8 juin 2022
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Milices et ultranationalistes en Ukraine
Kraken, Azov : Qui sont ces milices privées ? Leur origine d'extrême-droite est reconnue par de nombreux journalistes enquêteurs, comme ici à BFMTV. Ils ont été rattachés au ministère de la défense après Maïdan et 2014. Ils ont été le fer de lance du combat meurtrier contre les partisans fédéralistes du Donbass. Ils se sont aussi opposé farouchement au respect des accords de Minsk et ont fait pression sur le gouvernement ukrainien en ce sens.
Ces articles sont publiés pour information.
Dirigé par une figure de l'extrême droite de Kharkiv, le bataillon Kraken est désormais une cible de l'armée russe. Comme l'était le régiment Azov il y a quelques semaines.
Depuis le début de la guerre en Ukraine, un régiment est devenu célèbre lors de la bataille de Marioupol: le régiment Azov. Mais dans la région de Kharkiv, plus au Nord, c'est le bataillon Kraken qui commence à prendre de l'importance. Les deux sections ont le même statut: Kraken ne fait pas partie de l’armée régulière ukrainienne, mais est rattachée au ministère de la Défense.
"Le bataillon Azov était un modèle pour nous", explique à BFMTV "Viking", un combattant de Kraken qui utilise un pseudo.
"C’était l’une des unités les plus aguerries d’Ukraine, avec les soldats les plus courageux. Leur manière d’entraîner les troupes, d’utiliser les tactiques modernes de combat... c’est pour ces raisons que c’est notre modèle", détaille-t-il. [...]
La suite ci-dessous :
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https://www.nouvelles-du-monde.com/zelenski-a-libere-un-combattant-dazov-dans-une-adresse-video-aux-legislateurs-grecs/
Le discours prononcé par le président ukrainien Volodymyr Zelensky devant le parlement grec jeudi 8 avril a été assombri par l’inclusion d’un message vidéo de la milice d’extrême droite, le Bataillon Azov, qui s’adressait aux parlementaires.
S’adressant au parlement grec par vidéoconférence, M. Zelensky a appelé Athènes à faire pression sur l’UE pour qu’elle adopte des sanctions plus strictes contre Moscou.
Cependant, une vidéo montrant un membre du bataillon Azov, qui a été diffusée aux législateurs grecs juste après le discours de Zelensky, a déclenché de vives réactions à Athènes.
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Published by Action communiste
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scandale
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Marche aux flambeaux à Kiev, le 1er janvier 2015. On y voit les drapeaux du Secteur Droit, du parti Svoboda, et, au premier plan, un drapeau à l’effigie de Stepan Bandera © Ioulia Arsich
L’actuel conflit en Ukraine est également une bataille pour l’information. Les appareils de propagande et de contre-propagande des belligérants ne se contentent pas de dérouler un récit des affrontements mais s’emploient à les légitimer en les replaçant dans un contexte (culturel, géopolitique, voire économique) plus large. Dans le cas russe, la narration du pouvoir repose sur plusieurs idées clés : élargissement agressif de l’OTAN menaçant l’intérêt national, appartenance de diverses nations à la sphère d’influence historique russe, et persécutions des populations russophones par des forces hostiles. Le Kremlin appuie sur ce dernier point en agitant la menace d’un retour du fascisme en Europe : la Russie serait alors la garante des libertés, prête à « dénazifier » l’Ukraine – comme lors de la Seconde guerre mondiale. Il est vrai que diverses organisations nationalistes sont particulièrement actives en Ukraine, et ont entretenu des rapports ambigus avec l’Occident. Leur influence réelle est pourtant sans commune mesure avec celle que leur prête le Kremlin.
L’Ukraine est un pays ayant connu de courtes périodes d’indépendance dans son histoire. Elle apparaît sous sa forme moderne il y a un siècle, passant dans la sphère soviétique. L’indépendance nationale de 1991 laisse le pays à la croisée des chemins, entre une partie orientale concentrant les populations russophones et les ressources agraires et industrielles du pays, et une partie occidentale plus pauvre, plus homogène, et tournée vers l’Europe centrale. Diverses minorités nationales cohabitent en sus des populations russophones – Hongrois, Roumains, ou Tatars jusqu’à l’annexion de la Crimée.
Souveraineté bafouée et consensus libéral : un terreau favorable au nationalisme
La principale tension traversant le pays porte sur son orientation internationale : après la « révolution orange » de 2004-2005 portant au pouvoir les pro-européens Viktor Iouchtchenko et Ioulia Tymochenko (oligarque ayant fait fortune dans le gaz), l’Ukraine repasse en 2010 sous un gouvernement favorable à Moscou. La « révolution de Maïdan » de 2013-2014 (appelée simplement Euromaïdan en Ukraine) renverse ensuite le président pro-russe Viktor Ianoukovytch et conduit à l’élection de Petro Porochenko, europhile. Les deux hommes proviennent pourtant du même parti, et leur programme économique libéral ne diffère que peu. Il est vrai que si Viktor Ianoukovytch était un magnat des communications avant son exil en Russie, Petro Porochenko est un oligarque milliardaire connu sous le nom de « roi du chocolat ».
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