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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
16 mars 2019 6 16 /03 /mars /2019 17:20

Février 2019, Munich. La 55ème édition de la Conférence annuelle sur la Sécurité a laissé beaucoup de participants occidentaux désemparés. Jamais les tensions entre alliés de part et d’autre de l’Atlantique n’avaient paru aussi fortes.

Il y a d’abord la guerre commerciale que le président américain entend mener contre l’Europe, contre l’Allemagne en particulier. Ensuite, sur le plan diplomatico-militaire, les défenseurs d’une « autonomie stratégique » du « pilier européen » au sein de l’Alliance atlantique se sont une nouvelle fois confrontés aux partisans d’un monopole de l’OTAN. Autre empoignade : Washington voudrait contraindre Paris, Berlin et Londres à dénoncer l’accord nucléaire signé en 2015 avec Téhéran. Par ailleurs, le bras de fer se poursuit entre dirigeants américains et allemands sur le doublement du gazoduc Nord Stream qui fournit du gaz russe à l’économie d’outre-Rhin. Enfin, les Etats-Unis jettent aux orties le traité signé avec Moscou en 1987 interdisant les missiles à moyenne portée en Europe. Les dirigeants européens reprennent certes l’argument américain accusant la Russie de violer ledit accord, mais trouvent tout de même saumâtre d’être mis devant le fait accompli alors même qu’il s’agit de la sécurité du Vieux continent.[...]

La suite sur le site de Ruptures ici : https://ruptures-presse.fr/actu/conference-securite-munich-pence-merkel/

 

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18 février 2019 1 18 /02 /février /2019 00:21

19 févr. 2017 sur RT France

Une manifestation contre l’OTAN a eu lieu à Munich au moment où la Conférence sur la sécurité s'y déroule. Les protestataires réclamaient la suppression l’Alliance atlantique et manifestaient leur solidarité avec les réfugiés.

Plus de 1 500 militants pour la paix se sont rassemblés le 18 février sur la place Karlsplatz, à Munuich. Ils se sont dirigés vers l’hôtel Bayerischer Hof, bouclé par la police, afin de garantir la sécurité de la Conférence sur la sécurité qui s'y déroulait. Les manifestants réclamaient la suppression de l’OTAN, le désarmement global et plus de solidarité avec les réfugiés.

Ce rassemblement était organisé par le groupe de gauche, Aktionsbündnis Gegen die Nato-Sicherheitskonferenz (l’Alliance contre la Conférence de l’OTAN sur la sécurité) ou Anti-Siko tout court.

Selon Anti-Siko, les participants à la Conférence de Munich sur la sécurité sont des membres de l’OTAN pour la plupart et sont «responsables pour les réfugiés, la guerre, la pauvreté et les catastrophes écologiques». «Contrairement à leur image, ils ne se préoccupent pas de la résolution pacifique des conflits, de la sécurité des personnes dans le monde mais du maintien de leur suprématie globale et des intérêts des corporations multinationales», peut-on lire sur le site du groupe.

Lire l'article intégral et voir la vidéo :

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18 décembre 2018 2 18 /12 /décembre /2018 17:48
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8 novembre 2018 4 08 /11 /novembre /2018 00:46

À l'invitation du Parti communiste allemand (DKP), des représentants des différents partis communistes des pays bordant la mer Baltique ont participé début novembre à Kiel à des activités commémorant le centenaire de la Révolution de Novembre. Le DKP avait notamment organisé une conférence intitulée "Pour que la mer Baltique soit une mer de Paix", à l'issue de laquelle la résolution commune ci-dessous a été adoptée - Traduction NK pour Solidarité Internationale PCF ici:  http://solidarite-internationale-pcf.fr/2018/11/declaration-commune-des-partis-communistes-des-pays-riverains-de-la-mer-baltique-contre-les-exercices-militaires-de-l-otan.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

Kiel

Nous, cinq partis communistes de Pologne, de Suède, du Danemark et d'Allemagne, avons donné un signe de paix et de compréhension internationale en participant à la conférence "Mer Baltique - Mer de paix", pour laquelle les partis communistes de la Fédération de Russie et de Finlande avaient également envoyé leurs contributions écrites. Depuis que les peuples se sont installés sur ses côtes, la mer Baltique a toujours été une mer servant à l'échange et au commerce entre les différentes nations qui la bordent. Cette mer ne doit pas devenir le théâtre d'agressions et d'exercices militaires.

