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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
26 février 2020 3 26 /02 /février /2020 18:48

Grève du 9 janvier : deux manifestants blessés à Rouen, une enquête est ouverte

Alors que la manifestation se déroulait dans le calme, quelques tensions ont éclaté entre manifestants et policiers. / © Amandine Pointel / France TélévisionsAlors que la manifestation se déroulait dans le calme, quelques tensions ont éclaté entre manifestants et policiers. / © Amandine Pointel / France Télévisions

Alors que la manifestation se déroulait dans le calme, quelques tensions ont éclaté entre manifestants et policiers. / © Amandine Pointel / France Télévisions

Commentaires et extrait du texte lu sur le site de Fr3 Normandie.  Globalement honnête.  Mais la journaliste doit garder une certaine retenue sans doute.

" Quelques tensions ont éclaté entre manifestants et forces de l’ordre, en milieu de cortège."

Commentaire Yvette Genestal : Non.  Quelques tensions n'ont pas éclaté entre manifestants et forces de l'ordre.  Les robocops ont attaqué le cortège des gilets jaunes alors que rien ne se passait.  Rien.  J'y étais.  Je les ai vus arriver.  Ils étaient à dix mètres quand je les ai aperçus.  J'étais à leur hauteur.  Ils ont fendu la foule et se sont précipités sur des manifestants, gilets jaunes, au coeur du cortège.  Il n'y avait eu auparavant ni dégradations, ni violences.  Les violences sont venues des policiers.  Aucun manifestant n'avait de casque, ni de lunettes de protection, ni de foulard, ni de cagoules ( et ce ne sont pas des infractions, que je sache).  Que des noms d'oiseaux aient volé après l'intervention, rien de plus normal.  Que des manifestants attaqués et bastonnés se soient défendus, tout à fait légitime.  Les gaz lacrymogènes ont été lancés ensuite.  Sur des manifestants non protégés.

"Un homme de 61 ans a été blessé à la tête. Une enquête est ouverte."

Sur une des vidéos on voit les manifestants devant les forces de police.  Elle est intitulée "Quand les manifestations dérapent".  Cette vidéo a été prise après l'intervention policière dans la manifestation. Puis les matraques sont sorties une deuxième fois ...

Et que dit la préfecture ?

Un gros mensonge !

Le service d'ordre mis en place par les syndicats a été débordé par les manifestants.
- La préfecture de Seine-Maritime à la rédaction de France 3 Normandie  

Faux ! Le service d'ordre mis en place par les syndicats a été débordé puis gazé par les policiers, pas par les manifestants ! 

Sur ordre de qui ? La préfecture ne maîtriserait-elle pas ses forces de police ? Serait-elle débordée ?  Ou des ordres ont-ils été donnés ?

Faut-il désormais s'étonner que devant de telles exactions, on entende parfois dans les manifestations, des mots très durs adressés à la police ?  Il serait grand temps que raison revienne aux forces dites de "l'ordre" et qu'elles s'interrogent sur le rôle qu'on leur fait jouer.  Est-ce rêver qu'exiger des policiers qu'ils se comportent comme des citoyens et des républicains, et, à ce titre, interrogent leur hiérarchie et leur ministre sur les ordres et les consignes données ?

Car cela fait trop longtemps que ça dure.  Et ça ne date pas d'E Macron. Cela a commencé avec les batailles contre la loi travail.  Sous un président et un chef du gouvernement socialistes.  Auquel appartenait E. Macron.

Cette stratégie de la tension a été systématiquement mise en place pour contrer une politique et des mesures de plus en plus impopulaires. 

Le texte complet ici : https://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/seine-maritime/rouen/greve-du-9-janvier-homme-blesse-rouen-1771961.html#xtor=EPR-521-[france3regions]-20200115-[lespluslus]&pid=726375-1458206835-639c8bda

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20 janvier 2020 1 20 /01 /janvier /2020 01:01
Photo parue dans Marianne;

Photo parue dans Marianne;

"Cette répression antisociale aveugle continue : ce mardi 7 janvier, le tribunal de Narbonne a condamné 21 prévenus sur 31 (tous Gilets Jaunes) à de la prison ferme. Un des condamnés, âgé de 29 ans, a même écopé d’une peine de 5 ans ferme.
Quel a été l’horrible crime de ce groupe de séditieux ? Conspiration contre le pouvoir d’Etat ? Association terroriste ? Non ! Rien de tout cela. Ils ont commis un crime bien plus grave : dans la nuit du 1er décembre 2018, lors de l’acte III des Gilets Jaunes, ils ont incendié un péage d’autoroute ! "

