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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
1 juin 2019 6 01 /06 /juin /2019 23:21
derniere Minute

Comme indiqué dans l’édition d’avril, Ruptures n°86 arrivera aux abonnés aux alentours du 6 juin.

Ce décalage programmé de quelques jours vise à intégrer les dernières informations après le sommet européen du 28 mai, ainsi qu’un dossier complet sur les élections européennes et leurs suites.

En outre, une première émission vidéo, sous forme d’un débat entre Coralie Delaume, Etienne Chouard et Pierre Lévy sera prochainement mise en ligne. Plus de détails sous peu…

 

 
 
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29 mai 2019 3 29 /05 /mai /2019 15:07
 
Chronique | En Une, Lorànt Deustch qui nous guide sur les pas de la Wehrmacht, des "collabos" ou d'une évocation suspecte de Céline ou des Juifs. Au fil des pages, des anecdotes qui semblent tout mettre sur le même plan et racontent la rafle du Vél' d'hiv un peu comme un Guide du Routard. On a lu pour vous.
 
[...]
Extraits
Dissipons d’emblée un malentendu : le Parisien n’a pas confié les rênes à Lorànt Deutsch, comme France 2 l’avait missionné, le 2 mai, dans un tandem ouvertement monarchiste avec Stéphane Bern, pour une émission de prime time sur... la Révolution française.  [...]

Finalement, la présence de Lorànt Deutsch apparaît plus visuelle qu’historiographique : c’est lui qui pose devant l’objectif d’un photographe à travers ce qui se présente comme une série de “balades” dans “le Paris des Allemands”, “le Paris des résistants”, ou… “le Paris des plaisirs” et “le Paris de la mémoire”. On découvre par exemple au fil des pages :

 

  • Lorànt Deutsch chez Maxim’s ou “la fête perpétuelle” (“Allemands et Français s’y cotoyaient joyeusement!”)
  • Lorànt Deutsch devant le Collège de France (“Le gendre de Marie Curie mettait la main à l’explosif!”)
  • Lorànt Deutsch d’un air pénétré, en lunettes de soleil, devant le Mémorial des enfants du Vel’d’Hiv

[...]

Car le Parisien ne semble pas avoir sollicité des historiens spécialistes de l’Occupation, ou même de la Seconde guerre mondiale et du nazisme. On trouve par exemple parmi les signatures des historiens comme Guillaume Picon, qui est plutôt… spécialiste des têtes couronnées (et aussi de l’histoire expliquée par la peinture). C’est lui qui signe par exemple depuis dix ans L’ABCdaire des rois de France (chez Flammarion), Le petit livre des rois de France (au Chêne), des livres sur Versailles ou très récemment The Queen - Elisabeth II, un destin d’exception, qui vient de sortir chez Glénat.

Qu’on soit historien ou journaliste, participer à un tel hors-série n’a rien d’indigne en soi. Et il y a évidemment quantité de choses à raconter sur l’Occupation dans la capitale, dont certaines mériteraient justement d’être plus connues. Mais ce qui semble plus étonnant, c’est qu’en contactant le rédacteur en chef du numéro spécial, on n’ait aucune réponse : quelles sources ont été mobilisées (sachant qu’aucune n’est citée explicitement à l’exception d’un ouvrage de 1967 signé d’un journaliste et d’un résistant)  ? Quels historiens ont été consultés ? L’équipe éditoriale disposait-elle d’une sorte de conseil scientifique dès lors que les auteurs des textes ne semblent pas spécialistes de cette période ? - Rafael Pic répondra finalement après la publication de cet article comme vous pouvez le voir ci-dessous.

[...]

Pourtant, à mesure qu’on progresse dans la lecture, s’installe une impression diffuse. Au point qu’on finit par se demander à quelle (re)lecture de l’histoire on peut bien avoir affaire. Souvent, c’est le vocabulaire qui fait tiquer.

[...]

Dès la page 3, l’éditorial nous invitait à suivre les pas de Lorànt Deutsch, “un guide passionné pour nous aider à cheminer dans ce maquis d’impressions mêlées”. “Impressions mêlées” ? Curieuse expression pour évoquer ce Paris-là, toile de fond de la Shoah et de la répression des résistants. Qui n’a pas rien à voir avec la manière dont il est question de Louis-Ferdinand Céline. Page 55, l’auteur, en 1941, de Dans de beaux draps, est bien “l’antisémite éructant”. Mais trente pages plus loin, le voilà en esprit libre et audacieux au détour d’une anecdote bien plus flatteuse : un soir de 1943, Céline a osé singer Hitler en plein dîner rue de Lille, chez l’ambassadeur du Reich, Otto Abetz. A l’échelle de l’historiographie sur la Seconde guerre mondiale, l’anecdote est d’importance minime. Insérée dans un récit parisien qui se veut tout sauf exhaustif, elle produit surtout l’impression diffuse que tout se vaut.

