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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
1 novembre 2015 7 01 /11 /novembre /2015 22:23
L’Assemblée s’attaque aux APL étudiantes ! (En catimini)

 Unef, Étudiants

01 nov. 2015 sur le blog de l'UL-CGT de Dieppe

L’Assemblée s’attaque aux APL étudiantes ! (En catimini)

Jeudi 29 octobre, la commission des affaires économiques de l’Assemblée Nationale a adopté deux amendements dans le cadre du projet de loi de finances 2016 qui remettent en cause l’accès des étudiants aux aides au logement.

Si ces amendements sont adoptés en séance plénière, qui débutera mercredi 4 novembre, les aides au logement des étudiants seront mises sous condition de ressources de leurs parents et ce sont jusqu’à 500 000 jeunes qui risquent d’être pénalisés.

 

Pas d’économies sur le dos des jeunes et de leur autonomie ! déclare l'Unef (Union Nationale des Étudiants de France)

Les aides au logement sont les seules aides calculées selon la situation propre des étudiants et non celle de leurs familles. Cela signifie que ce sont les seules aides accessibles aux étudiants des classes moyennes et à ceux qui sont autonomes de leur famille.

Mettre les APL étudiantes sous condition de ressources, comme le système de bourses du CROUS, c’est priver jusqu’à 500 000 jeunes d’une aide d’un montant entre 100 et 200 euros par mois, indispensable pour payer leur loyer. Cela signifie que des jeunes devront retourner vivre chez leurs parents et parfois renoncer à leurs études.

Il faut en finir avec les provocations contre les étudiants

Cette tentative de remettre en cause les APL étudiantes n’est pas une nouveauté. La pression de l’austérité budgétaire et le refus des responsables politiques de prendre en compte l’aspiration à l’autonomie des jeunes s’est traduite par de nombreuses attaques contre les aides au logement ces dernières années.

Pourtant, il y a seulement quelques mois, le Président de la République et le Ministre des finances rappelaient qu’ils n’avaient « pas l’intention de modifier les aides personnalisées au logement pour les étudiants ».

En prenant à contre-pied cet engagement, à l’approche des élections régionales, les députés de la commission des affaires économiques réunissent toutes les conditions pour pousser les jeunes vers un vote sanction.

L’UNEF rappelle son opposition à toute remise en cause des APL étudiantes.

L’UNEF exige que le Président de la République réaffirme son engagement de préserver les APL étudiantes et que les députés rejettent les amendements de la commission des affaires économiques.

L’UNEF mènera campagne sur les campus dès lundi pour informer les étudiants sur la menace qui pèse contre leurs aides au logement. Le syndicat est prêt à se mobiliser si jamais les députés font le choix de s’attaquer aux droits étudiants.

Signer la pétition !

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18 septembre 2015 5 18 /09 /septembre /2015 08:07

Près de 400 personnes dans les rues de Rouen, entre 150 et 200 au Havre, ont défilé, ce matin jeudi 17 septembre contre la réforme du collège qui sera appliquée à la rentrée 2016.

  • Par Virginie Ducroquet
  • Publié le 17/09/2015 | 16:20, mis à jour le 17/09/2015 | 18:39 par FR3 Normandie
 

Les professeurs d'allemand sont inquiets pour l'enseignement de leur discipline. © Sylvie Callier

© Sylvie Callier Les professeurs d'allemand sont inquiets pour l'enseignement de leur discipline.

 

Ce jeudi 17 septembre, les professeurs des collèges ont été appelés à la grève par plusieurs syndicats dont l’organisation majoritaire le SNES-FSU.
Ils réclament l’abrogation de la réforme (publiés par décret et arrêté) et de nouvelles discussions.
Environ 400 manifestants à Rouen et près de 200 au Havre ont défilé les rues. De nombreux professeurs d'allemand et de latin parmi eux.

Les enseignants en grève estiment que la réforme entraînera la disparition des sections bilangues, la fragilisation  des langues anciennes et de l’enseignement de l’allemand et de l’histoire.
D’après le ministère de l’Education Nationale, 16% des professeurs des collèges publics ont suivi le mouvement ce 17 septembre.

