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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
12 août 2019 1 12 /08 /août /2019 14:57

Pour sortir des scandales d'évasion et de contournement fiscal, les pays dont les rentrées sont siphonnées par les paradis fiscaux doivent faire preuve de volonté politique pour contribuer à la réforme du système international.

Selon la chercheure les négociations ouvertes à l'OCDE sont l'occasion d'exiger un taux d'imposition minimum mondial aux multinationales.

Pauline Leclère, porte-parole de Oxfam a été jointe au téléphone par Godlove Kamwa.

Commentaire : Est-il vraiment sérieux de penser réformer le capitalisme de façon durable ? 

Les actionnaires veulent toujours plus de profits.   Les systèmes institutionnels, juridiques, économiques mondiaux concourent tous à perpétuer la course aux profits.  On peut gagner temporairement un taux d'imposition mondial aux multinationales.  Mais la tendance lourde est que les multinationales, tant que le capitalisme dominera le monde, chercheront à piller les pays et les nations, à démanteler les réformes, même minimes, qui les contraignent.  Elles écarteront, par tous les moyens, tout ce qui pourrait réduire leurs dividendes.  Pour cela leurs partisans, militaires, juristes, économistes, politiques, sont prêts à écraser les peuples, et à s'attaquer aux nations. 

Ce qui se passe en France avec la destruction des "conquis" de la Libération et du CNR illustre cette tendance.

C'est à la racine du mal qu'il faut s'en prendre.  C'est le capitalisme lui-même qu'il faut combattre pour lui substituer une autre logique que le profit.

Ce qui ne veut pas dire qu'il ne faut pas se battre pour faire payer les multinationales.  Il faut le faire.  Toute défaite des multinationales forcent les muscles de ceux qui les combattent.  Toute victoire des peuples, des salariés et des nations permet d'entrevoir une autre voie.  Mais c'est le système capitaliste, finalement, qu'il faut abattre car il ne peut être ni réformé, ni social.  YG.

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10 juillet 2019 3 10 /07 /juillet /2019 13:51

Cet article est reposté depuis Ça n'empêche pas Nicolas.

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21 mai 2019 2 21 /05 /mai /2019 17:16
25 ans de lutte contre Texaco, contre Chevron - A l'Est de l'Equateur, Texaco a laissé 60 millions de litres de pétrole et 70 millions de litres de résidus toxiques - Une BD pour raconter ce combat

Texaco, Et pourtant nous vaincrons, Sophie Tardy-Joubert, Pablo Fajardo et Damien Roudeau, Les Arènes BD — Amnesty International, 136 p. 20 EUR.

BD | Un reportage dessiné

Le récit de Pablo Fajardo, son combat judiciaire de 25 ans a été adapté en BD par Sophie Tardy-Joubert. Journaliste, elle avait longuement rencontré Fajardo lors de voyages en Équateur. Elle en avait fait un long portrait pour la revue XXI. Mais restait une certaine frustration, celle de ne pouvoir raconter davantage l’imbroglio judiciaire. "C’était frustrant de se limiter à la seule personnalité de Pablo, alors qu’il y a tellement de gens derrière et tellement de choses à raconter. Il y a des épisodes qui tiennent autant de l’espionnage que du polar", précise-t-elle.

Faute d’images, impossible de faire un film de cette histoire. "Comme je vis avec un dessinateur et que l’on rêvait de travailler ensemble… c’était l’occasion."

La BD s’est donc imposée comme une évidence pour porter le souffle narratif de cette saga de 25 ans. Derrière l’histoire économique et judiciaire, il y a l’histoire des gens et il fallait leur donner vie, par le dessin. "Fondamentalement, je pense qu’il faut faire connaître cette histoire même si elle est assez indigeste si on s’en tient aux procès et aux milliers de pages du dossier. La BD permet de rendre accessible quelque chose de compliqué. Quand on travaille sur un tel sujet, c’est presque un devoir de le rendre accessible, d’être pédagogue. C’est une manière un peu plus ludique de rentrer dans un sujet."

