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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
19 septembre 2015 6 19 /09 /septembre /2015 10:04

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16 septembre 2015 3 16 /09 /septembre /2015 14:29

ÉLECTIONS EN GRÈCE : LA COMMISSION EUROPÉENNE VOTE TSIPRAS !
 
Par le Parti de l'émancipation du peuple (ex-M'PEP).
 
Le 15 septembre 2015.
 
Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, a démissionné le 20 août dernier et prononcé la dissolution du parlement. Il ne disposait plus de majorité puisque sa politique a conduit à diviser son parti, Syriza. En faisant le contraire des engagements qu'il avait pris, le Premier ministre grec a ainsi provoqué le départ du tiers des membres de son parti (sur 35.000 adhérents) et du tiers de ses parlementaires. Ses soutiens au parlement se sont alors réduits à 119 députés sur 300. Les lois étaient désormais votées grâce aux députés de droite (Nouvelle Démocratie) et socialistes (Pasok), ceux précisément contre lesquels Syriza avait lutté. Ces partis avaient accepté et mis en œuvre les deux premiers mémorandums ayant saigné la Grèce à blanc, pour être ensuite rejetés par la population notamment lors du référendum du 5 juillet 2015 (61% de NON).
 
Tout a changé aujourd'hui, la Commission européenne se dit " sereine " et appelle, de manière à peine voilée, à voter Tsipras. Comme Pierre Laurent, le secrétaire national du PCF !
 
(...)
 

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28 août 2015 5 28 /08 /août /2015 14:22

À propos des élections anticipées

Déclaration du KKE

Le gouvernement SYRIZA-ANEL a récemment démissionné, entraînant de nouvelles élections législatives anticipées (le plus probablement le 20/09)

Comme cela est bien connu, SYRIZA a remporté les élections en janvier 2015, en trompant les travailleurs, en promettant l'abolition des lois anti-populaires qui avaient été adoptées précédemment par les gouvernements PASOK et ND après les accords (memoranda) avec les organisations impérialistes (UE, FMI, BCE).

Le KKE avait averti en temps utile que SYRIZA, un parti opportuniste « de gauche » qui a muté en parti social-démocrate, avait été choisi par la bourgeoisie pour gérer la crise et ne pouvait pas appliquer une ligne politique en faveur du peuple.

Notre parti avait exprimé sa position selon laquelle il ne peut y avoir aucune voie en faveur de la classe ouvrière et des autres couches populaires dans la route de développement capitaliste, l'UE et l'OTAN.

Comme cela a été démontré en quelques mois de gestion du capitalisme, la « gauche » SYRIZA, qui gouvernait avec le parti nationaliste « de droite » ANEL, non seulement n'a pas aboli les deux memoranda précédents et la plupart des 400 lois anti-populaires d'application des gouvernements précédents, mais les a mis en œuvre et a fait voter par le Parlement un troisième accord (memorandum) encore plus douloureux avec les puissances impérialistes. Cet accord a reçu le soutien des partis bourgeois qui l'ont voté au Parlement : la ND « de droite », le PASOK « social-démocrate », le parti « du centre » POTAMI. Cette accord massacre tous les droits qui restaient, impose de nouvelles réductions des salaires et des retraites, abolit des droits à la sécurité sociale, impose encore plus de taxes aux couches populaires, favorise la politique de privatisations, etc.

En outre, le gouvernement « de gauche patriotique » a inscrit régulièrement son action durant ces mois dans le cadre de la participation de notre pays aux unions impérialistes de l'OTAN et de l'UE, de l’ « alliance stratégique » avec les États-Unis. Il a participé à toutes les missions et manœuvres de l'OTAN, il a organisé des manœuvres même avec Israël, il a promis une nouvelle base pour les États-Unis et l'OTAN (sur l'île de Karpathos), il a voté au sein de l'UE pour l'extension et le renforcement de la guerre commerciale avec la Russie, etc.

