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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
29 octobre 2018 1 29 /10 /octobre /2018 16:20

En Italie la plus grande poudrière USA

Par Manlio Dinucci

ilmanifesto.it

Vu sur "Mondialisation"

Le 8 août a fait escale dans le port de Livourne le Liberty Passion (Passion pour la Liberté) et le 2 septembre le Liberty Promise (Promesse de Liberté), qui seront suivis le 9 octobre par le Liberty Pride (Orgueil de Liberté). Les trois navires reviendront ensuite à Livourne, successivement, le 10 novembre, le 15 décembre et le 12 janvier.

Ce sont d’énormes navires Ro/Ro (Roll-On/Roll-Off, transports de véhicules, ndt), longs de 200 mètres et avec 12 ponts, pouvant chacun transporter 6500 automobiles. Ils ne transportent cependant pas des automobiles mais des chars dassaut. Ils font partie dune flotte étasunienne de 63 navires appartenant à des compagnies privées qui, pour le compte du Pentagone, transportent en continu des armes dans un circuit mondial entre les ports étasuniens, méditerranéens, moyen-orientaux et asiatiques.

La principale escale méditerranéenne est Livourne parce que son port est relié à la base étasunienne limitrophe de Camp Darby. Limportance de la base a été rappelée par le colonel Erik Berdy, commandant de la garnison en Italie de lU.S. Army, dans une récente visite au quotidien La Nazionede Florence.

La base logistique, située entre Pise et Livourne, constitue le plus grand arsenal USA hors de la mère patrie. Le colonel na pas spécifié quel est le contenu des 125 bunkers de Camp Darby. Celui-ci peut être estimé à plus dun million de projectiles dartillerie, bombes aéroportées et missiles, auxquels sajoutent des milliers de chars dassaut, véhicules et autres matériels militaires. On ne peut pas exclure que dans la base il y ait eu, il y ait ou puisse y avoir dans lavenir même des bombes nucléaires.

Camp Darby, a souligné le colonel, joue un rôle clé, en approvisionnant les forces terrestres et aériennes étasuniennes dans des délais beaucoup plus brefs que si elles étaient approvisionnées directement depuis les USA. La base a fourni la majeure partie des armes pour les guerres contre lIrak, la Yougoslavie, la Libye et lAfghanistan. Depuis mars 2017, avec les grands bateaux qui font mensuellement escale à Livourne, les armes de Camp Darby sont transportées en continu dans les ports dAqaba en Jordanie, Djeddah en Arabie Saoudite et autres escales moyen-orientales pour être utilisées par les forces étasuniennes et alliées dans les guerres en Syrie, Irak et Yémen.

Dans son voyage inaugural le Liberty Passion a débarqué à Aqaba, en avril 2017, 250 véhicules militaires et dautres matériels. Parmi les armes qui chaque mois sont transportées par mer de Camp Darby à Djeddah, il y a certainement aussi des bombes USA aéroportées que laviation saoudienne emploie (comme il résulte de preuves photographiques) pour massacrer des civils au Yémen. Il existe en outre de sérieux indices que, dans la liaison mensuelle entre Livourne et Djeddah, les grands navires transportent aussi des bombes aéroportées fournies par Rwm Italia de Domusnovas (Sardaigne) à lArabie saoudite pour la guerre au Yémen.

À la suite du transit darmes accru depuis Camp Darby, la liaison par canal et par route de la base avec le port de Livourne et laéroport de Pise ne suffit plus. On a donc décidé une réorganisation massive des infrastructures (confirmée par le colonel Berdy), comprenant une nouvelle voie ferrée. Le plan comporte labattage de 1000 arbres dans une zone protégée, mais il a déjà été approuvé par les autorités italiennes. Ce nest pas tout.

Le président du Conseil régional toscan Eugenio Giani (Pd), recevant le colonel Erik Berdy, Camp Darby.  Source de la photo : Go News, Conseil régional Italie

Le président du Conseil régional toscan Giani (Pd), recevant le colonel Berdy, sest engagé à développer lintégration entre la base militaire USA de Camp Darby et la communauté environnante. Position substantiellement partagée par le maire de Pise Conti (Lega) et par celui de Livourne (Movimento 5 Stelle). Ce dernier, pour recevoir le colonel Berdy puis lambassadeur USA Eisenberg, a hissé sur la Mairie la bannière étoilée.

