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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
31 octobre 2013 4 31 /10 /octobre /2013 14:29

   Appel des Assises du communisme, Gémenos, 30 Juin 2013


Pour stopper la régression européenne, il y a urgence !

Sortir de l’UE, de l’Euro,

de l’OTAN et de l’Alliance Atlantique

Sortir de la dictature du capitalisme



Les communistes (*) dans leur diversité réunis à Gemenos (13), les 28-29-30 juin 2013, dans l’usine occupée des FRALIB, s’adressent au peuple de France et aux salariés en lutte.

L’Union Européenne : une construction impérialiste faite par et pour le capital

Notre peuple connaît les dégâts causés par l’Union Européenne : à plus de 60%, il exprime un rejet profond, un sentiment de défiance et de colère à l’égard de cette « Europe » et de son Euro, confirmant le vote populaire contre le traité constitutionnel de 2005.

Depuis plus d’un demi-siècle, l’UE supranationale est une machine de guerre contre les salaires et les droits des salariés ; elle aggrave la course au profit capitaliste et à l’exploitation par la suppression des barrières douanières en faveur du libre marché, la destruction des services publics, dans le contexte mondial de la multiplication des guerres, de la destruction d’Etats souverains, de nouvelles courses aux armements technologiques, des dominations transnationales sur les enjeux vitaux de la santé, de l’alimentation, de l’environnement, qui marquent la vie des travailleurs sur toute la planète.

L’Euro est son arme pour imposer que la seule variable d’ajustement soit le coût du travail, infliger l’austérité et la déréglementation sociale (salaires, retraites, droits sociaux..). On ne peut agir contre l’austérité et rester dans l’Euro. Il faut donc en sortir, mais par la porte de gauche, refusant tout repli nationaliste, toute aggravation de la guerre de tous contre tous, en inventant de nouvelles coopérations entre les peuples, débarrassées de la domination des marchés, des multinationales.

Cette U.E. « prison des peuples » n’est pas réformable.

Un grand débat populaire est nécessaire pour ouvrir une alternative progressiste :


- Sortir unilatéralement de l’UE, dénoncer tous les traités européens imposés au le peuple.
- Sortir de l’Euro, monnaie unique, carcan pour des économies nationales diversifiées.
- Refuser la recentralisation des métropoles et super-régions, qui s’attaquent au socle démocratique des communes et des départements dans la république, au profit d’une Europe fédérale des länder, éloignant les citoyens de la démocratie locale.
- Refuser tout accord commercial transatlantique, qui approfondit la casse de l’Etat-Nation sous la loi des marchés, qui remet en cause la démocratie même, en décidant sans consulter les parlements nationaux, et contre l’avis des peuples.

Nous affirmons l’urgence d’un processus de réappropriation de la souveraineté nationale.

L’histoire nous confirme que la Nation est le cadre permettant la souveraineté pour le peuple :


- La nation française doit retrouver son indépendance monétaire, fiscale, douanière pour reconquérir la maîtrise de ses richesses par l’appropriation collective des grands moyens de production et d’échange dans des formes diversifiées.
- Elle doit établir de nouveaux rapports de coopérations et d’échanges, dans la libre administration des hommes sur leurs ressources et le respect absolu de la non-ingérence.
- Elle doit sortir de l’Otan et de l’Alliance atlantique. Nous refusons d’être un des « bras-armés » des États-Unis pour le nouveau (re)-partage du monde.

Il y a urgence à ouvrir une réponse populaire au nationalisme, à la fascisation

Marine Le Pen joue de sa place médiatique pour faire croire à une extrême-droite démocratique et sociale. Mais elle est la face polie d’un courant politique de fascisation qui marque tous les pays européens, des identitaires en France, jusqu’aux Nazis de l’Aube Dorée en Grèce. L’extrême droite a toujours été l’arme du capitalisme pour poursuivre la guerre économique derrière l’affrontement des nationalismes. Les travailleurs ont tout à y perdre, alors que l’urgence est de renforcer leurs luttes, au plan national comme international, contre la mondialisation capitaliste. Elle propose une fausse sortie de l’UE par la porte de droite, celle des régressions sociales, des violences, de la concurrence !

L’enjeu des convergences des luttes pour le travail, seul créateur de valeur

C’est la classe ouvrière, les salariés des entreprises en lutte qui ont relancé l’enjeu des nationalisations et de l’appropriation sociale comme condition du développement industriel et de la recherche, de la relocalisation des productions, du maintien des droits sociaux. C’est dans des luttes longues et dures (Fralib, Sanofi, Psa, Goodyear, Florange, Pilpa, Veninov, Kem One, Gardanne, Ford, M’Real, Doux, Fraisnor, Renault…) que les salariés cherchent des leviers d’interventions à leur portée, et font émerger leurs objectifs politiques, non seulement pour leurs salaires et leurs besoins vitaux, mais pour affirmer le rôle essentiel du travail pour faire reculer la capacité du capital à spéculer et diriger la société.

L’Union Européenne de la concurrence « libre et non faussée », est renforcée par Hollande, l’UMP et tous les forces politiques gouvernementales (de gauche, de droite et écologistes), comme en Grèce, au Portugal, en Espagne ou en Italie. Elle est un obstacle au progrès social.

La CES, le PGE, les directions des confédérations syndicales Françaises, du PCF, les partis socialistes d’Europe prétendent qu’une « autre Europe », « sociale » est possible dans le cadre des lois du marché. Mais le capitalisme n’a plus de « grain à moudre » pour des compromis sociaux. Tous oublient que les aménagements à sa marge sont impossibles. L’accompagnement de sa crise ne corrige plus ses excès, et ne peut encore moins engager un début de rupture pour une autre société.

Leurs contre-réformes (retraites, droit du travail...) de Juppé à Hollande, obéissent aux mêmes objectifs préconisés par l’U.E. et appellent à une confrontation sociale « tous ensemble » urgente.

Face à la réalité de la nocivité de cette Europe supranationale, nous sommes sans illusion. Communistes, nous analysons le caractère mondialisé du capitalisme, sa course vers le marché mondial, sa concurrence permanente qui utilise les Etats et leur ancrage dans le cadre national pour une guerre de classe qui le rend incapable de répondre aux exigences légitimes des peuples.

Arrêtons les dégâts ! Brisons le carcan de l’Union Européenne, de la mondialisation capitaliste.  En France, cassons un premier maillon de la chaîne !

