Le père et le frère de Julian Assange ont dit compter vendredi sur les Parlements de pays européens pour bloquer l'extradition du fondateur de WikiLeaks du Royaume-Uni vers les Etats-Unis, se félicitant de la promesse de naturalisation faite par le leader de la gauche française Jean-Luc Mélenchon.
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«Je pense qu'il y a de grandes chances d'arrêter cette extradition. Nous bénéficions d'un soutien important au sein des nations européennes», a déclaré Gabriel Shipton, frère de M. Assange, lors d'un point de presse à New York, en pleine rue, devant le consulat général britannique à Manhattan.
Gabriel Shipton s'est félicité du «soutien de groupes parlementaires à travers toute l'Europe» et que «Jean-Luc Mélenchon (ait) dit aujourd'hui que s'il était nommé Premier ministre lundi il donnerait la citoyenneté française à Julian» Assange, qui est Australien.
De fait, le leader de l'opposition de gauche en France a affirmé, au dernier jour de la campagne des législatives qu'il espère remporter, que Julian Assange «serait naturalisé Français et (que) nous demanderons qu'on l'évacue chez nous».
Aux côtés de son père John Shipton, Gabriel Shipton a également assuré que le dossier Assange «irait devant la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH)», à Strasbourg.
D'après John Shipton, «au sein de toutes les nations européennes, les Parlements ont des partisans de Julian Assange», ainsi que «dans toutes les nations d'Amérique du Sud conduites par le président mexicain (Andrés Manuel Lopez) Obrador».
Le gouvernement britannique a annoncé vendredi avoir signé le décret d'extradition vers les États-Unis du fondateur de WikiLeaks, qui va faire appel. L'Australien de 50 ans est poursuivi aux États-Unis, où il risque 175 ans de prison pour une fuite massive de documents confidentiels.
Sa famille et ses partisans estiment qu'il a toujours été un journaliste et un défenseur des libertés de la presse et d'expression.
«Nous avons foi en les peuples du monde entier (qui) comprennent quels sont les principes en jeu dans cette affaire, en particulier aux États-Unis», a plaidé Gabriel Shipton. Il a jugé que la volonté de la justice américaine de voir Julian Assange jugé sur son sol se fondait sur une interprétation «large de la loi sur l'espionnage afin de s'attaquer au Premier amendement (de la Constitution) et limiter la liberté de la presse».
En 2015, dans une lettre ouverte parue dans Le Monde, Julian Assange demandait l'asile à François Hollande.
Puis son avocat, Eric Dupont-Moretti, annonça une demande du même type à E. Macron.
F. Hollande n'a rien fait. Eric Dupont-Moretti, devenu garde des sceaux, n'a rien fait non plus. E. Macron non plus.
Emmanuel Macron osera-t-il, au moins sur cette question, s'opposer aux Etats-Unis et la France accueillera-t-elle enfin Julien Assange ?
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Monsieur le président de la République, j'ai l'honneur de vous écrire et, à travers vous, de m'adresser au peuple français. Mon nom est Julian Paul Assange. Je suis né le 3 juillet 1971 à ...
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