution qui réclame la convocation d'un congrès extraordinaire au cours du premier trimestre de 2016 afin de reconstruire le Parti communiste d'Espagne par et pour la classe ouvrière, pour la construction d'un État socialiste. 

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22 juillet 2015 3 22 /07 /juillet /2015 15:59

Vendredi 17 Juillet 2015 à 5:00

Propos recueillis par
Pour Aurélien Bernier, auteur de "La gauche radicale et ses tabous" et de "Désobéissons à l'Union européenne", la crise grecque a montré qu'"en évacuant l’idée de rupture avec les politiques de l’UE, Syriza s'est condamné à l’impuissance." Selon lui, cet échec de Tsipras montre par ailleurs que "la stratégie du Front de gauche", qui consiste aussi à vouloir réformer les institutions européennes de l’intérieur, "n’est plus valable aujourd’hui" : "Soit il continue à s’enfermer dedans et là, si j’étais à la place de Marine Le Pen, je me frotterais les mains. Soit il y a un sursaut, et le moment s’y prête."
Nicolas Messyasz/SIPA/SIPA

Marianne : Après coup, comment analysez-vous la stratégie d’Alexis Tspiras lors des négociations avec les institutions européennes ?
Aurélien Bernier :
J’ai regardé tout ça attentivement, me gardant bien de tirer des leçons en cours de route. Maintenant que la Grèce et ses créanciers se sont mis d’accord, nous y voyons plus clair. Le référendum aurait pu permettre à Alexis Tsipras d’assumer une position plus dure vis-à-vis de l’Union européenne et, notamment, d’envisager la sortie de la zone euro. Nous nous apercevons aujourd’hui que ce n’était pas du tout l’objectif de la majorité de Syriza. Tsipras a organisé ce référendum en pensant que cela aller renforcer son poids dans les négociations. Ce qui n’a pas du tout été le cas. L’UE a tenu des positions encore plus dures qu’avant le référendum et, à partir du moment où la majorité de Syriza refusait d’envisager la sortie de la zone euro, les choses étaient pliées d’avance. Je pensais vraiment que ce référendum allait permettre à la Grèce d’aller beaucoup plus loin dans les négociations puisque le Premier ministre avait une légitimité populaire. Au contraire, ils se sont couchés au bout de quelques jours. C’est assez dramatique parce que ce pays va continuer à pâtir de l’austérité, parce que les décisions prises en Grèce devront maintenant recevoir l’aval de l’UE et, aussi, parce que les gens qui ont cru de bonne foi que Syriza pouvait faire autre chose que les autres organisations politiques pro-UE, ces gens-là, malheureusement, ont été trahis.

Pensez-vous, comme l’affirme Yanis Varoufakis, l’ancien ministre des Finances grec, qu’Alexis Tsipras, en refusant l’idée même de préparer une sortie de la zone euro, a perdu un levier de négociation majeur ?
Oui, il a perdu à ce moment-là. Yanis Varoufakis a raison sur ce point. Sauf que, même avec cette menace, il est possible que Syriza se soit quand même heurté à un mur. Néanmoins, l’erreur est de ne pas avoir envisagé la rupture de la zone euro comme une solution de sortie de crise. On voit le résultat aujourd’hui. En évacuant l’idée de rupture avec les politiques de l’UE, avec les traités et tous les mécanismes qui vont avec, Syriza s'est condamné à l’impuissance.

Yanis Varoufakis a exliqué avoir travaillé à un plan B qui comportait des mesures qui auraient permis de récupérer de la souveraineté financière et monétaire, tout en évitant le « Grexit ». Etait-ce une troisième voie crédible selon vous ?
Je pense qu'effectivement cette voie-là était crédible. Mais cela revient de fait à une sortie de la zone euro. Car la solution qu’il proposait se résumait à l’introduction d’une deuxième monnaie dans le pays. La BCE aurait sûrement réagi et coupé, comme elle l’a fait à Chypre, l’approvisionnement en euros. Petit à petit, la nouvelle monnaie aurait remplacé la précédente. C’était une façon de se faire sortir de la zone euro en douceur plutôt que d’assumer directement une sortie sèche. C’est une question de stratégie politique, mais au final, le résultat aurait été le même, avec une nouvelle monnaie et une banque centrale réquisitionnée pour faire tourner la planche à billets.

