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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 22:43
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26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 21:25

Pendant que le gouvernement exige des hôpitaux des économies drastiques ...

Pendant que les personnels soignants, aides-soignants, infirmières et infirmiers, médecins sont au bord du burn-out, que l'on compte 5 suicides d'infirmières cette année ...

Alors que les comptes de la sécurité sociale sont au mieux en 2016 ...

Pendant que, au nom des seuls impératifs financiers et non pour une meilleure prise en charge des patients, la réorganisation du travail dans les hôpitaux met le personnel sous pression et crée les conditions d'un mal-être pour les malades et les soignants ...

La région, dirigée par la droite et Hervé Morin en rajoute en projetant de supprimer des centres de formation d'infirmiers et d'aides-soignants en Normandie.

Ci-dessous un lien vers un texte du syndicat CGT-Santé de Seine-Maritime sur les conditions de travail dans la santé.

Et un lien vers un  article de Paris-Normandie sur la fermeture annoncée des centres de formations.  A noter que les socialistes, responsables de la baisse des budgets et de la suppression des emplois dans le secteur de la santé ont le cynisme de protester alors que leur logique est la même : logique comptable et financière pour la santé.

Gouvernement et Région : c'est toujours une politique de droite !

Y.G.

Rappel à domicile sur nos temps de repos, astreintes, modifications du roulement…
 

Comment cela fonctionne réellement et quels sont vos droits.

Doit – on laisser notre numéro de téléphone fixe ou portable ?

Pire ! votre employeur peut-il vous obliger a être joignable?

NON, en laissant notre numéro de téléphone, nous encourageons nos directions à gérer n’importe comment nos plannings, au détriment de notre vie privée.

Rajoutons que les budgets étant de plus en plus contraints, la tentation est forte de palier aux absences à « moyens constants ».

[...]

Lire la suite ici : http://cgt-usd76.fr/?p=1758#more-1758

Santé. La Région Normandie va adapter l’offre des formations aide-soignant et infirmier. Des Ifsi (Instituts de formation en soins infirmiers) et des Ifas (aide-soignant) fermeront leurs portes.[...]

Lire la suite en cliquant sur le titre ci-dessus

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    2 octobre 2016 7 02 /10 /octobre /2016 22:19

    «On a besoin de soins médicaux, non pas de ceux du Vatican»

    Des milliers de manifestants et manifestantes ont manifesté samedi 1er Octobre en Pologne contre une nouvelle loi  interdisant totalement l'avortement et actuellement en discussion au parlement polonais.  L'Eglise catholique, très intégriste en Pologne, avait fait pression sur le gouvernement conservateur pour obtenir cette loi.

     

    Revue de presse

    Pologne : des milliers de femmes en noir ont défilé contre l'interdiction totale de l'avortement

    Sur le site du  Monde:

    http://www.lemonde.fr/europe/portfolio/2016/10/01/manifestation-contre-l-interdiction-de-l-avortement-devant-le-parlement-polonais_5006729_3214.html

    "Elles sont venues habillé en noir, pour beaucoup d’entre elles munie d’un cintre - symbole de l’avortement clandestin - crier leur colère et dénoncer les « fanatiques », devant le Parlement polonais, samedi 1er octobre. Depuis que la majorité ultraconservatrice du PiS (Droit et Justice) a décidé de renvoyer en commission parlementaire, le 23 septembre, un projet de loi citoyen visant à l’interdiction totale de l’avortement dans le pays, la mobilisation, notamment via les réseaux sociaux autour du mot-clé  CzarnyProtest (« Protestation noire »), ne faiblit pas."

    Manifestation en Pologne contre l'interdiction totale de l'avortement
    • Par ,
    • Mis à jour

    EN IMAGES - Des milliers de personnes en noir ont manifesté samedi à Varsovie. Un appel à une «grève des femmes» a été lancé.

