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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 17:41

8 décembre 2016 : les travailleurs grecs en grève générale contre l'austérité et la dictature de l'union européenne!

Publié le 9 décembre 2016 par FSC

Les travailleurs grecs ne se laissent pas faire :le 8 décembre ils ont déclenchés dans le public et dans le privé une énorme grève générale : les ferries sont ainsi resté à quai pour le 7e jours consécutifs

greve-marins-athenes-6-decembre-2016

Grève des martins – port d’Athènes 6 décembre 2016 – photo PAME HELLAS

Des manifestations massives ont eu lieu dans tous le pays. Rassemblant 15 000 personnes à Athènes et plus de 5 000 à Thessalonique à l’appel du syndicat PAME (syndicat de lutte de classe proche du parti communiste grec KKE).

le PAME avait organisé plus de 550 manifestations, meetings et mobilisations sur les lieux de travail dans toute la Grèce, le 6 décembre pour préparer les plus de 60 manifestations géantes du 8 décembre dans toutes la Grèce

Dans la nuit de samedi à dimanche, Syriza veut faire voter le budget 2017 qui prévoit une augmentation de plus de 1 milliards des impots frappant les classes populaires avec des taxes de tous types sur les voitures, les téléphone, la télévision, le carburant, le tabac le café ou la bière. Tout en réduisant de près de 6 milliards les dépenses publiques et en lançant de nouvelles privatisations en 2017.

Chacun pourra observer qu’après près de 10 ans d’euro austérité la dette grecque n’a cessé de croître, de même que les profits des multinationales qui grâce au chantage à l’euro étrangle la Grèce pour mieux mettre ses richesse et son appareil productif et ses infrastructures en coupe réglés et faire sauter les droits des travailleurs.

 

D'autres sources sur la grève du 8 décembre en Grèce

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9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 23:19
Grèce : Alexis Tsipras affiche son obéissance totale aux créanciers
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Alexis Tsipras envoie des signaux de soumission aux créanciers. Pour remonter dans les sondages ?
Alexis Tsipras envoie des signaux de soumission aux créanciers. Pour remonter dans les sondages ? (Crédits : © Michalis Karagiannis / Reuter)
Le premier ministre grec a remanié son gouvernement en excluant les quelques récalcitrants et revu son objectif de restructuration de la dette à la baisse. Son objectif semble désormais celui d'accepter rapidement les demandes des créanciers pour obtenir une victoire de façade sur le terrain de la dette. Et remonter dans les sondages.

Alexis Tsipras est pressé d'en finir avec la deuxième revue du programme prévu par le troisième mémorandum. C'est en effet à l'issue de cette deuxième revue que les négociations sur la dette publique grecque pourront réellement débuter. Avant la réunion de l'Eurogroupe des 19 ministres des Finances de la zone euro ce lundi 7 novembre, le chef du gouvernement grec a donc envoyé un message fort : il a remanié son gouvernement ce samedi dans un sens très favorable à la politique de « réformes » voulue par les créanciers.

Un remaniement pour plaire aux créanciers

Tous les ministres qui avaient émis des doutes sur la politique de privatisation, notamment, ont été écartés. Alexis Tsipras a ainsi exclu du gouvernement le ministre de la mer, Theodoros Dritsas, qui avait émis des réserves sur la privatisation du port du Pirée... tout en la signant. Mais c'est surtout le transfert au ministère de l'Intérieur, dont se désintéressent les créanciers, de Panos Skourletis, jusqu'ici ministre de l'Energie, qui est significatif du changement de stratégie du gouvernement.

Panos Skourletis avait fait part de son opposition à la privatisation complète de la compagnie publique d'énergie réclamée par les créanciers. Il est remplacé par Giorgos Stathakis, jusqu'ici ministre de l'Economie et qui est un partisan connu des « réformes ». C'est lui qui, en juillet 2015, avait plaidé auprès d'Alexis Tsipras pour que la Grèce accepte un nouveau mémorandum. Giorgos Stathakis sera lui-même remplacé par Dimitris Papadimitriou, un économiste qui a travaillé dans de nombreuses universités aux Etats-Unis, et qui a un profil tout à fait rassurant pour les bailleurs de fonds.