Finalement, cette séquence n’est-elle pas pour vous un véritable cas d’école de cette entrave, de ce « tabou », que s’imposent les formations de la gauche radicale en refusant la rupture avec l’Union européenne ?
"Nous payons des années d’entêtement sur les questions européennes d’une gauche radicale qui n’a pas voulu aller au bout de son raisonnement"Malheureusement oui, c’est un cas d’école. La gauche radicale européenne défend une réforme des institutions de l’intérieur. Mais cette crise démontre que l’UE n’a absolument aucune intention de lâcher quoi que ce soit. Il n’y a pas de doute là dessus. Et que dans un contexte de négociation, avec ce « tabou de la rupture » présent à chaque instant, il n’y a absolument rien à attendre de bon. Je suis à la fois inquiet et en colère.
Inquiet parce que je crains que le parti qui soit le plus renforcé par cette crise ne soit celui de l’extrême droite, c’est-à-dire Aube dorée. En France, ce sera exactement la même chose avec le Front national. Car l’échec de Syriza, c’est l’échec de la position de réforme de l’intérieur que défend l’ensemble de la gauche européenne. Et, évidemment, Marine Le Pen se fera un plaisir de mettre Jean-Luc Mélenchon face à cet échec.
Je suis en colère aussi. La gauche radicale européenne aurait dû soutenir l’aile gauche de Syriza. On savait très bien qu’il y avait, au sein de Syriza, plusieurs positions : l’une dure, l’autre plus souple. Mais au lieu de ça, la gauche radicale a préféré dénoncer l’UE, l’intégrisme des négociateurs et des créanciers. Ils sont restés finalement sur leurs positions en faisant croire qu’on pouvait faire changer les choses sans rompre avec l’UE. Or, si les gauches radicales européennes avaient expliqué que la sortie était une possible voie, nous n’en serions pas là aujourd’hui. Nous payons des années d’entêtement sur les questions européennes d’une gauche radicale qui n’a pas voulu aller au bout de son raisonnement. Finalement, Tsipras a appliqué ce que dit le Front de gauche. Et même si la France pèse certainement plus que la Grèce dans des négociations, je ne suis pas sûr pour autant que le résultat serait différent. Alexis Tsipras a appliqué la position du Front de gauche qui est de dire : « On va batailler de l’intérieur pour faire bouger l’UE ». Malheureusement, le résultat de cette politique-là amène à la situation que vit la Grèce.

N’y a-t-il pas en France, depuis quelques mois, une évolution sur ces questions ? On a vu, lors de cette crise grecque, plusieurs responsables du Front de gauche en appeler à la défense de la souveraineté nationale de la Grèce contre la mise sous tutelle de l’UE. Ou au respect de la souveraineté populaire du peuple grec dans son choix du non au référendum. Lors du dernier congrès du Parti de gauche, une motion, inspirée par vos écrits et ceux de Frédéric Lordon, qui prônait l’« élaboration d'un programme de gouvernement dans le cas de la rupture avec l’UE et l’euro », a recueilli un très bon score… 
Je ressens cette évolution. Il y a affectivement la motion du PG qui a fait pas mal de bruit dans le microcosme. Il y a aussi une tendance au NPA qui est pour la sortie de l’euro et de l’UE. Et c’est vrai que ce débat avance, avec des gens comme Frédéric Lordon, ou moi, je l’espère en tout cas un petit peu. Mais la difficulté est que ça ne va pas assez vite au niveau des directions militantes. Or, si nous ne sommes pas clairs sur ces questions-là, il n’y a aucune chance d’être crédibles dans le champ politique.
C’était déjà le cas avant Syriza. Ce que préconise le Front de gauche (changer les choses de l’intérieur, négocier...), c’est, en un peu plus rouge, le discours sur « l’Europe sociale » du Parti socialiste. C’est le coup que nous a fait Lionel Jospin en 1997 et que nous a refait François Hollande en 2012 en début de mandat. Evidemment, je pense que si le Front de gauche était au pouvoir, il serait beaucoup plus dur, je ne remets pas en cause les intentions de ses dirigeants. Mais ce discours est, à mon avis, inaudible. Il l’était déjà avant le cas de la Grèce, il l’est d’autant plus aujourd’hui.
La prochaine fois qu’un dirigeant français de la gauche radicale dira « Nous allons négocier et obtenir gain de cause », plus personne ne pourra le croire. Aujourd’hui, avec le revers de la Grèce, ce serait totalement suicidaire de tenir ces propos. La seule position tenable est de dire que « Oui, on ira à l’affrontement, mais en sortant de l’ordre juridique et monétaire européen ». Ne pas se priver de peser sur les institutions européennes, à la seule condition d’avoir d’abord récupéré notre souveraineté monétaire et économique. Sinon, on le voit bien, il n’y a pas de négociations possibles.
Donc, la stratégie du Front de gauche, n’est plus valable aujourd’hui. Soit il continue à s’enfermer dedans et là, si j’étais à la place de Marine Le Pen, je me frotterais les mains. Car la marche vers les prochaines échéances électorales serait toute tracée et elle n’aurait plus rien à craindre de la gauche radicale. Soit il y a un sursaut, et le moment s’y prête. S’il y avait des gens qui n’avaient pas encore compris la vraie nature de l’UE, des gens optimistes — pour ne pas dire naïfs — qui pensaient qu’un pays auréolé d’une légitimité démocratique, d'un programme électoral, serait en mesure de faire plier la BCE et toutes les institutions européennes, ils en sont à coup sûr revenus. Aujourd’hui ce n’est plus possible de défendre cette position. Continuer à le faire ne serait plus de la naïveté, mais de la bêtise.

