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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
10 juin 2020 3 10 /06 /juin /2020 17:12

Avec la fermeture annoncée de la Chapelle-Darblay de Grand-Couronne, le centre de tri du Smedar s’est adapté et a dû trouver des repreneurs, pour recycler les déchets papiers.

La fermeture annoncée de la Chapelle-Darblay est un coup dur pour les 230 salariés. Mais aussi, pour le Smedar. Car le centre de tri de l’agglomération de Rouen (Seine-Maritime) a été pendant des années un partenaire privilégié du papetier, propriété du groupe finlandais UPM, afin d’acheminer et recycler les déchets papiers, sur le site de Grand-Couronne, qui produit 250 000 tonnes de papier recyclé par an.

La fermeture définitive de l’usine, annoncée pour le 15 juin 2020 – dénoncée par plusieurs élus de Normandie qui en ont appelé au gouvernement – met en difficulté un grand nombre de collectivités de l’ouest de la France, pour trouver un repreneur. [...]

La suite sur le site du syndicat CGT de Chapelle Darblay

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5 juin 2020 5 05 /06 /juin /2020 16:52
source: Philippe Lopez/ AFP

source: Philippe Lopez/ AFP

Par Samuel Vivant

Huit mois après l'incendie de l'usine Lubrizol dans la nuit du 25 au 26 septembre 2019, un rapport de la commission d'enquête du Sénat publié ce jeudi 4 juin dénonce "des angles morts inacceptables" dans la prévention des risques industriels en France.

« Risques industriels : prévenir et prévoir pour ne plus subir », voilà le titre évocateur du rapport publié ce jeudi 4 juin par la commission d’enquête du Sénat. Dans un document cinglant, les sénateurs épinglent l’État et sa gestion de la catastrophe de l’usine Lubrizol à Rouen. Dénonçant notamment une « cacophonie de la parole publique » et « des manquements dans la gestion des conséquences sanitaires de l’accident », le rapport, long de 286 pages, en partie dévoilé par Le Monde et l'AFP, confirme le sentiment d’abandon et de confusion des Rouennais après l’incendie survenu dans la nuit du 25 au 26 septembre 2019. (...]

La suite sur le site de Marianne :

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22 mai 2020 5 22 /05 /mai /2020 23:46

Lu sur le site de la CGT Chapelle Darblay

Le Finlandais UPM, propriétaire du site papetier qui assure une partie du recyclage des déchets français de papier, compte demander le 15 juin la fin du plan de sauvegarde de l’emploi (PSE), après le retrait de l’offre de reprise du cartonnier belge VPK. La recherche de solutions alternatives se poursuit malgré tout.

La filière française de recyclage des déchets papier risque de s’enfoncer un peu plus encore dans la crise . Le Finlandais UPM, propriétaire du site de la Chapelle Darblay qui fabrique du papier journal à partir de recyclé grâce à un procédé qu’il a inventé en 1985, compte demander le 15 juin la fin du plan de sauvegarde de l’emploi (PSE). En pleine crise sanitaire, le fabricant de cartons belge VPK a en effet renoncé le 20 avril à la reprise. « Il faudra une vingtaine de jours pour traiter la demande, donc l’activité cessera vers mi-juillet, avec le licenciement des 230 employés du PSE », résume Arnaud Dauxerre, un des cadres de la Chapelle Darblay.

La course à la recherche de solutions alternatives se poursuit malgré tout. Il s’agit de sauver cet outil unique en France, dont les machines à désencrer recyclaient 480.000 tonnes par an de déchets imprimés en 2015, et encore 350.000 tonnes l’an dernier. Les acteurs des secteurs du papier, du recyclage et la région se sont encore réunis mardi matin. « Un carton sur cinq vient d’Asie, il faudrait qu’un Chinois reprenne le site pour faire des bobines de recyclé à renvoyer en Asie… », avance Pascal Geneviève chez Federec, la fédération des recycleurs.

