Nous reproduisons une affiche de l'UL-CGT du Havre qui invite à se mobiliser contre la criminalisation des actions syndicales et des militants syndicaux.
A Kiev, les manifestants ont le droit de tout casser, d'envahir les bâtiments officiels, ce sont pour les journalistes des partisans de la liberté, entendez de l'Union Européenne. A Quimper, tout est permis quand les patrons sont partie prenante de la manifestation.
Au Havre les syndicalistes qui défendent les droits des salariés dans une action collective sont traduits en justice et condamnés à 6 mois ferme par un procureur zélé, qui défend la classe au service de laquelle il s'est mis : le patronat.
A Roanne, 5 militants sont poursuivis pour avoir refusé de laisser prélever leur ADN tout comme les syndicalistes du Havre. Ils ont été relaxés mais le procureur de Lyon ( même classe, même culture anti-ouvrière et anti-syndicale que celui du Havre) a fait appel !
GOODYEAR : 5 syndicalistes menacés de prison! Même procureur et même justice anti-ouvrière.
Sur tout ceci, silence sur les télés et les radios. Les patrons de presse veulent bien laisser leurs journalistes s'apitoyer sur le drame social vécu par les salariés, mais pas trop souvent ni trop longtemps. Et quand ceux-ci se défendent, ils s'indignent et condamnent les syndicalistes qui se révoltent.
Ces condamnations ont un nom : c'est la justice de classe.
Tout comme le rejet de la loi d'amnistie sociale a un nom : c'est un vote de classe. On y retrouve pêle-mêle des députés socialistes, UMP et FN ...
Et ça c'est une question politique à laquelle sont confrontés les salariés, les militants syndicaux.