[...]

L'intégral ici : https://www.franceculture.fr/histoire/il-etait-une-fois-loccupation-selon-le-parisien-un-western-aux-references-ambigues#xtor=EPR-2-[LaLettre28052019]

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23 mai 2019 4 23 /05 /mai /2019 23:11

Le 22 mai, la journaliste du Monde Ariane Chemin a été convoquée par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Comme l’ont indiqué dans une tribune commune au quotidien les sociétés de journalistes, sociétés des rédacteurs et sociétés des personnels de 40 médias, « il lui est reproché d’avoir révélé, dans des articles sur les affaires d’Alexandre Benalla, des informations sur le profil et le parcours d’un sous-officier de l’armée de l’air, Chokri Wakrim, compagnon de l’ex-chef de la sécurité de Matignon, Marie-Elodie Poitout. »

Cette atteinte à la liberté d’informer fait suite à la convocation de trois autres journalistes (deux de Disclose et un de Radio France) par la DGSI, après leurs révélations sur l’usage des armes françaises vendues à l’Arabie saoudite dans le cadre de la guerre au Yémen. Le 22 mai, ce fut au tour d’un quatrième journaliste (Disclose encore) de recevoir une convocation [1].

Dans la ligne de notre chronologie des attaques du pouvoir contre le droit d’informer et d’être informé, nous publions ci-dessous le communiqué du SNJ daté du 22 mai. (Acrimed)

DGSI et journalistes : la récidive !


Ce 22 mai 2019, on apprend qu’un quatrième journaliste est convoqué par la Direction générale de la sécurité Intérieure (DGSI) dans le dossier des « Yemen Papers », ainsi qu’une consoeur du Monde pour un article concernant l’affaire Benalla, ça commence à faire lourd !

La DGSI va-t-elle se mettre à convoquer tous les journalistes qui révèlent des informations qui ne plaisent pas au pouvoir en place ?

La DGSI sait-elle qu’il existe dans la loi de 1881 sur la liberté de la presse, un principe sacré : la protection du secret des sources des journalistes sans laquelle il n’y a pas d’information de qualité ?

La DGSI va-t-elle faire courir à la France le risque d’être condamnée pour atteinte à la protection de ce secret ?

La DGSI va-t-elle pourchasser tous les journalistes qui, dignes de ce nom, exercent leur mission au service de l’information des citoyens et de l’intérêt général ?

Le Syndicat National des journalistes (SNJ), première organisation de la profession, réitère son soutien aux journalistes concernés, condamne cette nouvelle tentative d’intimider des journalistes et leurs sources, et rappelle au gouvernement français que la liberté de la presse est un marqueur important du degré de démocratie d’un pays.

Paris, le 22 Mai 2019

 

 

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13 mai 2019 1 13 /05 /mai /2019 16:47

Histoires d’actu. On y invoque le ras-le-bol de ces impôts que les riches ne paient pas, l’exaspération liée au pouvoir oppressant des puissants, le sentiment d’une justice de classe : c’est la Normandie de 1789, à travers ses cahiers de doléances. Morceaux choisis avec une plongée dans les archives normandes des germes de la fronde.

  Olivier CASSIAU
DEHORS !... les taxes

Il y a ceux qui mettent les formes, comme à Buchy. « À ce qu’il plaise à sa majesté étendre sa bienséance sur ses fidèles sujets pour l’encouragement et l’exploitation de leurs terres et herbages, le commerce de leurs denrées et bestiaux et par adoucissement des charges excessives qui leur sont imposées. »

Et ceux qui mettent les pieds dans le plat.

Comme aux Andelys« Égalité proportionnelle de répartition de toute espèce d’impôt qui sera établi ou conservé soit ordonné entre tous les citoyens sans distinction d’ordre ni d’état. Qu’il soit demandé la suppression des vingtièmes, tailles, corvées, gabelles. » Car si aujourd’hui, les « gilets jaunes » revendiquent entre autres le rétablissement de l’ISF, bourgeois, employés et paysans demandent juste en 1789 que la noblesse et le clergé paient tout simplement des... impôts ! Une revendication que l’on trouve dans les villes, et dans les campagnes. Les habitants de Saâne-Saint-Just et ses quelques feux, comme on dit à l’époque pour évoquer les ménages, sollicitent « l’abolition de la gabelle (NDLR : taxe sur le sel) et de l’impôt sur le tabac. Quant à la corvée qui pèse sur les agriculteurs qui paient pour des travaux qui languissent ou sont mal faits. » Et certains de faire des propositions.