    Des milliers de personnes en noir ont manifesté samedi devant le Parlement polonais contre une proposition de loi bannissant l'avortement dans ce pays gouverné par la droite conservatrice catholique.

    La semaine dernière, la proposition d'initiative citoyenne déposée par le comité «Stop Avortement», interdisant l'IVG à une exception extrême près - lorsque la vie de la femme enceinte est en danger immédiat - a été admise aux travaux parlementaires par le vote d'une forte majorité des députés.

    » La Pologne vote pour interdire l'IVG

    Samedi, réunis sous le mot d'ordre «Finies, les blagues!», à l'appel d'un comité «Sauvons les femmes», les manifestants ont brandi des drapeaux noirs et des pancartes: «Stop aux fanatiques au pouvoir», «On a besoin de soins médicaux, non pas de ceux du Vatican» ou «On veut des médecins, non pas des policiers»

    Lire la suite ici :http://www.lefigaro.fr/international/2016/10/01/01003-20161001ARTFIG00117-manifestation-en-pologne-contre-l-interdiction-totale-de-l-avortement.php

    Sur le site de France 24
    Vêtues de noir et prêtes à faire grève, des femmes défendent l’avortement en Pologne

    Des photos de femmes habillées en noir ont fleuri sur les réseaux sociaux ces derniers jours, sous les hashtags "Czarny Protest" et "Black Protest" (signifiant tous deux "protestation noire"). Elles protestent contre la proposition de loi étudiée par le Parlement polonais actuellement, qui vise à interdire l’avortement dans la quasi totalité des cas. Des dizaines de milliers d'entre elles ont également indiqué qu'elles feraient grève lundi, répondant à l'appel lancé sur Facebook par des citoyens.

    http://observers.france24.com/fr/20160930-pologne-avortement-ivg-legislation-czarny-protest-greve-femmes-droits-mobilisation

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    28 septembre 2016 3 28 /09 /septembre /2016 14:11
    Trou de la Sécu : quand Marisol Touraine se moque du monde...
     

    Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé s'est félicité des derniers chiffres du déficit du régime général de la Sécurité sociale. Ceux-ci seraient une très grande victoire, après 4 années de réformes structurelles et une nouvelle donne s'installerait clairement et durablement.

    Ce discours est à la fois ahurissant et insupportable pour les assurés sociaux tant il fait l’impasse sur les moyens qui ont été utilisés pour en arriver là, aussi bien dans la branche maladie que les autres branches de la Sécurité sociale... 

    " En 2012, j’ai pris cette situation à bras le corps. J’ai assumé. Assumé de dire que la situation était grave. Assumé de dire qu’il faudrait des efforts. Jamais par plaisir, mais toujours par responsabilité. Avec une exigence de chaque instant : moderniser notre protection sociale pour faire progresser les droits. Les résultats sont là. Depuis 2012, le déficit n’a cessé de diminuer, année après année. En juin, nous prévoyions un déficit de 5 milliards d’euros pour 2016. Nous le revoyons encore à la baisse : il devrait se situer à 3,4 milliards d’euros seulement. En 2017, le régime général de la sécurité sociale sera à l’équilibre, pour la première fois depuis 2001."

     
    A travers ce discours officiel de Marisol Touraine et des commentaires d'une certaine presse qui ne fait pas son travail d'information, le retour à l'équilibre financier, prévu pour l'année 2017, serait simplement le fruit d'une bonne gestion, occultant le détail des mesures scélérates qui ont été prises depuis de nombreuses années, aussi bien par la droite que la gauche au pouvoir. 

