Réformes : remise en cause des acquis sociaux, économiques, politiques
Exemples :
- Réformes des conseils de prud’hommes : recul de la démocratie ( les élections sont supprimées). Vu le prétexte choisi ( faible participation des salariés aux élections), on pourrait étendre la réforme à tous les types d’élections que l’on remplacerait par le choix de technocrates choisis dans chaque parti en fonction des sondages réalisés par des instituts de sondages reconnus officiellement. On pourrait alors exiger des candidats un diplôme attestant qu’ils ont bien compris le sens de la modernisation et le bien fondé de l’Union européenne. Ce diplôme serait délivré par la commission de Bruxelles, puis validé par le gouvernement français.
- Réformes de la sécurité sociale : recul des prestations sociales et recul égal des remboursements. Mise en place ensuite d’assurances privées qui pallieront ces reculs grâce à leur compétitivité et aux profits qu’elles réaliseront.
- Réformes de la poste et de la SNCF : suppressions des gares et bureaux de poste dans les petites villes et villages, suppressions de trains dans les gares qui existent encore.
Modernisation : remise en cause des acquis sociaux, économiques et politiques au motif que ceux-ci ont été gagnés aux XIXème siècle et au XXème siècle et qu’on doit regarder vers l’avenir et non pas vers le passé.
Les exemples utilisés précédemment peuvent servir également pour la modernisation.
Partenaires sociaux : classe capitaliste et classe des exploités. Ils sont sensés discuter à égalité. Mais ce sont toujours les patrons qui gagnent, surtout quand les représentants des classes exploitées ont cru qu’ils discutaient d’égal à égal et ont considéré les patrons comme des « partenaires » avec qui il était donc possible de faire des compromis. Le problème est qu’aujourd’hui les « compromis » sont toujours à l’avantage des capitalistes.
Dialogue social : discussions dans lesquelles le patronat et le gouvernement proposent des réformes résolument modernes ( voir plus haut) que les salariés ont le droit d’amender à la marge sans rien changer sur le fond. Les classes exploitées perdent à chaque coup. Même quand elles croient gagner lorsque les « capitalistes partenaires » les ont laissé amendé à la marge. Pour les « capitalistes partenaires » et leurs représentants ( patronat et gouvernement ) les classes exploitées ne sont pas modernes et regardent toujours vers le passé ( par exemple vers les acquis du Conseil National de la Résistance ). C’est pourquoi on ne doit pas les écouter dans les négociations.
Modernisation du dialogue social : vu les définitions précédentes, les salariés perdront s’ils acceptent le dialogue social pour moderniser celui-ci.
Ces derniers ont intérêt fissa à prendre conscience qu’ils ont des intérêts communs largement supérieurs à leurs contradictions à s’opposer à la politique d’austérité que les gouvernements et l’UE ne sont pas prêts de stopper. Ainsi le salarié qui prend le train et proteste contre les grévistes est peut-être exploité au bout du compte par les mêmes financiers qui réclame la « modernisation » du rail et ont transformé les « usagers » du rail en « client ».
Yvette Genestal
PS Ce dictionnaire est loin d’être exhaustif. Nous n’avons pas parlé de compétitivité, de monnaie forte, d’étroitesse, de repli sur soi, de corporatisme, de populisme, de pédagogie ( pour les opposants à l’Union européenne ou à l’euro …) …