Syndicalistes, militants politiques, organisés ou non, mais convaincus de la nécessité d’une sortie de l’UE pour pouvoir s’engager dans une politique nationalement souveraine en faveur des travailleurs et du peuple, nous avons décidé de nous exprimer collectivement en direction des salariés afin de mener avec eux un vaste débat. Nous vous appelons à soutenir l’Appel des Assises du communisme.

 - Dénonciation des traités européens de Rome, Maastricht et Lisbonne,
- Retour à la monnaie nationale, renationalisation de la Banque de France permettant d’assurer l’indépendance monétaire, économique et douanière,
- Sortie de l’OTAN et de l’Alliance Atlantique,
- Arrêt des aventures militaires françaises en Afrique et au Moyen-Orient.


Les signataires et participants aux Assises : venus de toute la France, organisés ou inorganisés, animateurs de blog et/ou militant de terrain avec


- Rouge Vif 13,
- Faire Vivre et Renforcer le PCF,
- Le Pôle de Renaissance Communiste en France,
- Le Rassemblement des Cercles Communistes,
- Rouge Vifs Ile de France,
- Action Communiste de Normandie,
- La Gauche Communiste,
- Le collectif communiste polex,
- Colère et Espoir,
- Des jeunes communistes,
- Des communistes des sections PCF de Béziers, Marseille, Aubagne, Vénissieux, Arcachon, La Courneuve, Lyon, des sections de Paris XXème, Aubervilliers, etc...)

 

Près de 100 militants venus de plus de 30 départements appellent à sortir de l'UE, de l'euro, de l'OTAN, du capitalisme.  Rejoignez les.  Contactez-nous à l'adresse suivante pour donner votre accord :action.communiste76@orange.fr

 

Des militants syndicaux et des militants politiques de Seine-Maritime ont déjà signé ce texte

 

Yvette Genestal, Action Communiste, Elbeuf
Pascal Morel, militant syndical, Renault-Cléon
Pascal Acot, chercheur au CNRS, Action Communiste
Hervé Basire, professeur des écoles, Dieppe
Michel Barrière, Action Communiste
Nelly Barrière, Action Communiste
Fernand Dunet, Action Communiste
Gérard Paimparé, militant syndical, retraité SNCF, Petit-Couronne
David Ruis, Action Communiste, Grand-Quevilly
Christian Morin, militant syndical, Elbeuf
Lionel Houck, Cléon, Action Communiste
Laurence Beaufrère, ouvrière, militante syndicale, Aérazur( Caudebec les Elbeuf)
Jean-Marc Joseph, Tourville la Rivière, Action Communiste
Guy Courtois, Elbeuf, Action Communiste
Georges Pacy, retraité EDF, Action Communiste
Annie Genestal, retraitée des collectivités locales, 76 Le Havre 
Denis Morel 76 Tourville la Rivière, retraité de Renault Cléon, Action communiste
Philippe Gosselin, ancien secrétaire de la section du PCF de Grand-Quevilly, 76- Grand-Quevilly
Dominique Guilbert, retraité, Action Communiste, 76 Grand-Couronne
Claudine Guilbert, retraitée, 76 Grand-Couronne, Action Communiste


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29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 16:12

 Lu sur le blog de Jean Lévy "canempechepasnicolas",

repris sur le blog d'une juriste en droit public, intitulé "Contre la cour"

 

 

 

 

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13 octobre 2013 7 13 /10 /octobre /2013 14:46
Qu'en pense Pierre Laurent, président du PGE auquel appartient Syriza ? 
Les militants communistes, membres du PGE, ont-ils été consultés ?

grece-carte

Syriza-grece

 

Ces dernières semaines, Alexis Tsipras fait le tour de l'Europe. Sa dernière étape : Berlin puis Vienne. Non plus pour consulter ses partenaires du PGE, mais pour parler directement avec les leaders sociaux-démocrates et avec les représentants du pouvoir européen.

 

Il serait fastidieux d'énumérer l'intégralité du périple réalisé par Tsipras ces derniers mois pour faire preuve de ses velléités de collaboration avec l'agenda de la classe dominante européenne.

 

De la lettre adressée en mai 2012 aux dirigeants européens M.Draghi, Barroso et van Rompuy pour leur offrir ses services à la visite à Washington en mars 2013 pour rencontrer les dirigeants du FMI, en passant par la rencontre avec les cercles dirigeants du PSOE à Madrid, la liste est longue.

 

Ces jeudi 19 et 20 septembre, Alexis Tsipras était en tournée, à Berlin puis à Vienne. En Allemagne pour rencontrer les dirigeants de Die Linke et surtout pour un entretien avec M.Jorg Asmussen, membre du directoire de la Banque centrale européenne (BCE).

 

A Vienne, Tsipras a rencontré toutes les couleurs de la gauche plurielle. Un entretien avec le secrétaire du Parti communiste, suivi d'un échange avec la maire adjointe de Vienne, la verte Maria Vassilakou, native d'Athènes.

 

Et puis surtout une conférence organisée par la fondation liée au Parti social-démocrate autrichien : la fondation Bruno Kreitsky, où Tsipras a eu tout loisir d'exposer son programme pour sauver l'Europe, avec une nouvelle main tendue envers les dirigeants sociaux-démocrates.

 

Ode à la social-démocratie historique: retrouver l'esprit de Bruno Kreisky

 

L'ensemble du discours de Tsipras à Vienne a été placé sous l'égide du dirigeant historique de la social-démocratie autrichienne : Bruno Kreitsky. Tsipras a tenu d'entrée à spécifier qu'il n'était « pas un social-démocrate »mais qu'il « partageait beaucoup de valeurs »avec les socialistes.

 

Il a ensuite rendu hommage à « la grandeur de Bruno Kreitsky »et à « l'importance de la social-démocratie en laquelle lui croyait », rappelant « le respect qu'il éprouve pour leurs grandes réalisations ».

 

Dans la suite de son discours, Tsipras oppose d'un côté les sociaux-démocrates « qui ont abandonné à partir des années 1990 les politiques visant à réguler le capitalisme », citant le tournant de la SPD allemande ou du PASOK grec.

 

Mais de l'autre, il se place dans l'héritage des « étatistes Bruno Kreitsky, Willy Brandt, Olof Palme », des hommes « courageux et inspirés », ayant choisi « la voie des valeurs, des principes et des politiques social-démocrates ».

 

Selon Tsipras, si on avait suivi cette tradition, « nous ne serions pas aujourd'hui en Europe dans le désert néo-libéral qui est le nôtre ».