    La France est présentée comme un modèle du genre au niveau des soins médicaux, alors que les assurés sociaux et leurs bénéficiaires subissent, depuis des années, un grignotage continu des différentes prestations de l’Assurance maladie. En cause notamment les nombreux forfaits en tout genre restant à la charge des malades :

    - forfait d'1 € sur les actes médicaux, relevé à 4 €, lorsque plusieurs actes ou consultations sont effectués par un même professionnel de santé au cours d'une même journée,

    - forfait de 18 € sur les actes dont le tarif est égal ou supérieur à 120 €,

    - sans oublier le ticket modérateur qui reste à la charge de l’assuré s’il n’a pas les moyens financiers de s’offrir une mutuelle, 

    Cette érosion du remboursement des diverses prestations s’est encore aggravée avec l’augmentation considérable des prix de certains actes paramédicaux : [...]

    La mort de l’hôpital public

    Avec l'accélération des suppressions d'emplois dans les hôpitaux publics et les avantages croissants accordés aux cliniques privées, le service public hospitalier est à l'agonie. Pour le budget des hôpitaux jusqu'en 2017, trois milliards d'euros d'économies sont prévues, dont 860 millions issus de la maîtrise de la masse salariale, ce qui doit se traduire par la suppression de 22 000 postes, soit 2% des effectifs. Le ministère de la Santé ne communique pas vraiment sur le sujet, évoquant non pas une réduction des dépenses mais une évolution maîtrisée de l'augmentation des dépenses

    Trois milliards sur trois ans, ce n'est pas rien. Dans le détail, 1,2 milliard d'euros doit être économisé grâce à une mutualisation des achats des hôpitaux et une obtention de meilleurs tarifs auprès des fournisseurs. Une baisse de prix des médicaments doit par ailleurs permettre de dégager 350 millions d'euros, alors que des rapprochements entre hôpitaux voisins doivent permettre d'économiser 450 millions d'euros.

    On trouve aussi dans le document interne du ministère de la Santé qui détaille cette évolution maîtrisée le développement de la chirurgie ambulatoire, c'est-à-dire sans nuit passée à l'hôpital, pour une économie de 400 millions ou la réduction des durées d'hospitalisation pour 600 millions d'euros.

    Mais le sujet vraiment explosif, c'est bien cette fameuse maîtrise de la masse salariale qui ne se fera pas par des licenciements mais par des non-remplacements de départs à la retraite. n'oublions pourtant pas qu'au passage, des vacataires intérimaires pourront, eux, se voir remerciés...

    Dernier épisode en date, Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé, a décidé en mars 2016 de retirer des hôpitaux des traitements anticancéreux, pour la plupart innovants, qui considérés comme trop onéreux. C’est tout une partie de la population qui n’aura donc plus accès à une vingtaine de médicaments anticancéreux, mais également à des traitements antirejet pour les greffes du rein par exemple, car rayés de la liste des médicaments remboursés aux hôpitaux par la Sécurité sociale. Conséquence directe, ces soins ne seront accessibles que dans certains établissements à condition d’y mettre le prix.[...]

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    27 septembre 2016 2 27 /09 /septembre /2016 16:56
    Grève dans les hôpitaux en Normandie. Les médecins réclament plus de reconnaissance

    Depuis lundi 26 septembre 2016, des médecins des établissements publics de soin sont en grève. Aux centres hospitaliers universitaires de Caen et Rouen, le mouvement est suivi.

    Mise à jour : 26/09/2016 à 18:26 par Élodie Armand sur http://www.normandie-actu.fr/greve-dans-les-hopitaux-en-normandie-les-medecins-reclament-plus-de-reconnaissance_233280/

    Cliquez sur le lien ci-dessus pour lire l'article intégralement.

     

    cardiologieCHU-Hopitaux-de-Rouen-630x0.jpg

    Des anesthésistes-réanimateurs des centres hospitaliers universitaires de Caen et de Rouen ont répondu à l'appel à la grève lancé par le SNPHAR-E, lundi 26 septembre 2016 (photo CHU-Hôpitaux de Rouen)

