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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
21 décembre 2015 1 21 /12 /décembre /2015 09:29

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28 novembre 2015 6 28 /11 /novembre /2015 12:07

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17 novembre 2015 2 17 /11 /novembre /2015 23:06

Métro, 17 novembre 2015 :

Quelques milliers de syndiqués du front commun manifestent présentement au centre-ville de Montréal, à l’occasion de la deuxième journée de grève tournante, qui touche ces jours-ci Montréal et Laval.

Les marcheurs, dont une bonne proportion de femmes, se sont d’abord réunis à la Place du Canada avant d’entamer leur marche vers le Square Victoria.

Au cours d’un point de presse avant le départ de la marche, le président de la CSN, Jacques Létourneau, a décrit une mobilisation quasi historique. «On a fait le tour du Québec, que ce soit en Gaspésie, au Saguenay, à Montréal ou en Outaouais, en Abitibi, peu importe, le niveau de mobilisation est très fort; je dirais même qu’il est historique. Je pense qu’on n’a pas vu ça depuis les années 1970 au Québec», a-t-il lancé.

 

Les automobilistes et camionneurs qui passent sont aussi nombreux à klaxonner en signe d’appui, de même que bien des passants qui lèvent le pouce en l’air. Et cela n’a pas toujours été le cas lors des grèves ou manifestations du secteur public au cours des dernières années.

«Je pense que c’est un peu la combinaison de nos revendications salariales, mais aussi le ras-le-bol généralisé des travailleurs, qui vivent réforme par-dessus réforme — on leur demande toujours d’en faire plus avec moins — et honnêtement, un niveau de mobilisation qui est aussi à la hauteur, synonyme d’une sympathie de la population, qui se manifeste partout sur les lignes de piquetage­. Il y a un sentiment dans l’opinion publique de sympathie à l’endroit des travailleurs du secteur public, ce qui est une très bonne nouvelle pour nous, mais qui en est une moins bonne pour le gouvernement», a opiné M. Létourneau.

Le front commun du secteur public, qui représente 400 000 des 500 000 employés de l’État, déposera mercredi une contre-proposition au gouvernement du Québec touchant les augmentations de salaire et le régime de retraite. Il espère ainsi faire débloquer les négociations qui piétinent avec le Conseil du trésor, selon lui.

Québec a tout de même bonifié son offre de départ, il y a une dizaine de jours, notamment en ajoutant 550 millions $ dans un exercice de relativité salariale, afin de rehausser les échelles de salaire de milliers d’employés. De même, il avait maintenu son offre de deux années de gel et de trois années avec des augmentations de 1 pour cent par année, mais en devançant une augmentation de 1 pour cent de façon à ce qu’elle soit versée plus tôt.

Son offre avait été rejetée d’emblée, tant par les syndicats membres du front commun que par les autres organisations syndicales.

 

 
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3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 14:00

Lu sur Michel El Diablo

 Monument sur la tombe de Karl Marx à Londres

Monument sur la tombe de Karl Marx à Londres

De plus en plus de Britanniques s'intéressent aux idées d'extrême-gauche et achètent des livres à tendance socialiste.

 

Selon les libraires, les électeurs affichent un regain d'intérêt pour les ouvrages comme Le Capital de Karl Marx et le Manifeste du parti communiste depuis l'élection de Jeremy Corbyn, chef du parti travailliste d'opposition.

Jusque là, ces livres intéressaient essentiellement les étudiants en politologie et les activistes nostalgiques. Aujourd'hui, les ventes de littérature sur les idées d'extrême-gauche augmentent rapidement en Grande-Bretagne.


Andrea Butcher, propriétaire du plus grand magasin de littérature socialiste du pays, pense que la hausse des ventes est liée à la popularité de Jeremy Corbyn, chef du parti travailliste connu pour ses opinions bien ancrées à gauche.

 

"La victoire de Jeremy Corbyn a redonné confiance au gens, en a vraiment stimulé certains. Ils cherchent dans ces livres de l'aide sur les questions de logement ou les problèmes de la politique d'austérité… Et nous avons de tels livres", explique-t-elle.

Andrea Butcher espère que cette demande en littérature socialiste témoigne également de changements dans les préférences sociopolitiques de la population.

"Regardez ce qui se passe dans le monde, notamment en Grèce, en Espagne, au Portugal. C'est une époque très intéressante pour les socialistes", dit-elle.

Les établissements spécialisés ne sont pas les seuls à constater cette embellie des ventes. La gérante d'une librairie généraliste, Vivian Archer, explique que ses clients s'intéressent également à la littérature de gauche.