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20 juillet 2015 1 20 /07 /juillet /2015 14:01
Entre l’Euro et le peuple, PODEMOS choisit l’euro 

podemosEntre l’euro et le peuple, Podemos a choisi : ce sera l’euro. Podemos soutient l’accord Tsipras UE se félicitant ainsi que la Grèce reste dans l’euro, en dépit de la réalité politique des faits : les accords de Bruxelles consacrent le maintien dans l’euro (et donc le sauvetage de celui-ci) contre le renforcement de l’austérité et la mise sous tutelle de la Grèce.
Pourtant,la démonstration est désormais patente, implacable, d’une rigueur quasi mathématique : on ne peut rester dans l’euro sans reculs sociaux, et sans abandons toujours plus poussés de souveraineté. Aucun parti prétendant proposer une alternative populaire ne peut être crédible s’il compte rester enfermé dans cette prison des peuples qu’est l’UE, s’il se refuse à sortir de l’euro et détruire ainsi cette arme d’exploitation massive des travailleurs.

Podemos jette le masque et soutient l’accord Tsipras-UE.

Vue sur la page facebook communiste pour la sortie de l'UE

Vue sur la page facebook communiste pour la sortie de l’UE

Le slogan de  » l’europe sociale », de la « réforme de l’UE » est l’autre nom du soutien à l’impérialisme américain, à l’oligarchie capitaliste et la version actuelle du « Il n’y a pas d’alternative » (There Is No Alternative TINA) de Margaret Thatcher avec un langage de gauche.

Podemos soutient ainsi le diktat néocolonial imposé à la Grèce alors même qu’un vote non aurait pu affaiblir la mise en place de cet accord sans menacer en quoi que ce soit l’Espagne.
Il s’agit là d’une opposition qui ne remet pas en cause le cadre, qui n’est pas prête à changer le système mais au contraire le défend, qui en voulant rester totalement intégrée au système ne promet que des alternatives sans alternative, comme l’a démontrée SYRIZA en Grèce. Chacun pourra d’ailleurs constater que les forces de contestation du système et de proposition d’une véritable alternative populaire sortant du cadre de l’UE, de l’euro de l’OTAN et du Capitalisme sont totalement censurées dans les grands médias du capital, à l’image du PRCF et de l’ensemble des communistes pour la sortie de l’UE..
mélenchon ueBien sûr la victoire de Syriza en Grèce ou celle  hypothétique de Podemos en Espagne, empêchent les dirigeants de l’UE de dormir car ces deux partis expriment tous les contradictions et faiblesses de la petite-bourgeoisie mais aussi la radicalisation à gauche des classes moyennes paupérisées et déclassées.
En fait ce qui manque ce sont des partis communistes liés au monde du travail, suffisamment forts, influents et léninistes pour faire basculer ces couches du côté des travailleurs pour un front du peuple, antifasciste et patriotique porteur d’une véritable alternative populaire.

JBC et MF pour www.initiative-communiste.fr site web du PRCF

Les déclarations de Iglesias dirigeant de Podemos à El diario 16 juillet 2015

« c’est la seule chose que l’on puisse faire ». C’est ainsi que Pablo Iglesisa le Secrétaire Général de Podemos, décrit l’accord entre le Premier Ministre Grec et la Troika « la politique c’est abject »

« Nous faisons de la politique ou nous demeurons à l’université à rester à élaborer des analyses formidable ? » s’est interrogé Iglesias avant d’entrer au lancement du livre Réseau de l’indignation et de l’espérance de Manuel Castells ce jeudi soir, qui a accepté de répondre à quelques questions :

« Si la majorité de la population grecque accepte…Les pouvoirs en Europe sont antidémocratiques, mais les médias disent « ceux là sont des démocrates, les antidémocrates sont ceux qui sont populistes ». En politique ce qui compte ce n’est pas la rationalité, votre capacité de diagnostic, ce qui compte c’est la puissance et un pays du sud est vraiment très peu puissant »

 » ce qui s’est passé en Grèce c’est la vérité du pouvoir » insiste Iglesisas :  » Si s’articule une nouvelle sorte de gouvernement en Europe avec une orientation politique Keynesienne, si nous réussissons à tordre le bras des Sociaux Démocrates, et les faire changer de camp alors il y aura des possibilités. Et sinon, alors viendra Marine Le Pen qui dira « Nous avons gagné les élections en France, nous avons l’arme nucléaire et notre allié principal est la Russie. Pas l’UE ou l’OTAN. Si nous l’emportons ici, notre ennemi sera les élites locales que nous n’allons pas pleurer. Et sinon, l’alternative c’est Marine Le Pen ? Un partenariat avec la Russie, le début de la troisième guerre mondiale. La politique c’est abject »