    L’appel à la grève lancé par le syndicat national des praticiens hospitaliers anesthésistes réanimateurs élargi (SNPHAR-E) est suivi à Caen (Calvados) et Rouen (Seine-Maritime), lundi 26 septembre 2016. Au centre hospitalier universitaire (CHU) de Caen, 80% des anesthésistes se sont mobilisés depuis 8h, selon Thérèse Simonet, référente du bloc Sud (gynécologie obstétrique, chirurgie pédiatrique ambulatoire) et syndiquée SNPHAR-E. « Chez les neurologues, le mouvement est bien suivi. Et deux tiers des gynécologues et maternité sont bien en grève ». Selon la direction, la mobilisation s’élève à 39,2%, dont 17,7% des médecins non assignés.
    Au CHU de Rouen (Seine-Maritime), la mobilisation frôle l’unanimité, parmi la soixantaine d’anesthésistes réanimateurs, selon Grégory Wood, secrétaire général de la SNPHAR-E et anesthésiste réanimateur au CHU de Rouen. Selon la direction, seuls 46% des 73 médecins anesthésistes-réanimateurs sont en grève, les autres services ne suivent pas le mouvement.

    Des interventions maintenues

    Muni de badges épinglés sur les blouses pour signaler son adhésion au mouvement, le personnel gréviste et assigné  de Caen assure les opérations urgentes.

    Notre idée n’est pas de faire payer au patient le malaise du personnel. On se bat pour eux et on continue de bosser pour eux. C’est pour la qualité des soins que nous nous mobilisons », explique Thérèse Simonet à Normandie-Actu.

    [...]

    Valorisation et reconnaissance du temps de travail

    L’attractivité des carrières dans les hôpitaux publics est complètement en berne. Ce qu’on redoute, c’est l’avenir. Sans médecins, l’hôpital ne peut plus fonctionner. Nous avons régulièrement des départs de jeunes et moins jeunes. Cela fait quelques mois qu’on voit des praticiens qui souhaitaient rester à l’hôpital public, partir par manque d’autonomie et de revalorisation de salaire », développe Grégory Wood.

    Les professionnels souhaitent, entre autres, que les journées de 24 heures soient créditées de cinq demi-journées au lieu de quatre. Chaque semaine, ils doivent effectuer 10 demi-journées. Après deux journées de 24 heures, la direction peut réclamer deux autres demi-journées. Ce qui entraîne généralement des semaines de plus de 48h, dépassant le rythme de travail autorisé en Europe. Une situation qui pousse les effectifs à la démission et n’attire pas les jeunes médecins. [...]

    C’est un ras-le-bol général. Nous sommes en septembre et les équipes sont déjà exaspérées. Il y avait cinq personnes au service pédiatrie, et deux sont parties. On perd de la qualité tous les jours, dans la prise en charge du patient sur le terrain. Les professionnels ne sont pas très bien payés par rapport au privé. »

    Lorsque les effectifs diminuent, les hôpitaux font appels aux intérimaires, « qui n’ont pas tous la même implication ni la même qualité derrière ».

    Le manque d’effectif pallié par des intérimaires

    Au CHU de Caen, sur 60 postes requis, 32 sont pris : « l’intérim ne complète pas les autres postes, alors qu’on a augmenté nos horaires ». La coordination des équipes « donne un certain malaise. On ne peut pas avancer tous les jours », analyse Thérèse Simonet.

    J’essaie de protéger mon équipe mais tous font plus de 48 heures au mépris de l’administration. Du matin à 18h-19h, c’est la même journée pour eux. C’est un petit peu lassant. Je fais aussi très attention au burn out.

    Chaque année, trois anesthésistes travaillent dans le service de la maternité, où sont pratiqués 3 100 accouchements et 700 actes gynécologiques au CHU de Caen. En ambulatoire, c’est un anesthésiste appuyé d’un intérimaire. Au CHU de Rouen, l’organisation du planning n’inclue pas d’intérim et s’appuie sur des internes.