À Gournay-en-Bray, on propose « de préférer autant qu’il se pourra ceux (NDLR : les impôts) liés à la consommation d’autant qu’ils tiennent moins de l’arbitraire, qu’après tout il dépend du choix de consommer plus ou moins et que celui qui consomme est aussi censé être plus riche ou fait plus de profits. » Dans le nord de la Seine-Inférieure, on vient d’inventer sans le savoir une forme de TVA. Aujourd’hui chacun s’accorde pourtant à dire que c’est un impôt injuste. « La paroisse est surchargée dans la répartition de la taille (NDLR : impôt direct). Il serait bien que la répartition ne soit pas arbitraire et qu’elle soit dite dans chaque province et chaque baillage », assure-t-on dans la paroisse de Pavilly, « 330 à 340 feux », en mars 1789.

DEHORS !... le pouvoir vertical

Alors certes, on ne demande alors ni la tête ni l’abdication du roi. Mais tout de même, on profite des cahiers de doléances pour dénoncer ce que le peuple considère comme des abus du pouvoir royal. Et de la noblesse.

À Vernon, on fait « doléance au Roy sur l’existence et l’entretien onéreux d’un trop grand nombre de demeures royales et les dépenses excessives qu’elles entraînent. Il faut que le Roy réforme l’économie de sa maison, de celle de la Reine, des princes ses enfants et des princes ses frères et autres princes et princesses » ; au Havre, on demande la suppression de toute place, emploi et office qui ne sont pas nécessaires. À Buchy, aussi on demande poliment au roi de « se faire rendre compte de l’emploi des deniers afin de diminuer les dépenses, les gratifications qui forment un poids qui pèse sur les habitants de la campagne. » Aux Andelys, que l’administration des forêts soit « plus régulière » et que « les ministres soient responsables de l’emploi des sous qui leur ont été confiés. » À Pont-Audemer, on veut connaître « les sources des abus de l’État, et là aussi, que les ministres soient comptables des deniers publics. » À Charleval, on pointe du doigt les richesses du clergé : « les maisons conventuelles sans aucune utilité doivent être supprimées et les fonds employés pour la pension du curé, l’augmentation des gages du vicaire, du maître et de la maîtresse d’école. » [...]

DEHORS !...les restrictions

Quand les campagnes ont l’impression de payer pour les villes... À Saâne-Saint-Just, on veut « faire supporter les frais des grandes routes à ceux qui les dégradent » et l’on « réclame le secours du gouvernement afin qu’il fasse procurer au peuple les aliments nécessaires à la vie et arrêter le tumulte de la disette. » On préconise même des mesures radicales. « Pour faciliter l’abondance de blé, nécessaire à tous les citoyens, denrée qui leur est indispensable il sera défendu, sous peine de punition corporelle, d’exporter cette denrée hors du royaume, si ce n’est de province à province », propose-t-on à Buchy. À Gisors, c’est une régulation du prix du blé en cas de disette que l’on réclame. [...]

DEHORS !...Les pigeons

[...]

DEHORS !... L’automatisation

La fin du XVIIIe siècle voit naître les premières mécanisations, et notamment celle de la filature. Les premières peurs aussi face aux prémices du capitalisme industriel. « Les mécaniques pour la filature de coton retirent les moyens nécessaires aux pauvres et aux artisans pour leur subsistance », assure-t-on dans la paroisse de Pavilly.

[...]

DEHORS !... LA justice à deux vitesses

Dans de nombreux cahiers de doléances, on retrouve des préoccupations plus politiques, mis en avant notamment dans les grandes villes. La liberté de la presse, sans censure, revient régulièrement. Même dans les cahiers de doléances des campagnes. [...]

DEHORS !... et après ?

Parmi les 188 000 tisserands de la région de Rouen, plus d’un tiers est au chômage et sans ressource. Le 14 juillet 1789, une foule de 300 à 400 personnes envahit une filature du faubourg Saint-Sever. Trente métiers à tisser mécaniques anglais sont brisés. Pendant ce temps-là, à Paris... [...]

