Julien Sénécal, Cyril Briffault et Arnaud Dauxerre (de gauche à droite) se battent pour sauver l’usine la plus verte de la filière papier en France. EHD
Un silence de cathédrale règne dans la papeterie de Chapelle Darblay, magistrale usine ouverte il y a près d’un siècle à Grand-Couronne, en périphérie de Rouen, sur la rive de la Seine. «Avant, il fallait crier pour s’entendre, le bruit était à 90 décibels au minimum, la chaleur à au moins 30 degrés», rappelle Cyril Briffault. L’opérateur finition et délégué syndical CGT, âgé de 44 ans, se trouve devant la machine 6, un mastodonte industriel à l’intérieur duquel le papier était égoutté, essoré et séché à une vitesse de 90 km/h quand l’usine tournait aux trois-huit. «C’était un métier passionnant, toujours différent, il fallait s’y connaître en dynamique des fluides, en hydraulique, en condensation», raconte avec des étoiles dans les yeux ce père de trois enfants, entré à l’usine en 1998.
Passionnant, et surtout vertueux. Chapelle Darblay, c’était 350 000 tonnes de papier recyclé chaque année, soit l’équivalent du geste de tri de 24 millions de Français·es. C’était aussi une chaudière biomasse qui permettait à l’usine d’avoir un bilan carbone positif et une station d’épuration capable de déminer l’eau et de la réutiliser au lieu de la rejeter dans la Seine. Bref, selon les mots de la députée En Marche Camille Galliard-Minier, rapporteure d’une note d’information sur la filière recyclage du papier, c’était une «industrie du futur» que le groupe finlandais UPM a fermée l’an dernier.
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Source et suite : http://cgtchapelledarblayupm.unblog.fr/2021/05/21/ouvriers-et-ecolos-unis-dans-le-papier/
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