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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 18:31
Précisions sur le travail détaché :
Le travail détaché a encore fortement augmenté en 2014. 230 000 travailleurs détachés ont été déclarés aux autorités en 2014, contre 212 600 en 2013. 
C’est une directive européenne de 1996, 3 ans après le traité de Maastricht voté avec le soutien de la droite et du Parti socialiste, qui a créé le statut de « travailleur détaché »  dans l’Union européenne. Les employeurs surexploitent cette main-d’œuvre bon marché et plus flexible. Ils payent en effet les cotisations dans le pays d’origine ( souvent moins chères qu'en France), et entre 220 000 et 300 000 travailleurs détachés ne seraient pas déclarés officiellement et la loi est fréquemment contournée ( rapport sénatorial de 2013 ).  Les inspecteurs du travail, faute de moyens et de volonté politique, ont du mal à effectuer des contrôles approfondis.
Le BTP représentait 43 % des travailleurs détachés en 2013.  Bouygues a un résultat net de 807 millions d'euros en 2014.
En nombre de travailleurs détachés employés, l
a France est le deuxième pays de l’Union européenne, derrière l’Allemagne.
 
Lu sur La Croix
La justice se penche sur le chantier Bouygues de l’EPR

Bouygues et deux sociétés sous-traitantes sont poursuivies mardi 10 mars à Cherbourg pour travail dissimulé concernant 460 ouvriers sur le chantier du méga réacteur nucléaire normand.

 

 

Pose du dôme au sommet du bâtiment réacteur de l’EPR3, chantier de Flammanville, juillet 2013.

Jean Yves DESFOUX/OUEST FRANCE

Pose du dôme au sommet du bâtiment réacteur de l’EPR3, chantier de Flammanville, juillet 2013.
 

Un procès qui pose la question des travailleurs détachés abusivement employés sur les chantiers.

Cela devait être l’un des chantiers les plus emblématiques de la technologie française. Mais, la construction de l’EPR de Flamanville (Manche), l’un des quatre premiers réacteurs nucléaires de troisième génération en construction dans le monde, qui a pris cinq ans de retard et dont le coût ne cesse d’exploser, ne cesse d’accumuler les déboires.

460 ouvriers non déclarés

Alors que la cour d’appel de Caen doit se prononcer, le 18 mars sur la condamnation en première instance de Bouygues et d’un de ses sous-traitants, Tissot, pour la mort accidentelle en 2011 d’un ouvrier sur ce gigantesque chantier qui fait travailler près de 3 600 personnes, un nouveau front judiciaire s’ouvre mardi 10 mars devant le tribunal de Cherbourg avec un procès qui pourrait durer trois ou quatre jours, selon le parquet.

Il s’agit cette fois de la non-déclaration, entre 2008 et 2011, de 460 ouvriers travaillant pour des sous-traitants de Bouygues, en charge du génie civil. Les ouvriers « auraient dû être déclarés en France. Ils ne l’étaient pas », avait résumé le procureur de la République de Cherbourg, Éric Bouillard, en juillet lors de l’annonce des poursuites.

Travail dissimulé

Le procès concerne 163 ouvriers de la société internationale d’intérim Atlanco Limited, qui embauchait ces ouvriers depuis une antenne à Chypre, et 297 de la société roumaine Elco, sociétés poursuivies pour « travail dissimulé ». Les entreprises françaises Bouygues TP, responsable du génie civil, sa filiale Quille, et la société Welbond Armatures devront répondre pour leur part de « recours aux services d’une entreprise pratiquant le travail dissimulé ».

« Les trois entreprises poursuivies encourent des peines d’amende d’un montant maximum de 225 000 € mais elles pourraient aussi avoir à rembourser les cotisations non versées. C’est à l’Urssaf de préciser les choses mais le préjudice avait été estimé aux alentours de huit millions d'euros », a précisé le procureur Éric Bouillard sur France Bleu.

La question de l’abus du travail détaché

« Nous contestons les infractions, mais nous réservons nos explications au tribunal de Cherbourg », a déclaré à La Croix Me Pierre Cornut-Gentille, avocat de Bouygues construction, à qui certaines sources prêtent l’intention de demander la nullité de la procédure. Le procès, qui devait initialement se tenir en octobre, a déjà été repoussé pour tenter de mettre la main sur Atlanco, société aux ramifications complexes, qui semble toujours introuvable.

Inédit par son ampleur, ce procès sera surtout regardé de près car il se penche sur la très sensible question de l’abus du travail détaché, source de concurrence déloyale pour les entreprises qui respectent le code du travail français.

> À lire : Travailleurs détachés, salariés au rabais

Nombreux cas de non-respect du code du travail

La directive européenne qui permet de recourir à des travailleurs d’autres pays européens pour des missions limitées dans le temps prévoit en effet que le « noyau dur » de la législation du pays d’accueil, notamment le salaire minimal ainsi que la durée du travail, soit respecté, mais que les charges sociales, elles, sont dues dans le pays d’origine. Ce qui rend le recours au travail détaché très attractif financièrement. D’autant plus que de très nombreux cas de sous-déclaration de cotisations et de non-respect du code du travail et de recours abusif au travail détaché sont constatés sur les chantiers.

Des ouvriers qui touchent de 600 à 700 € par mois

« Normalement, explique Jean-Pascal François, secrétaire fédéral de la Fédération construction de la CGT, partie civile au procès, un salarié détaché doit percevoir le salaire au moins équivalent au minimum conventionnel. Dans le cas de l’EPR, les ouvriers polonais auraient dû toucher, avec l’allocation grand détachement, autour de 3 000 € par mois. Ceux qu’on a rencontrés recevaient entre 600 et 700 € par mois, et beaucoup faisaient beaucoup plus que les 35 heures. Et il semblerait qu’ils n’aient bénéficié d’aucun droit social une fois de retour au pays, ce qui veut dire que les cotisations n’ont pas été payées. »

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