Claude Mazauric, historien de la Révolution française (1)
Les « gilets jaunes » d’aujourd’hui sont-ils les sans-culottes d’hier ?
Claude Mazauric : « Oui et non. Non, car l’histoire ne se répète jamais. Nous ne sommes pas dans la même organisation de la société, de l’économie, des échanges commerciaux qu’à l’époque. Tout cela nous permet de garder le sens aigu des différences.
Ce qui est vrai, c’est que les « gilets jaunes » comme les sans-culottes n’est pas un mouvement social homogène. À Rouen, on trouve dans la sans-culotterie à la fois des maîtres de métiers, des petits chefs d’entreprise, des compagnons, des portefaix, des apprentis et avec autour d’eux toute une plèbe d’habitants. Ce sont les couches populaires dominées avec au-dessus d’eux notamment la grande bourgeoisie. Aujourd’hui, les « gilets jaunes » appartiennent aussi à ces couches sociales dominées qui sont la proie des crises, comme l’étaient les sans-culottes avec la hausse du prix du pain au XVIIIe siècle. [...]
 

 

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7 mai 2019 2 07 /05 /mai /2019 10:14

 

"Le matin du 2 mai les Français écoutant Christophe Castaner, ouvrant leur journal, allumant leur télévision et leur radio apprenaient qu’une bande de blacks blocs avait pris d’assaut le service de réanimation d’un grand hôpital afin d’y commettre des violences et de mettre en danger la vie des patients. 12 heures plus tard, sous les coups de la prise de parole des citoyens mobilisés, le mensonge s’effondrait. Le pouvoir et ses épigones étaient contraints de reculer en désordre. On sait maintenant qui est producteur de fake news, qui ment, qui est complotiste, et qui est violent.

Et on sait aussi pourquoi ces gens-là qui ont peur de la vérité, veulent verrouiller les outils de notre liberté d’expression."

Ce qui vient de se produire à l’occasion des manifestations parisiennes du 1er mai avec le mensonge sur l’attaque de l’hôpital de la Pitié Salpêtrière est quelque chose d’assez extraordinaire. Extraordinaire d’avoir vu un pouvoir d’État dévoyé un niveau rarement atteint sous la République. Extraordinaire le spectacle d’une presse nationale qu’elle soit écrite ou audiovisuelle complètement aux ordres de ce pouvoir. Extraordinaire cette mobilisation d’une classe intellectuelle et médiatique se lançant dans la surenchère pour applaudir un mensonge d’État dont l’évidence aurait pu immédiatement sauter aux yeux en usant d’un minimum d’esprit critique.

Mais finalement, quelle leçon politique nous a fourni le déroulement de la journée du 2 mai et quel révélateur de la crise qui secoue la société française !

La vérité des faits

Chacun sait maintenant ce qui s’est passé dans l’après-midi du 1er mai sur le boulevard de l’hôpital et dans l’enceinte de l’hôpital de la Pitié Salpêtrière. Le cortège de la manifestation a été scindé en trois par les forces de police, chaque partie faisant l’objet de charges et d’intervention de canon à eau. Cette stratégie volontairement dangereuse enferme les manifestants dans des nasses dont craignant les violences policières ils cherchent à s’échapper. C’est ce qui s’est produit avec l’intrusion de groupes pacifiques quelques instants auparavant, dans un parking dépendant de l’hôpital. Les gens espérant que les policiers se contenteraient de disperser la manifestation sur le boulevard, ont vu avec effroi les policiers rentrer dans ce parking et y lancer leurs charges alors qu’il n’y avait bien sûr aucun incident. Éparpillement des manifestants dans l’enceinte de l’établissement lui-même qui quand on le connaît apparaît comme une véritable ville avec ses bâtiments et ses rues. Les policiers en poursuivi leur stratégie folle de chasse à l’homme dans cet entrelacs, provoquant naturellement la panique. Un groupe ne comprenant aucun black bloc ni casseur s’est alors réfugié sur une passerelle, et pour se mettre à l’abri, a tenté de rentrer dans les locaux de ce qui s’est révélé être le service de réanimation de l’hôpital. Avec le professionnalisme et le sang-froid, qui caractérise le personnel soignant en général et celui des services de réanimation en particulier, ce qui était de service en ce 1er mai, se sont opposés calmement à l’intrusion. Et au fur et à mesure les choses se sont calmées. Le mieux pour mesurer la réalité de cette présentation est de voir les vidéos de ce qui s’est passé et d’écouter le témoignage des soignants impliqués. Cette réalité, cette vérité, ont été travesties par le ministre de l’intérieur de la République complètement déshonoré pour l’occasion. Il n’y a pas, en présence, deux versions de ce qui s’est passé comme le prétendent multipliant les contorsions ceux qui se sont imprudemment engagés, il n’y en a qu’une. Celle de la vérité factuelle.[...]