 

On peut, dans la France de 2020, ne pas être poursuivi pour un meurtre antisémite aggravé ; les femmes peuvent être violées quasi impunément ; on peut être un prédicateur fiché S financé par l’Arabie saoudite et appeler au meurtre ; on peut voler, frauder et mettre son argent dans les paradis fiscaux sans crainte ; tabasser impunément des manifestants le 1er mai en se déguisant en policier, tout en étant le toutou du Président de la République ; violer la Constitution et finir ministre en charge des retraites avant d’être remplacé à ce poste par quelqu’un d’aussi trouble ; être poursuivi pour prise illégale d’intérêts mais se maintenir au poste de président de l’Assemblée nationale ; faire 10 manifestations violentes en tant que Black Blocs et rentrer à chaque fois chez soi tranquille… mais si on a le malheur d’être Gilet Jaune, finir en prison au pas de course !

En un an, les Gilets Jaunes, pour la plupart travailleurs ou en recherche d’un véritable emploi, qui n’avaient souvent eu aucun engagement politique auparavant et qui ne demandaient qu’un peu de justice sociale et fiscale dans la cinquième puissance mondiale, se sont retrouvés avec des centaines de blessés graves – marqués, défigurés ou abîmés à vie –, mais aussi plus de 3 000 arrestations et 1 000 condamnations à de la prison ferme. Une répression digne d’un État totalitaire en panique.

Cette répression antisociale aveugle continue : ce mardi 7 janvier, le tribunal de Narbonne a condamné 21 prévenus sur 31 (tous Gilets Jaunes) à de la prison ferme. Un des condamnés, âgé de 29 ans, a même écopé d’une peine de 5 ans ferme.
Quel a été l’horrible crime de ce groupe de séditieux ? Conspiration contre le pouvoir d’Etat ? Association terroriste ? Non ! Rien de tout cela. Ils ont commis un crime bien plus grave : dans la nuit du 1er décembre 2018, lors de l’acte III des Gilets Jaunes, ils ont incendié un péage d’autoroute !
Peut-on imaginer méfait plus odieux, plus intolérable ? C’est en tout cas ce qu’a dû se dire le très sérieux tribunal de Narbonne – qui n’a pas hésité à sanctionner sévèrement ces criminels endurcis. Ce jugement est au regard de la crise sociale que traverse la France et au regard de l’histoire de France une honte. Aucune recherche de paix sociale dans ce jugement, mais l’application assumée d’une justice de classe ![...]

La suite ci-dessous

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10 janvier 2020 5 10 /01 /janvier /2020 16:07

Ce n’est pas par la répression qu’on arrêtera la mobilisation

Après une première provocation dès 6 heures ce matin, visant à empêcher une distribution de tracts sur le port , un peu plus tard dans la matinée à Rouen, alors que la manifestation contre le projet de retraites à point se déroulait dans le calme avec 30 000 manifestants, un groupe d’une quinzaine de policiers dirigé par le commissaire en charge de la sécurité publique a pris la décision de scinder la manifestation au niveau de l’angle entre la rue du Gros horloge et la rue Jeanne d’Arc. Le motif serait que des manifestants taguaient pacifiquement leurs revendications.

Rien ne justifiait l’emploi massif de gaz lacrymogène et les centaines de coups de matraque dont les vidéos montrent clairement que ce sont des manifestants pacifistes qui ont été matraqués, dont un au moins est sérieusement blessé (traumatisme crânien et 15 points de sutures).

Tout laisse penser que l’emploi de la force policière est une décision politique pour tenter de faire dégénérer la manifestation, que la violence est d’autant plus importante que le gouvernement de M. MACRON est en situation de faiblesse.

Nous demandons au préfet de Seine-Maritime de condamner publiquement l’utilisation sans fondement de la force policière contre les manifestants.

Nous exigeons la libération immédiate de toutes les personnes interpellées, la liberté de manifester à Rouen comme ailleurs.

Ni la violence  policière, ni la violence sociale du gouvernement ne nous ferons reculer. Notre détermination à obtenir le retrait pur et simple du projet Macron de retraites par points reste pleine et entière. Que le préfet et la police le veuille ou non, nous serons dans les rues de Rouen, demain, samedi et tous les jours jusqu’au retrait.