 

Retrouver l'esprit de la social-démocratie historique, c'est-à-dire l'idéal d'une régulation et d'une humanisation du capitalisme : voilà le programme de Tsipras.

 


La monnaie unique, un problème ... mais aussi la solution !

 

Tsipras continue les références historiques sur son analyse actuelle de la crise de la « zone euro », cette fois avec la crise de 1929 et l'effondrement du système de l'étalon-or. Nouveauté, Tsipras reconnaît désormais les faiblesses structurelles de la conception de l'Euro.

 

Il analyse une union bancale entre « des pays industriels du Nord », aux excédents commerciaux et financiers, et des « pays de la Périphérie » moins avancés et capitalistiques. Une union monétaire qui renforce les déséquilibres structurels, donc une dette s'accumulant dans les pays du Sud.

 

Si la critique de l'Union monétaire est plutôt récente, ce que Tsipras dénonce, c'est le fait qu'elle a été « mal conçue ». Jamais il ne remet en cause l'existence de l'Euro, posée comme une fatalité (« on ne peut pas en sortir »).

 

Ce qu'il dénonce réellement, à travers son analogie avec 1929, c'est l'absence de politique économique cohérente à l'échelle européenne et le choix unilatéral des politiques d'austérité (même si Tsipras insiste sur les « réformes nécessaires »), non la monnaie unique en elle-même.

 

Comme le souligne Tsipras :« même si nous pensons qu'il s'agit d'une union monétaire terrible, d'une union qui divise nos peuples par une seule monnaie, nous sommes contraints de la redessiner ».

 


« Un plan Marshall pour l'Europe » : toujours plus d'intégration européenne !

 

Ceci explique cela. Les propositions de Tsipras pour sortir de la crise supposent toutes le renforcement de l'intégration européenne, économiquement et politiquement.

 

Première proposition : un « Plan Marshall pour l'Europe ».

 

L'analogie avec le plan américain de 1947 est stupéfiante. Tsipras propose une réédition d'un projet lié aux intérêts du capital américain, en pleine guerre froide, une relance par l'exportation de biens et de capitaux, par l'ouverture de l'Europe à une nouvelle phase de la mondialisation capitaliste !

 

Concrètement, Tsipras propose à travers ce « plan Marshall II » : « une union bancaire proprement dite, une dette gérée centralement par la BCE et un programme d'investissements publics ».

 

Autrement dit : plus d'intégration européenne, et plus d'argent public pour les profits privés !

 


Deuxième proposition : « une Conférence spéciale sur la dette ».

 

Tsipras rappelle à dessein la Conférence de Londres de 1953 qui a annulé une grande partie de la dette de la RFA. Encore une fois, naïveté ou malhonnêteté, Tsipras omet le contexte historique et les intérêts de classe derrière cette décision du capital américain et européen en 1953.

 

Tentés par le pillage de l'Allemagne de l'Ouest après-guerre, le capital atlantique avait finalement opté pour le redressement économique contre le bloc communiste à l'Est, pour en faire le tête de pont d'une Europe de l'Ouest capitaliste, libérale et anti-communiste.

 

Que propose Tsipras soixante ans après ? Une négociation avec les dirigeants européens pour leur faire comprendre leur intérêt, celui d'épargner à la Grèce une politique d'austérité trop lourde, pour qu'elle puisse se relever et contribuer au sauvetage de l'Europe.

 

Et l'exploit pour Tsipras, c'est naturellement que cette politique est possible « sans rompre avec aucun des Traités actuellement en vigueur ». Vive Maastricht et vive Lisbonne !

 


« Il faut sauver l'Europe d'elle-même », avec les sociaux-démocrates et les vrais libéraux

 

Le mot d'ordre de Tsipras n'a pas changé : il faut sauver la Grèce … pour sauver l'Euro et l'Union européenne elle-même ! C'est ce qui légitime pour Tsipras non pas la lutte contre l'austérité et la répudiation de la dette, mais bien la négociation de son niveau.

 

Ainsi conclut-il son intervention : « Mon parti SYRIZA est diposé à défenre un programme européen pour sauver la zone Euro, en donnant à la Grèce un moment de répit ».

 

Le but n'est pas « seulement d'améliorer la situation en Grèce mais de construire une Europe meilleure, une Europe humaine ». L'Europe humaine d'abord !

 

Tsipras aime la formule qu'il répète, il s'agit de « sauver l'Europe d'elle-même ». Face à la faillite de l'Union européenne, il s'agit de reprendre le drapeau de l'idée européenne.

 


Main tendue aux sociaux-démocrates .. et aux dirigeants européens : « Il ne sera pas facile de convaincre Merkel et Draghi! »

 

Sur qui Tsipras peut compter pour réaliser son programme? Le peuple grec, les peuples européens? Très peu, si ce n'est comme simples électeurs car « SYRIZA gagnera les prochaines élections ».

 

Mais ce n'est pas vers la piétaille que Tsipras tourne ses yeux. Il fait les yeux doux aux seigneurs de l'Europe.

 

Objectif numéro un : une grande alliance avec tous les sociaux-démocrates de bonne volonté.

 

« Un gouvernement de gauche en Grèce tendra la main aux sociaux-démocrates européens, aux libéraux vraiment libre-penseurs européens, à tous les européens qui ne veulent pas voir l'Europe sombrer dans une situation cauchemardesque.

 

A tous ceux-ci, nous leur demanderons de rejoindre un projet commun : celui de stabiliser l'Europe, premier pas vers une Europe ouverte, démocratique et unie. »

 

Objectif numéro deux : négocier l'Europe de demain avec les dirigeants européens actuels.

 

Car si les dirigeants européens, les banquiers et les politiques au pouvoir ne veulent pas du changement, d'une Europe redessinée, d'après Tsipras :

 

« Nous allons devoir négocier âprement avec les grands lieux du néo-libéralisme institutionnel, à Francfort, à Berlin, Bruxelles et Paris. Pour cela, nous aurons besoin de votre soutien », dit-il en s'adressant à son auditoire social-démocrate.

 

A la fin de son discours, il ne nie pas qu'il « ne sera pas facile de convaincre Mme Merkel, M.Asmussen, M.Draghi »et qu'il faudra peut-être devoir faire face à leur résistance (sic).