Lire la suite ici : https://www.vududroit.com/2019/05/attaque-de-la-pitie-internet-et-les-reseaux-armes-de-la-verite/

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24 avril 2019 3 24 /04 /avril /2019 22:21

Voilà une info dont n'ont pas beaucoup débattu nos favoris du petit écran

 

  Capture écran de la vidéo de l'interpellation de Gaspard Glantz filmée par Hors-Zone Press, le 20 avril 2019. (HZ PRESS / YOUTUBE)

"Les journalistes ne peuvent pas tolérer de se voir régulièrement pris pour cible par les forces de l'ordre." Vingt-deux rédactions ont apporté leur "plein soutien", mardi 23 avril, à Gaspard Glanz, "empêché de faire son travail de journaliste", "d'informer", condamne le communiqué. Il a notamment été signé par les sociétés de journalistes ou de rédacteurs de BFMTV, des Echos, du Figaro, de France 2, de France 3 National, de franceinfo.fr, de France Inter, du JDD, de Libération, de Mediapart, du Monde, de RFI, de RMC ou encore TV5 Monde. [...]

La suite sur le site de France Info : https://www.francetvinfo.fr/economie/transports/gilets-jaunes/dix-huit-redactions-apportent-leur-soutien-a-gaspard-glanz-empeche-de-faire-son-travail-de-journaliste_3411845.html

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24 avril 2019 3 24 /04 /avril /2019 14:58

Un communiqué d’Acrimed à la suite de l’acte XXIII des gilets jaunes. Nous remercions Serge D’Ignazio pour ses précieuses photos.

La liste ne cesse de s’allonger : à Toulouse, plusieurs journalistes ciblés par la police, blessés, et dont le matériel fut saisi. Une équipe télé délibérément visée par un canon à eau. À Paris, coups de pieds, insultes, entraves à la captation vidéo. Plusieurs journalistes attestent de blessures, visés par des tirs de LBD40, des tirs de gaz lacrymogènes, touchés par des grenades de désencerclement. Deux journalistes indépendants, couvrant les mouvements sociaux depuis des années, interpellés.

Alexis Kraland, placé 8 heures en garde-à-vue, matraqué après que des policiers l’ont sommé de lâcher sa caméra, désignée comme une « arme par destination ». Gaspard Glanz, fondateur de l’agence Taranis News, visé par une grenade, arrêté violemment place de la République. 48 heures de garde-à-vue pour outrage et « participation à un groupement en vue de commettre des violences ou des dégradations ». À sa sortie, son avocat Raphaël Kempf indique qu’il est « interdit de paraître à Paris tous les samedis et le 1er mai jusqu’à l’audience du 18 octobre ». Il sera jugé pour « outrage à personne dépositaire de l’autorité publique ».

La répression de l’État et les violences policières sont encore montées d’un cran le samedi 20 avril, lors de l’acte XXIII des gilets jaunes. Des violences qui ciblent délibérément la presse, le travail et les outils de ses acteurs, notamment indépendants, et à travers eux, la possibilité de documenter un mouvement social qui subit de plein fouet la répression, causant de nombreuses blessures graves et des mutilations depuis cinq mois. La liberté d’informer est piétinée ; les casques et brassards presse, ignorés.

Les syndicats de journalistes montent au créneau. Le SNJ appelle à « ne pas bafouer l’État de droit », le SNJ-CGT demande qu’on respecte la liberté de la presse. Photoreporters, documentaristes, cameramen, techniciens, journalistes indépendants et pigistes font affluer des témoignages sur les réseaux sociaux. Les médias indépendants s’en emparent, collectent, dénoncent. Le journaliste David Dufresne atteste désormais de 76 cas d’entraves et de violences policières contre les journalistes depuis l’acte I, que nous avons régulièrement dénoncés. Il poursuit ses signalements, relaie les témoignages qui lui parviennent, interpelle en vain le ministère de l’Intérieur. [...]