Alexis Tsipras a clairement voulu envoyer un message aux créanciers : les privatisations ne seront pas remis en cause, ni freinées, et la « volonté de réformes » du gouvernement est complète. Il n'y aura plus aucune tentative de retarder l'application des demandes de l'Eurogroupe. Le transfert du ministre du travail, Giorgos Katrougalos, qui avait bâti une réforme des retraites que les créanciers avaient du mal à accepter, au poste symbolique de vice-ministre des Affaires étrangères, va dans le même sens. Sa remplaçante, Effie Achtioglou, jusqu'ici sa vice-ministre, est réputée pour entretenir d'excellentes relations avec les autorités européennes. C'est un élément clé alors que la grande affaire du prochain mois devrait être la réforme du droit du travail réclamée par les créanciers.

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19 octobre 2016 3 19 /10 /octobre /2016 22:47
Grèce : François Hollande et sa fausse légende

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François Hollande a-t-il sauvé la Grèce ?

François Hollande a-t-il sauvé la Grèce ? (Crédits : POOL)

Couverture

Dans le livre de confidences paru la semaine dernière, François Hollande se dresse un portrait de "sauveur de la Grèce". La réalité pourrait être différente.

Derrière le bruit médiatique qui s'est concentré depuis la sortie du livre de « confidences » du président de la République sur les « gaffes » de l'hôte de l'Elysée et ses «erreurs de communication », il convient de ne pas oublier que l'essentiel de l'ouvrage vise bien à construire l'image d'un président en action, dans toute la splendeur et l'étendu de son pouvoir. Nulle part cet effort n'est si visible que dans les pages consacrées à la politique étrangère, et en particulier à la troisième crise grecque du premier semestre 2015.

Sauveur de la Grèce, le storytelling de l'Elysée

Intitulé « le facilitateur », ce chapitre de 14 pages* dresse le portrait en pied d'un François Hollande arbitre de l'Europe, capable de retenir la furie destructrice d'Alexis Tsipras, le premier ministre hellénique, et de Wolfgang Schäuble, le ministre allemand des Finances. Le chef de l'Etat français aime se présenter comme « protecteur » du chef du gouvernement grec. Les deux journalistes auteurs de l'ouvrage soulignent ainsi sa « mansuétude » envers Alexis Tsipras (qu'ils comparent avec celles, coupable à leurs yeux, qu'il a adopté envers Christiane Taubira et Emmanuel Macron), de son « acharnement » à maintenir la Grèce dans la zone euro. On le voit batailler avec Angela Merkel pour que « tout faire pour maintenir la Grèce » dans l'union monétaire.

Ce discours, soutenu tant par les auteurs que par le président, n'est pas étonnant. Il est la « version officielle » française des événements depuis que, au petit matin du 13 juillet 2015, Alexis Tsipras a signé une capitulation complète devant ses créanciers, faisant replonger le pays dans la crise et dans l'assujettissement le plus complet. Selon le Château, qui en vend la version à qui veut bien l'entendre, c'est la France qui a stoppé l'Allemagne dans sa volonté de chasser les Grecs de la zone euro.

Les deux auteurs rendent donc l'image d'un président gonflé d'orgueil d'avoir l'impression, sur ce dossier grec, de « faire l'histoire ». Du reste, eux-mêmes, présents dans les bureaux dorés de l'Elysée, avouent cette « impression légèrement grisante d'observer l'histoire en marche ». Jamais la connivence entre le monarque et ses secrétaires « embusqués » n'est aussi forte que sur ce dossier. Jamais l'admiration du chef de l'Etat n'y est aussi palpable. Mais si l'on y regarde de plus près, ce portrait élogieux du « sauveur des Grecs » apparaît fort contestable.[...]

Lire la suite ci-dessous

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7 juin 2016 2 07 /06 /juin /2016 10:34

DECLARATION DU BUREAU DE PRESSE DU CC DU KKE SUR L’ACCORD DE L’EUROGROUPE

L’œuvre antipopulaire du gouvernement a été approuvé et ratifié par l'accord de l'Eurogroupe sur l'achèvement de l’évaluation. L’accord confirme que la spirale descendante est sans fin, car pour chaque tranche du prêt suppose de nouvelles mesures antipopulaires. De même, toute «allégement» de la dette, qui n'a pas été créée par le peuple, sera accompagnée d'une nouvelle série de mesures dans les différentes phases de la discussion sur ce sujet, quelle que soit la façon dont la concurrence entre le FMI et les sections des classes bourgeoises de l'UE sera exprimée et quelle que soit son résultat.