Espoir encore de solutions alternatives0603270369971-web-tete

De son côté, Arnaud Dauxerre veut croire que « le site peut devenir recycleur pour les tiers. Il faut imaginer des débouchés pour de nouveaux produits en cellulose ». Mais, ajoute ce cadre de l’entreprise, « le fonds de roulement nécessaire pour faire fonctionner un tel outil est d’au moins 80 millions d’euros, seul un industriel peut reprendre le site ». Le fait de ne plus avoir à reprendre le personnel pourrait attirer des offres à partir de juillet, estiment des observateurs. Et VPK pourrait refaire surface en fin d’année.

Faute de quoi, la France perdra une capacité de recyclage précieuse alors qu’elle croule sous 1,6 million de tonnes par an d’excédent de déchets de papier carton. Et ce malgré le fait que le numérique fait baisser la consommation de papier de 10 % par an depuis 2018. « Avant la crise, les stocks de déchets papier de certaines collectivités locales étaient tels qu’elles ont dû en incinérer », souligne Jean-Patrick Masson, l’élu de Dijon qui préside le Cercle National du Recyclage (CNR). « Toute l’Europe est excédentaire. UPM réduit ses capacités papetières en fermant deux à trois de ses sites européens par an pour maintenir les prix », observe, quant à lui, Pascal Geneviève. En l’occurrence, UPM a préféré garder l’alter ego allemand de la Chapelle Darblay.

Excédent de papier

Mais le maintien des prix est à double tranchant : il attire les papetiers russes et canadiens, eux aussi à la recherche de débouchés et riches en forêts, qui inondent l’Europe de leur papier vierge et sont accusés de dumping face au papier recyclé européen.« D’autres en Europe prendront le relais de la Chapelle Darblay, mais la France dépendra pour son recyclage des pays voisins qui consommeront en priorité leurs propres déchets et elle sera la variable d’ajustement », remarque-t-on chez Federec. Dans l’immédiat, le confinement, avec ses fermetures de commerces et l’arrêt de la collecte sélective, a divisé par deux le gisement de déchets de papier carton. « Cela a permis aux collectivités locales de vider leurs stocks de déchets. Mais la fédération du commerce reprend la distribution des imprimés publicitaire le 25 mai, cela va à nouveau doubler le gisement de papier », estime Pascal Geneviève.

Par Myriam Chauvot    Publié le 21 mai 2020 sur le site "Les Echos"

 

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14 mai 2020 4 14 /05 /mai /2020 14:33

« Nous, agents hospitaliers signataires de ce courrier refusons le principe de cette prime pour se taire. Nous exigeons un arrêt du démantèlement du système publique, un salaire décent pour chaque agent, et des moyens humains et matériels afin que perdure en France un accès aux soins de qualité pour tous. »

Un collectif de soignants de Rouen (Seine-Maritime) a lancé une pétition contre la prime du gouvernement et demande une revalorisation salariale et des postes en plus.(©Illustration/Adobe stock)

Un collectif de soignants de Rouen (Seine-Maritime) a lancé une pétition contre la prime du gouvernement et demande une revalorisation salariale et des postes en plus.(©Illustration/Adobe stock)

Des soignants de Rouen (Seine-Maritime) ont lancé une pétition pour dénoncer la prime du gouvernement. Ils demandent des postes supplémentaires et une revalorisation salariale.

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4 mai 2020 1 04 /05 /mai /2020 14:25

Pour beaucoup de gens, c'est la Fête du Travail.  Historiquement et pour les syndicats, c'est la journée internationale des travailleurs, journée de revendications unitaires à travers le monde.  Les travailleurs du monde entier unis sur les mêmes mots d'ordre.  C'est donc aussi la journée de l'Internationalisme.  Union et combat commun des travailleurs de toutes les nations.  Contre un ennemi commun : le Capital.

1er mai en Normandie : la journée internationale des travailleurs se réinvente pendant le confinement
1er mai en Normandie : la journée internationale des travailleurs se réinvente pendant le confinement1er mai en Normandie : la journée internationale des travailleurs se réinvente pendant le confinement
1er mai en Normandie : la journée internationale des travailleurs se réinvente pendant le confinement

"La Fête du travail ne s’enterre pas" ou encore "Le service public utile comme jamais !" pouvait-on lire dans les rues de Rouen. Comme pour rappeler que cette crise n’est pas seulement un malheureux hasard virologique mais aussi le résultat de choix politique. La santé doit-elle obéir aux lois du marché ? Quel est le rôle du service public ? Les métiers indispensables sont-ils rémunérés à leur juste valeur ? Pour les leaders de la CGT, cette pandémie livre aux yeux du monde les bonnes réponses.