Effectivement le récit très documenté, même s’il est aussi très orienté, reste particulièrement fluide et se lit comme un roman. Très réaliste, le dessin de Damien Roudeau, chatoyant dans ses couleurs, parvient très bien à éviter les pièges des scènes de prétoires et un récitatif pourtant omniprésent. LOF

Texaco, Et pourtant nous vaincrons, Sophie Tardy-Joubert, Pablo Fajardo et Damien Roudeau, Les Arènes BD — Amnesty International, 136 p. 20 EUR.

Jan Fremon ( avocat des parties civiles dans le procès Eternit en Belgique) : "Il y a clairement un déséquilibre entre le plaignant et les multinationales dans ce cas de figure. Déjà en ce qui concerne l’accès à la justice. Le plus souvent les victimes sont pauvres ou disposent de moins de moyens que l’entreprise incriminée et n’ont que peu ou pas d’accès à la justice dans le pays de la maison-mère"

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15 mai 2019 3 15 /05 /mai /2019 10:36
Belfort, le 29 avril 2014 - Sébastien Bozon / AFP

Belfort, le 29 avril 2014 - Sébastien Bozon / AFP

FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN - Ali Laïdi vient de publier Le droit, nouvelle arme de guerre économique, Comment les États-Unis déstabilisent les entreprises européennes (Actes Sud, 2019), une brillante enquête dans laquelle il démontre comment les États-Unis se servent de l’extra-territorialité de leur droit pour mener une guerre économique, face à laquelle ses adversaires, Union européenne en tête, restent impuissants.


Docteur en science politique, Ali Laïdi est chroniqueur à France 24, où il est responsable du «Journal de l’Intelligence économique», et chercheur à l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS). Il enseigne à Sciences Po Paris. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages, parmi lesquels Les Secrets de la guerre économiques (Seuils, 2004) et Histoire mondiale de la guerre économique (Perrin, 2016). Il publiait en février Le droit, nouvelle arme de guerre économique (Actes sud, 2019).


FIGAROVOX.- Comment résumer en quelques lignes l’usage du droit en tant qu’arme de guerre économique? Comment définir l’extra-territorialité du droit américain?

 

Ali LAIDI.- Les juristes distinguent deux types d’extraterritorialité, notamment à travers la question des sanctions. Il y a d’abord les sanctions primaires, appliquées lorsque l’État américain décide d’interdire à ses sociétés et à tout ce qu’il considère comme étant des «US persons» d’avoir des relations commerciales avec certaines entités, généralement un État. Or dans ce cas précis, selon les juristes, nous ne serions pas dans un cas d’extraterritorialité puisque cette sanction primaire ne s’applique qu’aux US persons. Cependant, la définition de l’US persons aux États-Unis est tellement large qu’une filiale d’entreprise étrangère peut être comprise comme US person et donc tomber sous le coup des sanctions primaires.

Il y a ensuite les sanctions secondaires, qui s’appliquent à tout le monde, toutes les entreprises, qu’elles soient américaines ou étrangères. Dans ce cas-là, certains juristes acceptent de reconnaître qu’il y a une forme d’extraterritorialité.

Mais, pour les géopolitologues, il est évident que l’extraterritorialité se situe à la fois dans les sanctions primaires et secondaires et il est très intéressant d’en étudier les effets, notamment en ce qui concerne les affaires d’embargos ou de lutte contre la corruption, car dans ces domaines-là, le lien avec le territoire américain est beaucoup plus ténu. En effet, dans la plupart des cas recensés depuis un certain nombre d’années, les cas de corruption ont lieu en dehors du territoire américain. Mais un lien peut être établi dès lors que vous allez utiliser le dollar, ou par exemple si vous avez utilisé un compte Gmail dont le serveur se situe en partie aux États-Unis. La définition de la compétence du droit américain sur les faits de corruption à l’étranger est donc extrêmement large, même si elle ne touche pas directement le territoire américain.