La Chambre des Député devra voter un accord entre la Grèce et les institutions européenne pour une nouvelle aide.  » Le parlement espagnol n’a pas voté pour le plan de secours des banques » a déclaré jeudi le secrétaire politique de Podemos, Inigo Errejon. « qui n’ont même pas commencé à rembourser les aides d’états. Quand les débiteurs sont les banquiers, ils pardonnent. C’est une manœuvre électorale et une fraude, personne n’a demandé aux espagnoles s’ils voulaient modifier la Constitution et maintenant il y a des choses qu’il faudrait débattre de façon urgente. il y a une exagération pour contourner la discussion et accélérer les réformes législative dans les derniers mois d’un Parlement qui va changer bientôt, à l’image de ce qui s’est fait pour la loi baillon« 

« Mais pourquoi on vote » se demande Errejon à quoi il répond « Les leaders européen on déplacé le problème en affaiblissant un gouvernement issu des élections, parce que sinon il n’ont plus l’excuse qu’il n’y a pas d’alternative à l’austérité. Les pays qui prennent partis pour Merkel en votant contre leur propre peuple tomberont. Cet accord, dur, comme l’a reconnu Tsipras, c’est l’accord possible avec l’intransigeance des leaders européens, la meilleur solutione possible même s’il ne pense pas à l’avenir de l’UE et de l’euro » et donc?  » nous appuierons ce que soutient le parlement grec et nous respecterons ce à quoi il sera favorable » conclut il.

« Soit l’accord, soit une sortie de l’euro »  Le gouvernement Syriza gagne en stabilité pour Podemos qui salut l’accord Tsipras Troika. source20 minutes 16 juillet 2015 :

Nos commentaires apparaissent entre crochets : [commentaire d’IC]

Le chef du parti espagnol Podemos Pablo Iglesias, proche du Premier ministre grec Alexis Tsipras, a estimé jeudi que l’accord entre la Grèce et ses créanciers avait le mérite de lui offrir une « stabilité » et de permettre d’envisager une restructuration de la dette. [ Stabilité ? stabilité pour la classe capitaliste, pour les marchés, les banques, les spéculateurs. mais précarité et pauvreté pour le peuple grec, pour tous les peuples européens pour qui l’exploitation va se renforcer !]

« Moi comme Alexis [Tsipras] n’aimons pas l’accord, mais c’était une situation limite : soit l’accord, soit une sortie de l’euro », a-t-il déclaré à des journalistes à Madrid. Il s’exprimait pour la première fois sur ce texte depuis qu’il a été adopté lundi dernier par l’Eurogroupe, composé des ministres des Finances des 19 Etats membres de la zone euro. [entre les intérêts du peuple, des travailleurs, et l’Euro du capital, il faut choisir ! Podemos comme Tsipras choississent l’euro. Nous les travailleurs nous devrions plutôt dire que la monnaie unique n’aura pas le service publique et Non à l’euro pour garder nos conquis sociaux comme le clamer les manifestants réunis le 30 juin à l’appel des Assises du Communisme pour les 10 ans du NON au TCE devant l’Assemblée Nationale]

« D’une certaine manière, le gouvernement a gagné en stabilité », a-t-il ajouté en évoquant ce plan d’aide sur trois ans, un troisième sauvetage de plus de 80 milliards d’euros. Et « en même temps, il a obtenu que le sujet de la restructuration de la dette soit envisagé », a-t-il encore défendu. [1° ) stabilité ? en virant les forces de gauche de Syriza dont les ministres ont osé critiquer l’accord, accord qui n’est passé que grâce au soutien actif de la droite (PS et UMP grec… 2°) en réalité l’accord ne comprend aucune mesure d’effacement de la dette, mais bel et bien un renforcement de l’austérité ainsi qu’une colonisation de la grèce mise sous tutelle de l’Union Européenne]

Plus de majorité parlementaire pour Tsipras

Dans la nuit de mercredi à jeudi, sur fond d’échauffourées dans les rues d’Athènes, le Premier ministre grec a fait adopter au Parlement de premières réformes posées comme conditions par les créanciers de la Grèce à un nouveau plan d’aide. Il a au passage perdu sa majorité parlementaire, les oppositions à certaines de ces mesures très draconiennes ayant été nombreuses au sein de Syriza.

A la mi-journée, la Commission a annoncé qu’après l’adoption de ces réformes, la Grèce avait bien rempli les exigences de la zone euro pour lancer des négociations sur un nouveau plan d’aide.