    Nous n’avons pas assez de praticiens seniors, donc nous faisons appel aux internes qui seront seniors dans six mois. Ces internes restent encadrés par des seniors. On fait l’organisation comme on peut. Nous avons un planning avec des médecins en bloc ou en consultation et différentes cases à remplir… qu’on essaie de remplir au maximum. J’essaie de ne pas mettre cinq jours d’affilée de bloc et de couper avec une consultation, développe Grégory Wood.

    Quatre ans de discussions

    Dans des courriers adressés à Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales, en septembre 2016, le syndicat SNPHAR-E annonce des préavis de grève dans les permanences de soin dans les établissements publics de santé, du lundi 26 septembre 8h au lundi 3 octobre 2016, 8h.  Avec l’appel à la grève soutenu par le SNPHAR-E, l’Avenir hospitalier, son intersyndicale et la Confédération des praticiens des hôpitaux, les professionnels attendent une ouverture de négociations avec le ministère des Affaires sociales pour « améliorer l’attractivité ».

    Cela fait quatre ans que l’intersyndicale et les syndicats discutent. Rien de concret n’est sorti. C’est un constat d’échec, constate Grégory Wood.

    Selon Max-André Doppia, président d’Avenir hospitalier, la mobilisation « se confirme très très fort », lundi 26 septembre 2016. Il prédit une participation « d’environ 80% des anesthésistes-réanimateurs et entre 30 et 40%  des praticiens d’autres spécialités », rapporte l’AFP. SNPHAR-E, Avenir hospitalier et la Confédération des praticiens des hôpitaux devraient être reçus le 4 octobre par Marisol Touraine.

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    24 septembre 2016 6 24 /09 /septembre /2016 21:50

    Monika Karbowska , qui vit en France depuis un certain temps est restée en contact avec les militantes et les militants de son pays. Ici, elle fait partie d’un groupe de jeunes altermondialistes intitulé : " alternatives féministes" qui a animé une rencontre de jeunes femmes altermondialistes au point G lors du contre-G8 a Annemmasse en 2003.

    L’avortement était légal en Pologne entre 1955 et 1993, gratuit dans les hôpitaux publics et payant dans les cliniques privées.

    En avril 1989, au moment de la fin du régime communiste, un petit parti chrétien-démocrate allié jusqu’à présent au régime, a sorti un projet de loi « pour la protection de l’enfant conçu » interdisant l’avortement sous peine de prison pour le médecin pratiquant. Ce projet de loi semblait tellement aberrant aux yeux de la société polonaise, en pleine ébullition sociale et et aspirant à une véritable liberté et un système démocratique, que certains pensèrent à une provocation du régime destinée à diviser l’opposition avant les premières élections libres le 4 juin 1989. La résistance s’organisa rapidement autour d’un mouvement contre le projet de loi réunissant diverses tendances, certains militants étant issus des mouvements anticommunistes, d’autres d’associations ayant été soutenues par l’Etat, comme par exemple la Ligue des Femmes Polonaises. Grâce aux manifestations et à une pétition, le projet ne fut pas examiné au Parlement.

    Dans les années 1989-1992, alors que se mettait en place un système politique parlementaire, les partis d’extrême droite fondamentaliste catholique ressortirent ce projet et tentèrent de le faire voter. Les associations luttant contre la criminalisation de l’avortement unirent leur force dans la Fédération pour la Promotion des Femmes et pour le Planning Familial en 1991 et organisèrent des manifestations avec le soutien notamment du Planning Familial Français. Malheureusement, la dégradation des conditions économiques due aux transformations ultralibérales entraîna une baisse générale de la mobilisation sociale. Ainsi l’Eglise put continuer sa propagande pour la criminalisation de l’avortement via ses partis ou directement dans les lieux de cultes.[...]

    Lire la suite de l'article ici : http://www.genreenaction.net/L-avortement-en-Pologne.html

     

    Lire aussi cet aticle de Wikipédia

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    24 septembre 2016 6 24 /09 /septembre /2016 21:36
    Vendredi, 23 Septembre, 2016

    AFP

    Les parlementaires polonais planchent sur une loi visant l’interdiction totale de l’avortement, accompagnée de peines de prisons lourdes pour les femmes et les médecins qui le pratiqueraient. Le pays a déjà pourtant l'une des lois sur l'IVG les plus restrictives d'Europe.

