Entre la récompense obtenue par le journaliste François Ruffin à la cérémonie des Césars et la prestation télévisuelle du candidat « anticapitaliste » Philippe Poutou, invité du « talk-show » hebdomadaire de Laurent Ruquier, un point commun : une défense de la classe ouvrière happée et encadrée par la machine du spectacle.
Marcel Mauss parlait du capitalisme comme d’un « fait social total », c’est-à-dire un fait qui mobilise la société dans toutes ses composantes, à tous ses niveaux. Il n’est donc pas étonnant qu’un « fait social total » aille jusqu’à se saisir du discours qui prétend le combattre. Rien d’étonnant à ce qu’un film qui dénonce avec beaucoup d’humour et une certaine efficacité le libéralisme sauvage et les souffrances du monde ouvrier convienne à la société du spectacle, le stade achevé du libéralisme selon Guy Debord. Avec François Ruffin, nous avons en réalité un spectacle dans le spectacle : tout en moquant les outils qui lui sont offerts (avec des tee-shirts improbables caricaturant les grands patrons et des discours insolents), il s’insère dans un cadre qui demeure imperturbable.
[...]
La suite ci-dessous

/http%3A%2F%2Fwww.normandie-actu.fr%2Ffiles%2F2017%2F03%2Fa2530fdc5fcf575bf3d00f81051c40c0b55202bd-630x0.jpg)
/http%3A%2F%2Fwww.ouest-france.fr%2Fsites%2Fdefault%2Ffiles%2Fstyles%2Fimage-900x500%2Fpublic%2F2017%2F03%2F29%2Fles-insoumis-du-havre-sans-complexe-aux-legislatives.jpg%3Fitok%3DyKj2nx8M)
/http%3A%2F%2Fwww.initiative-communiste.fr%2Fwp-content%2Fuploads%2F2017%2F03%2Faudience-internet-candidat-pr%C3%A9sidentielle-mars-2017.png)

/http%3A%2F%2Fwww.acrimed.org%2FIMG%2Fsiteon0.gif%3F1458812165)
/https%3A%2F%2Ff.hypotheses.org%2Fwp-content%2Fblogs.dir%2F981%2Ffiles%2F2017%2F03%2FA-01-DecodexGr1.jpg)
/https%3A%2F%2Fphilitt.fr%2Fwp-content%2Fuploads%2F2017%2F02%2Fphilippe-poutou-onpc_5808259.jpeg)