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Le 4 juin, la Commission européenne avait donné son feu vert. La Banque centrale européenne a pour sa part confirmé son aval dans la foulée. Et tout récemment, le 8 juillet, l’Ecofin (qui regroupe les ministres des finances de la zone euro), a définitivement validé la décision : le 1er janvier prochain, la Bulgarie abandonnera sa monnaie nationale – le lev (photo), créé en 1881 – au profit de la monnaie unique européenne.
Le seul interlocuteur qui n’ait pas été consulté est… le peuple bulgare lui-même. C’était sans doute plus prudent. La presse de Sofia s’est fait récemment l’écho de sondages qui n’étaient guère encourageants pour les partisans de l’intégration au sein de la zone euro. Selon ces enquêtes, 50% des citoyens désapprouvent le basculement vers la monnaie unique, contre seulement 43% qui pencheraient en sa faveur.
Une opposition qui n’a cessé de grimper depuis deux ans. Du fait des campagnes des forces pro-russes, accusent évidemment le pouvoir en place et Bruxelles… Quoiqu’il en soit, dans ce pays qui est l’un des plus pauvres de l’UE, le ressentiment est palpable. 600 000 signatures avaient été recueillies pour que soit organisé un référendum sur cette perspective. Et le mois de juin a été marqué par des manifestations anti-euro rassemblant des dizaines de milliers de participants.
Le Président de la République lui-même, Roumen Radev, s’était dit favorable à une telle consultation. Mais au Parlement, 170 députés (sur 240) ont refusé cette perspective. Le gouvernement du Premier ministre Rossen Jeliazkov a tenu à passer en force, arguant que le pays « doit achever son intégration européenne ».
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Le pays est socialement l'un des plus pauvres, et politiquement le plus instable de l'UE
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