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14 juin 2015 7 14 /06 /juin /2015 07:08
Paru sur Respublica le vendredi 29 mai 2015
Par
Pour réagir aux articles,
écrire à evariste@gaucherepublicaine.org
 

Le débat sur l’école rejaillit une fois de plus après la dernière attaque qui, sous couvert des rythmes scolaires, engage la fin de la séparation entre le scolaire et le périscolaire, avant celle, ultime, contre un statut des enseignants qui gêne le mouvement réformateur néolibéral. Cette nouvelle attaque contre l’école, engagée par la néolibérale Najat Vallaut-Belkacem sur la « réforme du collège », a ainsi au moins réussi ce que peu de ses prédécesseurs avaient fait, à savoir pousser à l’union des syndicats enseignants contre son texte, même si une analyse plus fine montrerait le jeu ambigu de certains(et non des moindres) au démarrage de la réforme.​


La ministre veut maintenant faire passer ce texte au forceps comme tous les autres textes importants de l’équipe Hollande-Valls. Devant la forte opposition à ce projet, la direction néolibérale a chargé le pédagogiste Antoine Prost (digne successeur des Meyrieu, Legrand et consorts) de défendre sa ministre. Rien que du normal jusque-là. Vous pouvez lire son texte de propagande pleurnichard sur http://www.lemonde.fr/idees/article/2015/05/18/marre-de-la-nostalgie-elitiste_4635667_3232.html
Immédiatement, Pierre Albertini, professeur de khâgne, lui répond dans un article percutant intitulé « Critiquer Najat Vallaud-Belkacem au nom de l’égalité » (http://www.lemonde.fr/idees/article/2015/05/20/critiquer-najat-vallaud-belkacemau-nom-de-l-egalite_4637059_3232.html). Cette critique est très juste, mais elle nous laisse sur notre faim : le texte est notoirement insuffisant quant à la caractérisation de l’opération du mouvement réformateur néolibéral dans l’école. Il fait ainsi le jeu du journal Le Monde qui organise un débat inscrit dans le modèle politique néolibéral, comme si le seul problème qui se pose aujourd’hui à l’école était le pédagogisme contre l’instruction, nous n’en sommes plus à ce stade. Hier, avec le début de la crise du capital, le pédagogisme masquait une première attaque néolibérale contre l’école par une justification idéologique reposant sur une vision d’essence petite-bourgeoise de l’intérêt général.

Aujourd’hui, il s’agit d’une attaque globale dans laquelle le masque petit-bourgeois tombe devant les intérêts directs de l’oligarchie capitaliste.​
Sur quatre ans de collège​, cette réforme supprime une demi-année scolaire d’enseignement. Elle renforce l’autonomie des établissements, favorise la concurrence « libre et non faussée » entre établissements publics, tout cela préparant à terme la destruction de l’Éducation nationale comme administration de l’État. Ce que fait déjà le processus en cours de privatisation rampante de l’école, que ce soit en favorisant l’école privée de toutes confessions, et même patronale, ou en important les méthodes de management du privé dans une concurrence de plus en plus vive au sein même de l’école publique.
Sans oublier le processus de suppression progressive des programmes nationaux (avec 20 % des heures du collège qui seront soumises à des discussions locales, voire communautarisées), ce qui induit des craintes sur le statut même des enseignants (suite notamment au décloisonnement scolaire et périscolaire où à l’abandon des décrets de 1950).
Cette réforme est à mettre en perspective avec le but avoué du quartier général de l’oligarchie, à savoir qu’il faut réduire les dépenses socialisées pour faire face à la crise du profit. Le cœur du discours devient ainsi l’installation du socle de compétences juste nécessaire pour l’employabilité du futur travailleur, en négligeant dans les nouveaux programmes, comme par hasard, la formation de l’esprit critique du futur citoyen.
Plus que jamais, l’ensemble de la sphère de constitution des libertés (école, services publics et protection sociale) est sous le feu des politiques néolibérales qui non seulement leur imposent l’austérité, mais changent leurs rôles politique et social pour les mettre au service direct des intérêts capitalistes.Nous ne pouvons pas ne pas faire état dans le même temps du débat de sophistes néolibéraux entre Najat Vallaud-Belkacem et Bruno Le Maire (http://www.europe1.fr/emissions/europe-1-soir2/najat-vallaud-belkacem-bruno-le-maire-le-debat-969780), qui se sont mutuellement remerciés, chacun présentant l’autre comme repoussoir, la ministre présentant Le Maire comme le tenant d’un collège à deux vitesses, Le Maire présentant la ministre comme fossoyeur de l’élitisme républicain. Deux discours en miroir pour une même politique, chacun faisant croire qu’il n’y a pas d’autre politique possible.
Dans son article, Prost se lamente parce que les différentes « réformes » et les différents « projets » n’ont pas été complètements réalisés. On peut lui répondre classiquement et justement que c’est heureux, parce qu’elles ont suffisamment dégradé l’école, et que si elles se sont heurtées à une résistance populaire effective, c’est qu’il y a de la part de groupes sociaux qui ne sont pas du tout des héritiers, une forte demande d’école, de valorisation de la transmission des connaissances et du travail scolaire. Mais si les oppositions aux « contre-réformes » sont certes partiellement efficaces, elles sont seulement défensives et n’ont pu que réduire les dégradations. C’est ce qui pourrait arriver une fois encore.
Prost met au défi les opposants à cette nouvelle contre-réforme de proposer une autre réforme. C’est un piège, car l’enjeu véritable est une nouvelle logique politique et une nouvelle politique scolaire, ce qui n’est évidemment pas l’objectif de Le Maire et de l’UMP. Nous estimons donc qu’Albertini n’a que partiellement répondu à Prost et que nous, nous pouvons y répondre au sein d’un modèle politique alternatif au modèle capitaliste…