 

Quand Tsipras en vient à sa conclusion, rappelant les dangers de l'agonie en Grèce pour l'avenir de l'Union européenne, il réitère sa main tendue :

 

« Je ne sais pas si le parti social-démocrate autrichien me soutiendra dans son combat pour sauver l'Europe d'elle-même. Je suis convaincu en revanche que Bruno Kreisky serait de mon côté. Rassemblons nos forces pour le meilleur, dans toute l'Europe ! »

 

Union de la gauche avec la social-démocratie, défense de l'Euro et de l'Union européenne, gestion humaine du système capitaliste : les propositions de Tsipras, celles de SYRIZA sont loin de l'attente de la période historique, celle d'un parti révolutionnaire et de lutte de classe.


Article  AC


Source:http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/


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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 12:36

grece-carte

 

Le premier ministre grec Antonis Samaras réclame l’interdiction des partis qui veulent sortir la Grèce de l’union européenne et de l’OTAN, visant ainsi en premier lieu le Parti Communiste Grec (KKE), ainsi qu’Antarsya et le Plan B (fraction de Syrisa s’étant prononcée pour la sortie de l’UE et de l’euro).
A l’heure où après une très longue période de laissez faire tenant de la promotion, le gouvernement fait mine de réagir contre le parti fasciste de l’Aube Dorée forcé par la levée de bouclier face au meurtre de Pavlos Fyssas, cette annonce de Samaras – concomitante de la remise en liberté de plusieurs député de ce mouvement – traduit surtout la fascisation croissante de ce régime aux ordre de l’UE, révélant une fois de plus au passage la nature profondément totalitaire de cette construction capitaliste supranationale qu’est l’Union Européenne.
C’est le blog Greek Crisis Now qui le révèle :
 » Précisant l’avenir dans son régime d’exception, Antonis Samaras a indiqué aujourd’hui depuis les États-Unis où il se trouve, “que dorénavant, et après l’Aube dorée, il va falloir s’occuper des autres extrémismes, ceux qui veulent par exemple conduire la Grèce en dehors de l’Union Européenne et en dehors de l’OTAN”. Autrement-dit et pour ceux qui ne l’auraient pas compris, le PC grec (KKE), la mouvance gauche de SYRIZA, le parti de gauche ANTARSYA et le parti du “Plan-B” sont ces “extrémistes”. Aussitôt, ces partis de la gauche ont très vivement réagi ce soir du 2 octobre. “Que Samaras exige alors des autorités des États-Unis où il se trouve en ce moment, que le FBI procède à l’arrestation de l’économiste – Prix Nobel de l’économie Paul Krugman, il est autant hétérodoxe que nous sur la question de l’euro par exemple”, a déclaré Alekos Alavanos, ancien leader SYRIZA et actuel chef du mouvement “Plan-B” dont l’axe central de sa ligne politique est l’abandon de l’euro. »

Nous publions ci-après le communiqué du KKE :

grèce-kke
« Le Premier ministre, dans une interview aux États-Unis, continue de mettre en valeur la théorie historiquement sans fondement, inconsistante et dangereuse des deux extrêmes, le fascisme et le mouvement populaire. Il essaye de confondre les positions des nazis d’Aube dorée sur l’UE et l’OTAN, avec la lutte populaire pour débarrasser le pays de ces associations impérialistes qui apportent aux peuples la pauvreté, les guerres et des politiques impopulaires ».

 

 

Source : Initiative Communiste

 


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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 08:34

spd-linke-gruene100 v-panoramaDie Linke continue de prier le SPD d'accepter la formation d'un « gouvernement de gauche plurielle »

 

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

L'issue des élections législatives en Allemagne laisse un champ ouvert aux combinaisons politiciennes. « Grande coalition » CDU-SPD ou « gauche plurielle », rouge-rose-verte, de Die Linke au SPD.

 

La position de la direction du SPD est claire : pas de gouvernement de gauche avec Die Linke et recherche d'une « grande coalition » avec la droite de Merkel, déjà testée entre 2005 et 2009 dont le Ministre des Finances fut le candidat social-démocrate à la chancellerie, Peer Steinbruck.

 

Sur l'essentiel, CDU et SPD sont d'accord : statu quo sur la précarisation des travailleurs, la retraite à 67 ans, le renforcement de l'intégration et de l'austérité européenne, compensée par des mesurettes sur le salaire minimum et une réforme fiscale touchant les hauts revenus.

 

Une grande coalition SPD-CDU : une alliance de bon sens

 

Dans ces conditions, l'hypothèse d'une majorité de gauche SPD et Linke semble saugrenue. Le SPD ne s'est jamais démarqué de son héritage libéral, Steinbruck se revendiquant dans la campagne de l'héritage de Schroder, celui des lois Hartz qui ont plongé des millions d'allemands dans la précarité.

 

Die Linke avait tracé des « lignes rouges » sur lesquelles elle n'était pas censée transiger. Des lignes devenues, dans le discours de dirigeants comme Gregor Gysi, « oranges » puis « vertes ».

 

La dernière interview accordée par Katja Kipping au quotidien « Die Zeit », le 26 septembre, est révélatrice des positions du « parti de gauche » quant à l'alliance avec la social-démocratie. Extraits.

 

La recherche d'une coalition rouge-rose-verte : « Si la SPD a exclu une coalition, ce n'est pas notre cas »

 

Le journaliste de « Die Zeit » rappelle d'entrée que le SPD semble exclure une coalition « rouge-rouge-verte » et demande si Linke se sent bien dans l'opposition.

 

La réponse de Kipping : « L'opposition n'est pas une sinécure. Nous devons redoubler d'énergie pour nous faire entendre, peser pour changer les choses. Une coalition rouge-rouge-verte n'est pas gagnée mais c'est encore possible ».

 

« Est-ce que ce n'est pas une fausse proposition, voulez-vous vraiment le gouvernement ? », demande le journaliste. « Notre ligne, c'est : nous sommes ouverts aux négociations. Si la SPD a exclu une coalition avec nous, ce n'est pas notre cas ».

 

Les lignes rouges ? « On est prêt à faire des compromis »

 

« Et les lignes rouges ? », questionne le journaliste. La réponse de la présidente de Linke porte sur un point : « Pas de nouvelles opérations militaires à l'étranger ». Ce qui veut dire pas d'intervention armée en Syrie. Sur ce point, il peut y avoir convergence avec le SPD … jusqu'à Merkel.

 

Par contre, cela suppose de ne pas revenir sur les opérations en cours, comme en Afghanistan, ni sur les contrats d'armements juteux signés par l'industrie de l'armement allemande. Par ailleurs, comme le souligne Mme Kipping : « Il y a d'autres points sur lesquels on est prêt à faire des compromis ».