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20 juillet 2015 1 20 /07 /juillet /2015 13:26

Lu sur Initiative communiste

Déclaration de la commission exécutive du Parti Communiste des Peuples d’Espagne sur la situation en Grèce

Le Comité exécutif du PCPE, après avoir suivi les développements concernant la situation en Grèce au cours des dernières semaines, a émis la déclaration suivante :

  1. Le nouveau protocole d’accord intervenu dans la nuit du 12 Juillet et approuvé par le parlement grec la nuit dernière est une attaque sans ménagement contre les travailleurs grecs. La plupart des mesures convenues à l’unanimité à Bruxelles impliquent un aggravationt de la situation sociale et du travail déjà terrible et en conduisant à de nouvelles privatisations vont soumettre à un nouveau le pays au pillage pour l’enrichissement des monopoles grecs et étrangers.
  2. Les négociations entre le gouvernement grec et l’Eurogroupe, marquée par des mouvements successifs, la désinformation, des menaces et diverses manœuvres, ont mis en évidence les différences en termes d’aspirations et d’intérêts qui se produisent au sein de cette alliance impérialiste qu’est l’Union européenne. Les différentes approches de la France et de l’Italie et l’Allemagne sont l’expression des conflits internes qui se produisent au sein de l’UE, mais néanmoins s’accordent sur un élément majeur: faire peser la charge sur la classe ouvrière et les secteurs populaires du poids d’un nouveau processus favorisant l’accumulation des monopoles.
  3. L’approbation du Parlement grec, la nuit dernière, du mémorandum présenté par le gouvernement de SYRIZA a montré très clairement les limites de la gestion capitaliste. Malgré la rhétorique initiale, il est constaté que ni la majorité absolue ni l’utilisation de référendums ne bénéficient à la majorité des travailleurs tandis que se poursuit la logique des institutions capitalistes sans un véritable modèle alternatif. La social-démocratie, sous ces nouvelles ou ancienne forme, en revient à exercer leur rôle de légitimer et d’appliquer less politiques anti-ouvrières, et de se ranger encore du côté du grand capital.
  4. En particulier, le cas du référendum, le 5 Juillet a été instructif. Alors qu’initialement le gouvernement de SYRIZA a appelé à voter «NON» à la proposition de la Commission européenne, la BCE et le FMI, il a fini par accepter un accord plus dur que celui qui a été rejeté il y a quelques jours, générant ainsi encore plus de frustration dans le peuple grec et auprès de tous ceux qui ont fait confiance à Tsipras. Tous cette déception du peuple et des travailleurs grecs a sa contrepartie dans notre pays dans des organisations telles que PODEMOS ou Isquirda Unida, qui continuent à favoriser les illusions sur la gestion humaine du capitalisme.
  5. Le PCPE veut exprimer son soutien explicite dans ce processus au Parti communiste de Grèce (KKE), qui a maintenu une position ferme pour la sortie de l’UE et de l’euro et un pouvoir populaire, la seule alternative vraiment viable pour le bénéfice de la classe ouvrière et le peuple, qui a dénoncé les diverses manœuvresà la fois le  du gouvernement Syriza et des créancier, ayant ainsi à supporter l’incompréhension, la diffamation et la calomnie de toutes sortes d’opportunistes, à la fois en Grèce et en Espagne.
  6. Le PCPE estime que ce qui est arrivé en Grèce génère d’importantes leçons pour la lutte de la classe ouvrière et du peuple travailleur dans notre pays. D’une part, il a montré les limites de la gestion capitaliste, mais il a également servi à montrer l’aveuglement de toutes sortes d’opportunistes qui ont favorisé les illusions sur la possibilité d’une issue favorable pour les peuples sans rupture avec l’UE impérialiste que les paramètres faibles socialistes.
  7. Le PCPE appelle l’ensemble de la classe ouvrière et les secteurs populaires pour faire avancer l’approche d’une véritable alternative brisant les chaînes de structures impérialistes comme l’UE et l’OTAN, pour sortir de l’euro dans le cadre d’un processus de construction d’un véritable pouvoir du peuple et des ouvriers.
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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 03:01

http://romanin.over-blog.com  le 8 Ju

MARISOL TOURAINE NE CONNAIT PAS AMBROISE CROIZAT... ET POUR LE 70EME ANNIVERSIRE DE LA SECU...PRÉPARE UN PLAN DE SUPPRESSIONS...
MARISOL TOURAINE NE CONNAIT PAS AMBROISE CROIZAT... ET POUR LE 70EME ANNIVERSIRE DE LA SECU...PRÉPARE UN PLAN DE SUPPRESSIONS...

MARISOL TOURAINE NE CONNAIT PAS AMBROISE CROIZAT... ET POUR LE 70 EME ANNIVERSAIRE DE LA SECU... PRÉPARE UN PLAN DE SUPPRESSIONS DE 22000 POSTES DANS LES HÔPITAUX ET UN PLAN D’ ÉCONOMIE DE TROIS MILLIARDS D'EUROS....