Les mensonges du gouvernement de coalition SYRIZA-ANEL se dénouent rapidement, car les lois qui viennent d'être adoptées ne constituent pas les dernières mesures difficiles, comme les fonctionnaires du gouvernement voulaient nous faire croire dans la période précédente.

La loi-guillotine sur le système de Sécurité sociale, la forte augmentation de la fiscalité, les privatisations, la remise des prêts rouges aux «fonds», le mémorandum supplémentaire-mécanisme automatique de réductions ne sont pas les dernières lois antipopulaires de la « dernière tour difficile » comme le gouvernement a promis au peuple. D'autant plus quand la prochaine évaluation présuppose une nouvelle offensive, se concentrant sur les droits des travailleurs, avec des licenciements collectifs et des attaques contre les droits syndicaux. Dans tous les cas, le terrain est déjà préparé par les récentes demandes exprimées par SEV (Fédération hellénique des Entreprises) et d'autres organisations d'employeurs.

L'optimisme du gouvernement que l'accord de l'Eurogroupe concernant la Grèce « sera le début de la sortie du cercle vicieux de la récession économique du pays » ne concerne pas la classe ouvrière et les couches populaires qui assument le fardeau de la crise, mais le capital qui attendre la reprise de ses profits. Sur la base de la situation actuelle de l'économie internationale et nationale, la prévision d'une reprise rapide et significative de l'économie grecque est sans fondations. Quel que soit le cas, une reprise des profits capitalistes sera accompagnée de nouvelles subventions, des allégements fiscaux et de régimes de faveur inclus dans la nouvelle loi de développement, alors que l’arsenal antipopulaire du gouvernement et des monopoles restera en vigueur et sera renforcé.

Le peuple lui-même peut mettre fin aux mesures antipopulaires du gouvernement et de l'UE par sa lutte organisée, le regroupement du mouvement, l'alliance populaire, sur la voie de rupture et de renversement du capitalisme.

 

ATHENS 25/5/2016

BUREAU DE PRESSE DU CC DU KKE

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7 juin 2016 2 07 /06 /juin /2016 02:51

 |  sur La Tribune.fr

La dette grecque annulée ? Une blague, bien sûr...

La dette grecque annulée ? Une blague, bien sûr... (Crédits : © Francois Lenoir / Reuters)

Le Comité pour l'abolition de la dette du tiers monde a usurpé l'identité du Club de Paris, réunion informelle de 20 pays créanciers, pour faire croire à la suppression de la dette grecque. Une opération de communication pour provoquer une interrogation sur la dette.

Le canular a fait sursauter à Bercy. Ce vendredi 3 juin est apparu sur Internet un site français du Club de Paris, une réunion de 20 Etats créanciers de pays en développement créé en 1956 et connu pour sa grande discrétion. Sur ce site, on pouvait trouver un communiqué diffusé sur les réseaux sociaux et titré : « Le Club de Paris décide d'annuler la dette de la Grèce et de se doter de statuts officiels. »

Un canular qui fait réagir Bercy

On y apprenait que cette institution informelle, qui regroupe notamment l'Allemagne, la France et l'Italie, avait décidé de supprimer ces créances vis-à-vis de la République hellénique après avoir entendu un expert de l'ONU et pour permettre à son gouvernement « de remplir ses obligations internationales, notamment dans le domaine des soins de santé et de l'éducation, et de financer les investissements publics visant une croissance inclusive et une réduction de la pauvreté ». Le communiqué annonçait aussi que le Trésor français, dont le directeur assure en 2016 la présidence du Club de Paris, proposait de donner à l'institution informelle des statuts officiels et de publier des comptes-rendus des réunions de ces 20 Etats créanciers.[...]

La suite en cliquant sur le lien ci-dessous.

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5 mai 2016 4 05 /05 /mai /2016 21:51

 |   |  sur le site de La Tribune.  Extraits.

La Grèce n'a reçu réellement que 5 % de l'aide versée depuis 2010.

La Grèce n'a reçu réellement que 5 % de l'aide versée depuis 2010. (Crédits : Reuters)

Le quotidien allemand Handelsblatt publie une étude montrant que 95 % de l'aide à la Grèce sont allés à ses créanciers. Un fait connu dont il faut à présent tirer les conséquences ...