Sans doute, certains lecteurs trouveront-ils que nous en rajoutons. Nous leur disons par avance qu’il ne suffit pas de s’indigner, de commenter, ou d’interpréter, mais de résister d’abord pour ensuite transformer en même temps l’école et la société. Jamais dans l’histoire les mutations de l’école n’ont été indépendantes de la transformation sociale et politique du moment considéré.
Voilà pourquoi il faut nommer l’adversaire et ne pas faire comme s’il suffisait de changer les conseilleurs du prince.

A lire en complément :
  • Réforme du collège. Communiqué de l’intersyndicale du second degré (21 mai 2015)Signez et faites signer la pétition intersyndicale !
    Les organisations syndicales SNES-FSU, SNEP-FSU, SNALC-FGAF, SNFOLC, SNETAA-FO, CGT Educ’action, SUD Éducation, SNCL-FAEN et SIES-FAEN dénoncent la publication des textes concernant la réforme du collège au soir même d’une grève majoritaire dans les collèges. Cette provocation et ce mépris des personnels sont contre-productifs : il est illusoire d’espérer mettre en œuvre une réforme contre les professionnels.
    Elles dénoncent les manœuvres de récupération politiciennes et les amalgames.
    Elles demandent l’abrogation de ces textes, décret et arrêté, et la reprise immédiate des discussions sur l’avenir du collège. En tout état de cause, elles refusent de discuter des modalités d’application de cette réforme.
    Elles appellent les personnels à signer et faire signer la pétition intersyndicale, à poursuivre les mobilisations en cours : assemblées générales, délégations, rassemblements etc., et à mettre en débat une journée de grève nationale en juin.
    Elles appellent d’ores et déjà à faire du jeudi 4 juin une nouvelle journée nationale de mobilisation dans tous les collèges : heures d’information syndicale, rencontres et débats avec les parents.
  • « Si l’on apprenait le français ? La réforme du collège et de ses programmes« , par Jean-Michel Muglioni (20 mai 2015), ici dans Mezetulle
  • Motion sur le projet de nouveaux programmes de français pour le Collège,  par le Bureau de l’APLettres (26 mai 2015)
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11 juin 2015 4 11 /06 /juin /2015 15:33

Commentaires : Les enseignants étaient aujourd’hui en grève contre une réforme du collège qui accorde plus de pouvoirs aux chefs d’établissements, et qui aboutit à une baisse globale des horaires des élèves.  Ils sont ulcérés par le décret autoritaire imposé malgré une mobilisation réussie le 19 mai, mobilisation qui attestait de l'opposition massive à la réforme du collège.  Cet autoritarisme montre que le pouvoir socialiste se moque de l'opinion des enseignants et des citoyens.
Les réformes qui se succèdent depuis près de 40 ans dans l'éducation nationale n'ont fait qu'empirer la situation des maîtres et des élèves.  Dans un domaine où l'on a besoin de temps, de stabilité et de réflexion, la valse des réformes a bousculé les enseignants et leur travail sans améliorer ni le niveau ni la réussite des plus faibles.  On a, le plus souvent,  réformé contre leur avis.  Quand on n'a pas, sciemment détruit, comme l'a fait Sarkhozy en supprimant 80 000 postes entre 2007 et 2012.
Les politiciens, à droite comme chez les socialistes exigent de l'école qu'elle répare tous les maux de la société, chômage, délinquance, racisme, islamisme radical, discriminations … alors qu'elle devrait se préoccuper avant tout de favoriser l'accès aux connaissances pour le plus grand nombre et en avoir les moyens. 