La suite ci-dessous et une interview de Gaspard Glanz dans l'Humanité

Arrestation de Gaspard Glanz - Photo Humanité

Arrestation de Gaspard Glanz - Photo Humanité

Ils mentent ou entretiennent l'ambiguïté sur les plateaux télé.  Ils dénient le titre de journaliste à Gaspard Glanz.  Or, non, il n'est pas nécessaire d'avoir une carte de presse pour être journaliste !

Voir les explications sur France Info : https://www.francetvinfo.fr/economie/transports/gilets-jaunes/arrestation-de-gaspard-glanz-peut-on-etre-journaliste-sans-avoir-la-carte-de-presse_3411025.html

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22 avril 2019 1 22 /04 /avril /2019 23:05

11 avril 2019

NEW YORK - Les autorités de Londres ont arrêté aujourd’hui le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, suite à un mandat d’extradition pour le compte des autorités américaines.

Ben Wizner, le directeur de l’American Civil Liberties Union’s Speech, Privacy, and Technology Project, a fait la déclaration suivante à ce propos :

"Toute poursuite intentée par les États-Unis contre M. Assange pour les activités de publication de Wikileaks serait sans précédent et inconstitutionnelle, et ouvrirait la porte à des enquêtes criminelles à l’encontre d’autres organismes de presse. De plus, poursuivre un éditeur étranger en l’accusant d’avoir violé des lois américaines sur le secret créerait un précédent particulièrement dangereux pour les journalistes américains, qui violent régulièrement les lois étrangères sur le secret afin de pouvoir fournir des informations vitales pour l’intérêt public."

En réponse à l’accusation rendue publique, Wizner a ajouté :

"Poursuivre pénalement un éditeur pour la publication d’informations véridiques serait une première dans l’histoire américaine, et serait inconstitutionnel. Le gouvernement n’a pas croisé ce Rubicon avec l’acte d’accusation d’aujourd’hui, mais le pire scénario ne peut pas encore être écarté. Nous n’avons aucune assurance qu’il s’agisse des seules accusations que le gouvernement entende porter contre M. Assange. De plus, bien que le Premier Amendement n’octroie pas un droit à craquer un mot de passe gouvernemental, cet acte d’accusation qualifie d’" élément " d’un complot criminel les activités courantes et protégées que les journalistes mènent souvent dans le cadre de leur travail quotidien, comme par exemple encourager une source à fournir davantage de renseignements. Etant donné les attaques bien documentées du président Trump et de son administration contre la liberté de la presse, de telles caractérisations sont particulièrement inquiétantes."

[...]

La suite sur le site du Grand Soir : https://www.legrandsoir.info/arrestation-de-julian-assange-declaration-de-l-union-americaine-pour-les-libertes-civiles.html

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22 avril 2019 1 22 /04 /avril /2019 22:49

Cet article est reposté depuis Ça n'empêche pas Nicolas.

Le Syndicat national des journalistes (SNJ) et Reporters sans frontières (RSF) ont vivement critiqué ce dimanche les atteintes portées à la liberté d’informer après des incidents majeurs entre les forces de l’ordre et les journalistes lors du 23e samedi de mobilisation. « On commence à se poser des questions : est-ce qu’il n’y a pas une volonté déterminée d’intimider notamment les photographes sur le terrain ? On a l’impression que certains sont ciblés », a dénoncé Vincent Lanier du SNJ.

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4 avril 2019 4 04 /04 /avril /2019 14:42
Ruptures : l’édition de mars est parue

La parution de l’édition de Ruptures de mars a été décalée de quelques jours du fait des rebondissements au parlement britannique. Elle est désormais arrivée aux abonnés.

Elle propose une analyse de l’état du Brexit.

Egalement au sommaire de Ruptures n°84 :

l’éditorial qui revient sur le duel feutré entre Paris et Berlin, à travers les lettres publiées par Emmanuel Macron puis la dirigeante de la CDU allemande, Annegret Kramp-Karrenbauer

– l’état des lieux dans la guerre commerciale lancée par Washington face à la Chine et à l’Union européenne

– un entretien avec Branko Rakic, professeur de droit à l’Université de Belgrade, qui revient sur l’agression de l’OTAN contre la Yougoslavie – origine et conséquences à long terme – à l’occasion du 20ème anniversaire du déclenchement des bombardements

– une analyse des récentes élections en Moldavie, un pays que l’UE voulait récupérer dans son giron, mais qui vient de connaître un retournement politique

– et, bien sûr, comme chaque mois, les brèves…

Pour recevoir cette édition et les suivantes, il n’est pas trop tard pour s’abonner.

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