Non, non, et non... ce n'est ni Laroque, ni de Gaulle, ni le saint esprit ou je ne sais qui encore qui ont créé la Sécu.!!!!!

Et je le répèterai jusqu'à l'extinction de mes feux!.... c'est une création du Conseil National de la Résistance, ( sous une forte impulsion de ses membres de gauche et communistes) bâtie par le peuple de France sous la maitrise d'œuvre d'Ambroise Croizat, ministre communiste du travail et de la sécurité sociale. Et cela par le biais d'un rapport de force à la libération qui etait le suivant: 


-29 % des voix au PCF, 
-5 millions d'adhérents à la CGT, 
-une classe ouvrière grandie par sa résistance, 
-un patronat sali par sa collaboration. 


Et cela face a tous ceux qui étaient contre et ont tenté de la sabotet des 1945: la droite, la CFTC, les assurances privées, les medecins, la mutualité, les patrons......


Sans PCF , sans CGT, vous n'auriez jamais eu de Sécurité Sociale, la plus grande conquête de la dignité et bises à ceux qui luttent pour la défendre et l'améliorer.


Michel Etievent

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19 décembre 2014 5 19 /12 /décembre /2014 17:45
Lu sur le blog de l'UL de Dieppe
Maquillage-Chemin-de-fer.jpgDans un livret distribué à ses employés, la SNCF délivre ses "astuces beautés" destinées à ses agents pour mettre en valeur leur prochain uniforme tout neuf.

Plusieurs femmes ont également reçu un kit pour uriner debout. (Pratique, lorsque l'on sait que les retards de train font que l'entreprise n'a plus le temps de vider les fosses d'aisance de ses nouvelles "rames écolo", et que les toilettes restent donc souvent fermées ?).


La SNCF parle aux femmes : un "maquillage simple et soigné est fortement recommandé" et six produits "indispensables" conseillés, dont un "blush bonne mine" et "un rouge à lèvres discret". Ces conseils de présentation, préconisations pour être « acceptable » aux guichets, le personnel féminin de l’entreprise a pu les lire dans la page rose du livret qui leur a été remis à l’occasion de la présentation des nouveaux uniformes. Il est également recommandé aux femmes de porter des bijoux. Pour les hommes, sur la page bleue du livret, les petits conseils vont de "bien porter la veste", en ne fermant pas le dernier bouton, à la "beauté des mains" à "hydrater régulièrement". La barbe et la moustache peuvent être "tendances" mais devront rester "nettes". La direction pousse les conseils encore plus loin et invite ses employés à opter pour un déodorant, en plus d’un "parfum léger et subtil".

Maquillage--sncf.jpg

Sexisme ou relation client ?

Une initiative qui passe mal auprès de la CGT cheminots. "La direction de la SNCF fait le choix assumé de pratiques sexistes et discriminatoires d’un autre temps, indignes d’une entreprise publique comme la SNCF qui a un devoir d’exemplarité" tempête la CGT Cheminot. Le syndicat rapporte également qu’"à certains endroits, des directions régionales proposent aux conductrices de train un kit (go girl !) pour leur permettre d’uriner debout !!"

L’entreprise s’est justifiée auprès de l’AFP : "Ce guide n'est pas un règlement. Il donne des conseils comme le font toutes les entreprises de service en relation avec des clients". 

Pas convainquant pour la Fédération CGT des cheminots, qui "va interpeller le ministère du droit des femmes pour demander le retrait du label AFNOR que vient d’obtenir l’entreprise sur l’égalité professionnelle."

Ajoutons que, "près-de-ses-sous", la direction ne prévoit pas de fournir le kit maquillage, ni de créer une prime spécifique: c'est au personnel féminin de se payer son maquillage quasiment obligatoire !

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6 décembre 2014 6 06 /12 /décembre /2014 11:08

blog-logo01

ADRESSE de la Commission Exécutive de L’Union Départemantale CGT de Seine-et-Marne
AUX ORGANISATIONS du Comité Confédéral National, Bureau Confédéral, Commission Exécutive Confédérale et Commission Financière Confédérale
Chers(es) Camarades,
Profondément choqués par les révélations récentes de la presse, les membres de la Commission Exécutive réunie le 12 novembre dernier ont pris la décision d’alerter la Direction Confédérale sur ce qui leur apparait comme des dérives dangereuses pour la CGT. Plus que jamais, dans le contexte politico-économique défavorable aux salariés où les exigences du Medef mises en œuvre par le Gouvernement entrainent un recul social sans précédent, le besoin d’une CGT forte avec des militants à l’offensive est plus que jamais indispensable pour le monde du travail.

Pour autant, la Commission Exécutive de l’UD GCT 77 s’indigne que de telles sommes aient été investies à fonds perdus et note le caractère démesuré de ces dépenses.