    L'avortement est déjà interdit en Pologne, sauf dans les toutes premières semaines de grossesse lorsque la vie ou la santé de la mère est en danger, en cas de handicap permanent du nourrisson ou dans les cas de viol ou d'inceste. « Si j’ai une patiente enceinte de 32 semaines et atteinte de prééclampsie, je dois attendre qu’elle-même ou son bébé commence à mourir avant d’agir a expliqué le professeur Romuald Dębski au cours d’un débat au Parlement en avril dernier et cité par le Times. En cas de grossesse extra-utérine et d’hémorragie, je peux pratiquer un avortement. Mais s’il n’y a pas d’hémorragie, et donc pas de risque immédiat pour la vie, je dois attendre qu’elle commence à mourir. »

    Mais la proposition présentée par une association intégriste est une offensive de l'Eglise catholique, qui profite de la nette victoire aux législatives d'octobre 2015 du parti conservateur Droit et Justice (PiS), pour interdire purement et simplement l’IVG. La loi prévoit aussi des peines allant jusqu'à cinq ans de prison pour les personnes pratiquant l'IVG et pour les femmes y ayant recours. Le projet de loi va même plus loin : causer accidentellement la mort de l’« enfant conçu » est passible d’une peine de trois ans de prison pour les professionnels de santé.
    Le PiS, qui a déjà supprimé les aides publiques en faveur de la fécondation in vitro et rétabli la prescription sur ordonnance de la pilule contraceptive dite du "lendemain", est cependant divisé sur l'opportunité de voter ou non l'intégralité de ce texte.
    Le chef de file du PiS, Jaroslaw Kaczynski, fervent opposant au droit à l'interruption volontaire de grossesse, s'est ainsi prononcé pour une possibilité d'IVG en cas de danger mortel pour la mère. "Nous devons interdire que des enfants soient tués parce qu'ils présente des problèmes de développement. C'est inhumain. En revanche, l'Etat ne peut contraindre une femme à mourir si elle veut sauver sa propre vie", a-t-il dit dans une interview.

    Comme lors des rassemblements du printemps dernier contre cette proposition de loi, des manifestants se sont rassemblés jeudi devant le Parlement en brandissant des cintres, symbole des IVG pratiquées dans la clandestinité. Seules quelques centaines d'avortements sont officiellement pratiquées chaque année dans le pays même si les associations de défense de l'IVG dénoncent la multitude d'avortements clandestins. D'après des militants du droit à l'IVG, plusieurs dizaines de milliers de femmes avorteraient illégalement, nombre d'entre elles se rendant en Allemagne ou en Slovaquie.
    « Aujourd’hui, les médecins ont peur de pratiquer des avortements légaux, a déclaré Krystyna Kacpura citée par Amnesty International,  directrice de la Fédération pour les femmes et le planning familial. Ils ont peur d’être stigmatisés, peur des répercussions pour leurs hôpitaux. Peur également de la criminalisation. ».

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    22 septembre 2016 4 22 /09 /septembre /2016 16:58
    Le drame des salariés de Triskalia intoxiqués aux pesticides

    21 septembre 2016 / Julie Lallouët-Geffroy, Inès Léraud et Vincent Feuray (Reporterre)
     

     
    Le drame des salariés de Triskalia intoxiqués aux pesticides

    Six anciens salariés de Triskalia accusent le géant de l’agroalimentaire breton de les avoir exposés sciemment aux pesticides. Tous sont malades. Jeudi 22 septembre, le tribunal des affaires sociales de Saint-Brieuc rendra sa décision sur l’indemnisation de deux d’entre eux, qui réclament chacun 365.000 euros. Cette affaire révèle les coulisses de l’usage des pesticides dans l’agro-industrie.