Donc il a été démontré en pratique que le gouvernement SYRIZA-ANEL est un gouvernement anti-populaire de plus, qui avec des slogans « de gauche » a servi aussi fidèlement la bourgeoisie, l'UE et l'OTAN que les gouvernements précédents l'avaient fait. Aujourd'hui les partis de gouvernement SYRIZA-ANEL, en utilisant les mêmes arguments que ceux que ND et PASOK avaient utilisé dans le passé, défendent le nouvel accord anti-populaire comme le seul moyen de maintenir le pays dans la zone euro et l'UE, ce qu'ils présentent comme le salut du peuple. SYRIZA, tout comme les autres partis bourgeois, sème l'illusion dans la classe ouvrière et le peuple que l'UE et le capitalisme peuvent être humanisés alors que les travailleurs continuent à endurer les mesures anti-populaires.

Dans le même temps, le système politique bourgeois, afin de limiter et de contrôler tout changement radical dans la conscience du peuple qui pourrait être provoqué par la mise en lumière du rôle de SYRIZA, continue à fabriquer de nouveaux partis. Un tel parti, intitulé « Laiki Enotita » (Unité Populaire) a été créé par des députés et d'anciens ministres de SYRIZA. Ces forces, qui étaient actives en tant que « Plateforme de gauche» à l'intérieur de SYRIZA, portent une lourde responsabilité dans la déception du peuple. Ils ont participé, même en tant que ministres, à la mise en œuvre des lois anti-populaires précédentes. Ils ont participé activement à la tentative durant la période précédente de faire croire au peuple qu'il y avait une solution alternative en sa faveur à l'intérieur des murs de l'UE, et ont accepté l'accord anti-populaire signé par le gouvernement SYRIZA-ANEL avec la Troïka le 20 février, avec la proposition de 47 pages soumise par SYRIZA à l'UE etc. Maintenant que les illusions entretenues par SYRIZA ont été cabossées, ces forces font la promotion du retour à la monnaie nationale comme une solution pour le peuple, combinée avec d'autres mesures pour la gestion du système. Ils agissent comme une « protection » contre la radicalisation du peuple, en cherchant à piéger le peuple à l'intérieur du mode de développement capitaliste.

Sur l'ensemble de cette période, le KKE a constamment mis en lumière le rôle de SYRIZA et des autres partis bourgeois, lutté pour l'abolition des memoranda et de toutes les mesures anti-populaires, pour empêcher de nouvelles mesures, pour développer la lutte des travailleurs et du peuple en vue de récupérer ce qu'ils ont perdu et pour la satisfaction de leurs besoins sans perdre de vue la seule solution de rechange qui soit dans l'intérêt de la classe ouvrière et des autres couches populaires :

Le regroupement du mouvement syndical et la construction d'une alliance social-populaire entre la classe ouvrière, les agriculteurs pauvres, les travailleurs indépendants citadins, les jeunes et les femmes des familles des couches populaires en vue de renforcer la lutte antimonopoliste-anticapitaliste pour un vrai renversement, la socialisation des monopoles, le désengagement de l'UE et de l'OTAN et l'annulation unilatérale de la dette, grâce au pouvoir ouvrier-populaire.

Nous menons la lutte selon cette ligne dans le but de renforcer le KKE dans le mouvement ouvrier-populaire et au Parlement en poursuivant résolument la lutte pour les intérêts de la classe ouvrière et sa libération du joug de l'exploitation capitaliste.

24/8/2015

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28 août 2015 5 28 /08 /août /2015 14:03

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28 août 2015 5 28 /08 /août /2015 13:44

Publié par Michel El Diablo

« Nous n’avons aucune place au sein d’un parti qui s’est soumis aux injonctions de l’establishment local,  mais aussi aux maîtres étrangers » :  DÉMISSION de membres de la SECTION SYRIZA de PARIS

DÉCLARATION DE SORTIE DE MEMBRES DE LA SECTION LOCALE DE SYRIZA À PARIS:

 

Les évolutions politiques accélérées des dernières semaines nous contraignent à rendre nos démissions de membres de SYRIZA, puisqie le parti subit une mutation irréversible et  sans précédent, se transformant en parti de soutien aix mémorandums; ceci de l’exclusive responsabilité du groupe qui le dirige.

