Passons sur l'oubli du journaliste : la table ronde était organisée avec le maire de Grand-Couronne, donc avec le soutien et la participation des communistes. Mais il est vrai que le fait nouveau était le soutien d'EELV à une lutte visant à préserver l'emploi et une activité industrielle locale et nationale. Peut-être un effet des municipales toutes proches. Peu importe. Sauver Chapelle Darblay, et le projet présenté par les salariés, ce n'est pas rien. Reconnaître et soutenir l'effort consenti par les collectivités locales pour aider à une économie circulaire, préserver des emplois industriels, promouvoir le tri sélectif, le recyclage des vieux papiers et cartons collectés, c'est répondre aux aspirations des citoyens. Sauvegarder et valoriser une production répondant à des besoins locaux (recyclage) et nationaux (papier), contre la volonté d'une multinationale qui veut liquider cette entreprise pour réimporter en France, depuis des usines implantées à des milliers de kilomètres, le papier jusqu'à présent produit par Chapelle Darblay, ce sont des propositions et une bataille d'avenir .
Philippe Martinez a parlé de "cupide dérive du libéralisme débridé". Ce n'est pas une dérive. C'est tout simplement la règle de l'UE qui défend "la concurence libre et non faussée" et la logique du ... capitalisme mondialisé du XXIème siècle. Contre le vote majoritaire de 2005 en France. Un déni démocratique qui explique et justifie les colères amassées et grandissantes.
Les salariés de Chapelle Darblay se battent ici pour la transition énergétique, pour l'emploi industriel en France et localement, pour les retraites. Et pour cela ils affrontent une des multinationales du secteur.
Salut et merci à eux.
Yvette Genestal
20 millions d'habitants pratiquent le tri sélectif et permettent de fabriquer du papier recyclé. Si Chapelle Darblay UPM ferme, que ferons-nous de notre papier recyclé ? Le porterons-nous au ministère de l'industrie ?
Philippe Martinez (CGT) et Julien Bayou (EELV) sont venus soutenir l'idée d'un avenir industriel pour la Chapelle-Darblay UPM, aux portes de Rouen, mercredi 29 janvier 2020.
L’usine, la seule en France à produire du papier 100 % recyclé, pourrait fermer en juin.
Actuellement, l’usine recycle 350 000 tonnes de papiers, fournies essentiellement par les collectivités territoriales, « soit l’équivalent du geste de tri de 20 millions d’habitants ».

Les employés de la Chapelle-Darblay, usine de fabrication de papier recyclé dans l’agglomération de Rouen (Seine-Maritime), se battent pour convaincre que leur outil est une formidable locomotive pour l’avenir industriel du pays. Pour les aider dans leur combat, le secrétaire général de la Confédération générale du travail (CGT), Philippe Martinez, et le secrétaire national d’Europe écologie-les Verts, Julien Bayou, ont fait le déplacement jusqu’à Grand-Couronne, mercredi 29 janvier 2020.
Le site, détenu par le géant du papier finlandais UPM depuis la fin des années 1990, a été mis en vente en septembre 2019. Malgré de nombreuses visites, lundi 27 janvier, la direction a annoncé qu’aucun repreneur ne s’était fait connaître, et que le plan de licenciement allait être mis en place. L’usine, la seule en France à produire du papier 100 % recyclé, pourrait fermer en juin. Quelque 230 emplois directs sont menacés.[...]
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Grand-Couronne : les Verts et la CGT en renfort auprès des salariés de Chapelle Darblay
Au lendemain de l'annonce par UPM de la mise en route prochaine du plan de sauvegarde pour l'emploi (paradoxalement synonyme à court terme de licenciements), le syndicat CGT ne baisse pas les bras...
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