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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
7 août 2014 4 07 /08 /août /2014 12:37

Cet article est une analyse de la politique extérieure des Etats-Unis lu sur le site de Liberté-Algérie.  A lire pour comprendre les intérêts géostratégiques de l'Empire et connaître les redéploiements auxquels on peut s'attendre en ce domaine.  Même si l'auteur semble approuver les interventions de la France en Afrique au nom de la souveraineté de celle-ci.

 

L’importance de l’Afrique dans la nouvelle stratégie des Etats-Unis d’Amérique

Par : Arslan Chikhaoui(*)

dans Liberté 

 

Depuis la chute du mur de Berlin et la disparition du bloc Est, au début des années 1990, les États-Unis d’Amérique se trouvent à un moment de leur histoire où ils ont le pouvoir de choisir leur implication dans le système mondial. Le meilleur choix est de centrer leur politique de sécurité sur un axe Nord-Sud et de créer une zone américaine de coopération, incluant l’Amérique latine, la Sibérie, l’Océanie et une partie de l’Afrique.

 

Aujourd’hui, la sécurité nationale n’est plus pensée en termes stricts de calcul militaire. La prérogative d’une puissance influente est de pouvoir gérer son environnement externe. Les sources de la force et de l’influence américaine sont au nombre de quatre. Il s’agit de la puissance militaire, de l’influence diplomatico-culturelle, de l’indépendance relative en ressources naturelles et de la compétitivité dans le commerce international. En ce qui concerne les deux premières sources, les États-Unis d’Amérique continueront à montrer leur volonté d’utiliser leur force militaire, ce qui consolidera l’influence diplomatique (jeux d’équilibre relatif entre Soft et Hard Power). Par exemple, la décision de recourir, par deux fois, à la force contre l’Irak, a permis de renforcer l’influence américaine dans le monde plus qu’aucune autre décision récente de sa politique étrangère. Le Conseil de sécurité des Nations unies devient le vecteur, par excellence, pour le leadership américain. Les deux dernières sources, quant à elles, visent la reconquête par la stratégie du “circumscribed engagement - engagement circonscrit”. Partant de ces principes fondamentaux, les États-Unis d’Amérique devraient concentrer leurs activités de politique étrangère et leurs entreprises économiques et commerciales dans une “zone de coopération” définie par deux sous-ensembles : le “bloc hémisphère occidental” et l’“aire d’intérêt spécial”. Le premier correspond à l’ensemble du continent américain et le second à l’Afrique. Le “bloc hémisphère occidental” constituerait un contrepoids commercial face à l’Europe et au Japon par l’encouragement du libre-échange et en augmentant l’approvisionnement des États-Unis d’Amérique en minerais stratégiques à partir de l’Amérique latine, tels que le pétrole, le gaz naturel, le manganèse, l’étain, le cuivre, le fer et la bauxite. Cette stratégie économique a été adoptée par le président George Bush dans le cadre de l’“Enterprise for the Americas” qui avait pour but de réduire la dette des pays sud-américains, de créer un fonds d’investissement et d’instaurer une zone de libre-échange. Bill Clinton a poursuivi cette démarche par la signature de l’Accord de libre-échange nord-américain (Alena) et le président Obama n’a fait que consolider cette voie. L’“aire d’intérêt spécial” considérée comme proche du bloc, est choisie pour ses ressources naturelles et sa complémentarité sur le plan économique. Dans la vision stratégique américaine, le “bloc hémisphère occidental” pourrait présenter à l’Afrique une alternative au partenariat traditionnel de l’Europe. Comme l’Amérique, par sa population, possède de nombreux liens avec l’Afrique, elle entend les valoriser et approcher l’Afrique autrement que pendant la guerre froide ; la société civile jouant un rôle primordial à cet égard. C’est pour cela qu’une nouvelle attitude américaine envers l’Afrique est observée depuis peu. Le sommet USA - Afrique, qui se tient présentement à Washington, rentre dans cette perspective. L’intérêt des États-Unis d’Amérique pour l’Afrique pourrait augmenter au fur et à mesure que l’Europe abandonne sa “chasse gardée”. Aujourd’hui, seule la France continue à mener des actions de souveraineté, mais pour combien de temps encore ?

Il y a lieu de considérer que dans la nouvelle stratégie géoéconomique américaine, l’Europe et le Japon ne sont pas des alliés, mais des rivaux, et la Chine un concurrent au sens le plus large du terme. L’importance de l’Afrique pour la stratégie de sécurité des États-Unis d’Amérique, que souligne un lobby longtemps conduit par le colonel Kent Butts de l’US Army War College, repose sur le fait que c’est l’alternative à l’Arabie saoudite qui pourrait se révéler moins propice à abriter les pré-positionnements du Central Command. Sur le plan de l’approvisionnement pétrolier, le rôle de l’Afrique pourrait s’accroître au détriment du golfe Persique, vu la vulnérabilité de cette zone, notamment depuis l’avènement des “révoltes arabes”. S’agissant de l’approvisionnement en minerais (cobalt, chrome, platine, manganèse, strontium), l’Afrique reste la clé. C’est, notamment, cette raison qui conduit les États-Unis d’Amérique à accélérer la mise en place d’accords de libre-échange avec l’Afrique du Nord et l’Afrique subsaharienne. Selon les stratèges américains, les priorités géostratégiques en Afrique sont d’abord de s’assurer une possibilité de projeter leur puissance dans tous les coins de la planète, et, de ce fait, disposer de bases militaires. Comme les Etats-Unis d’Amérique dépendent de la liberté et de l’ouverture des voies maritimes ainsi que d’une puissante flotte de haute mer pour leur approvisionnement en matières premières et leur vitalité économique, ils seront toujours concernés par l’accès aux ports et le passage des détroits.

Par conséquent, l’attention sera concentrée sur les quelques pays africains sous le couvert d’une coopération globale “win-win” et dont le poids se fait ressentir en matière de production de pétrole, de gaz et de minerais, de lignes de communication maritime et de prolifération d’équipements militaires. Il s’agit dans ce cas notamment de l’Afrique du Sud, du Kenya, du Zaïre, du Zimbabwe, du Nigeria, de l’éthiopie, de la Libye, du Maroc et de l’Algérie. a. c.

 

(*) Membre du Conseil Consultatif du World Economic Forum Membre du Defense & Security Forum de Londres Membre du NESA-NDU Center for Strategic Studies de Washington

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