Au contraire les difficultés sociales, les banlieues devenues ghettos sociaux, l'organisation et le financement de la fuite vers l'enseignement privé, la carte scolaire supprimée, ont renforcé les disparités entre établissements et rendu difficile l'enseignement dans certains établissements. Si les enseignants d'un collège de banlieue ou un collège rural de zones défavorisées réussissent, avec un travail de longue haleine,  à améliorer les résultats des élèves, on en conclut que ce collège n'a plus besoin des moyens qui lui a permis de réussir et on les lui retire ...
Et surtout c'est dans les collèges les plus difficiles que sont souvent nommés les enseignants débutants.  Avec une année de formation exténuante puisqu'il faut enseigner au moins 9 heures tout en suivant la formation pédagogique obligatoire.  Pour un salaire à peine plus élevé que le SMIC.  Souvent sans connaissance du terrain.   Car ils ne sont pas nombreux les enseignants issus de ces quartiers ou de ces zones défavorisées.
Ne nous étonnons pas dès lors de la crise des vocations ...
Les étudiants savent ce qui les attend s'ils concourent dans l'éducation nationale.

Yvette Genestal
 

Lu sur Tendance Ouest

Contre la réforme des collèges, des centaines d'enseignants dans la rue à Rouen Actu

Les enseignants manifestant devant le rectorat de Rouen.

Contre la réforme des collèges, des centaines d'enseignants dans la rue à Rouen

10h51 - 11 juin 2015 - par L.D.

Environ 300 enseignants en grève défilent ce jeudi 11 juin dans les rues de Rouen après s'être rassemblés devant le Rectorat. Ils protestent contre la réforme du collège.

Après une première manifestation le 19 mai dernier, les enseignants rebattent le pavé ce jeudi 11 juin pour dénoncer la réforme des collèges (pour connaître les principaux points polémiques de la réforme, rendez-vous ici).

Un mois après la première grève, moins d'enseignants sont au rendez-vous. La faute à une fin d'année qui approche. Mais aussi, selon un professeur d'histoire de Dieppe rencontré qui manifeste ce jeudi, à la "conscience professionnelle des professeurs qui font passer l'intérêt général des élèves au premier rang". En effet, le brevet des collèges approche et il faut à tout prix boucler le programme pour préparer aux mieux les collégiens.

Sur le fond, "les enseignants restent mobilisés contre cette réforme, ajoute sa collègue, professeure d'allemand. Mais le décret publié au lendemain de la manifestation nous a un peu découragés". Mais les enseignants ne désespèrent pas de faire reculer le gouvernement : "La mobilisation va reprendre à la rentrée."

Rouen : manifestation contre la réforme du collège

Plusieurs centaines d'enseignants rassemblés devant le Rectorat

  • Par Richard Plumet
  • Publié le 11/06/2015 | 12:37
 
D'autres actions sont à prévoir 

A l'appel des syndicats, de nombreux enseignants de Haute-Normandie sont en grève ce jeudi 11 juin 2015 pour protester contre la réforme du collège mise en œuvre par le ministère de l'Education Nationale.

VIDEO : voir sur le site de Fr3 Normandie le reportage France 3 Haute-Normandie de Raphaël Deh et Philippe Derouet avec les interviews de :

  • Marc Hennetier, secrétaire départemental du syndicat SNES-FSU 76
  • Marie-Hélène Duverger, co-secrétaire académique du syndicat  SUD-Education
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11 juin 2015 4 11 /06 /juin /2015 07:00
Lu sur Rouen-SNES
Réforme du collège : HORS SUJET !
11 juin !!

Tous en grève !!!

Manifestation 10 h Rectorat de Rouen

AG à 11h30 maison des associations !

Un car intersyndical partira du Havre (stade Deschaseaux) à 8h15. Si vous souhaitez vous inscrire, envoyez un mail à rouen@snes.edu.

  • JPEG - 31.4 ko

 

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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 15:07

Les enseignants seront en grève le jeudi 11 juin contre la réforme des collèges.  Au moment où la crise des vocations et du recrutement est à son comble, le gouvernement ferait bien d'être attentifs à leur colère et cesser la politique du mépris..