Nous condamnons les manœuvres de l'OTAN, "Trident Juncture" - il y a quelques jours en mer du Nord, et "Northern Coast 2018", qui aura bientôt lieu en mer Baltique. La Suède et la Finlande, pays non membres de l'OTAN, sont en train progressivement d'être intégrées à l'OTAN par le biais de leur participation à ces exercices militaires. Nous exprimons notre solidarité avec la lutte des partis communistes de Suède et de Finlande et avec le mouvement pacifiste de ces pays contre l'adhésion à l'OTAN.

Ces exercices navals s'inscrivent dans le cadre de l'expansion vers l'Est de l'OTAN dans les États baltes et dans la majeure partie de l'Europe de l'Est, qui se poursuit depuis de nombreuses années déjà. La Fédération de Russie, dont le budget militaire ne représente qu'environ un dix-septième du budget d'armement des pays de l'OTAN, est désignée comme l'ennemi, quel que soit son système social. L'objectif est de mettre celle-ci sous pression et de la pousser vers une nouvelle course aux armements. La menace est réelle pour ce pays qui, en tant que membre de l'URSS de 1941 à 1945, a porté l'essentiel du fardeau de la lutte contre le fascisme, et auquel les peuples européens doivent leur liberté face au fascisme.

L'Union européenne participe aussi aux préparatifs de guerre après avoir convenu en 2017 d'une "coopération structurée permanente" (PESCO), à laquelle 25 des 28 États membres de l'UE, y compris tous les États de la mer Baltique à l'exception du Danemark, appartiennent, et qui est au service de la capacité d'intervention militaire de l'Union européenne.

L'agression de l'OTAN et de l'UE va de pair avec l'élimination de la résistance potentielle dans les pays voisins de la Fédération de Russie, où les partis communistes sont interdits ou sur le point de l'être. Nous condamnons le nationalisme et le nouveau fascisme, ainsi que toutes les tentatives de réécriture de l'histoire du socialisme !

En tant que partis communistes des pays riverains de la mer Baltique, nous appelons à :

- Arrêter l'agression contre la Fédération de Russie !

- Arrêter les manœuvres de l'OTAN en mer Baltique - pour une mer Baltique de paix !

- La restauration des droits politiques des communistes en Pologne, en Ukraine et dans les pays baltes !


Kiel, le 3 novembre 2018.

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11 mai 2018 5 11 /05 /mai /2018 16:19

La nouvelle bombe nucléaire B61-12 -que les USA se préparent à envoyer en Italie, Allemagne, Belgique, Pays-Bas et probablement dans dautres pays européens- est désormais en phase finale de réalisation. Cest ce qua annoncé le général Jack Weinstein, chef d’état-major adjoint de la U.S. Air Force, responsable des opérations nucléaires, en intervenant le 1er mai à un symposium de la U.S. Air Force Association à Washington devant un auditoire choisi dofficiers supérieurs et de représentants de lindustrie de guerre.

 Le programme est en train davancer extrêmement bien, a souligné avec satisfaction le général, en spécifiant nous avons déjà effectué 26 tests dingénierie, développement et vol guidé de la B61-12. Le programme prévoit la production, partir de 2020, denviron 500 B61-12, avec une dépense denviron 10 milliards de dollars (ce qui fait que chaque bombe va coûter le double de ce quelle coûterait si elle était construite entièrement en or). Les nombreux composants de la B61-12 sont projetés dans les laboratoires nationaux Sandia de Los Alamos, Albuquerque et Livermore (au Nouveau-Mexique et en Arizona), et produits dans une série de sites au Missouri, Texas, Caroline du Sud, Tennessee. La bombe est testée (sans charge nucléaire) dans le Tonopah Test Range au Nevada.