Pendant que Frédéric Pierucci croupit sous les verrous, Patrick Kron négocie dans le plus grand secret la vente de la branche énergie (Alstom Power) de son entreprise à l’américain General Electric.

Pouvez-vous revenir sur l’affaire Alstom?

C’est en 2010 que les Américains sonnent l’alerte et que le Département de la Justice des États-Unis ouvre une procédure contre le Français Alstom. Des années que la société pratique la corruption, enchaîne les condamnations, pourtant rien ne change. En 2004 et 2008, les justices mexicaine et italienne condamnent Alstom à plusieurs milliers de dollars et à une exclusion pour quelques années des marchés publics pour corruption de fonctionnaires. En 2011, la justice suisse épingle le Français pour corruption et trafic d’influence en Tunisie, Lettonie et Malaisie et condamne Alstom à une amende de plus de 40 millions d’euros. Prévenants, les Suisses qui savent que la justice américaine s’intéresse également à Alstom, lui envoient l’ensemble des pièces de cette affaire. Lesquelles alourdissent le dossier ouvert par Washington.

 

Autant dire que les Américains ne manquent pas d’éléments pour aller chercher querelle à Alstom et exiger que l’entreprise lance une enquête interne. Ils passent à l’attaque en 2013 et interpellent un cadre d’Alstom, Frédéric Pierucci, vice-président d’Alstom Chaudière. La rumeur dit même que Patrick Kron est menacé d’un emprisonnement s’il met les pieds aux États-Unis. Pendant que Frédéric Pierucci croupit sous les verrous, Patrick Kron négocie dans le plus grand secret la vente de la branche énergie (Alstom Power) de son entreprise à l’américain General Electric. Malgré la résistance d’Arnaud Montebourg, alors ministre de l’économie, au plus haut niveau de l’État, la messe est déjà dite. On a lâché Alstom.

Les Européens sont tétanisés par rapport au pouvoir du droit américain.

[...]

Lire la totalité sur le site du Figaro : http://www.lefigaro.fr/vox/economie/comment-le-droit-est-devenu-l-arme-favorite-des-etats-unis-pour-s-accaparer-nos-entreprises-20190503

 

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22 avril 2019 1 22 /04 /avril /2019 14:54

Vu sur Wikipédia

Young Leaders français

Côté français, on trouve parmi ceux-ci (date d'admission entre parenthèses)6 :

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11 avril 2019 4 11 /04 /avril /2019 23:34

11 Avr 2019

Après sept années passées cloîtré dans une ambassade, Julian Assange a été arrêté à Londres le 11 avril par la police britannique sur « invitation » du gouvernement équatorien. Il aura donc fallu sept ans pour mettre la main sur celui qui a eu le malheur de révéler au grand public des crimes de guerre. Les auteurs de ces crimes de guerre coulent encore des jours heureux à l’heure actuelle. Le fondateur de Wikileaks, lui, risque gros, comme nous l’explique Viktor Dedaj.

 

Pourquoi Julian Assange est-il arrêté maintenant ?

Scotland Yard déclare qu’Assange a été arrêté « à la demande des Etats-Unis, qui veulent son extradition ». C’est la confirmation, tardive, que tout le reste n’était que du flan. A tous ceux qui prétendaient le contraire, je leur réponds: « Nous avions raison. Vous aviez tort. Maintenant, défendez Assange ou fermez-la. » Apparemment, la demande d’extradition mentionne le fait qu’Assange aurait « aidé » Bradley – Chelsea – Manning à voler des documents en 2010. Les fameux journaux de guerre en Irak et Afghanistan. Pourquoi maintenant ? Je pense que plusieurs facteurs ont pu jouer. La montée, lente mais sensible, de la solidarité envers Assange. La position délicate dans laquelle se trouve le président de l’Equateur, empêtré dans un scandale financier. Les élections britanniques qui approchent et qui pourraient voir la victoire de Corbyn. Peut-être aussi la visite imminente à l’ambassade de deux Rapporteurs Spéciaux de l’ONU, sur la torture et la violation de la vie privée.