 

Le salaire minimum : « Un point de convergence majeur »

 

Et la présidente de Linke de rappeler sur-le-champ un point de convergence : le salaire minimum. « Nous voulons un salaire minimum, comme le SPD et les Verts. Sur notre proposition de 10 € ? L'idée est importante, après sur le montant, on peut discuter ».

 

On peut rappeler que le SPD avait dans son programme l'instauration du salaire minimum à 8 € 50. Une proposition à laquelle n'est pas hostile la CDU, plutôt favorable à des accords par branche.

 

Quand le journaliste évoque la potentialité de faire passer d'entrée un accord sur le salaire minimum, en utilisant la majorité de fait au Bundestag, prouvant ainsi la viabilité d'un gouvernement de gauche, la réponse de Mme Kipping est encore instructive :

 

« Je pense qu'il serait irresponsable de ne pas se saisir de cette occasion. La question du salaire minimum est un point de convergence majeur »

 

Une interview révélatrice de la ligne de « Die Linke » vis-à-vis de la social-démocratie historique : recherche des alliances à tous les niveaux, dans l'optique de « peser à gauche » dans les institutions.

 

Gregor Gysi avait déclaré après les élections que « Linke reste ouvert à la discussion. Le SPD et les Verts devraient s'engager dans des négociations avec nous ». Il avait qualifié de « grosse erreur » le refus du SPD d'envisager un gouvernement « rouge-rouge-vert ».

 

Le dirigeant du SPD, Sigmar Gabriel, a récemment marqué son souhait de voir émerger des « gouvernements de gauche » semblables à ceux expérimentés en Allemagne de l'Est.

 

Entre 2001 et 2011, Die Linke gouvernait le land de Berlin en coalition avec le SPD, appliquant une série de coupes qui en firent un laboratoire de l' « austérité de gauche » : baisse des salaires, licenciement de dizaines de milliers de fonctionnaires, coupes massives dans l'éducation et la santé.

 

Entre 2001 et 2011, le gouvernement de gauche à Berlin n'a non seulement rien fait pour freiner la spéculation immobilière et a même encouragé la privatisation du logement social.

 

Die Linke avait alors payé cher cette politique, passant de 22 % des voix en 2001 à 11,7% en 2011, à l'échelle de Berlin. Au niveau national, lors de ces élections, la ligne modérée et ambiguë de Linke n'a pas payé : passant de 11% en 2009 à 8,7% en 2013.

 

Aujourd'hui, dans l’État de Hesse, région-clé de l'Allemagne de l'Ouest qui abrite notamment Francfort, les tractations sont en cours après les élections régionales partielles pour un gouvernement SPD-Verts-Die Linke.

 

La dirigeante locale de Linke s'est déjà dite prête à faire des concessions, et à faire tomber une « ligne rouge » : celle de l'adoption de mesures d'austérité budgétaire au Parlement régional.

 


 

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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 13:54

portugal-carte

 

Les élections locales (autarquicas) de ce 29 septembre 2013 ont vu une défaite historique de la droite, maître d'œuvre de l'austérité. Si le PS a profité de la situation pour gagner quelques mairies, il recule en voix. Les communistes de la CDU sortent grands gagnants du scrutin.


 

La droite représentée avant tout par le PSD (Parti social-démocrate) mais aussi le CDS-PP (Parti populaire) avaient exhorté les Portugais à ne pas «  nationaliser  » le scrutin. Peine perdue. Après les deux années de plans d’austérité, le gouvernement sort dramatiquement affaibli.

 

 

La droite subit sa pire défaite depuis 20 ans : 16,5% pour le PSD, 3,5% pour le CDS-PP – plus une dizaine de % pour les listes de divers droite (avec 7,5% pour les listes PSD-CDS). Soit un recul de plus de 10 points par rapport à 2009 et la perte de23mairies.



Les partis de droite ainsi que le PS (la « troika ») perdent sur ce scrutin près de 750 000 voix.

 

 

Les grosses ficelles des partis du consensus dominant PS-PSD pour garder la main : « indépendants », clientélisme, alliances tacites

 

Dans des bastions historiques de la droite, le PSD connaît des défaites historiques. Au nord, le PSD perd la deuxième ville du pays, Porto et Vila nova de Gaia. Dans le fief de Madère, et de son président corrompu Alberto Jardim, il perd 7 des 11 mairies.

 

 

Prévoyant sa débâcle, la droite a mobilisé toutes ses ressources : la carte du localisme, l'activation de ses réseaux clientélistes, mais aussi la dissimulation de ces candidats derrière les étiquettes d' «  indépendants  » : comme Marco Almeida battu de peu à Sintra, Rui Moreira vainqueur à Porto.

 

 

Rui Moreira, présenté comme le candidat « anti-parti » (son slogan, le populiste quasi footballistique : « Notre parti, c’est Porto »), des citoyens à Porto a pourtant été soutenu par le CDS-PP et épaulé par une série d’anciens responsables locaux du PSD.

 

 

Lui-même grand industriel du secteur immobilier, président de la Chambre de commerce de Porto,il est impliqué dans les opérations de réhabilitation, de fait d’expulsions des populations pauvres, du centre-ville de Porto. Moreira a représenté une alternative populiste de droite au candidat du PSD, Luis Filipe Menenzens, plongé dans une série de scandales.

 

 

Le vainqueur attendu est le Parti socialiste. Il remporte 150 mairies et renforce son hégémonie dans des régions-clés, comme à Lisbonne, et récupère des villes majeures comme Coimbra. Le secrétaire-général du PS n’a pas hésité à parler de la plus grande victoire de l’histoire du scrutin.

 

 

Sur une corde raide, le PS a capitalisé sur le rejet global du gouvernement de droite, feignant l’indignation tardive quant au budget 2014 tout en se revendiquant après le scrutin d’une « opposition constructive » au gouvernement.

 

 

Il a également utilisé à plein ses réseaux clientélistes locaux, tout en profitant des reports de voix habituels des électeurs conservateurs dans les duels attendus au sud avec les candidats communistes.

 

 

Le Parti communiste : troisième force politique du pays, en progression nationale et locale

 

 

En dépit de ces manœuvres, le seul parti à réellement progresser, tant en voix qu'en nombre de majorités conquises, c'est le Parti Communiste, rassemblé dans la Coalition CDU (Convergence Démocratique Unitaire).

 

 

Le PCP-CDU obtient 11,1% pour les Chambres municipales (exécutif) et 12% aux Assemblées municipales (législatif), une progression de 1,3 points par rapport à 2009 : des résultats inédits aux élections locales sur ces vingt dernières années.