La B61-12 a des qualités entièrement nouvelles par rapport à lactuelle B61 déployée en Italie et dans dautres pays européens : une tête nucléaire à quatre options de puissance sélectionnantes ; un système de guidage qui la dirige avec précision sur lobjectif ; la capacité de pénétrer dans le sous-sol, y compris à travers du ciment armé, en explosant en profondeur.

La précision plus grande et la capacité pénétrante rendent la nouvelle bombe adaptée à lattaque des bunkers des centres de commandement, de façon à décapiter le pays ennemi. Une B61-12 de 50 Kt (équivalents à 50 mille tonnes de TNT) qui explose sous terre a le même potentiel destructeur quune bombe nucléaire de plus dune mégatonne (un million de tonnes de TNT) qui explose en surface.

La B61-12 peut être larguée par les chasseurs étasuniens F-16C/D déployés à Aviano (Frioul), et par les Tornado italiens PA-200 déployés à Ghedi (Province de Brescia). Mais pour utiliser toutes les capacités de la B61-12 (notamment le guidage de précision), il faut les nouveaux chasseurs F-35A. Cela implique la solution dautres problèmes techniques, qui sajoutent aux nombreux révélés dans le programme F-35, auquel lItalie participe comme partenaire de second niveau. Le complexe software du chasseur, qui a jusqu’à présent été modifié plus de 30 fois, requiert des mises à jour ultérieures. Pour modifier 12 F-35 lItalie devra dépenser environ 400 millions deuros, qui sajoutent à la dépense non encore quantifiée (estimée à 13-16 milliards deuros) pour lacquisition de 90 chasseurs et leur modernisation continue. De largent qui sort des caisses de lEtat (cest-à-dire des nôtres), tandis que celui dégagé par les contrats pour la production du F-35 entre dans les caisses des industries militaires.

La bombe nucléaire B61-12 et le chasseur F-35, que lItalie reçoit des USA, font ainsi partie dun seul paquet bombequi nous explosera dans les mains. LItalie sera exposée à des dangers ultérieurs en tant que base avancée de la stratégie nucléaire des Etats-Unis contre la Russie et dautres pays. Il ny a quune façon de l’éviter : demander aux USA, sur la base du Traité de non-prolifération, denlever toute arme nucléaire de notre territoire ; refuser de fournir au Pentagone, dans le cadre de lOtan, pilotes et avions pour lattaque nucléaire ; sortir du Groupe de planification nucléaire de lOtan ; adhérer au Traité ONU sur linterdiction des armes nucléaires.

Y a-t-il quelquun, dans le monde politique, qui soit disposé à ne pas faire la politique de lautruche ?

Manlio Dinucci

Article original en italien :

Pacco bomba nucleare dagli Usa

il manifesto, Edition de mardi 8 mai 2010

https://ilmanifesto.it/pacco-bomba-nucleare-dagli-usa/

Traduit de litalien par Marie-Ange Patrizio

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5 avril 2018 4 05 /04 /avril /2018 13:39

L'OTAN demande à l'UE d'obtempérer à ses demandes :

Elle lui réclame d' ”appliquer des législations nationales qui facilitent le passage de forces militaires à travers les frontières” et, en même temps, d’ ”améliorer les infrastructures civiles de façon à les adapter aux exigences militaires”.