https://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/1er-mai-normandie-fete-du-travail-se-reinvente-confinement-1823346.html#xtor=EPR-521-[france3regions]-20200502-[info-bouton4]&pid=726375-1458206835-639c8bda

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4 mai 2020 1 04 /05 /mai /2020 14:18
Les Chapelle Darblay dans la manifestation du 9 janvier 2020 - Près de 40 ans qu'ils se battent pour la production papetière en France pendant que les gouvernements successifs l'ont bradée et la bradent.

Les Chapelle Darblay dans la manifestation du 9 janvier 2020 - Près de 40 ans qu'ils se battent pour la production papetière en France pendant que les gouvernements successifs l'ont bradée et la bradent.

Les "premiers de cordée" sacrifieront-ils les " premiers de corvée " ?

Chapelle Darblay : La CGT s'adresse au Président de la République qui a affirmé vouloir une France souveraine. 

La multinationale UPM veut à tout prix se débarrasser de cette usine française, rachetée au groupe Chapelle Darblay qui fut un fleuron de l'industrie papetière française et dont les salariés ont acquis un savoir-faire précieux.  Les collectivités locales ont investi pour collecter les papiers usagers permettant de produire du papier recyclé.  Aujourd'hui UPM fait un pied de nez aux salariés, aux collectivités et aux citoyens qui ont financé l'effort industriel mais aussi ses profits. Il est temps que l'Etat français intervienne.  C'est de son ressort et de sa responsabilité.

Et pourquoi pas, osons un gros mot : Nationalisation

Nationalisation d'une usine qui a été construite par des salariés et ouvriers de plusieurs générations, qui produit du papier journal et qui garantit l'indépendance de la France dans ce domaine,  qui est un exemple d'économie circulaire,  qui pourrait sûrement produire d'autres type de papiers à l'heure où nous devons remplacer peu à peu le plastique ...

Chapelle Darblay n'appartient pas seulement à UPM.  Elle appartient aussi aux salariés.  Et elle nous appartient aussi un peu.

YG

Extraits de cette lettre.  L'intégralité peut se lire sur le site du syndicat CGT-Chapelle Darblay :

 

"Assurément, la crise sanitaire que nous vivons a reposé la question de la souveraineté et de l’indépendance de la Nation. Dans votre discours du 12 mars dernier, tirant les premières leçons de cette pandémie, vous affirmiez la nécessité « de construire, plus encore que nous ne le faisons, une France souveraine, une France et une Europe qui tiennent fermement leur destin en main ». A nouveau, dans votre discours du 13 avril, vous affirmiez « qu’il nous faudra rebâtir une indépendance agricole, sanitaire, industrielle et technologique française ».

Nous vous avons entendu et compris. C’est exactement ce que nous souhaitons et voulons faire en préservant les capacités de production de papier journal sur le site de Chapelle Darblay à l’opposé des décisions de vente ou de fermeture du groupe UPM, propriétaire du site. Nos écrits et actions depuis plusieurs mois et années maintenant le prouvent.

Unique en France, notre entreprise produit du papier journal recyclé à 100 % à partir de la collecte des papiers usagers sur l’ensemble de la vallée de Seine et au-delà. de sa production est destiné au marché français dont représente la consommation française de papier journal. Nous avons l’honneur de pouvoir citer notre entreprise comme un exemple pour construire une économie circulaire avec des circuits courts sur notre vallée de Seine. Nous sommes fiers d’être le maillon d’une filière qui permet l’indépendance de notre pays, y compris pour sa presse écrite."[...]

Intégralité de la lettre de la CGT Chapelle Darbalay au Président de la République ici :

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24 avril 2020 5 24 /04 /avril /2020 16:10
1ère Photo : travaux de sécurisation du groupe d'immeubles où a eu lieu le dernier effondrement de balcons sur Sotteville-lès-Rouen.  2ème  photo : un balcon du Flandre lors de notre passage avec France 3 Normandie.
1ère Photo : travaux de sécurisation du groupe d'immeubles où a eu lieu le dernier effondrement de balcons sur Sotteville-lès-Rouen.  2ème  photo : un balcon du Flandre lors de notre passage avec France 3 Normandie.