Le Handelsblatt est le journal de référence du milieu des affaires outre-Rhin. A ce titre, et comme l'essentiel de la presse conservatrice allemande, il a régulièrement eu la dent dure contre la Grèce, accusée de refuser les « réformes nécessaires » et de réclamer sans cesse de nouveaux fonds à l'honnête et travailleur contribuable allemand. Mais en une, ce mercredi 4 mai, le journal a affiché une « exclusivité ». Une étude inédite nous dit-on de l'ESMT, une école de gestion de Berlin, qui parvient à cette conclusion : 95 % de la supposée « aide » à la Grèce est retournée aux banques et aux créanciers du pays méditerranéen.

Pas nouveau

Le « budget grec » qui a été accusé de ruiner tous les Européens n'en a récupéré que 5 %. On connaît le prix de ces 5 %... Une réduction d'un quart du PIB, une administration réduite d'un tiers, un Etat encore plus défaillant qu'auparavant et aucune perspective de reprise véritable. [...]

Retournement des « experts »

Étrangement, voici donc que, un an après, les arguments alors inaudibles des autorités grecques deviennent « respectables ». [...] Rappelons que voici un an, on faisait des divisions simplistes de l'engagement de la France vis-à-vis de la Grèce par le nombre de Français pour annoncer le « chèque » qu'il nous faudrait rédiger en cas de défaut hellénique... Autre temps, autre mœurs. Mais ce contraste prouve une nouvelle fois que l'acharnement médiatique et l'asphyxie des créanciers qui ont visé l'an dernier le gouvernement Tsipras I n'était rien d'autre que politique. Il fallait faire taire une force politique qui mettait à jour l'ineptie de la politique européenne envers la Grèce. [...]

Tirer les conséquences

[...] Ce chiffre signifie que les prêts accordés à la Grèce en 2010 ne visaient qu'à sauver les banques françaises et allemandes. Le coût de cette aide bancaire cachée a été transmise aux contribuables européens et au peuple grec. Ce fait n'est pas un jugement du ciel ou un coup du sort, c'est le fruit d'un choix politique. [...] Les seuls qui ont payé, ce sont les Grecs. Et là encore, il s'est agi d'un choix politique.

Le mythe du Grec responsable

Dès lors, pour dissimuler l'absurdité du système mis en place, les dirigeants européens ont trouvé la parade : ce schéma de Ponzi qui ajoutait de la dette pour rembourser la dette était viable si les Grecs « faisaient des réformes ». Un mythe s'est alors construit : l'échec du système était dû à la mauvaise volonté grecque. En réalité, il était fondé sur l'absurdité d'un système qui faisait porter tout le poids du sauvetage des banques européennes aux Grecs eux-mêmes [...]

Pourquoi il fallait faire taire Alexis Tsipras

Après l'arrivée d'Alexis Tsipras au pouvoir en janvier 2015, cette logique s'est déchaînée. [...] Si l'on reconnaissait la justesse du vote du peuple grec et des arguments de Syriza, on reconnaissait l'erreur originelle des Européens et principalement d'Angela Merkel, Wolfgang Schäuble et Jean-Claude Trichet, les principaux architectes du « plan d'aide. »

Assumer ses responsabilités

Or, cette responsabilité n'est pas que morale. La stratégie de sauvetage des banques au détriment des Grecs a des conséquences bien concrètes. Elle met les pays européens qui ont fait ce choix, autrement dit, tous ceux de la zone euro, face à la nécessité d'assumer leurs erreurs et donc de faire participer leurs contribuables à ce schéma de Ponzi créé pour sauver leurs banques. Assumer sa responsabilité, c'est logiquement accepter une réduction du stock de dette envers la Grèce. C'est le prix des erreurs des dirigeants élus par les peuples de la zone euro. C'est aussi, enfin, chercher à mettre en place une politique de reconstruction réelle de l'économie grecque, en collaboration et non en conflit, avec les autorités grecques. On est loin de tout cela.

Populisme ?

Le réveil du Handelsblatt est bienvenu. Mais la réalité reste sombre : l'Eurogroupe tente encore de mettre à genoux l'économie grecque. L'Allemagne et la France refusent d'assumer leurs responsabilités et de réduire la dette grecque. [...] Et les chiffres du Handelsblatt risquent de n'y rien changer lorsque l'on songe que, l'an dernier, la presse allemande conservatrice s'est complu dans les clichés les plus désolants sur les Grecs. Décidément, la question grecque est loin d'être résolue.