 

Si le PCP s'installe plus que jamais comme la troisième force politique du pays et surtout la seule alternative au consensus dominant PS-droite, les résultats au niveau local sont encore plus impressionnants.

 

On note d'une part une progression encourageante dans les régions qui ne sont pourtant pas ses bastions, ce dans tout le pays : 7% dans la région de Porto au nord (4% en 2009), 7,5% à Coimbra au centre (5,5% en 2009) ou encore 11,7% à Faro, à l’extrême-sud (6% en 2009).

 

 

Dans les régions « rouges » du Sud, les communistes font le plein : 14,1% à Santarem, 15,8% dans la région métropolitaine de Lisbonne, 17,2 % à Portalegre, 38,6% à Beja, 38,5% à Évora (première place devant le PS) et 42% dans la région de Setúbal – la 3 ème du pays – avec majorité absolue à l'Exécutif régional.

 

 

A l'échelle des communes, le PCP récupère 10 mairies dont les deux capitales de district Beja et Evora, tout en récupérant la majorité absolue dans les deux plus importantes mairies communistes, Setubal et Almada, la 10ème ville du pays dans la banlieue de Setúbal.

 

 

Huit autres communes ont été conquises, parmi lesquelles Loures, 6 ème ville du pays située dans la banlieue de Lisbonne ou encore la mythique Grândola, la ville d’Alentejo dont fut tirée la chanson de Zeca Afonso « Grândola, vila morena », hymne de la Révolution d’avril.

 

 

En termes d’élus locaux, le PCP passe de 174 à 213 élus dans les exécutifs municipaux, et de 655 à 746 dans les Conseils municipaux. Les communistes dirigeront 34 mairies sur les 308 que compte le pays, soit une mairie portugaise sur neuf.

 

 

Après l’annonce des résultats, le secrétaire-général du PCP, Jerónimo de Sousa a annoncé les priorités futures du Parti, la lutte contre les politiques du capital, d'où qu'elles viennent :

 

« Les voix obtenues par la CDU sont un facteur de confiance et d’espoir, sur le fait qu’il est possible de tracer un autre chemin, un autre cap. Une impulsion à la lutte, à ce qu’elle peut ouvrir de perspectives et réalisation d’une politique alternative, une preuve qu’il revient aux travailleurs et au peuple dans leur action, leurs choix et leur vote de battre les partis des politiques de droite [NdT : le PCP intègre les PS dans les partis responsables des « politiques de droite »], de donner plus de force à la CDU pour réaliser une politique patriotique et de gauche.

 

 

Cet engagement local trouvera une continuité dès demain dans la lutte quotidienne – avec la grande action de lutte nationale « Marche pour Avril : contre l’exploitation et la paupérisation » déjà convoquée par la CGTP pour le 19 octobre ».

 

 

Le « Bloc de gauche » en voie de disparition

 

Au-delà de l’affaissement des partis du consensus dominant PS-PSD, de la progression des communistes, le dernier enseignement du scrutin, c’est la quasi-disparition électorale du « Bloc de gauche ».

 

 

La formation dite de « gauche radicale » (issue de courants maoistes, trotskistes, ex-socialdémocrates, refondateurs …), soutenue par le PGE contre le Parti communiste passe de 3 à 2,4% aux exécutifs municipaux, de 4 à 3% aux Conseils municipaux.

 

 

Elle ne garde plus que 8 élus aux exécutifs et 100 dans les Assemblées, des chiffres qui supportent mal la comparaison avec ceux obtenus par les communistes, respectivement 213 et 747

 

 

Le Bloc de gauche subit électoralement la conséquence de l’incohérence de son discours pendant la campagne, reflet de son alignement fondamental sur le consensus dominant.

 

 

Ainsi, pendant la campagne, le Bloc a alterné entre des mains tendues au PS pour des alliances électorales locales et nationales, avant de dénoncer … l’intransigeance du PS (et non la politique d’austérité dont il est complice !).

 

 

Ironie de l’histoire, c’est le PS qui a enlevé au Bloc sa seule mairie, Salvaterra do Magos, dans le Ribatejo. Autre symbole frappant, l’absence du moindre élu du Bloc de gauche à l’exécutif dans un de ses fiefs, la région de Lisbonne où se présentait son secrétaire-général João Semedo … le dernier élu récupéré par le PCP.

 

 

Sur un autre point majeur, le « Bloc de gauche » s’est encore gardé de tout positionnement de rupture, tant avec l’Euro qu’avec l’Union européenne, là où le PCP maintient son discours de rupture avec l’intégration européenne, ouvrant même la question de la sortie de la monnaie unique.

 

 

Un gouvernement de droite plus affaibli que jamais et un Parti Socialiste empêtré dans les contradictions de son double discours, déterminés à appliquer par alternance les diktats de la « Troika », désirée par le patronat portugais comme européen :

 

 

Plus que jamais la seule alternative est le Parti Communiste, plus fort sur les territoires locaux, plus fort dans les luttes pour faire triompher une alternative au consensus dominant, capitaliste et européiste.

Article AC

Source: 

 http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

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29 septembre 2013 7 29 /09 /septembre /2013 15:48

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Au menu du n°30, notamment...

Editorial : Dans la guerre contre la Syrie, François Hollande choisit la position la plus radicale. Pourquoi ?

 

Analyse : Angela Merkel remporte les élections allemandes, mais le Parti anti-euro réussit un score inattendu.

 

Infos : la santé économique de la zone euro ne s'améliore guère, les perspectives s'annoncent sombres

 

Analyse : Après la tension extrême qui a suivi l'attaque chimique non identifiée en Syrie, la Russie change la donne diplomatique

 

Entretien : Rainer Rupp éclaire les implications de l'espionnage réalisé par la NSA américaine

 

Commentaire : le nouveau patron du Medef voit exaucer ses voeux grâce à l'appui de la Commission européenne

 

Et les brèves...

Toutes les informations  sur BRN sont ici

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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 17:57

DKP-Allemagne

Une victoire pour les banques
 et le grand capital allemand
Analyse du Parti communiste allemand (DKP) sur le résultat des élections législatives

 

Ce que les médias dominants avaient annoncé depuis des mois s'est produit hier : la CDU-CSU est sortie grand gagnante – entre autre au détriment du FDP, qui n'est plus représenté au Bundestag.