1ère Photo : travaux de sécurisation du groupe d'immeubles où a eu lieu le dernier effondrement de balcons sur Sotteville-lès-Rouen. 2ème photo : un balcon du Flandre lors de notre passage avec France 3 Normandie.

Des bailleurs sociaux vraiment responsables ?

 

Nous vous avons longuement parlé sur le site du problème des balcons de la barre d'immeubles hlm du Flandre à Sotteville-lès-Rouen, d'une part car ils symbolisent vraiment l'absence de sérieux des bailleurs ( en l’occurrence ICF Habitat), et d'autre part, car vu l'ampleur des dégâts et l'importance du site sur l'agglo rouennaise, nous avions pu faire un reportage conjoint avec France 3 Normandie, suite à l'appel d'un citoyen lanceur d'alerte.  Au moment d'écrire cet article les balcons sont toujours condamnés, et les travaux n'ont pas encore débuté... cela fait donc plusieurs années d'inaction, et un bailleur qui ne cesse de minimiser le problème...

 

Et bien pendant ce temps d'autres sites, appartenant à d'autres bailleurs sociaux, voient les accidents se multiplier, le dernier en date, lui aussi sur Sotteville-lès-Rouen, est l’effondrement le lundi  20 avril, d'un balcon d'une résidence hlm appartenant au Toit Familial à proximité du mythique Stade d'athlétisme Jean Adret. Ce balcon tombant sur un autre, ce sont donc deux logements et autant de familles qui auraient pu être  blessées voir pire... [...]

La suite ci-dessous :

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21 avril 2020 2 21 /04 /avril /2020 23:38
Une enquête administrative a été ouverte par la direction de l’hôpital du Rouvray de Sotteville-lès-Rouen dans le but de sanctionner les personnels qui auraient tenu des propos « injurieux et diffamatoire ». (©RT/76actu/archives)

Une enquête administrative a été ouverte par la direction de l’hôpital du Rouvray de Sotteville-lès-Rouen dans le but de sanctionner les personnels qui auraient tenu des propos « injurieux et diffamatoire ». (©RT/76actu/archives)

Depuis le 2 avril, sept agents de fonctions différentes ont été convoqués. Certains avaient ouvertement dénoncé le manque de masques pour se protéger du Covid-19. D’aucuns sont persuadés qu’il s’agit d’une « chasse aux sorcières » pour « intimider les lanceurs d'alerte".

 

 

Dans certaines salles de garde du centre hospitalier du Rouvray (Seine-Maritime), on trouve des masques accrochés à des cintres ou à des cordes à linge pour les faire sécher et les réutiliser. / © France Télévisions

France 3 Normandie -  28 mars

 

 

 

 

Mais cette enquête administrative ne serait que les stigmates du combat mené au printemps et à l’été 2018.

Ci-contre : Hôpital de Saint-Etienne du Rouvray en juin 2018© Ludivine Aurelle

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15 avril 2020 3 15 /04 /avril /2020 15:32

Le ruissellement à l'épreuve du confinement et de la pandémie ...

Le 15 octobre 2017, Emmanuel Macron déclare : « Pour que notre société aille mieux, il faut des gens qui réussissent ! […] Je ne crois pas au ruissellement, mais je crois à la cordée. […] Si l’on commence à jeter des cailloux sur les premiers de cordée, c’est toute la cordée qui dégringole. »
 
Que font les premiers de cordée aujourd'hui ?  Rien.  Quelle est leur utilité sociale ? Invisible. Ils ont simplement amassé des profits comme jamais en 2019 ...
Ces soi-disants premiers de cordée sont incapables d'aider à résoudre en France la crise du Covid-19. 
Pire, ils ont contribué à la créer en réclamant depuis des dizaines d'années des réductions de services publics, de financement de recherche fondamentale, la précarisation, les bas salaires, l'allongement des années de travail pour ceux qui aident et font marcher la France en ces temps de pandémie : les soignants et tous les métiers de santé, les employés des grandes surfaces, les routiers, les agriculteurs, les ouvriers et techniciens ...
 