Manlio Dinucci

In Toscana la più grande polveriera Usa

Édition de mardi 11 septembre 2018 de il manifesto

https://ilmanifesto.it/in-toscana-la-piu-grande-polveriera-usa/

Traduit de litalien par Marie-Ange Patrizio

 

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29 octobre 2018 1 29 /10 /octobre /2018 16:01

Vu sur le blog "Histoire et société"

Des jeunes membres de Black Riders, une nouvelle génération de militants suivant le Black Panther Party, participe à une manifestation à Los Angeles le 29 avril 2012 KEVORK DJANSEZIAN / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Auteur : Sylvie Laurent

Des hommes noirs, jeunes, vêtus de noir tels des guérilléros urbains, armés d’un fusil sur les marches du parlement de Californie à Sacramento : telle est la première image frappante du Black Panther Party ce 2 mai 1967.

Le Black Panther Party (for Self-Defense à sa création en 1966) fascine et inquiète pour ce qu’il met en scène : des hommes noirs, jeunes, vêtus de noir tels des guérilléros urbains, armés d’un fusil mais surtout d’une crânerie virile et charismatique qui devient leur marque de fabrique. Après des siècles d’humiliation et d’exploitation, le corps de l’homme noir reprend le pouvoir et se déploie dans toute sa puissance. Le mythe naît instantanément.

Mais en réalité, il n’y aurait pas eu de Black Panther Party sans les femmes, révolutionnaires et féministes agissant en sous-main. Pour le comprendre, il s’agit de revenir aux racines mêmes du parti.

Le corps de l’homme noir

Malgré l’obtention de droits civiques égalitaires en 1964 et 1965, mettant fin à la ségrégation raciale, les stéréotypes racistes ont pris racine dans cette Amérique déjà lassée par la demande de justice de ses anciens esclaves.

Le corps noir est toujours perçu et conçut comme un danger, une source d’énergie bestiale et anarchique. Ainsi, dès les premières révoltes de 1965 à Watts puis dans les villes du Nord en 1967 et 1968, le gouvernement envoie des chars dans les ghettos pour « mater les sauvages » » ; paradoxalement, les hommes africains-américains sont dans le même temps présentés comme des êtres symboliquement émasculés par une structure familiale dans laquelle les femmes domineraient, tenant la maison et les enfants pendant que les hommes se perdent.[...]

La suite ici :https://histoireetsociete.wordpress.com/2018/10/25/femme-noire-garde-la-tete-haute-le-feminisme-meconnu-du-black-panther-party/

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29 octobre 2018 1 29 /10 /octobre /2018 15:50
« Hollywood propaganda » : la fabrication du consentement au cinéma. Par Laurent Dauré

« La politique étrangère américaine est ignoble car non seulement les États-Unis viennent dans votre pays et tuent tous vos proches, mais ce qui est pire, je trouve, c’est qu’ils reviennent vingt ans plus tard et font un film pour montrer que tuer vos proches a rendu leurs soldats tristes. »

Frankie Boyle, humoriste écossais

 

La publication d’Hollywood propaganda de Matthew Alford est assurément la bienvenue, tant les travaux récents sur le pouvoir idéologique du cinéma américain sont rares en français, a fortiori quand il est question de la politique étrangère des États-Unis et des guerres qui lui sont consubstantielles. Pour la première fois un ouvrage analyse de façon approfondie et documentée ce soft power au service de l’hégémonie américaine, passant en revue des dizaines de films sortis depuis le début des années 1990.