Lire l'intégralité de l'article en cliquant sur le lien ci-dessous

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21 avril 2016 4 21 /04 /avril /2016 22:39

Cet article est reposté depuis Réveil Communiste.

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4 février 2016 4 04 /02 /février /2016 23:00
Une femme marche le long de boutiques fermées, en raison d'une grève générale de 24 heures à Athènes, le 4 février 2016 Deuxième photo : Le 28 janvier dernier, les agriculteurs grecs étaient déjà dans la rue pour protester contre la réforme des retraites Troisième et quatrième photos ce 4 février, ce sont les salariés Lors d’une manifestation sur la place Syntagma à Athènes des gaz lacrymogènes et des cocktails Molotov ont été lancés
Une femme marche le long de boutiques fermées, en raison d'une grève générale de 24 heures à Athènes, le 4 février 2016 Deuxième photo : Le 28 janvier dernier, les agriculteurs grecs étaient déjà dans la rue pour protester contre la réforme des retraites Troisième et quatrième photos ce 4 février, ce sont les salariés Lors d’une manifestation sur la place Syntagma à Athènes des gaz lacrymogènes et des cocktails Molotov ont été lancés
Une femme marche le long de boutiques fermées, en raison d'une grève générale de 24 heures à Athènes, le 4 février 2016 Deuxième photo : Le 28 janvier dernier, les agriculteurs grecs étaient déjà dans la rue pour protester contre la réforme des retraites Troisième et quatrième photos ce 4 février, ce sont les salariés Lors d’une manifestation sur la place Syntagma à Athènes des gaz lacrymogènes et des cocktails Molotov ont été lancés
Une femme marche le long de boutiques fermées, en raison d'une grève générale de 24 heures à Athènes, le 4 février 2016 Deuxième photo : Le 28 janvier dernier, les agriculteurs grecs étaient déjà dans la rue pour protester contre la réforme des retraites Troisième et quatrième photos ce 4 février, ce sont les salariés Lors d’une manifestation sur la place Syntagma à Athènes des gaz lacrymogènes et des cocktails Molotov ont été lancés
Une femme marche le long de boutiques fermées, en raison d'une grève générale de 24 heures à Athènes, le 4 février 2016 Deuxième photo : Le 28 janvier dernier, les agriculteurs grecs étaient déjà dans la rue pour protester contre la réforme des retraites Troisième et quatrième photos ce 4 février, ce sont les salariés Lors d’une manifestation sur la place Syntagma à Athènes des gaz lacrymogènes et des cocktails Molotov ont été lancés

Une femme marche le long de boutiques fermées, en raison d'une grève générale de 24 heures à Athènes, le 4 février 2016 Deuxième photo : Le 28 janvier dernier, les agriculteurs grecs étaient déjà dans la rue pour protester contre la réforme des retraites Troisième et quatrième photos ce 4 février, ce sont les salariés Lors d’une manifestation sur la place Syntagma à Athènes des gaz lacrymogènes et des cocktails Molotov ont été lancés

Economie - Actualité économique, conjoncture, entreprises, expansion

Athènes - "Ils ont massacré ma génération" : Dina, 32 ans, a pour la première fois jeudi fermé son magasin de lingerie pour participer à la grève générale en Grèce, contre une réforme des retraites voulue par les créanciers du pays et soutenue par Alexis Tsipras.

Un nombre record de corporations était appelé à descendre dans la rue, donnant une ampleur particulière à cette journée de protestation. Assureurs, vétérinaires, avocats ou médecins manifestaient ainsi dans les rues du pays aux côtés des fonctionnaires, des agriculteurs et de nombreux salariés du privé. 

Selon la police, 40.000 personnes défilaient à la mi-journée dans le centre d'Athènes et 14.000 à Thessalonique. 

A la mi-journée, quelques incidents, fréquents dans les manifestations en Grèce, étaient signalés entre jeunes lançant des cocktails molotov et policiers répondant à coups de gaz.

Vu sur çanempechepasnicolas, le blog de Jean Lévy.

Grèce : grève générale et manifestation record contre la réforme des retraites
 Publié Mis à jour à
 

40 000 personnes ont défilé à Athènes ce jeudi.