 

Ci-dessous un article publié le 01/06/2015 à 12:02 sur le site Savoirs et connaissances

 

Au ministère de l’Education nationale, on doit certainement s’interroger sur une incompréhensible équation. La France n’a jamais connu un taux de chômage aussi élevé que sur ces derniers mois, avec 3,509 millions de demandeurs d’emploi selon les chiffres du mois d’avril 2015, rapporte Le Point qui s'appuie sur les chiffres de l'INSEE. Et encore, il y aurait beaucoup à dire sur ces estimations.

 

A même moment, le ministère de l’Education nationale, pour tenter de donner corps aux promesses du candidat François Hollande, tente de recruter à tour de bras. Sur le papier, toutes les conditions sont réunies pour pouvoir recruter les meilleurs. Il faudrait donc en profiter ! Effectivement proposer des emplois à vie à un moment où le chômage des jeunes connaît un pic historique, comme le constate Le Figaro, ce serait s’assurer un grand nombre de candidats, donc de meilleures possibilités d’accroître la sélectivité des concours.

Or, il n’en est rien. C’est absolument l’inverse qui se produit. Quand on regarde le nombre des admissibles pour la session 2015, et qu’on le met en regard du nombre de postes mis aux concours, il y a de quoi en perdre son latin.

 

Des postes par milliers mais peu de candidats 

Pourtant le ministère n’y est pas allé de main morte, accroissant même le nombre de postes offerts entre la session 2014 et la session 2015 alors que 2014 n’avait pas vraiment été un franc succès non plus.

Pour être plus concret, en lettres modernes, on compte 1 455 admissibles pour 1310 postes proposés. Si l’on regarde du côté des lettres classiques, c’est encore plus dramatique, avec 114 admissibles pour 230 postes. En anglais, ce n’est guère mieux : il y a 1481 admissibles pour 1225 postes à pourvoir. Quant aux mathématiques,  près de 800 postes pourraient ne pas trouver preneur, selon les calculs du Café pédagogique.

« Au Capes externe de maths 2015, seulement 1802 candidats ont été déclarés admissibles pour 1 440 postes proposés. Si l'on reproduit en 2015 le taux de reçus parmi les admissibles de 2014, moins de 800 candidats (793) devraient être admis et 697 postes devraient rester vacants. »

 

Des matières fondamentales fortement dépourvues

Ces chiffres sont aussi à mettre en parallèle avec les révélations de l’évaluation CEDRE : le niveau des élèves français continue de baisser en mathématiques (voir notre article). Avec un métier de moins en moins attractif, on risque de compromette la réussite de générations d’élèves puisqu’on fait le choix de mettre devant eux ceux qui n’ont vraiment pas réussi à se caser ailleurs.

Un paradoxe se dessine aux yeux des jurys des concours : on a élevé le niveau de recrutement au master et, dans la réalité, faute de candidatures suffisantes, on est obligé de recruter des futurs enseignants qui ont un niveau plus faible que ceux qu’on retenait avant la réforme.

 

L'enseignement, un métier devenu répulsif ?

Cette situation n’est pas nouvelle mais elle continue de s’aggraver. Augmenter le nombre de postes mis aux concours ne change rien à la donne et il n’y a pas de nouveaux candidats qui apparaissent en face des postes proposés. Si l’on regarde les disciplines les plus sinistrées : ce sont les fameux enseignements fondamentaux, français, maths et anglais. Etant donné que ce n’est pas la première année que se creuse le déficit de recrutement, sur le terrain, la situation est plus que tendue.

Dans ces matières pourtant essentielles, il y a de plus en plus de difficultés à trouver des remplaçants. Des titulaires, il n’y en a jamais de disponibles une fois l’année scolaire entamée. Mais le vivier des personnels précaires s’épuise aussi de plus en plus (voir notre article).

Il devient évident qu’il faut réagir. Il est incompréhensible que dans une telle situation économique, notre pays peine autant à recruter les enseignants qui formeront les générations de demain. Le ministère se doit de mettre sur la table les moyens de recruter les personnels dont il a besoin.

 

Une réaction s'impose

Et il faut arrêter de se payer de mots à travers des campagnes publicitaires qui n’entraînent que rire et moqueries chez les étudiants (voir notre article). Ces derniers ont tôt fait de s’orienter vers des carrières plus rémunératrice, avec des métiers moins stressants au quotidien. Surtout que, pour recruter à niveau master, c’est-à-dire bac + 5, il faudrait payer en conséquence. Aujourd’hui, au bout de dix ans de carrière un enseignant ne gagne pas encore 2000 €, plutôt 1900, et encore, primes comprises.