Le président du DKP estime de son côté :



« Peu importe la coalition gouvernementale qui va se dessiner – pour le peuple de ce pays, cela ne va pas changer grand-chose : les manœuvres bellicistes de la Bundeswehr (armée allemande) vont se poursuivre. Le prochain plan de sauvetage de l'UE pour les banques sera adopté. Et la prochaine étape de la casse sociale va être actée pour renforcer la position dominante des banques et grandes entreprises allemandes dans l'UE, sur le dos des salariés de notre pays et du reste de l'Europe. En ce sens, ce résultat est une victoire pour les banques et les grandes entreprises. »



Le résultat des élections législatives est un reflet – quoique déformé – du niveau de conscience des travailleurs, dans le rapport de force actuel. Qu'une si grande partie de la classe ouvrière ait donné ses voix à des partis qui sont pour une politique de guerre, pour la démolition de nos droits sociaux et démocratiques, est un reflet de sa conscience sociale du moment : la propagande selon laquelle « l'Allemagne » se porte bien par rapport à d'autres pays en Europe a bien marché, attisant les peurs d'un déclassement social.



Le président du DKP souligne toutefois les contradictions de ce résultat :



« Si d'un côté, la CDU-CSU remporte les élections, d'autre part les sondages révèlent que 74 % des électeurs de la CDU sont pour un salaire minimum légal, ce qui indique clairement des lignes de fracture sur les questions de classe parmi les électeurs de la CDU ».



Il faudra donc partir des prochaines luttes extra-parlementaires, dans la rue – mais aussi des campagnes électorales de 2014 – pour mettre sur le devant de la scène les intérêts immédiats de la classe ouvrière, pour repousser les attaques du capital. Le maintien du parti « Die Linke » au Bundestag peut être un point d'appui.



La relative bonne performance de la force réactionnaire « Alternative pour l'Allemagne » sera de nouveau à l'ordre du jour du prochain comité exécutif du DKP, en vue des élections européennes de 2014 :



« Si un parti de ce type obtient près de 5 % des voix, alimentant un climat nationaliste et raciste, il est plus que jamais nécessaire que le Parti communiste présente des candidats qui lient le « NON » à l'UE des banques et du capital avec le « NON » au racisme et au nationalisme. Une chose est claire : la résistance à l'UE ne pourra vaincre que si les salariés en Allemagne se font solidaires avec les salariés des pays, poussés par les diktats de l'UE et de la Troika, par l'austérité, dans une pauvreté massive. »



 

Patrik Köbele a remercié expressément les candidats du DKP qui se sont présentés à Heidenheim, Brandebourg et Berlin, mais aussi les camarades qui ont fait leur campagne. Ils ont contribué à ce que le mot d'ordre : « Choisissez la voie de la résistance ! » puisse s'exprimer sur le bulletin de vote. C'est cette voie qu'il s'agit maintenant de suivre.

Traduction JC

 
Source: Solidarité Internationale PCF 

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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 18:24

allemagne-carte

Plus à droite que jamais. L'Allemagne sortie des législatives du 22 septembre l'est avec une CDU au plus haut depuis 1990, un SPD qui continue sa dérive droitière et « Die Linke », empêtré dans une stratégie euro et SPD-compatible, encore en recul.

 

Le fait majeur de ce scrutin, c'est le triomphe de la CDU d'Angela Merkel. Avec plus de 43% des voix, le parti démocrate-chrétien a écrasé le scrutin. La seule incertitude reste sa capacité ou non à obtenir la majorité absolue.

 

Dans une campagne résolument conservatrice, axée sur la stabilité et la continuité, elle a fait le plein dans l'électorat de droite et du centre, sur fond d'un nationalisme (« L'Allemagne forte »), qui trouve sa pleine expression dans un européisme intéressé et prudent.


 

Merkel n'a pas hésité à récupérer l'héritage de l’œuvre de l'ex-chancelier social-démocrate Gerhard Schroder, dont les réformes (« Hartz IV »), au début des années 2000, ont plongé des millions d'Allemands dans l'enfer de la précarité et des bas salaires.

 

Plus subtilement, elle s'est distinguée de son prédécesseur social-libéral par des inflexionsen politique étrangère, moins suiviste vis-à-vis de l'OTAN, et jusqu'en politique intérieure, avec quelques mesures sur le salaire minimum limitées à certaines branches bien précises.

 

A droite, Merkel occupe tout l'espace et écrase ses partenaires-concurrents : le FDP est balayé sur ses fondamentaux, libéralisme et européisme (4,5%) tandis que le parti populiste anti-euro, « Alternative fur Deutschland », échoue aux portes du Bundestag (4,8%).

 

Mais la droitisation du pays se manifeste aussi à la faillite des partis dits de « gauche ». Les Verts, en recul avec 8 % des voix (- 2,7 points) et surtout du SPD qui avec 26 % des voix réalise un score décevant, bien qu'en progression par rapport au fiasco de 2009 (+ 3 points).

 

Parti dans un premier temps sur des propositions identitaires « de gauche » offrant un vernis de radicalité (salaire minimum, impôts progressifs), le SPD a fini par accentuer sa dérive vers la droite, aidé en cela par la figure idoine, Peer Steinbruck.

 

Représentant émérite de la « gauche caviar » allemande, Steinbruck a été le ministre des Finances de Merkel sous la « Grande coalition » de 2005 à 2009, maître d’œuvre du plan de renflouement des banques, et de l'austérité dans et hors des frontières allemandes.

 

Se revendiquant de l'héritage des réformes Schroder, défendant le recul de l'âge de départ à la retraite à 67 ans qu'il a fait passer, Steinbruck ne s'est finalement distingué de Merkel que par sa défense plus obstinée de l'austérité budgétaire et du fédéralisme européen.

 

Pris dans cette vague droitière, « Die Linke » l'a aussi alimentée.Dans la lignée des derniers scrutins régionaux, « Die Linke » s'effritte. Avec 8,4% des voix, elle pourrait rester troisième force du pays, mais en net recul par rapport aux scores de 2009, où elle avait obtenu 11,9 %.

 

Au-delà de son résultat, ce sont ces axes de campagne qui ont nourri la droitisation du pays : l'approfondissement de l'intégration européenne et la recherche d'une alliance avec la social-démocratie.

 

Approfondissement de l'intégration européenne, alliance avec le SPD : virage droitier ou continuité pour Die Linke ?

 

Die Linke s'est distinguée d'abord dans la campagne par son zèle dans la défense et l'approfondissement de l'intégration européenne.

