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Le renseignement français réfute les allégations de l’OTAN selon lesquelles la Russie veut envahir l’Ukraine - par Stéphane Hugues
20 avril 2015 | Par Segesta3756
15.04.15 - Les allégations américaines et européennes selon lesquelles la Russie menace d’envahir l’Ukraine se fondent sur de fausses informations fournies à l’OTAN par Washington et que contredisent les informations détenues par le renseignement français.

Par Stéphane Hugues
Ceci ressort d’une intervention publique en mars à l’Assemblée Nationale du chef du renseignement militaire, le général Christophe Gomart. Pendant plusieurs semaines, la presse française, européenne, et américaine ont étouffé ses propos. Ce n’est qu’en Russie qu’ils ont finalement attiré l’attention de la presse et été rapportés par Russia Today et Sputnik News.
Gomart s’adressait à la Commission de la défense nationale et des forces armées qui discutait du nouveau projet de loi draconien légalisant une surveillance hertzienne généralisée en France comme celle organisée par la NSA aux Etats-Unis et révélée par Edward Snowden. Il cherchait, en particulier, à obtenir une augmentation des crédits dont dispose la Direction du renseignement militaire (DRM).
Sur une question du député Frédéric Lefebvre sur les relations avec l’OTAN, Gomart a dit: « La vraie difficulté avec l’OTAN, c’est que le renseignement américain y est prépondérant, tandis que le renseignement français y est plus ou moins pris en compte – d’où l’importance pour nous d’alimenter suffisamment les commanders de l’OTAN en renseignements d’origine française ».
Selon Gomart, les mises en garde de l’OTAN quant à l’imminence d’une invasion russe de l’Ukraine étaient des mensonges: « L’OTAN avait annoncé que les Russes allaient envahir l’Ukraine alors que, selon les renseignements de la DRM, rien ne venait étayer cette hypothèse – nous avions en effet constaté que les Russes n’avaient pas déployé de commandement ni de moyens logistiques, notamment d’hôpitaux de campagne, permettant d’envisager une invasion militaire et les unités de deuxième échelon n’avaient effectué aucun mouvement. La suite a montré que nous avions raison car, si des soldats russes ont effectivement été vus en Ukraine, il s’agissait plus d’une manœuvre destinée à faire pression sur le président ukrainien Porochenko que d’une tentative d’invasion ».
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