Fait à Rouen, le 09 janvier 2020

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14 décembre 2019 6 14 /12 /décembre /2019 17:26

"Des trois outils de répression dont dispose le pouvoir, à savoir les médias caporalisés, les forces de police, et l’autorité judiciaire, c’est bien celui-ci qui est le plus important et aujourd’hui le plus utile. "

Régis de Castelnau

 

Policiers républicains ou dévoyés ?

La grande journée du 5 décembre dont personne à part quelques militants déguisés en journalistes, n’a pu nier qu’elle était un grand succès a pourtant encore été marquée par d’intolérables violences policières. Aux quatre coins de la France, des caméras nous ont montré des forces de l’ordre utiliser sans aucun complexe une violence parfois sans frein faisant rejaillir sur l’ensemble du corps de la police un déshonneur qui mettra très longtemps à se dissiper.

Depuis un an, des policiers dévoyés, s’en donnent à cœur joie et utilisent tranquillement des méthodes dignes de milices de nervis, contre des manifestants voulant user de leurs libertés constitutionnelles. Le tout sous le regard des caméras, des témoins, et de la presse étrangère effarée, sans que cela émeuve beaucoup la presse mainstream. À longueur de plateaux et de colonnes, les éditocrates se relaient pour stigmatiser les violences des manifestants et rester muets sur l’effarant bilan d’un an de violences policières. Et Emmanuel Macron aura beau dire «ne parlez pas de ‘répression’ ou de ‘violences policières’, ces mots sont inacceptables dans un Etat de droit.», le catastrophique Castaner « qu’il faut arrêter de parler de violences policières » et Laetitia Avia proférer sur Mediapart devant un Plenel complaisant cette vilenie : «apportez-moi une violence constatée et je serais la première à la condamner », il n’est personne pour douter de l’existence de ces violences. Et pas grand monde ne peut se faire d’illusions sur leur caractère politiquement délibéré et organisé, probablement sur ordre comme l’a démontré l’opération de la place d’Italie le 16 novembre dernier avec le comportement du préfet de police de Paris dont Jean-Luc Mélenchon dit à juste titre « qu’il a des méthodes de psychopathe ».

Sous la pression des réseaux où circulent témoignages des exactions, et commentaires de la presse étrangère, une partie de la grande presse nationale s’est sentie contrainte changer un peu son fusil d’épaule et de rapporter de façon beaucoup plus exacte ce qui se passe. Mention spéciale au journal le Monde qui a commencé à se pencher sur ces dérives avec honnêteté.

L’impression désastreuse laissée par l’installation de cette répression violente se nourrit bien sûr, de son bilan épouvantable en termes de décès, d’amputations, de blessures souvent gravissimes, mais aussi et surtout de cette impression d’une violence complètement débridée, utilisée absolument sans complexe et nourrie par un sentiment d’impunité qui pousse à la surenchère.

Comment en est-on arrivé là ?

Pour une raison très simple : ceux dont c’est la mission de contrôler l’utilisation par les forces de police de la violence légitime de l’État, ce sont les magistrats du service public de la justice. Ce sont eux qui sont chargés de notre protection face à ces débordements. Toutes ces violences dont le remarquable travail réalisé par David Dufresne nous permet d’avoir idée de l’importance, sont autant d’infractions sévèrement réprimées par le code pénal.

Il y a les violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique prévues et réprimées par les articles 222-7 et suivants du code pénal. Une lecture rapide montre bien que les violences volontaires comme le fait d’éborgner en visant la tête avec un LBD ou un lance-grenade sont des crimes relevant de la cour d’assises ! Comment qualifier autrement que de « tentative de meurtre » l’attentat dont a été victime le malheureux Olivier Beziade, pompier volontaire bordelais le 12 janvier 2019. Et il y a bien sûr aussi des violences volontaires moins importantes pour lesquelles dans toutes les incriminations du code, le fait qu’elles soient commises par des forces de l’ordre sont des circonstances aggravantes ! Ce sont donc bien les violences policières que le législateur a entendues réprimer particulièrement.

Lire l'article complet ici : https://www.vududroit.com/2019/12/violence-de-la-repression-contre-le-mouvement-social-la-justice-premiere-responsable/

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