Les faits qui nous ont conduit(e)s à une telle décision sont de deux ordres essentiellement:

  1. Le détournement des textes programmatiques fondamentaux du parti (décision politique du 1er Comgrès fondateur, programme de Thessalonique) mais aussi des déclarations de programme du gouvernement qui en confirmait les orientations. SYRIZA fut le parti qui, dès le départ, a lutté contre les choix politiques imposées comme des sens uniques: les mémorandums, le néolibéralisme, le déni de démocratie. Les décisions des dernièrrs semaines annulent les orientations essentielles de SYRIZA et conduisent le parti inéluctablement à la soumission à l’establishment autochtone et international dont SYRIZA deviendra dès à présent l’incontournable serviteur.
  2. Le parti ne fonctionne plus, depuis un certain temps, pour ce qui est substantiel. Des décisions concernant la marche du pays et le peuple, portant sur les décennies à venir, ont été prises, non seulement sans la contributions des instances officielles du parti (Secrétariat Politique, Comité Central, éventuellement Congrès) , mais dans leur complète ignorance.
    Même la décision récente au sujet d’élections anticipées (qui prévisiblement allait conduire à la scission du parti) a été prise en cercle fermé sans information préalable des instances du parti.

Nous considérons que nous n’avons aucune place au sein d’un parti qui s’est soumis aux injonctions de l’establishment local,  mais aussi aux maîtres étrangers, d’autant plus que ses instances ne participent nullement à la plannification et à l’exercice de la politique, mais n’ont qu’un rôle ornemental, au sein d’un parti qui dévie vers le bonapartisme et la gestion des mémorandums.

Cependant, en dépit d’une très grande déception, nous considérons que la démobilisation est une option inadaptée.


Citoyen(ne)s grec(que)s de la diaspora, nous considérons que le troisième mémorandum sera dévastateur; il s’impose donc d’apporter toutes nos forces au combat pour l’annuler, d’annuler aussi les mémorandums précédents.

La lutte contre les mémorandums socio-destructeurs, contre la dépendance de l’impérialisme, est une nécessité.


Nous mènerons ce combat au niveau du mouvement social et du politique, à travers un nouveau grand pôle de lutte contre les mémorandums, pour accéder à l’unité du peuple, nécessaire à la lutte pour le démontage des politiques hostiles au peuple.

Nous sommes dans l’attente de soutien des mouvements syndicaux et populaires européens. Soutien à notre combat pour la reconstruction productive progressiste, pour l’émancipation des inatances réactionnaires européennes.


Par conséquent nous diffuserons notre décision à toutes lea forces qui, des années durant, se sont positionnées à nos côtés, en France, dans les luttes communes contre l’austérité, contre le néolibéralisme, contre le déni de la souveraineté nationale.

Apostolidou Eleni – membre de SYRIZA Paris

Goulas Vangelis – coordinateur de SYRIZA Paris

Grigoriadou Lena – membre de SYRIZA Paris

Kosadinos Emmanuel – membre de SYRIZA Paris

Kiriakidis Pâris – membre du secretariat de SYRIZA Paris

Nestoridis Nestor – vice-coordinateur de SYRIZA Paris

Papageorgiou Chryssa – membre du secretariat de SYRIZA Paris

Papadomihelaki Alice – membre de SYRIZA Paris

Le 23 août 2015

SOURCE:

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22 août 2015 6 22 /08 /août /2015 14:49

Mis en ligne par Michel El Diablo

Selon Jean-Luc Mélenchon, « la Grèce va bientôt s'effondrer ». Il craint que l'Allemagne déclenche "une crise majeure en Europe".