 

C’est en 2010 que l’universitaire britannique Matthew Alford publie Reel Power: Hollywood Cinema and American Supremacy (Pluto Press), qui paraît aujourd’hui – enfin ! pourrait-on ajouter – en France sous le titre Hollywood propaganda (Éditions Critiques), avec une préface inédite de l’auteur. Tout amateur de cinéma, quel que soit son degré d’exposition aux produits de l’industrie du divertissement américaine, apprendra beaucoup à la lecture de ce livre qui incite à se montrer plus vigilant à l’égard des somptuosités hollywoodiennes, y compris quand elles se présentent sous un jour humaniste, ou plutôt humanitaire.

Matthew Alford est un spécialiste des médias audiovisuels et des rapports entre pouvoir politique et industrie des loisirs. Dans Hollywood propaganda, il examine aussi bien des superproductions (Avatar, Transformers, Iron Man, Terminator Renaissance, La Chute du Faucon noir, etc.) que des longs-métrages aux budget moins faramineux (Les Rois du désert, Lord of War, La Mémoire dans la peau, Vol 93, Hôtel Rwanda…). Film de guerre, comédie, cinéma d’action, science-fiction, drame politique, l’auteur consacre un chapitre à chacun de ces genres, décortiquant la façon dont les œuvres représentent les actions des États-Unis dans le monde ainsi que leurs autorités civiles et militaires.

Alford applique à Hollywood le « modèle de propagande » exposé par Edward Herman et Noam Chomsky dans leur livre de référence sur les médias La Fabrication du consentement : de la propagande médiatique en démocratie (Éditions Agone, 2008 ; 1988 pour la première édition en anglais). Il utilise un grand nombre de sources, fournissant quantité de données et de citations éloquentes ; il a par ailleurs lui-même mené des entretiens avec des acteurs du secteur. Le visage du cinéma américain post-guerre froide dévoilé par Hollywood propaganda est loin du mythe séduisant cultivé par les petits soldats de l’impérialisme culturel.[...]

La suite ici :https://www.les-crises.fr/hollywood-propaganda-la-fabrication-du-consentement-au-cinema-par-laurent-daure/

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29 octobre 2018 1 29 /10 /octobre /2018 11:41


Traduction NK pour Solidarité Internationale PCF


Comité central du PCB


Malgré la croissance ces derniers jours d'une vague démocratique d'opposition à la menace posée par la candidature fasciste, l'élection de Jair Bolsonaro à la présidence de la République a été confirmée. La société brésilienne est confrontée à un nouveau stade de domination capitaliste dans notre pays. Le cycle de la conciliation de classe a été vaincu et une nouvelle phase de la politique brésilienne commence désormais.

Comme l'atteste l'approbation d'un décret présidentiel créant un Groupe de travail national chargé de réprimer les organisations qui "affrontent l'État brésilien et ses institutions", laissant ainsi la voie à la criminalisation généralisée des mouvements sociaux et des organisations de gauche, Temer gouvernait déjà sous les ordres de Bolsonaro.

Les invasions arbitraires d'universités menées par des agents fédéraux et des représentants de la Justice Électorale, combinées à des actions brutales contre la presse de gauche (comme la perquisition du journal Jornal de Fato) et contre les entités qui menaient des assemblées et des activités contre le fascisme, démontrent que nous vivons déjà dans un état d'exception, qui considère qu'une position politique claire en faveur de la libre circulation des idées et des libertés démocratiques est un crime.

La période entre l'annonce du résultat des élections et l'investiture du nouveau dirigeant peut représenter une grave menace pour la classe ouvrière, les femmes, les Noirs et les Noires, les indigènes, les LGBT, les Immigrés, les habitants du Nordeste, les organisations sociales et politiques de gauche, les syndicats, et surtout pour les communistes.

Il existe des risques réels que la haine et la violence déjà employées pendant la campagne électorale et ayant provoqué des agressions physiques et causé plusieurs morts, soient davantage diffusées par les hordes fascistes encouragées par le clan Bolsonaro et ses partisans.

En outre, de nouvelles attaques contre le droit du travail, les services publics, la souveraineté nationale et les droits démocratiques pourront être menées par un gouvernement et un congrès moribonds souhaitant rendre service au nouveau chef. [...]