40 000 personnes ont défilé à Athènes ce jeudi. ©

AFP LOUISA GOULIAMAKI

40 000 personnes ont défilé à Athènes ce jeudi, où ces défilés ont donné lieu à des incidents

Les chiffres sont éloquents. 40 000 manifestants à Athènes, 14 000 à Thessalonique, le deuxième ville du pays. Portée par une grève générale, cette mobilisation est la plus massive depuis l'arrivée au pouvoir de la gauche, en janvier. Au coeur de ces cortèges une seule et même préoccupation : cette nouvelle réforme des retraites défendue par le Premier ministre Alexis Tsipras et voulue par les créanciers UE-FMI. 

Alexis Tsipras.© Photo AFP ARIS MESSINIS

Un nombre record de corporations est descendu dans la rue, au-delà des traditionnels salariés du secteur d'Etat. Assureurs, vétérinaires, avocats, agriculteurs ou médecins ont défilé aux côtés des fonctionnaires et de nombreux employés du privé.

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22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 00:07
Grèce : nouvelle offensive des créanciers contre le gouvernement

dans La Tribune| 

Le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, s'émeut des "nominations politiques" dans les banques grecques.

Le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, s'émeut des "nominations politiques" dans les banques grecques. (Crédits : Reuters)

La démission du dirigeant de la Banque du Pirée a provoqué une offensive des créanciers contre la gestion "politisée" des banques. Son objet est cependant d'affaiblir encore le gouvernement grec, sur fond de discussions sur la réforme des retraites.

La lutte entre le gouvernement grec et ses créanciers est décidément rouverte. Alors qu'Athènes présente une réforme des retraites qui risque de fortement déplaire à ses bailleurs de fonds en ce qu'elle tente de protéger le montant actuel des pensions, un nouveau front vient de s'ouvrir. L'annonce du départ du patron de la Banque du Pirée, Anthimos Thomopoulos, a donné, en effet, un nouvel axe d'attaque de la part des créanciers.

Colère d'un fonds spéculatif

Le coup d'envoi de la polémique est donc la démission, le 14 janvier dernier, du patron de la Banque du Pirée. Cette démission a provoqué l'ire d'un des actionnaires de la banque, le fonds spéculatif étatsunien Paulson & Co. Ce dernier avait participé à l'automne dernier à la levée de fonds de la banque, prenant 9% du capital. Selon le fonds, il aurait été entendu, lors des négociations, qu'Anthimos Thomopoulos demeurerait président de l'établissement.

Paulson & Co crie alors aux « pressions politiques » qui auraient contraint le président à partir. Le premier actionnaire de la Banque du Pirée, avec 26% des droits de vote, est le Fonds de stabilité financière hellénique (HFSF), un fonds indépendant chargé de gérer l'argent de « l'aide internationale » destinée aux banques.

Les attaques de Jeroen Dijsselbloem

Pourtant, le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, a décidé vendredi, de relayer les plaintes de Paulson & Co. Lors de sa conférence de presse, il a dénoncé « l'influence de la politique dans les nominations des dirigeants de banques » - alors que la nomination du successeur d'Anthimos Thomopoulos n'est pas encore connue. Il s'est aussi dit « inquiet qu'il puisse y avoir une influence négative [de ces événements] dans les perceptions de marché et, ainsi, dans le retour de la Grèce sur les marchés, et donc aussi un impact sur la revue » du programme qui commence ce lundi 18 janvier. Pour enfoncer le clou, le quotidien conservateur Kathimerini publie ce même lundi, de la plume d'un des plus farouches adversaires de Syriza, le journaliste britannique Hugo Dixon, un article faisant le parallèle entre cette affaire en Grèce et la situation en Pologne en évoquant dans les deux cas une « atteinte à l'Etat de droit. » L'offensive est donc lancée.

Un problème d'Etat de droit ?

La comparaison avec la Pologne semble assez peu pertinente. Le gouvernement grec n'a pas - pour l'instant - manipulé les institutions. Certes, Hugo Dixon évoque le renvoi par le gouvernement grec du patron de l'autorité fiscale indépendante. Mais la procédure était légale et, depuis, les rentrées fiscales se sont améliorées. En réalité, le gouvernement Tsipras est si scrupuleux qu'il a maintenu, à la tête de la banque centrale Yannis Stournaras, opposant ouvert au gouvernement actuel et ancien ministre des Finances du précédent gouvernement, nommé par son Premier ministre. D'autres gouvernements n'ont pas eu cette patience et ce respect. L'actuel gouvernement conservateur chypriote, par exemple, a fini par chasser Panikos Demetriadis, le gouverneur de la banque centrale nommé par l'exécutif précédent en mars 2014, sans que cette décision ne provoque, étrangement, l'émotion des créanciers de Chypre et de la presse financière internationale (qui alors soutenait le limogeage du banquier central nommé par la gauche).