L'UE s'exécute  :

“En facilitant la mobilité militaire à l’intérieur de l’UE -explique la représentante des affaires étrangères de l’Union, Federica Mogherini- nous pouvons réagir plus efficacement quand surgissent les défis”

Par Manlio Dinucci
Mondialisation.ca, 03 avril 2018
ilmanifesto.it

La Commission européenne a présenté le 28 mars le Plan d’action sur la mobilité militaire, “En facilitant la mobilité militaire à l’intérieur de l’Ue -explique la représentante des affaires étrangères de l’Union, Federica Mogherini- nous pouvons réagir plus efficacement quand surgissent les défis”. Même si elle ne le dit pas, évidente est la référence à l’”agression russe”.

Le Plan d’action a été en réalité non pas par l’Ue, mais par le Pentagone et par l’Otan. En 2015, le général Ben Hodges, commandant des force terrestres étasuniennes en Europe (U.S. Army Europe), a requis l’institution d’ “un Espace Schengen militaire” afin que les forces USA, pour faire face à “l’agression russe”, puissent se déplacer avec la plus grande rapidité d’un pays européen à l’autre, sans être ralenties par des règlements nationaux et des procédures douanières. Cette requête a été faite précisément par l’Otan : le Conseil Atlantique-Nord, réuni le 8 novembre 2017 au niveau de ministres de la Défense, a demandé officiellement à l’Union européenne d’”appliquer des législations nationales qui facilitent le passage de forces militaires à travers les frontières” et, en même temps, d’ ”améliorer les infrastructures civiles de façon à les adapter aux exigences militaires”.

Carte de l'espace Schengen

Carte des Etats membres de l’espace Schengen – cliquez pour agrandir

Source : https://www.touteleurope.eu/les-pays-membres-de-l-espace-schengen.html

Le 15 février 2018, le Conseil Atlantique-Nord au niveau de ministres de la Défense a annoncé la constitution d’un nouveau Commandement logistique Otan pour “améliorer le mouvement en Europe de troupes et équipements essentiels à la défense”.

À peine plus d’un mois après, l’Union européenne a présenté le Plan d’action sur la mobilité militaire, qui répond exactement aux requêtes établies par le Pentagone et par l’Otan. Il prévoit de “simplifier les formalités douanières pour les opérations militaires et le transport de marchandises dangereuses de type militaire”.

Ainsi se prépare “l’Espace Schengen militaire”, avec la différence que ce ne sont pas des personnes qui circulent librement mais des chars d’assaut. Mais déplacer des blindés et autres véhicules militaires sur route et sur voie ferrée n’est pas la même chose qu’y faire circuler des véhicules et trains normaux. On doit pour cela supprimer “les actuelles barrières à la mobilité militaire”, en modifiant “les infrastructures non adaptées au poids et aux dimensions des engins militaires, notamment ponts et voies ferrées présentant une insuffisante capacité de charge”. Par exemple, si un pont n’est pas en mesure de supporter le poids d’une colonne de blindés, il devra être renforcé ou reconstruit.

La Commission européenne “identifiera les parties du réseau trans-européen des transports adaptées au transport militaire, en établissant les modifications nécessaires”. Celles-ci devront être effectuées le long de dizaines de milliers de kilomètres du réseau routier et ferroviaire. Cela demandera une énorme dépense à charge des pays membres, avec une “possible contribution financière UE pour ces opérations”.

Ce sera de toutes façons toujours nous, citoyens européens, qui paierons ces “grandes oeuvres”, inutiles pour des usages civils, avec de conséquentes coupes dans les dépenses sociales et les investissements en oeuvres d’utilité publique. En Italie, où se raréfient les fonds pour la reconstruction des zones sinistrées par les tremblements de terre, on devra dépenser des milliards d’euros pour reconstruire des infrastructures adaptées à la mobilité militaire. Les 27 pays de l’Ue, dont 21 appartiennent à l’Otan, sont maintenant appelés à examiner le Plan. L’Italie aurait donc la possibilité de le rejeter. Ce qui cependant signifierait, pour le prochain gouvernement, s’opposer non seulement à l’Ue mais à l’Otan sous commandement USA, en commençant à se détacher de la stratégie qui, avec l’invention de la menace russe, prépare la guerre, véritable celle-là, contre la Russie.

