Depuis mai dernier, parce que le secrétaire général du KPU avait déclaré que s’il était président il retirait les troupes de l’est et qu’il s’agissait d’une guerre contre le peuple, une procédure de mise en illégalité pour séparatisme est lancée contre ce parti. C’est un véritable scandale dont l’UE et tous les médias devraient s’emparer mais c’est le black out… Le juge du Tribunal administratif vient de renvoyer l’affaire devant un autre tribunal. Ce serait un minimum que le PCF et l’Humanité manifestent leur solidarité. (note et traduction DB)

Le parti communiste d’Ukraine déclare que les juges de la Cour Administrative à Kiev, lors d’une réunion mercredi en vue d’examiner l’affaire de l’interdiction de l’activité du KPU ont refusé de statuer en raison des enregistrements réalisés en Cours d’élaboration.
« Le Juge du Tribunal administratif à Kiev, Valeri Kouzmenko, a refusé de discuter le cas de l’interdiction du parti communiste d’Ukraine et l’a renvoyé à un autre tribunal, » selon le communiqué du KPU publié mercredi sur le site Web du bloc.
Selon Kouzmenko, le Tribunal administratif de Kiev ne peut pas continuer à enquêter sur la plainte déposée par le Ministère ukrainien de la Justice en raison de la pression exercée par le Bureau du procureur.
Lundi, le Parquet ukrainien a invalidé des registres dans le bâtiment du Tribunal administratif en raison d’une prétendue falsification dans la cour entre 2012 et 2015.
Le leader du parti communiste d’Ukraine, Piotr Simonenko, a déclaré en mai dernier que s’il était le chef d’Etat « il retirerait immédiatement toutes les troupes » des régions orientales du pays et a désigné l’opération spéciale à l’est comme une « guerre contre le peuple ».
En réponse, le Président par intérim, Alexandre Tourchínov, a demandé au ministère de la Justice d’examiner l’activité du bloc communiste et suggéré la possibilité de l’interdire .
Le ministère de la Justice a conclu que le KPU menait une activité inconstitutionnelle en soutenant les « séparatistes ».
Le 22 juillet les députés ukrainiens ont autorisé le Président de l’Assemblée législative à dissoudre le groupe parlementaire communiste.