 

Que risque-t-il le fondateur de Wikileaks?

D’être condamné. Wikileaks a été qualifiée d’entité ennemie. On pourrait donc coller à Assange un acte d’espionnage et il pourrait risquer, en théorie, la peine de mort. Plus vraisemblablement, il devrait subir des séances de torture. Les États-Unis pensent en effet qu’Assange détient des secrets. Et certainement une longue peine de prison dans des conditions « dignes » d’un ennemi de l’Empire.

 

Pourquoi cette arrestation devrait tous nous inquiéter ?

A cause de son aspect « extraterritorial ». Assange est Australien, il n’a jamais vécu aux Etats-Unis, ni travaillé là-bas. Son activité se déroulait hors de toute juridiction US. Le précédent est effrayant.

[...]

La suite ici : https://www.investigaction.net/fr/3-questions-a-viktor-dedaj-sur-larrestation-de-julian-assange/

 

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3 avril 2019 3 03 /04 /avril /2019 15:12

Ajouter à la liste qui suit : Etre responsable de la crise des gilets jaunes pour déstabiliser E Macron ... ( Selon le Times  et Bloomberg ... ) : https://www.lejdd.fr/Societe/Justice/gilets-jaunes-la-russie-est-elle-derriere-de-faux-comptes-qui-attisent-la-contestation-sur-les-reseaux-sociaux-3816932

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22 mars 2019 5 22 /03 /mars /2019 17:11

Par Chris Hedges

3 février 2019

M. Fish / Truthdig

La présidence incompétente et corrompue de Donald Trump a involontairement porté un coup fatal à l’empire américain : l’abandon du dollar comme principale monnaie de réserve mondiale. Partout dans le monde, en particulier en Europe, les pays ont perdu confiance dans la capacité des États-Unis à agir de manière rationnelle, et encore moins à diriger, dans les domaines des finances internationales, du commerce, de la diplomatie et de la guerre. Ces pays démantèlent discrètement l’alliance vieille de sept décennies avec les États-Unis et mettent en place des systèmes alternatifs de commerce bilatéral. Cette reconfiguration du système financier mondial sera fatale à l’empire américain, comme le soulignent depuis longtemps l’historien Alfred McCoy et l’économiste Michael Hudson. Elle déclenchera une spirale économique fatale, incluant une forte inflation, qui nécessitera une contraction militaire massive à l’étranger et plongera les États-Unis dans une dépression prolongée. Trump, plutôt que de rendre l’Amérique grande à nouveau, s’est avéré, sans le vouloir, être le fossoyeur le plus offensif de l’empire.

[...]

La suite ci-dessous :

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11 mars 2019 1 11 /03 /mars /2019 00:16

Au mépris des immenses marches populaires de protestations contre le 5e mandat de Bouteflika, marches qui ont rassemblé vendredi 1er mars des centaines de milliers de citoyens dans la capitale et dans des dizaines d’autres villes, le pouvoir vient d’annoncer que le chef de l’Etat impotent et muet a décidé de se représenter à l’élection présidentielle du 18 avril.

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Maniestations populaires d’Algérie - mars 2019

Ceux qui parlent en son nom et avec son assentiment demandent de le réélire pour lui permettre d’organiser une transition pacifique dans l’année qui suivra. Une conférence nationale confectionnera une nouvelle Constitution qui sera soumise à référendum.

En réalité c’est une ruse grossière pour gagner du temps afin de conclure un nouvel arrangement avec les différentes fractions de la bourgeoisie. Se réconcilier avec celles qui se brouillées avec lui dans le partage du gâteau et mettre en place un nouveau système qui lancera dans l’union des privilégiés anciens et nouveaux en alliance avec l’impérialisme et ses multinationales, l’offensive sociale contre les travailleurs, la paysannerie pauvre, la jeunesse populaire, tel est l’objectif de ce plan de diversion et de division.