Lire la suite ici :  http://solidarite-internationale-pcf.fr/2018/10/organiser-la-resistance-et-unir-les-forces-populaires-democratiques-et-patriotiques-contre-le-fascisme-declaration-du-parti-communis

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29 octobre 2018 1 29 /10 /octobre /2018 00:35

Il vient un moment où les grandes entreprises et les multinationales estiment qu'il faut soutenir l'extrême-droite et le fascisme.  Et pourtant Lula n'était pas un révolutionnaire.  C'était encore trop pour les Etats-Unis et le capitalisme mondialisé ...  Car Lula et Dilma Roussef n'avaient rompu les ponts ni avec Cuba, ni avec les régimes de gauche d'Amérique latine. 

Sur le blog de Nicolas Maury
[Note personnelle] Lorsque vous faites vos courses à Carrefour, vous financez indirectement le candidat d’extrême-droite Jair Bolsonaro au Brésil. Comment expliquer cela ? Par le système capitaliste (la fameuse et inviolable propriété privée des moyens de production) et les dividendes distribués aux actionnaires, dont fait partie Abílio Diniz qui détient plus de 7 % du capital de Carrefour

Qui connaît le nom d’Abílio Diniz en France ?

Cet homme est pourtant l’un des magnats des affaires du Brésil, ancien patron d’un grand groupe de supermarchés du pays, le groupe Pão de Açúcar, racheté en 2012 par le groupe français Casino. Abílio Diniz figure parmi les 700 milliardaires les plus riches du monde selon le magazine états-unien Forbes. Il est devenu en 2016 l’un des principaux actionnaires de la multinationale française Carrefour [1]. À travers sa société Stanhore International Trading, Abílio Diniz détient plus de 7 % du capital de Carrefour, ce qui fait de lui le deuxième actionnaire de l’entreprise française derrière la société Galfa, de la famille Moulin, propriétaire des Galeries Lafayette [2]. En toute logique, le milliardaire brésilien est aussi membre du conseil d’administration de Carrefour. L’enseigne française est devenue l’un des gros acteurs de la grande distribution au Brésil, avec plus de 600 magasins à travers le pays. [...]

La suite ici : https://www.editoweb.eu/nicolas_maury/Comment-Carrefour-finance-le-candidat-d-extreme-droite-Jair-Bolsonaro_a13605.html

 
 
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28 octobre 2018 7 28 /10 /octobre /2018 15:37
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27 octobre 2018 6 27 /10 /octobre /2018 23:27

Sur France Info

Le candidat d'extrême droite est arrivé en tête du premier tour avec 46% des voix. S'il est élu, il promet notamment de libéraliser l'accès aux armes à feu, de faciliter les projets industriels en Amazonie et de "nettoyer le pays des marginaux rouges".

"Mais le nettoyage qui vient sera beaucoup plus large.

Cette classe, si elle veut rester ici, devra se soumettre à notre loi.

Ou alors, quitter le pays, ou aller en prison.

Ces déchets rouges seront bannis de notre patrie.[...]

Vous verrez des forces armées hautaines, qui collaboreront à l’avenir du Brésil.

Vous verrez une force de police civile et militaire, et un arsenal juridique pour leur briser le dos.

Bandits du Mouvement des sans-terre (MST), voyous du mouvement des travailleurs sans toit (MTST), vos actions seront qualifiées de terrorisme. Vous n’exercerez plus la terreur à la campagne, ou à la ville."

Extraits du discours de J. Bolsonaro, dimanche 21 octobre 2018. « Ce sera un nettoyage jamais vu dans l’histoire du Brésil  ». -

Flou, imprécis et vague... Ce sont les mots utilisés par la presse brésilienne (et internationale) pour qualifier le programme du candidat d'extrême droite Jair Bolsonaro, favori pour le second tour de la présidentielle au Brésil, dimanche 28 octobre. Hyperconservateur, qualifié de "Trump tropical", cet ancien capitaine de l'armée, ouvertement nostalgique de la dictature militaire (1964-1985) – une époque qu'il qualifie de "démocratique" –, s'est fait connaître pour ses multiples dérapages sexistes, racistes et homophobes.