En attendant, le ministère de l’Education nationale bloque tout effort sur les salaires. Malgré le retour de la croissance, le gel du point d’indice, actif depuis 2010, sera encore prolongé sur 2015 et 2016. Décidément, devenir prof ne fait plus rêver grand monde. La sécurité de l’emploi n’arrive même plus à contrebalancer le manque à gagner mensuel par rapport à un emploi occupé dans le privé à niveau master.

 

Les pistes lancées par le SNES

Le 11 mai 2015, le SNES-FSU, premier syndicat enseignant du secondaire, avait lancé l’alerte sur la situation dans un communiqué. « Du fait des départs à la retraite massifs et de l’augmentation du nombre d’élèves, les besoins en enseignants sont très importants. Avec la crise de recrutement qui perdure, des mesures urgentes doivent être prises afin de rendre attractifs ce métier.

D’après le rapport de la DARES d’avril 2015 ‘Les métiers en 2022’, 300 000 nouveaux enseignants doivent être recrutés entre 2012 et 2022. En effet, la DARES chiffre à 256 000 le nombre de départ d’enseignants à la retraite sur cette période. S’y ajoutent les besoins correspondant à la hausse du nombre d’élèves fruit de l’augmentation démographique.

D’après le rapport, les taux d’encadrement dans le premier degré et l’enseignement supérieur étant parmi les plus bas des pays de l’OCDE, la France se doit de recruter 44 000 enseignants de plus pour mieux faire face.

Dans le second degré, c’est 150 000 enseignants qu’il faut recruter. Depuis 2012, 34242 enseignants ont été recrutés dans le second degré. Pour atteindre les 150 000 recrutements en 2022, il est donc nécessaire d’affecter près de 14 500 nouveaux enseignants en stage par an dans le second degré sur les 8 prochaines années. Or la crise de recrutement n’est pas endiguée.

Si l’augmentation du nombre de postes aux concours a permis une augmentation du nombre de candidats et d’admis, tous les postes ne sont pas pourvus notamment en mathématiques, anglais, allemand, Lettres, éducation musicale, Sciences de l’ingénieur….

Les écrits des concours externes viennent de se terminer. Après avoir publié le nombre d’inscrits, le ministère se doit publier le nombre de présents aux épreuves. Le gouvernement a fait de l’éducation une priorité, mais sans enseignants qualifiés et formés, comment est-­ce possible ?

Le ministère se doit de rendre attractif les métiers de l’enseignement et de l’éducation, s’il veut relever le défi. Revaloriser les salaires est la première mesure essentielle. Actuellement, un enseignant certifié du second degré débute à 1,1 SMIC soit 1616 euros brut mensuels donc 1388,2 euros net. Ils entrent donc dans la catégorie ‘travailleurs modestes’ définie par le gouvernement pour prétendre à la prime d’activité.

Alors que les autres secteurs doivent eux aussi renouveler leurs cadres, comment attirer des diplômés bac+5 avec comme salaire 1,1 SMIC à l’entrée dans le métier ?

Autre mesure indispensable, qui a fait ses preuves par le passé, la mise en place de véritables pré­recrutements. Dès la licence, le ministère financerait les études des pré­recrutés qui commenceraient à cotiser pour leur retraite. En échange, ils s’engageraient dans les parcours universitaires menant aux métiers de l’enseignement et de l’éducation, passeraient les concours et s’engageraient à servir l’État au moins 5 ans. Les EAP ou les M1 en alternance proposés par le ministère ne répondent pas à ces critères puisqu’ils sont affectés en établissement et ne peuvent donc pas se consacrer à leur formation.

Enfin pour recruter, les conditions de travail et de formation doivent obligatoirement être améliorées. »

 

(Crédits photos : CC BY 2.0 - Christopher Webb)

 

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7 juin 2015 7 07 /06 /juin /2015 13:20

La CGT éducation, FO et Sud Solidaires appellent à la grève le 11 juin contre la carte scolaire en Seine-Maritime et contre la réforme des rythmes scolaires

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7 juin 2015 7 07 /06 /juin /2015 13:18
Seine-Maritime : Grève et manifestation le jeudi 11 juin 2015 contre la réforme des collèges
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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 15:12

Cet article est reposté depuis Ça n'empêche pas Nicolas.

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