    Mise à jour le 22 septembre 2016
    Le montant de l’indemnisation des deux anciens salariés de Triskalia a été révélé jeudi 22 septembre : Laurent Guillou va toucher 114 000 euros, et son ancien collègue Stéphane Rouxel 105 000 euros. Ils ne feront pas appel de la décision.


    - Glomel, Plouisy (Côte-d’Armor), reportage

    Dans le paysage breton, impossible d’éviter Triskalia, première coopérative agricole, issue de nombreuses fusions et rachats et devenue un géant : 18.000 agriculteurs adhérents, 4.800 salariés, et 300 sites. On retrouve le groupe sous les enseignes Point vert et Gamm vert, les marques Paysan breton, ou Mamie Nova. Triskalia est incontournable. Mais depuis quelques années, elle a aussi été impliquée dans plusieurs affaires d’intoxication de salariés. La première et la plus emblématique a éclaté à Plouisy, en 2011.

    C’est dans ce bourg situé près de Guingamp que siège Nutréa, la filiale de Triskalia dédiée à l’alimentation animale. Dans ses immenses silos sont stockées une centaine de milliers de tonnes de céréales destinées à nourrir les élevages industriels de la région. À partir de 2009, les salariés de Nutréa ressentent d’étranges symptômes. « J’ai commencé à avoir mal à la tête et aux yeux. Je prenais jusqu’à 5 Nurofen 400 par jour pour conduire malgré tout. Puis j’ai eu des flashs : une coupure, un blanc, une reprise, et je ne savais pas ce qu’il s’était passé », raconte Claude Le Guyader, ancien chauffeur.[...]

    Lire la suite ici : https://reporterre.net/Le-drame-des-salaries-de-Triskalia-intoxiques-aux-pesticides

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    18 septembre 2016 7 18 /09 /septembre /2016 15:43
    La Commission européenne autorise de nouveau... des pesticides interdits

    16 septembre 2016 / Sarah Lefèvre (Reporterre)
     

     
    La Commission européenne autorise de nouveau... des pesticides interdits

    Pendant l’été, la Commission européenne a préparé le terrain pour rendre caduque sa propre interdiction de certains produits phytosanitaires toxiques. Le « protocole » dérogatoire, élaboré au nom de « la santé des plantes » par l’Autorité européenne de sécurité des aliments, concerne les herbicides, mais fongicides et insecticides ne sont pas en reste.

    Glufosinate, flumioxazin... Ces herbicides, encore sur le marché, devaient être interdits en vertu du règlement de 2009 sur les pesticides. Devaient ! Car, à la demande de la Commission européenne, il semblerait que ces substances actives, reconnues toxiques par les mêmes instances, soient réhabilitées très prochainement en cas de « danger grave pour la santé des plantes ».

    L’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa), « qui ne ferme jamais ses bureaux pendant l’été », précise-t-elle à Reporterre, a publié un communiqué le 1er juillet. Ou plutôt un « protocole » qui vise à mettre en œuvre une dérogation pour ces herbicides sur le point d’être rayés de la carte. Autrement dit à les autoriser à nouveau.

    « Un artifice utilisé à mauvais escient » 

    Cette volte-face est rendue possible grâce à l’article 4.7 du règlement N°1107/2009 du Parlement et du Conseil européens sur les « critères d’approbation des substances actives ». Ce 7e paragraphe prévoit en effet des exceptions à l’utilisation de produits dangereux « lorsque, sur la base d’éléments de preuve documentés inclus dans la demande, une substance active est nécessaire pour contrôler un danger phytosanitaire grave qui ne peut être maîtrisé par d’autres moyens disponibles, y compris par des méthodes non chimiques ».[...]

    Lire la suite ici : https://reporterre.net/La-Commission-europeenne-autorise-de-nouveau-des-pesticides-interdits

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    7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 16:35
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