Selon Jean-Luc Mélenchon, l'accord trouvé entre Athènes et ses créanciers n'y changera rien, "la Grèce va bientôt s'effondrer". Pire, il craint que l'Allemagne déclenche "une crise sociale, politique et culturelle majeure en Europe".

Jean-Luc Mélenchon est de retour de vacances. Et dans la lignée de son pamphlet contre "le poison allemand" publié début mai, le responsable du Front de gauche (FG) n'a pas changé de cible : selon lui, la politique d'austérité imposée par Angela Merkel et son ministre des Finances, Wolfgang Schäuble, mène l'Europe vers une "crise sociale, politique et culturelle majeure". C'est en tout cas ce qu'il affirme dans un billet publié dimanche 16 août sur son blog.

Pour le député européen, l'accord trouvé entre la Grèce et ses créanciers (UE, BCE, FMI) sur un 3e plan d'aide ne résout rien : "Alexis Tsipras (le Premier ministre grec, Ndlr) a cru bien faire en acceptant les humiliations dictées sous le fouet du 'gouvernement allemand de droite CDU-CSU et du PS'" mais "la Grèce va bientôt s'effondrer". Quand? "Dès que les bienfaits du prochain cocktail de tortures adopté au parlement grec lui auront été appliqués et que la récession prévue en toutes lettres dans celui-ci sera venue aggraver le mal incurable dont elle est déjà atteinte", selon lui.

Pour l'ancien candidat à l'élection présidentielle, "l'Europe allemande est impossible. Même Romano Prodi le déclare dans une tribune parue dans 'Le Monde'". Dans cette tribune, l'ancien président de la Commission européenne (1999-2004) affirme que les conditions fixées à la Grèce pour son sauvetage "ont été imposées de la pire manière qui soit". Selon l'ancien patron de l'UE, "on a transformé un petit problème en un énorme problème. Si on avait fait preuve de bonne volonté dans un contexte de solidarité qui prévalait autrefois, tout aurait été plus facile". Et l'ancien président du Conseil italien d'ajouter : "La confiance qui doit être à la base des relations entre les pays européens a été anéantie. Nous avons évité le pire, mais nous avons créé le mal".

"Une époque est finie en Europe", poursuit sur son blog Jean-Luc Mélenchon. "Il faut maintenant prendre la mesure de ce qui s'avance. La politique d'austérité est en réalité une politique de dévaluation salariale pour augmenter la compétitivité des produits sur le marché international". Selon lui, la solution est ailleurs : elle se trouve dans "une dévaluation progressive mais ferme de l'euro et une inflation qui permette d'absorber les dettes souveraines et surtout privées. Mais cela percute les intérêts fondamentaux des rentiers allemands qui font la loi en Europe!", affirme-t-il.

Dans ce billet de blog, Jean-Mélenchon s'inquiète également des "turbulences" liées à la dévaluation de la monnaie chinoise : "Les chinois dévaluent leur monnaie sous cotée pour rendre leur salaires compétitifs ! Bref les Chinois jouent aux Allemands... Les Allemands vont déguster", explique-t-il. "Car leurs 'chères grosses bagnoles' vont couter là-bas bien plus cher et les machines-outils seront bien moins remplacées si la production baisse. Résultat les Chinois font aux Allemands ce que l’Allemagne fait à l’Europe tout entière. La pagaille générale est garantie. Un terrible coup de froid sur le moteur absurde de la croissance mondiale sans fin se dessine à horizon rapproché. L’Europe va trinquer. La Grèce va couler", conclut-il.

 

Le blog de Jean-Luc Mélenchon:

Coup d'oeil de retour

http://www.jean-luc-melenchon.fr/2015/08/16/coup-doeil-de-retour/

 

Dans un post du 22 Août JL Mélenchon, sur son blog, reprend son interview au journal Sud-Ouest.  Voici ce qu'il répond à une question sur la Grèce.