Un respect de l'Etat de droit en Grèce ?

Cette comparaison peut même apparaître étrange de la part de créanciers qui se sont donnés, dans le dernier mémorandum, la capacité d'approuver les projets de loi déposés par le gouvernement avant même l'approbation par le parlement. Elle l'est aussi de la part de créanciers qui ont refusé d'entendre le résultat du référendum du 5 juillet et qui ont clairement demandé au gouvernement de « contourner » la décision du Conseil d'État hellénique sur les retraites qui annulait les coupes décidées précédemment sous la pression de la troïka. Les créanciers de la Grèce n'ont, en réalité, pas eu beaucoup de respect au cours des six dernières années pour l'Etat de droit dans ce pays.

Le HFSF est-il indépendant ?

La question centrale est celle du HFSF. Ce Fonds est-il indépendant ou dépend-il du gouvernement grec ? En réalité, l'indépendance de ce fonds n'a pas vraiment été remise en question par les créanciers lorsque les gouvernements grecs leur « convenaient. » L'idée d'une pression politique est assez peu probable. Les trois membres du directoire du HFSF sont certes nommés par le ministère des Finances, mais son choix est examiné par un comité formé pour moitié de représentants de ce ministère et de celui de la Banque de Grèce. Le président du HFSF a été nommé le 16 juillet dernier, époque à laquelle le gouvernement ne cherchait pas réellement à irriter les créanciers.

Fable des "pressions politiques"

De plus, comme l'a prévu le mémorandum, le parlement a approuvé en octobre la constitution d'un « comité de sélection » chargé d'examiner les trois directeurs du fonds. Établi voici quelques jours, il devrait commencer ses travaux dans une semaine. Ce comité est constitué de trois représentants des institutions, de deux du ministère des Finances et d'un de la Banque de Grèce. Autrement dit, le gouvernement grec y est minoritaire ! La direction du HFSF, qui est constitué de banquiers et non de militants de Syriza, n'aurait donc eu aucun intérêt à céder à des pressions politiques d'un gouvernement qui, dans les prochains jours, ne pourra les sauver d'une éventuelle destitution. Du reste, la procédure de recrutement lancé par la Banque du Pirée a fait appel au cabinet de recrutement d'origine suisse EgonZehnder, une référence dans le domaine. Il y a donc volonté de trouver un dirigeant compétent et non un membre de Syriza pour remplacer Anthimos Thomopoulos. Il y a donc à parier que cette idée de « pressions politiques » relève de la fable.

Une affaire privée

En fait, la Banque du Pirée n'est pas une institution de l'État. Et du reste, si l'actionnaire principal de cette banque a souhaité faire partir le président de cette banque, selon la presse financière grecque pour des raisons de divergences sur les stratégies de recapitalisation, il n'y a là rien qui sorte de l'Etat de droit. N'en déplaise à Paulson & Co, on ne fait pas la loi au sein d'une entreprise privée avec 9% du capital, lorsqu'un actionnaire en détient 26%. Depuis quand, les intérêts ou plutôt les vœux d'un fonds spéculatif déterminent ou non le respect de l'Etat de droit dans un pays ?

Une entrave au retour sur les marchés ?

Quant au retour sur les marchés invoqué par Jeroen Dijsselbloem,  c'est une raison qui n'est guère plus valable. Chacun sait que la Grèce aujourd'hui ne peut revenir sur les marchés, avec ou sans Anthimos Thomopoulos à la tête de la Banque du Pirée. Le dernier mémorandum est sans doute une raison beaucoup plus valable que la direction de cette banque pour détourner les investisseurs d'Athènes.

En comprimant encore la demande intérieure, en réduisant encore les perspectives de croissance, en rajoutant encore de la dette à la dette (l'endettement public pourrait atteindre 200% du PIB), c'est bien plutôt les choix de l'Eurogroupe qui détournent les investisseurs de la Grèce. Et seule une intégration de la Grèce dans le programme de rachat de la BCE serait capable de faire revenir les acheteurs, précisément parce que cet achat sera en quelque sorte « garanti » par l'action de Francfort.