Ce serait une décision politique fondamentale pour notre pays mais, étant donnée la sujétion aux USA, elle reste dans le domaine de la politique-fiction.

Manlio Dinucci

 

Article original en italien :

Ue, Area Schengen per le forze Nato

Edition de mardi 3 avril 2018 de il manifesto

https://ilmanifesto.it/ue-area-schengen-per-le-forze-nato/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

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27 mars 2018 2 27 /03 /mars /2018 23:37

“Poutine va utiliser le Mondial de foot comme Hitler a utilisé les Jeux Olympiques de 1936, c’est-à-dire pour dissimuler le régime brutal, corrompu, dont il est responsable” : cette déclaration officielle du ministre des Affaires étrangères britannique Boris Johnson montre à quel niveau est arrivée la campagne de propagande contre la Russie.

Dans une vignette du journal britannique The Guardian, calquée sur une affiche nazie des années Quarante, la Russie est représentée comme une gigantesque araignée, avec la tête de Poutine, qui agrippe le monde.

C’est la Russie accusée d’avoir empoisonné en Angleterre un de ses ex officiers, arrêté pour espionnage il y a 12 ans et libéré il y a 8 ans (donc n’étant plus en possession d’informations sensibles), qui utilise pour l’empoisonner, lui et sa fille, l’agent neurotoxique Novichok de production soviétique (afin de laisser volontairement l’empreinte de Moscou sur le lieu du crime).

La Russie accusée de pénétrer avec une exceptionnelle habileté dans les réseaux informatiques, en manipulant même les élections présidentielles aux Etats-Unis (“un acte de guerre” comme l’a défini John Bolton, nouveau conseiller pour la sécurité nationale).

Accusée maintenant officiellement par le Département d’état étasunien pour la sécurité de la patrie et par le Fbi de se préparer à saboter avec ses hackers les centrales électriques, y compris nucléaires, les sites hydriques et les aéroports aux Etats-Unis et en Europe, afin de paralyser des pays entiers.

Ainsi fabrique-t-on l’image d’un ennemi de plus en plus agressif, dont il faut se défendre.

Dans une conférence de presse avec Johnson, le secrétaire général de l’Otan Stoltenberg accuse la Russie de la “première utilisation d’un agent neurotoxique sur le territoire de l’Alliance”, c’est-à-dire d’un véritable acte de guerre ; de “miner nos institutions démocratiques”, c’est-à-dire de conduire une action subversive à l’intérieur des démocraties occidentales ; de “violer l’intégrité territoriale de l’Ukraine”, c’est-à-dire d’avoir commencé l’invasion de l’Europe. Face au “comportement irresponsable de la Russie”, annonce Stoltenberg, “l’Otan est en train de répondre”.

Ainsi prépare-t-on l’opinion publique à un renforcement ultérieur de la machine de guerre de l’Alliance sous commandement USA, comprenant le déploiement des nouvelles bombes nucléaires B61-12 et probablement aussi de nouveaux missiles nucléaires étasuniens en Europe.

Un objectif prioritaire de la Stratégie de défense nationale des Etats-Unis, annonce le Pentagone, est d’”améliorer la rapidité et la létalité des forces USA en Europe”. A cette fin ont été alloués 6,5 milliards de dollars dans l’année fiscale 2019, portant à 16,5 milliards le total du quinquennat 2015-2019.

Cette attribution ne constitue qu’une partie du total de l’opération Atlantic Resolve, lancée en 2014 pour “montrer l’engagement USA pour la sécurité des alliés européens”. Engagement démontré par le transfert continu de forces terrestres, aériennes et navales depuis les Etats-Unis en Europe orientale, où elles sont accompagnées par celles des plus grands alliés européens, Italie comprise.