L’affaire de « l’appartement » n’est que le révélateur de dysfonctionnements internes qui touchent certes les questions financières mais aussi notre capacité de débattre, de décider, d’agir collectivement et d’impulser l’action collective pour gagner le progrès social, ce qui implique un débat sur la stratégie de lutte ainsi que la question de l’unité syndicale.

De ce contexte, il ne peut qu’émerger de la Direction Confédérale des décisions équivoques qui sèment le doute parmi les militants de la CGT.

Ainsi la décision du Bureau Confédéral du 3 novembre dernier, concernant l’avenir des Prud’hommes (laissant entendre que la CGT abandonnerait les élections), n’est pas de nature à favoriser les actions, déjà bien difficile à impulser.
La question des seuils sociaux et des propositions CGT portées dans le cadre de la négociation sur le dialogue social questionne sur deux points :
-Les propositions portées ne s’opposent-elles pas aux décisions des congrès précédents qui portent la nécessité d’organiser les salariés à l’entreprise (ou à défaut au plus près), avec les moyens d’intervention que représentent les institutions représentatives du personnel ?
-Qui a validé la feuille de route et le contenu revendicatif de cette négociation ?
Le CCN n’avait-il pas la compétence ? 
La CGT est dans la tourmente depuis la préparation du 50ème congrès et la situation actuelle met en évidence une perte de valeurs CGT, de savoir faire et de respect des règles de vie.
Le déni n’est pas acceptable, l’heure est à la prise de responsabilités collective.
A situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles !
La Commission Exécutive de l’Union Départementale CGT 77 demande conformément à l’article 28 des statuts confédéraux, que soit organisé un CCN extraordinaire, avant celui de février 2015.
L’ordre du jour pourrait être :
- Définir la date du prochain congrès confédéral
- Décision d’une commission extraordinaire du CCN visant notamment à :
- Identifier les dysfonctionnements qui ont permis de telles dérives,
- Réaffirmer les rôles du BC, de la CEC et du CCN, ainsi que les liens nécessaires au  fonctionnement démocratique de la CGT
- Construire des propositions de règles de vie permettant l’exercice d’un  syndicalisme démocratique, de masse et de classe.
Le syndicalisme étant une construction humaine, il est naturel que des doutes, des questionnements émergent.
Seul le débat en toute transparence permettra de les surmonter.
C’est parce que la confiance n’exclut pas le contrôle que nous ne doutons pas que notre demande sera prise en compte.
La Commission Exécutive de l’UD CGT 77
le 4 décembre 2014
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5 décembre 2014 5 05 /12 /décembre /2014 14:24

 

 

COMMUNIQUÉ : 
Création du Groupe Public Ferroviaire

 

 

Lundi 1er décembre 2014, s’est constitué le Groupe Public Ferroviaire marquant la fin de la Société Nationale des Chemins de fer Français, entreprise historique copropriété de 65 millions de français et acquis de 1936.


En juin dernier, le syndicat CGT des cheminots Chartres appelait les cheminots du site de Chartres à la grève contre la loi portant réforme ferroviaire et proposait, notamment, de réunir le système ferroviaire dans une entreprise unique publique et intégrée : la SNCF. Face aux cheminots, un gouvernement et une direction prêts à tout pour remporter la partie : chantages, intimidations, provocations, manipulations, mensonges, divisions, oppositions, répressions. Plus de 10 jours de grève reconductible et quelques séances législatives plus tard, le gouvernement et ses multiples alliés de circonstance ont fait le choix de passer en force pour remettre en cause des décennies de luttes des cheminots.


La date du 4 août 2014 restera dans la tête des cheminots, car c’est ce jour-là que le Président de la République promulgua la loi portant réforme ferroviaire, mettant fin à la Société Nationale des Chemins de fer Français. Outre cette date, après le conflit de juin 2014 qui a mis en exergue l’attitude du Gouvernement et Parlement en place, les noms de ceux qui assument la trahison populaire par leur signature resteront aussi en mémoire : Hollande, Valls, Royal, Sapin, Montebourg, Rebsamen et Cuvillier.


Ce que les cheminots ont combattu, malheureusement, nous allons le vivre. Car non seulement le système n’est pas réunifié (les cheminots se retrouveront éparpillés dans 3 entreprises en 2015) mais en plus il n’est pas financé ; ce qui va entraîner d’autres fermetures de lignes, de gare, l’augmentation de la sous-traitance, l’augmentation de la productivité, le développement du « low cost » et une baisse inévitable du niveau de sécurité.