L'idée d'un rétablissement de la confiance permettant le retour sur les marchés est parfaitement un mythe dans le cas grec. D'ailleurs, l'intervention de l'État dans une banque n'est pas synonyme de rejet pour les marchés. Lorsque Jeroen Dijsselbloem en février 2013 a nationalisé la banque en faillite SNS Reaal et a exproprié les actionnaires et les détenteurs de dette junior, il n'a pas contribué à faire des Pays-Bas un enfer pour les investisseurs...

Affaiblir le gouvernement grec

Cette polémique a donc été volontairement grossie pour affaiblir un peu plus le gouvernement grec. Le but est évident : montrer que le gouvernement actuel pratique le même clientélisme que ses prédécesseurs et qu'il ne dispose pas de la confiance des créanciers. C'est donc un appel assez ouvert aux citoyens grecs à soutenir l'opposition conservatrice.

 Il s'agit aussi d'exercer davantage de pression sur Alexis Tsipras, pour lui faire accepter une réforme des retraites qui engagerait des baisses de pension, ce qu'il continue de refuser. En agitant la menace de la « revue », Jeroen Dijsselbloem a touché le point sensible : sans une revue positive, Athènes ne perdrait pas seulement le déblocage de la seconde tranche de « l'aide », elle perdrait aussi la possibilité de voir la BCE accepter à nouveau la dette grecque comme collatéral (garantie) pour le refinancement des banques grecques. Autrement dit, le gouvernement grec pourrait ne pas voir la situation de son secteur bancaire se normaliser. De plus, sans une revue positive, il n'y aura pas de renégociation de la dette.

Alexis Tsipras de moins en moins soutenu

Le moment est bien choisi pour les créanciers. Car le gouvernement d'Alexis Tsipras commence à perdre le soutien populaire : la « narration » du gouvernement cherchant à atténuer les demandes de la troïka s'affaiblit au fur et à mesure que le mémorandum est déployé.  Le parti de droite Nouvelle Démocratie (ND) est donc passé, dans un sondage publié par Alco le 15 janvier devant Syriza. Le Premier ministre ne peut donc pas réellement engager un bras de fer avec les créanciers, comme l'an dernier. Quant à sa majorité, elle risque de tout accepter pour éviter de nouvelles élections qui chasseraient Syriza du pouvoir. Les créanciers sont donc en situation de force. Et ils comptent en profiter pour réduire encore toute volonté de résistance en provenance d'Athènes.

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29 décembre 2015 2 29 /12 /décembre /2015 15:22

TSIPRAS, POURTANT « BON ÉLÈVE » DE L’UE, RESTE AU PIQUET AVEC UN BONNET D’ÂNE !
 
Par le Parti de l’émancipation du peuple (ex-M’PEP).
 
Le 26 décembre 2015.
 
Lundi 14 décembre, un projet de « programme parallèle » a été soumis aux députés grecs par le gouvernement de ce pays. Ce programme avait pour but officiel de « compenser » les mesures d'austérité réclamées par les créanciers et la Troïka et adoptées par le gouvernement Syriza-Anel en juillet dernier. Il comprenait plusieurs dispositions :

 

  • une couverture médicale à ceux qui ne sont pas couverts par la sécurité sociale.
  • une « facture sociale » d'électricité, permettant des baisses pour les ménages les plus pauvres.
  • des cellules de soutien aux « personnes vulnérables » dans les mairies et les préfectures
  • la soupe populaire, payée par l'État, élargie et prolongée d'une année.
  • des classes de soutien dans l'éducation.

 
Ce projet de « programme parallèle » a été retiré le 17 décembre par ce même gouvernement. L’Euro working group (EWG, cellule technique de l'Eurogroupe), en effet, l’avait rejeté en échange de la possible libération du milliard d'euros attendus par la Grèce…
 
(…)
 
Pour lire la suite, cliquez ci-dessous :
http://www.m-pep.org/Tsipras-pourtant-bon-eleve-de-l-UE-reste-au-piquet-avec-un-bonnet-d-ane
 
Pour débattre de ce texte sur le forum internet, cliquez ci-dessous :
http://www.m-pep.org/Tsipras-pourtant-bon-eleve-de-l-UE-reste-au-piquet-avec-un-bonnet-d-ane

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