"Sud Ouest. Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, a annoncé hier soir sa démission et des élections anticipées (1). Faut-il s'en inquiéter ?

Jean-Luc Mélenchon. On vote, c'est bien. La voix du peuple est toujours la solution aux problèmes d'un pays. Mais encore faut-il respecter ses décisions. Les Grecs ont voté non au plan européen, et Tsipras l'a pourtant signé. J'espère que la gauche de Syriza aura un beau succès. Cela confirmerait le non du référendum. Tout cela montre que la situation est très volatile en Europe. Tout peut arriver."

Le blog de JL Mélenchon, http://www.jean-luc-melenchon.fr

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21 août 2015 5 21 /08 /août /2015 14:48
Vite fait, mais URGENT : avant développement à venir après l'annonce de ce matin,

Tôt dans la matinée, 25 députés de SYRIZA ont quitté le groupe parlementaire de leur parti pour créer un nouveau groupe. La plupart de ces députés sont affiliés à la plateforme de gauche, mais d'autres également se sont joints comme Vangelis Diamantopoulos ou Rachel Makri, un proche collaborateur de Zoe Kostantopoulou.

Avec 25 députés, Unité populaire devient la troisième formation du Parlement, derrière Syriza, en l’état actuel des choses, et le parti de droite Nouvelle démocratie, mais devant le parti centriste To Potami et le parti d’extrême droite Aube dorée qui comptent 17 élus chacun.

Intéressant à deux titres : un de fond, le nouveau groupe se positionne sur la logique du rejet du mémorandum salué par la direction du parti de Tsipras au lendemain du référendum et ses 61% de non.

Un second de forme : constitutionnellement le président de la république grecque va être contraint de solliciter le nouveau groupe parlementaire (comme 3ème en nombre du parlement grec , avant les centristes de To Potami et les nazis d'Aube dorée) pour former un gouvernement avant de pouvoir dissoudre le parlement comme Tsipras le demande pour être plébiscité.

Tsipras va être alors au pied du mur : Cavalier seuil, Pasok ou Unité populaire ? Si Unité populaire accepte de former un gouvernemant, que fera Tsipras ? 

Voici tel que publié par Staphis Kouvalekis les termes du communiqué publié par le nouveau groupe qui s'est intitulé "Unité Populaire".

 

Tôt dans la matinée, 25 députés de SYRIZA ont quitté le groupe parlementaire de leur parti pour créer un nouveau groupe sous le nom d’Unité Populaire. La plupart de ces députés sont affiliés à la plateforme de gauche, mais d'autres également se sont joints comme Vangelis Diamantopoulos ou Rachel Makri, un proche collaborateur de Zoe Kostantopoulou.

C'est une évolution majeure dans la politique grecque, mais aussi pour la gauche radicale, en Grèce et à un niveau international.

Trois éléments doivent être soulignés.

Le premier est que "Unité Populaire" est le nom du nouveau front politique qui regroupera les treize organisations de la gauche radicale qui ont signé le texte du 13 août appelant à la constitution du Front du Non. Ce Front est, par conséquent, le premier résultat concret d'une recomposition au sein de la gauche radicale grecque. Une recomposition qui tire les leçons de ces cinq dernières années et bien sûr, de l'expérience de Syriza au pouvoir et de la catastrophe qui en résulte. Mais le but du Front est plus large que ça, c'est de donner une expression à ces forces sociales qui ne reconnaissent pas nécessairement comme faisant partie de la gauche mais veulent se battre contre l'austérité, les mémorandums et le retour de la Troïka via le nouveau mémorandum.