 

On se souvient en mai de l'intervention du fondateur de « Linke », l'ancien ministre de l'Economie de Gerhard Schroder, Oskar Lafontaine se prononçant pour la sortie de l'Euro afin de pouvoir mettre en place une véritable « politique de relance » de gauche, toute keynésienne et social-démocrate.

 

La levée de boucliers a été instantanée chez les dirigeants de Linke, proclamant leur attachement politique à la construction européenne.

 

Ainsi, Bernd Riexinger, représentant les ex-sociaux-démocrates de RFA et co-président, répondit : « Certains disent Non à l'Euro et oui à l'Austérité (l'AfD/Alternative fur Deutschland), nous, nous disons non à l'austérité et oui à l'Euro. Ils sont de droite, nous sommes de gauche ! »

 

Katia Kipping, représentant l'ex-PDS de l'Est, elle aussi co-présidente, avait alors répondu dans un article dans Neues Deutschland au titre fort : « Nous disons oui à l'Euro ».

 

Le programme adopté par Die Linke lors de sa Conférence à Dresde en juin insiste sur la nécessité de lutter ... contre la fin de l'Euro en promouvant une réforme de l'Union économique et monétaire, notamment des missions de la Banque centrale européenne (BCE).

 

Un européisme zélé parfaitement compatible avec la position ultra-fédéraliste du SPD.Le deuxième point marquant étant la recherche obstinée pendant la campagne de convergences avec le parti social-démocrate, en vue d'un gouvernement de gauche plurielle « rouge-rouge-vert ».

 

Les dirigeants de Linke, en premier lieu les présidents Tanja Kipping et Bernd Reixinger, n'ont cessé de modérer leur discours, insistant sur leur disponibilité pour des accords avec le SPD.

 

Une position défendue par le dirigeant historique de l'ex-PDS d'Allemagne de l'Est, désormais représentant de l' « aile modérée » ou « pragmatique » du parti, Gregor Gysi, qui rêve désormais de moins en moins secrètement d'un poste aux Affaires étrangères.

 

Gregor Gysi a tenu à insister sur le fait que « le SPD ne ferait pas de chancelier sans nous », et qu'il était disposé à s'entendre sur un programme minimal de gouvernement, rappelant les « points de convergence »entre les deux formations.

 

Un programme minimal dans lequel il a renoncé progressivement à tous les points de friction avec le SPD :l'abandon de la lutte contre le recul de l'âge à la retraite à 67 ans, de la suppression des lois Hartz IV oudu retrait des troupes d'Afghanistan.

 

Die Linke se contentait en fin de compte de déclarations incantatoires sur la « justice sociale » et la « paix » et de mesures compatibles avec les propositions du SPD. C'est le cas pour la mise en place d'un salaire minimum à 10 € quand le SPD … le proposait à 8,50 €.

 

Gysi a affirmé que « lorsque Die Linkeest plus forte, c'est l'Allemagne qui est plus pacifique et sociale ». Die Linke a atteint un score historique en 2009, l'Allemagne n'est pas pour autant devenue plus « pacifique et sociale » … si ce n'est pour la paix sociale dans le pays, peut-être ?

 

Anecdote révélatrice de la position conservatrice du parti, Die Linke a choisi pendant la campagne de présenter une affiche avec le mot « Revolution ? » … suivie de la réponse : « Nein ! ».

 

Si Linke ne cesse de mettre en avant son rôle pour tirer le SPD à gauche, le SPD suit de son côté la campagne anti-communiste alimentée par la CDU, et refuse toute coalition « rouge-rouge », laissant toujours entre-ouverte la porte d'une « grande coalition » avec la CDU.

 

Cela n'a pas empêché Gregor Gysi, triomphaliste à l'annonce des résultats, de déclarer le soir même sa « disponibilité pour des entrevues » dans la perspective d'un accord gouvernemental.

 

La dérive droitière de « Die Linke » avait atteint son paroxysme lors des dernières élections présidentielles de mars 2012 où le parti « de gauche » avait soutenu une femme ouvertement de droite, amie de Nicolas Sarkozy, sioniste invétérée : Beate Klarsfeld.

 

Chez un personnage comme Gregor Gysi, elle s'est manifestée notamment par des sorties en faveur du sionisme(« l'anti-sionisme n'est plus une position défendable pour Die Linke », disait-il lors de la commémoration des 60 ans d'Israel en 2008), y compris pour condamner ceux dans les rangs de Linke qui avaient participé à la « Flotille de la liberté » pour Gaza.

 

Ou encore, selon la fuite de Wikileaks, par cet entretien avec l'ambassadeur américain en 2010 tenant à le rassurer du caractère inoffensif du mot d'ordre de « dissolution de l'OTAN » par rapport à celui du « retrait de l'Allemagne de l'OTAN ».

 

Gysi et le parti « Die Linke » est le cœur et la tête du parti européen dit « Parti de la gauche européenne » (PGE) qui, sur le modèle allemand, tend à transformer les partis communistes en « partis (parlementaires) de gauche », pro-européens et sociaux-démocrates de gauche.

 

Après ces élections, le cœur de l'Europe penche plus que jamais à droite, renforcé dans son consensus libéral et européiste. La ligne adoptée par les dirigeants de « Die Linke », orientée vers la défense de l'UE et d'une alliance avec le SPD, n'a fait qu'alimenter cette dérive.

 

 

Article AC

 

Source:


http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

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20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 12:56
Vendredi 20 septembre 2013
- Communauté : les anti-capitalistes

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Les premiers signataires de Seine-Maritime


Yvette Genestal, Action Communiste, Elbeuf
Pascal Morel, militant syndical, Renault-Cléon
Pascal Acot, chercheur au CNRS, Action Communiste
Hervé Basire, professeur des écoles, Dieppe
Michel Barrière, Action Communiste, Tourville la Rivière
Nelly Barrière, Action Communiste, Tourville la Rivière
Fernand Dunet, Action Communiste
Gérard Paimparé, militant syndical, retraité SNCF, Petit-Couronne
David Ruis, Action Communiste, Grand-Quevilly
Christian Morin, militant syndical, Elbeuf
Lionel Houck, Cléon, Action Communiste
Laurence Beaufrère, ouvrière, militante syndicale, Aérazur( Caudebec les Elbeuf)
Jean-Marc Joseph, Tourville la Rivière, Action Communiste
Guy Courtois, Elbeuf, Action Communiste
Annie Genestal, retraitée des collectivités locales, Le Havre

Georges Pacy, retraité EDF, Action Communiste


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