Ainsi, les ambulanciers normands n'ont pas de masques.  Ils doivent se débrouiller.  Le ruissellement, ça n'a pas fonctionné pour eux.    Et ce sont les premiers de cordée cités plus haut qui leur ont jeté des cailloux en délocalisant, au nom de la compétitivité.

Le premier de cordée en temps de crise, c'est quand même l'Etat, et le président de la République.  Le 30 janvier, il y a plus de deux mois, l’Organisation mondiale de la santé (OMS), déclarait « l’urgence de santé publique de portée internationale ». Or non seulement les masques dont l'Etat devait faire une réserve ont disparu, mais encore ce dernier est incapable de s'en procurer et d'en assurer la distribution.  Il interdit aux pharmaciens d'en vendre.  La Poste donne au ministère de l'Intérieur une partie de ses réserves et refuse à ses salariés cette simple protection.   Les régions et les départements se sont démenés pour en acquérir par leurs propres moyens pour les livrer aux hôpitaux et aux soignants.  Dernière trouvaille, E. Macron demande maintenant aux maires d'assurer, pour la sortie du confinement, la distribution des masques qu'il est incapable de leur procurer.  Les maires s'en inquiètent.  Comme le maire de Rouen, (par ailleurs fervent soutien du gouvernement socialiste qui a laissé s'évader la réserve de masques constituée par le gouvernement précédent ) ...

A cela s'ajoute pour les malheureux Rouennais habitant à proximité de Lubrizol des odeurs pestilentielles qu'ils ne peuvent pas fuir puisqu'ils sont confinés dans leur appartement ou leur maison.  S'ils tentent de respirer plus loin un air à peu près soutenable, ils risquent l'amende ... Et le pandore n'est pas tolérant depuis quelque temps.

Le premier de cordée de Lubrizol, c'est Warren Buffet, un des hommes les plus riches de la planète.  Les Rouennais n'apprécient pas vraiment le ruissellement qu'il a fait tomber sur leur tête et dans leurs poumons le 26 septembre 2019.  Et ça continue.

Cette crise révèle une chose : les premiers de cordée ne sont pas ceux dont parlait E. Macron.

Les premiers de cordée sont ceux qui travaillent.  C'est d'eux dont nous avons besoin.  Ce sont eux qu'il faut rémunérer correctement.  C'est leur travail qu'il faut respecter.  Sa valeur est énorme.  Il faudra s'en souvenir.  Et leur confier davantage de responsabilités.  Dans les décisions et dans la gestion.

Mais c'est une autre société qui se dessine ici et dont nous avons besoin.  Une société affranchie de la course aux profits et débarrassée du capitalisme.  Et pour cela, libérée de cette UE, institution élaborée par les premiers de cordée pour contraindre les peuples à accepter des sacrifices de plus en plus grands pour leurs profits.  Et incapable de résoudre la crise ...

Nos vies valent plus que leurs profits.

Yvette Genestal

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11 avril 2020 6 11 /04 /avril /2020 15:00
ROUEN - Les "Chapelle Darblay" lors de la manifestation du 9 janvier

ROUEN - Les "Chapelle Darblay" lors de la manifestation du 9 janvier

SAUVER CHAPELLE DARBLAY !

Par tous les moyens !

« Seules les entreprises nécessaires aux bons déroulements du pays doivent tourner », et notre direction nous dit qu’elle a bien l’intention de tout faire pour se remettre en mode production.

Même quand la presse va au plus mal (car le confinement met à mal les ventes), et bien surprise : à la chapelle il faut produire !!!! on aura sûrement des commandes urgentes. 

Notre Chapelle Darblay est donc nécessaire à l’économie du pays, il faudra qu’ils s’en souviennent car en juin, il nous semble qu’il est toujours prévu de fermer notre belle usine et le toujours quoi faire des déchets que sont notre matière première les 350 000 tonnes de vieux papiers ? 

L’Etat devra assumer ces propos et nous continuerons de les mettre face à leur responsabilité, une solution est toujours envisageable : sauver la Chapelle Darblay, cette belle usine 100% dans le recyclé, cette industrie du futur. 

Source : http://cgtchapelledarblayupm.unblog.fr/page/2/

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