RN
05.03.19

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1 mars 2019 5 01 /03 /mars /2019 23:21
vendredi 1er mars 2019
par  Alger republicain

 

Depuis le 22 février des marches et manifestations populaires, ont lieu dans de nombreuses régions du pays pour exprimer le rejet de la candidature de Bouteflika à un 5e mandat. Elles se déroulent dans une ambiance pacifique rare vu l’ampleur de la mobilisation des marcheurs en grande majorité des jeunes.

Selon les premières informations elles ont touché une quarantaine de wilayates. Aucun débordement majeur n’est signalé en dehors de l’interpellation d’une quarantaine de manifestants par la police. Les portraits du président accrochés sur les murs des villes où ont eu lieu ces marches ont été tous enlevés déchirés, puis piétinés sous les yeux des agents de polices qui n’ont pas réagi. Les mots d’ordre scandés ne ciblent pas uniquement la candidature du président Bouteflika au 5e mandat. Les manifestants revendiquent aussi le changement du régime et le départ des hommes du pouvoir. En voici quelques uns « pas de 5 ème mandat » « la Bouteflika la Said », « pouvoir assassin », « Ouyahia Bouteflika houkouma irhabia », « y’en a mare du régime », « rohou ksartou lebled » sont les plus scandés. De temps en temps des individus commencent à raconter à haute voix, en hurlant, leur mal vie et toutes les misères qu’ils subissent. Certains se mettent à enlacer les policiers en leur disant « nous sommes tous des Algériens ». Une grande fierté se lisait sur les visages de tous les marcheurs en signe d’une grande réussite de leur action.

Plusieurs observateurs ont remarqué la qualité de l’organisation et le comportement exemplaire des forces de police qui font penser qu’il s’agit d’une action qui a bénéficié d’une grande préparation par des mains habiles et bien placées.
Tout laisse croire aussi qu’il s’agit d’une opération de neutralisation des forces politiques qui soutiennent le 5e mandat avant le déclenchement de la campagne électorale, afin, de dégager le terrain au candidat de l’alternative soutenue par Rebrab et l’UE. Cette alternative qui n’est le fruit d’aucune force politique organisée ayant une légitimité légale et surtout portée par une base sociale capable de la défendre. Elle est le fruit d’une stratégie, élaborée par des officines internes et externes, répondant aux objectifs géostratégiques. Elle porte en elle un handicap majeur. Ses concepteurs ont pris le soin de programmer son élimination au moment opportun en s’appuyant sur les points faibles de l’adversaire pour neutraliser ses points forts.

Les jours prochains mettront à nu le plan de ceux qui cherchent à exploiter le mécontentement et la colère des jeunes contre un régime honni par les masses populaires. Ceux-là veulent simplement remplacer des groupes au pouvoir discrédités par d’autres portant des habits neufs sur un corps pourri mais grand sourire carnassier aux dents. Mettre Chab Moussa à la place de Hadj Moussa afin de sauver les positions des classes dominantes enrichies par l’exploitation et la rapine, tel est le but des groupes d’oligarques hostiles au pouvoir actuel et aux autres oligarques qui prospèrent grâce à lui. Car elles sont terrifiées à l’idée d’être balayées par un soulèvement populaire à cause de l’ entêtement de l’équipe dirigeante de maintenir des hommes vomis par les citoyens. Il n’est pas dit que les tireurs de ficelles réussiront leur plan. Ils ont mis le doigt dans un processus qui les dépassera tant est immense la colère des masses populaires contre les exploiteurs, les trafiquants, les potentats qui briment et méprisent les jeunes et les travailleurs. La colère des masses populaires n’est pas dirigée seulement contre le pouvoir de Bouteflika, Ouyahia, et de ceux qui sont derrière le rideau, mais contre toute cette classe arrogante, que ses représentants soient au pouvoir ou dans l’opposition de surface.

Les marches de ce vendredi 1 er mars donneront un aperçu sur les orientations que les luttes vont prendre au grand jour.

RN

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