Le deuxième est que l'objectif du front est de constituer l'expression politique du Non, comme il a été exprimé dans les élections de janvier et lors du référendum du 5 juillet. Les principales lignes programmatiques sont la rupture avec l'austérité et les mémorandums, le rejet de tous les privatisations et la nationalisation sous contrôle social des secteurs stratégiques de l'économie, en commençant par le système bancaire, l'annulation de la majeure partie de la dette grecque (en commençant par l'arrêt immédiat du remboursement) et, plus largement, un ensemble de mesures radicales qui feront pencher l’équilibre des forces en faveur du travail et des classes populaires et qui ouvrira le chemin de la reconstruction progressiste du pays, de son économie et de ses institutions.

Ces objectifs ne peuvent être réalisés sans sortir de la zone euro, comme la récente catastrophe l’a abondamment démontré, et sans rompre avec l'ensemble des politiques institutionnalisées par l'UE. Le Front luttera également pour un combat internationaliste unitaire autour d'objectifs communs à l'échelle européenne et internationale et appuiera la sortie de l'OTAN, la rupture des accords existants entre la Grèce et Israël et l’opposition radicale aux guerres et interventions impérialistes. Ce programme de transition se place dans la perspective d'un socialisme du 21ème siècle.

Le troisième est que ce nouveau groupe parlementaire est maintenant le troisième en taille au parlement grec, devant Aube Dorée, le parti néonazi. Cela signifie que, dans les prochains jours, son dirigeant, Panagiotis Lafazanis, aura un mandat de constituer un gouvernement qui durera pendant trois jours, comme le stipule la constitution grecque. Après la démission du gouvernement Tsipras ce mandat est maintenant entre les mains de la deuxième partie du Parlement, la Nouvelle Démocratie, le principal parti d'opposition de droite. Ce laps de temps sera utilisé par l’Unité Populaire pour déclencher un vaste débat et la mobilisation de toutes les forces sociales qui veulent combattre l'austérité et les mémorandums, les précédents ainsi que le nouveau.

Le programme du parti et l’ensemble de ses soutiens parmi lesquelles des personnalités de la gauche grecque, ce qui devrait être assez impressionnant, seront rendus publics en début de la semaine prochaine.

Athènes, le 21 août 2015

Pierre Laurent va-t-il s'aligner derrière son poulain du GUE, partir en vacance à Terre Neuve ou prendre acte de cette nouvelle donne ?

Rédigé par Canaille Lerouge

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9 août 2015 7 09 /08 /août /2015 14:16
6 août 2015
Grèce – 5 août : Protestation massive devant le ministère du travail à l’appel du PAME

6 août 2015, traduction MlN pour Solidarité internationale PCF

Le mouvement syndical communiste PAME (Front militant de tous les travailleurs) a tenu un rassemblement de protestation massif devant le ministère du travail ce mercredi 5 août en réponse au gouvernement grec, à l’Union européenne et au grand capital qui détruisent la vie des travailleurs.

Les déclarations faites à la délégation du PAME par le ministre du travail constituent une provocation à l’égard de tous les travailleurs. Le ministre du gouvernement SYRIZA a déclaré ouvertement que « tout est en discussion ». Tous les droits des travailleurs, les retraites, les droits syndicaux : tout est remis en question.

Il a affirmé clairement qu’il soutient l’élévation de l’âge de départ à la retraite !

Il a affirmé clairement qu’il réviserait les droits syndicaux !

Il a affirmé clairement son intention de revenir sur le droit de grève.

Il a montré qu’il y allait avoir une surenchère dans l’attaque contre ce qui reste des droits des travailleurs, alors que, dans le même temps, il demande l’appui des organisations syndicales pour faire passer le nouveau mémorandum !

Ça, c’est un gouvernement de « gauche » ! Ce gouvernement qui impose les mesures les plus brutales contre les travailleurs et qui veut leur faire dresser leur propre potence !

Ne pas attendre ! Pas un pas en arrière ! Alerte !