En même temps l’Otan monte en puissance avec un nouveau Commandement conjoint pour l’Atlantique, inventant le scénario de sous-marins russes prêts à couler les navires marchands sur les voies transatlantiques, et avec un nouveau Commandement logistique, inventant le scénario d’une Otan obligée de déplacer rapidement ses forces à l’est pour faire face à une agression russe.

Ainsi essaie-t-on de justifier l’escalade USA/Otan contre la Russie, en sous-évaluant sa capacité à réagir quand elle est dans les cordes. Johnson, qui compare Poutine à Hitler, devrait se rappeler comment finirent les armées de Hitler quand elles envahirent la Russie.

Manlio Dinucci

Edition de mardi 27 mars 2018 de il manifesto

Traduit de l’italien par M-A P.

Source : https://ilmanifesto.it/la-nuova-campagna-di-russia/

 

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26 mars 2018 1 26 /03 /mars /2018 23:35
Armement : la Pologne prête à acheter à nouveau aux Etats-Unis

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Varsovie pourraient acheter jusqu'à 150 missiles AIM-120C-7 AMRAAM pour un coût estimé à 250 millions de dollars
Varsovie pourraient acheter jusqu'à 150 missiles AIM-120C-7 AMRAAM pour un coût estimé à 250 millions de dollars (Crédits : Michal banach)

Les Etats-Unis sont prêts à vendre des services de soutien pour la flotte de F-16 de la Pologne. Varsovie pourrait acheter jusqu'à 150 missiles air-air à Raytheon.

Après les missiles antimissiles Patriot (10,5 milliards de dollars), la Pologne pourrait poursuivre ses emplettes d'armements auprès des Etats-Unis. Varsovie a demandé à Washington de lui vendre des services de soutien et de maintien pour sa flotte de F-16, dont les moteurs,pour un montant évalué à 200 millions de dollars. Si elle se concrétise, cette vente permettra donc de maintenir la capacité des F-16 de l'armée de l'air polonaise mis en service en 2006. Ce contrat bénéficiera notamment à Lockheed Martin, UTC, ou encore Harris.

La Pologne souhaite à nouveau acheter des missiles air-air Advanced Medium Range Air-to-Air Missiles (AMRAAM) fabriqué par Raytheon. Varsovie pourraient acheter jusqu'à 150 missiles AIM-120C-7 AMRAAM pour un coût estimé à 250 millions de dollars. Cette vente participe également au soutien des F-16 de la Pologne. Ces missiles devraient en outre améliorer la capacité de la Pologne pour mener ses propres opérations de défense et des opérations menées au sein d'une coalition. La Pologne avait signé en avril 2003 un contrat pour l'achat de 48 F-16 pour un montant de 3,5 milliards de dollars.

Sur latribune.fr

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2 mars 2018 5 02 /03 /mars /2018 07:45

L’Otan a déjà voté, avant nous Par Manlio Dinucci

 

Il y a un parti qui, même s’il n’apparaît pas, participe de fait aux élections italiennes : le Nato Party, formé par une majorité transversale qui soutient explicitement ou par consentement tacite l’appartenance de l’Italie à la Grande Alliance sous commandement USA. Cela explique pourquoi, en pleine campagne électorale, les principaux partis ont tacitement accepté les engagements ultérieurs pris par le gouvernement dans la rencontre des 29 ministres Otan de la Défense (pour l’Italie Roberta Pinotti), les 14-15 février à Bruxelles.