>> Qui est Jair Bolsonaro, le candidat d'extrême droite en tête de la présidentielle brésilienne ?

Son slogan ? "Le Brésil au-dessus de tout, Dieu au-dessus de tous". Une référence "assumée" au Deutschland über alles ("l'Allemagne au-dessus de tout"), l'hymne nazi, selon Maud Chirio, historienne spécialiste de l'histoire contemporaine du Brésil et maître de conférences à l'université de Paris-Est Marne-la-Vallée. S'il fait 81 pages, le programme (PDF, en portugais) du candidat d'extrême droite "reste peu détaillé" : "C'est un choix assumé, Jair Bolsonaro et son équipe expliquent qu'ils ne voulaient pas être attaqués sur les détails par leurs adversaires donc ils n'ont pas souhaité le dévoiler en intégralité", explique l'historienne.[...]

La suite ci-dessous :

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26 octobre 2018 5 26 /10 /octobre /2018 22:35

Source : Consortium News, 18-07-2018

Dans un contexte de tensions accrues entre les États-Unis et la Russie, et même de rumeurs de guerre, on oublie depuis longtemps l’époque où les États-Unis ont effectivement envahi le pays, explique Jeff Klein.

Source de l'image :http://la-guerre-en-image.forumactif.org/t161-corps-expeditionnaire-occidentale-en-russie

Au milieu de la frénésie bi-partisane suscitée par le sommet Trump-Poutine à Helsinki, le discours anti-russe enflammé aux États-Unis rend concevable ce qui semblait jusqu’à récemment inconcevable : que des tensions dangereuses entre la Russie et les États-Unis puissent mener à un conflit militaire. C’est déjà arrivé.

En septembre 1959, lors d’un bref dégel pendant la Guerre froide, Nikita Khrouchtchev effectua sa célèbre visite aux États-Unis. À Los Angeles, le dirigeant soviétique fut invité à un déjeuner aux studios de la 20th Century-Fox à Hollywood et au cours d’un long échange décousu, il eut ceci à dire :

« Votre intervention armée en Russie a été la chose la plus désagréable qui ait jamais eu lieu dans les relations entre nos deux pays, car nous n’avions jamais fait la guerre contre l’Amérique jusque-là ; nos troupes n’ont jamais mis le pied sur le sol américain, tandis que vos troupes ont mis le pied sur le sol soviétique. »

Ces remarques de Khrouchtchev ne furent guère reprises dans la presse américaine de l’époque, surtout si on les compare à sa plainte, largement rapportée, selon laquelle il n’avait pas été autorisé à visiter Disneyland. Mais même si les Américains avaient lu les commentaires de Khrouchtchev, il est probable que peu d’entre eux auraient eu la moindre idée de ce dont parlait le premier ministre soviétique.

Mais la mémoire soviétique – et maintenant russe – est beaucoup plus persistante. Les blessures des invasions étrangères, de Napoléon aux nazis, étaient encore fraîches dans la conscience publique russe en 1959 – comme en Russie aujourd’hui – d’une manière que la plupart des Américains ne pouvaient imaginer. C’est entre autres la raison pour laquelle les Russes ont réagi avec tant d’indignation à l’expansion de l’OTAN à ses frontières dans les années 1990, malgré les promesses des États-Unis de ne pas le faire pendant les négociations pour l’unification de l’Allemagne.

L’invasion américaine à laquelle Khrouchtchev faisait référence a eu lieu il y a un siècle, après la Révolution d’Octobre et pendant la guerre civile qui a suivi entre les forces bolcheviques et anti-bolcheviques ; l’Armée rouge contre les Russes blancs. Pendant que les Allemands et les Autrichiens occupaient des parties de l’Ouest et du Sud de la Russie, les Alliés ont lancé leurs propres interventions armées dans le nord de la Russie et en Extrême-Orient en 1918.[...]

La suite ci-dessous :

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26 octobre 2018 5 26 /10 /octobre /2018 22:26
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25 octobre 2018 4 25 /10 /octobre /2018 22:18
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