Le PAME a dénoncé l’attaque impitoyable des grandes firmes qui ont transformé les lieux de travail en ateliers de misère, à coup de licenciements, de coupes dans les salaires, de travailleurs non payés. Le PAME a déclaré que les syndicats de classe ne rentreront pas dans les tentatives de promouvoir la collaboration de classe, avec le « dialogue social » etc.

Le PAME appelle les organisations syndicales à mobiliser, à prendre des initiatives pour informer et organiser la classe ouvrière, à préparer les travailleurs à la riposte militante, combative, décisive au nouveau mémorandum-boucherie qui arrive.

Source: PAME

 
 
 
 
 
 

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9 août 2015 7 09 /08 /août /2015 13:58

Sur le blog de Jean Ortiz,  http://www.humanite.fr/blogs

 
Jean Ortiz
Vendredi, 7 Août, 2015 - 19:50

"L’UE est devenue, selon Maastricht et consorts , une machine de guerre contre précisément l’indépendance et la souveraineté des pays et des hommes."

Longtemps j’ai cru que pour changer les choses il vaut mieux être dedans que dehors, ne pas laisser la chaise vide... Longtemps j’ai cru que l’on pourrait peut être un jour changer de l’intérieur cette Europe du pognon, cette création à mes yeux artificielle, qui entend mettre au pas pour l’éternité et sous la botte allemande et de la finance, les peuples, sommés de comprendre que hors du néolibéralisme : point de salut. Et qu’ils se le mettent bien dans la tête : il n’y a pas d’alternative ! Soumission et  résignation. Et  qu’ils passent sous les fourches caudines « d’experts », de « technocrates » non élus, de traités et pactes liberticides, sinon toute tête dissidente, comme celle de Tsipras, sera tranchée et brandie comme un trophée, écrit Ignacio Ramonet dans le « Diplo » édition espagnole. Avertissement à tous ceux qui voudraient un changement : la BCE, le FMI, l’UE, l’OMC ... remplacent désormais les « marines », les « G’Is », l’armée allemande.
L’occupation de la Grèce par la chancelière allemande (cela fait froid dans le dos), par le FMI, l’UE et la BCE, le traumatisme ressenti par tous les militants de gauche, m’ont interpellé(comme l’on dit). La défaite ô combien douloureuse, l’humiliation publique, le quasi lynchage d’un dirigeant porté par son peuple, la violence, la brutalité de la fondée de pouvoir des banques et des « trusts » allemands, m’ont beaucoup secoué.
Dans cette Europe allemande et de la BCE, nous nous trouvons pieds et poings liés, la démocratie n’y est qu’un alibi, une feuille de vigne et les droits des peuples : du vent. Tous le vernis « européiste » a craqué. Tous les masques sont tombés ce 13 juillet, jour noir, très noir pour tous, pas seulement pour les Grecs, et est apparu le visage terrifiant (il ne lui manque que les petites moustaches) du marché, de ses grands banquiers et prêtres inquisiteurs, dame Merkel flanquée de son enfant de chœur français, chargé de veiller à ce que le torturé ne meure pas sous les supplices. A nu désormais ce néolibéralisme assoiffé de fric, de pouvoir pour mettre les peuples à genoux, et  ce libre-échange impérialiste, ces Pactes et Traités supranationaux, qui corsètent, emprisonnent, les membres de l’Union Européenne,  ne laissent que peu de marge aux gouvernements, la plupart bénis oui oui.
Nous venons de souffrir un échec sur une stratégie qui atteint ses limites, qui s’avère inefficace et en porte-à-faux avec les besoins  de progrès social, de démocratie participative, de souveraineté. Sauf à être masochiste, il faut adapter la position traditionnelle des communistes. Ce bunker européen est irréformable. La preuve sans appel par la Grèce et sa mise sous tutelle, sous protectorat. L’UE est devenue, selon Maastricht et consorts , une machine de guerre contre précisément l’indépendance et la souveraineté des pays et des hommes.
Jamais plus aucun dirigeant démocratiquement élu ne doit subir le traitement dictatorial, dégradant, imposé à Tsipras. Cela est impossible sans changer de cadre. Jamais plus aucun chef d’Etat ne doit voir sa dignité bafouée par un quarteron de « collabos », d’exécutants zélés du capital.
Sortons de ce « machin », de cette prison. De nombreux économistes ont démontré que la sortie de l’euro à elle seule ne suffirait pas, mais qu’elle ne constituerait pas une catastrophe majeure comme on nous en rebat les oreilles. Il y a- t-il pire que le pire ? J’ai mal à la Grèce. Je n’accable pas Tsipras (ne nous trompons pas de cible !) mais ceux qui lui ont mis un pistolet sur la tempe mériteraient d’être jugés pour crime contre l’humanité. Je ne signerai aucun texte, aucun appel. Je ne veux être manipulé que par ma conscience.
 