En juin, les cheminots avaient raison. L’unique objectif de cette réforme était de démanteler l’entreprise publique à des fins uniquement financières : dégager des sources de profits colossales à partir de l’argent des collectivités, qui à ce jour, échappe encore en grande partie aux magnats de la finance, aux actionnaires. Dans ce retour à la préhistoire du chemin de fer, les usagers vont souffrir. Quelques semaines après la nomination de PARISOT (ex-Présidente du MEDEF) au Conseil d’Administration d’EDF, Frédéric SAINT-GEOURS, membre du Bureau Exécutif du MEDEF, vient d’être désigné par le Gouvernement Président par intérim du Conseil de Surveillance du Groupe Public Ferroviaire. Le ton est donné !


DANS CETTE PÉRIODE OÙ LE MONDE DU TRAVAIL SOUFFRE DE MANIÈRE INÉGALÉE DEPUIS DES DÉCENNIES, LE SYNDICAT CGT DES CHEMINOTS DE CHARTRES APPELLE LES CHEMINOTS À NE PAS BAISSER LES BRAS, RESTER EN RÉSISTANCE, ET CONTINUER LE COMBAT FACE AU DÉMANTÈLEMENT EN COURS DE LA SNCF.

CAR LA FAMILLE CHEMINOTE SAURA UN JOUR SE RÉUNIR !


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5 décembre 2014 5 05 /12 /décembre /2014 14:19
Fiscalisation des complémentaires santés: terrible impact sur les salariés
Fiscalistation-des-cotisations-mutuelles.jpg Huit millions de salariés ont vu cette année leur impôt sur le revenu augmenter d’une moyenne de 118 euros, à cause de la fiscalisation de la part employeur des complémentaires santé. Ce chiffre, est tiré d’un document signé par le nouveau rapporteur général du budget au Sénat, rapportent Les Échos.

Cette mesure, votée l’an dernier dans le cadre du budget 2014, "visait à rendre imposable la participation payée par les entreprises aux contrats de santé collectifs de leurs salariés," sous prétexte de ne pas les "favoriser" au détriment des chômeurs ou des retraités qui paient eux-mêmes leur complémentaire santé.

Cette mesure est d’autant plus choquante que si les salariés actifs, mais aussi les salariés retraités et les salariés privés d'emplois sont obligés de prendre une complémentaire santé, c’est bien parce que la Sécurité sociale joue de moins en moins son rôle, et que les médicaments et les actes médicaux sont de moins en moins remboursés.

Rappelons à ce propos qu’à sa création la Sécurité sociale remboursait tous les médicaments à 95%.

Les exonérations successives de cotisations dont bénéficient les employeurs ont commencé à la fin des années 1970, sous prétexte de lutter contre le chômage. Depuis 1993, leur montant n’a cessé d’augmenter, pour atteindre maintenant plus de 30 milliards par an. C'est l'origine du fameux "trou de la Sécu". C'est ce qui conduit à la baisse de ses prestations.

Ce mécanisme donc est à l’origine de l'augmentation de la part des complémentaires santé dans les remboursements de prestations, dans le même temps où elles sont entièrement à la charge des salariés. Mais le patronat, constatant qu'il avait des problèmes d'absentéisme lié au fait que de nombreux salariés en sont à ne plus se soigner correctement, en est venu à la nécessité de participer au financement des complémentaires.

Donc, si l’on observe finement les choses, on s’aperçoit que les contributions patronales aux complémentaires santé, sont en réalité des cotisations sociales qui étaient initialement à la charge des employeurs, et sur lesquelles initialement personne ne payait d'impôt !

Aujourd’hui, avec cette mesure, on en vient à faire payer des impôts aux salariés sur des choses qui étaient initialement à la charge de l'employeur. Belle entourloupe ! D’ici qu’un jour un gouvernement en arrive à faire payer aux salariés des impôts sur les cotisations patronales de la Sécurité sociale, il n’y a qu’un pas.

Selon l’estimation du rapporteur, 60 % des 13,2 millions de salariés du privé ont donc été concernés par cette augmentation d’impôts.

Ce dispositif a même "balayé très large", ajoutent Les Échos, au point de rendre 275000 nouveaux ménages imposables. "Avec la fiscalisation des majorations de pension pour les retraités ayant eu trois enfants, c’est même la mesure qui a contribué à faire entrer le plus de ménages dans l’impôt cette année", estime-t-on du côté de Bercy, selon Les Échos.

Pour 2014, la fiscalisation de la part employeur des complémentaires santé devrait atteindre un rendement de 930 millions d’euros, soit un peu moins que l’abaissement du plafond du quotient familial à 1500 euros (1,11milliard d’euros), et que la fiscalisation de la majoration des pensions pour ceux qui ont élevé trois enfants (1,44 milliard d’euros de rendement). Cette dernière mesure a entraîné, pour 4 millions de foyers d'après les Échos, une perte moyenne de 368 euros par an et, de son fait, 315 000 foyers sont devenus imposables.

On le voit, c'est une politique de gribouille, toute entière tournée contre les salariés. Toutes ces mesures sont un non-sens ! Elles vont à l’opposé de l’intérêt général. Il faut les abroger.

 

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