Les ministres ont d’abord participé au Groupe de planification nucléaire de l’Otan, présidé par les Etats-Unis, dont les décisions sont toujours top secret. Puis, s’étant réunis comme Conseil Atlantique Nord, les ministres ont annoncé, après deux heures seulement, d’importantes décisions (déjà prises dans un autre lieu) pour “moderniser la structure de commandement de l’Otan, colonne vertébrale de l’Alliance”. Est instauré un nouveau Commandement conjoint pour l’Atlantique, probablement situé aux Etats-Unis, dans le but de “protéger les lignes maritimes de communication entre Amérique du Nord et Europe”. On invente ainsi le scénario de sous-marins russes qui pourraient couler les navires marchands sur les voies transatlantiques. Est aussi instauré un nouveau Commandement logistique, probablement situé en Allemagne, pour “améliorer le mouvement en Europe de troupes et équipements essentiels à la défense”. On invente ainsi le scénario d’une Otan obligée de se défendre d’une Russie agressive, alors que c’est l’Otan qui amasse agressivement des forces aux frontières de la Russie. Sur cette base seront institués en Europe d’autres commandements de la composante terrestre pour “améliorer la riposte rapide de nos forces”.

Est prévu aussi un nouveau Centre de Cyber Opérations pour “renforcer nos défenses”, situé près du quartier général de Mons (Belgique), avec à sa tête le Commandant suprême allié en Europe qui est toujours un général USA nommé par le président des Etats-Unis. Est confirmé l’engagement à accroître la dépense militaire : dans les trois dernières années les alliés européens et le Canada l’ont augmentée au total de 46 milliards de dollars, mais ce n’est qu’un début. L’objectif est que tous atteignent au moins les 2% du PIB (les USA en dépensent 4%), afin d’avoir “plus d’argent et donc plus de capacités militaires”. Les pays européens qui ont jusqu’à présent atteint et dépassé ce quota sont : Grèce (2,32%), Estonie, Grande-Bretagne, Roumanie, Pologne. La dépense militaire de l’Union européenne – a-t-on rappelé dans une rencontre avec la représentante de l’Ue Federica Mogherini- doit être complémentaire à celle de l’Otan. La ministre Pinotti a confirmé que “l’Italie, respectant la requête étasunienne, a commencé à augmenter la dépense pour la Défense” et que “nous continuerons dans cette voie qui est une voie de responsabilité”. La voie est donc tracée.

Mais de tout cela on ne dit mot dans la campagne électorale. Tandis que sur l’appartenance de l’Italie à l’Union européenne les principaux partis ont des positions diversifiées, sur l’appartenance de l’Italie à l’Otan ils sont pratiquement unanimes. Ce qui fausse tout le cadre. On ne peut pas discuter d’Union européenne en ignorant que 21 des 27 pays Ue (après le Brexit), avec environ 90% de la population de l’Union, font partie de l’Otan sous commandement USA. On ne peut pas ignorer les conséquences politiques et militaires -et en même temps économiques, sociales et culturelles- du fait que l’Otan est en train de transformer l’Europe en un champ de bataille contre la Russie, présentée comme un ennemi menaçant : le nouvel “empire du mal” qui attaque de l’intérieur “la plus grande démocratie du monde” avec son armée de troll.

Manlio Dinucci

https://ilmanifesto.it/ha-gia-votato-la-nato-prima-di-noi/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

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19 février 2018 1 19 /02 /février /2018 16:40

 

Dans les mots croisés vus sur le Journal d'Elbeuf du 15 février, j'ai lu une définition ahurissante.  Qui mériterait de recevoir les félicitations de D.Trump lui-même ... "Organisation oeuvrant pour la paix" ? ONU ? Mouvement de la paix ? Non : "OTAN".  Même Wikipédia écrit qu'il s'agit d'une organisation politico- militaire.  Il est vrai que l'argument est de "préserver la paix" ... mais avec des forces militaires américaines basées un peu partout en Europe.  Une organisation qui préserve la paix de telle manière me fait froid dans le dos.  Surtout quand on connait l'art consommé des Etats-Unis de faire la guerre par pays interposés.  Je ne voudrais pas que mon pays fasse les frais de cette politique ... de "paix" qui pourrait se révéler très meurtrière.  L'auteur des mots croisés a sans doute pensé à ce proverbe "Si tu veux la paix, prépare la guerre ".  C'est ce que les pays européens ont fait avant 1914.  On a vu le résultat.  Yvette Genestal

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