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5 août 2015 3 05 /08 /août /2015 22:00
 

Par Ballast – 27 juillet 2015

Résumons à très grands traits. Le 25 janvier 2015, Syriza remporte les élections législatives grecques sur un programme de rupture ; le 5 juillet, c’est un tonitruant « OXI », à 61 %, qui envoie les petits barons de l’ordre européen dans les cordes ; le lendemain, Yánis Varoufákis, ministre des Finances grec, est poussé vers la sortie ; le lundi 13 juillet, le tout-venant apprend que les dix-huit heures de bataille psychologique, à la fameuse « table des négociations », ont eu raison des espoirs mis dans le gouvernement grec : capitulation en rase campagne, entend-on. La couleuvre de l’austérité avalée contre un hypothétique rééchelonnement de la dette. « J’assume la responsabilité d’un texte auquel je ne crois pas », affirme Tsipras à la télévision publique grecque. Mercredi, le comité central de Syriza rejette l’accord et dénonce « un coup d’État contre toute notion de démocratie et de souveraineté populaire ». Les ministères démissionnaires partent en claquant la porte, le texte passe avec les voix de la droite et de la social-démocratie grecques, les grèves générales repartent et la place Syntagma s’enflamme. « Trahison » ; la messe est dite. Pour Stathis Kouvélakis, philosophe francophone, membre du Comité central de Syriza et figure de la Plateforme de gauche, l’équation s’avère toutefois plus complexe, si l’on tient à prendre toute la mesure de ces récents événements. Entretien pour y voir plus clair et, surtout, organiser la riposte.

Vous émettez des réserves quant à la critique de Tsipras en termes de « trahison », qui revient pourtant fréquemment dans les gauches radicales européennes depuis l’accord du 12 juillet. Pourquoi la considérez-vous comme inefficace ?

Je ne nie pas que le terme de « trahison » soit adéquat pour traduire une perception spontanée de l’expérience Syriza. Il est évident que les 62 % qui ont voté « non » au référendum et les millions de gens qui ont cru en Syriza se sentent trahis. Néanmoins, je nie la pertinence analytique de la catégorie de trahison car elle repose sur l’idée d’une intention consciente : consciemment, le gouvernement Tsipras aurait fait le contraire de ce qu’il s’était engagé à faire. Je pense que cette catégorie obscurcit la réalité de la séquence en cours, qui consiste dans la faillite d’une stratégie politique bien précise. Et quand une stratégie fait faillite, les acteurs qui en étaient les porteurs se retrouvent uniquement face à de mauvais choix ou, autrement dit, à une absence de choix. Et c’est très exactement ce qui s’est passé avec Tsipras et le cercle dirigeant du gouvernement. Ils ont cru possible de parvenir à un compromis acceptable en jouant cette carte de la négociation – qui combinait une adaptation réaliste et une fermeté quant à des lignes rouges, dans le but d’obtenir un « compromis honorable ».

 

Lire la suite sur Lescrises.fr

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