"Ce sont les livres de base comme le Manifeste du parti communiste qui se vendent le mieux. Les gens essaient d'en apprendre davantage sur l'histoire du mouvement travailliste et syndical. Beaucoup de nouveaux livres ont été publiés sur le Service national de la santé. C'est un sujet très populaire, de même que l'économie d'austérité", déclare-t-elle.

Tout cela pourrait présager une nouvelle évolution de la vie politique britannique.



SOURCE: Sputniknews

 

Jeremy Corbyn, le nouveau chef du parti travailliste britannique

En Grande-Bretagne, les sympathies russes de Corbyn passent mal

LIRE L'ARTICLE ICI

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27 octobre 2015 2 27 /10 /octobre /2015 18:15

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3 septembre 2015 4 03 /09 /septembre /2015 16:50

Publié par Michel El Diablo

RENTRÉE 2015 : un entretien avec Georges GASTAUD  (secrétaire national du PRCF)

Entretien de , secrétaire national du , avec la rédaction d’Initiative communiste.

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I.C. – Quel regard le PRCF porte-t-il sur la situation internationale ?

Georges Gastaud : La réalité des faits est que la crise du système capitaliste ne peut que s’aiguiser* et que de nombreux indicateurs montrent que la croissance mondiale – à supposer que ce critère discutable mais largement utilisé se suffise à lui-même – fait plus que s’essouffler. Non seulement la zone euro hésite entre stagnation et récession, non seulement la croissance chinoise – largement dépendante de la mondialisation malgré certains efforts de recentrage national – ralentit, avec une multiplication des conflits sociaux, mais la croissance états-unienne est très suspecte qualitativement et très profondément malsaine, comme l’a récemment montré un ancien responsable de l’économie états-unienne.
 
Comme on peut s’y attendre, cela ne rend pas le monde plus sûr, plus pacifique et plus écologique… Aggravée par les ingérences d’Obama et de Hollande-Fabius en Syrie, la crise géopolitique du Proche-Orient peut toujours embraser toute la région en exportant des foyers terroristes jusque dans notre pays. L’impérialisme occidental qui a misé sur les talibans en Afghanistan pour contrer l’U.R.S.S. et les forces révolutionnaires locales, qui a ensuite attisé le communautarisme religieux pour contrôler l’Irak, a désormais devant lui une mondialisation tendancielle de forces terroristes. Fondamentalement, la prolifération de ces créatures de Frankenstein qui violent, torturent et exterminent au nom de la religion, est le joli résultat des manigances de l’impérialisme occidental et de ses alliés archi-réactionnaires de la région, Arabie saoudite et Qatar en tête. Alors que notre pays s’était honoré aux yeux du monde arabe en refusant la seconde guerre du Golfe, la  déstabilisatrice de Hollande, qui fait suite aux aventures libyennes irresponsables de BHL-Sarko, attire comme un aimant les actions terroristes sur le territoire national : et ce n’est pas le flicage généralisé d’internet ou la militarisation à outrance des gares françaises qui vont nous prémunir contre les tueurs fanatisés, comme le montre encore l’affaire récente du « Thalys » ! Entendons-nous bien : le terrorisme est un phénomène odieux et un pouvoir progressiste ferait tout pour l’éradiquer en ciblant ses instigateurs véritables et non l’ensemble de la population et plus encore nos compatriotes de tradition musulmane. Mais cela ne doit pas faire oublier que les interventions néocoloniales de l’impérialisme franco-atlantique de la Syrie au Mali relèvent elles-mêmes du terrorisme d’Etat et que les vrais progressistes français – ce mot exclut le PS, tout entier acquis à l’impérialisme depuis août 1914 ! –doivent combattre bien plus fort cet impérialisme aussi dangereux pour les peuples visés que pour le peuple français qu’elles divisent, désorientent et avilissent aux yeux des peuples du Sud. Même remarque à propos du soutien honteux et hyper-dangereux que l’OTAN et son petit soldat Fabius ont apporté au pouvoir pronazi de Kiev qui joue avec la paix mondiale en provoquant la Russie, seconde puissance nucléaire au monde…
 

Cependant l’impérialisme n’a pas partie gagnée. Il parvient certes à semer la haine et le chaos partout – il n’est que de voir la liste de pays où il est désormais interdit aux citoyens du « monde libre » de voyager – mais il ne parvient absolument pas à rétablir un semblant d’ordre dans les pays qu’il déstabilise et même si au final ce chaos profite aux prédateurs impérialistes (Somalie, Soudan, Irak, Libye, Syrie, Ouest africain…), le temps est loin où l’Oncle Sam faisait régner au prix du sang la « pax americana » dans ses néo-colonies. La réalité est que les peuples consentent de moins en moins à la domination impérialiste de la nouvelle Triplice USA, Europe atlantique sous domination berlinoise, Japon en voie de remilitarisation.

D’autant que les BRICS, dans lesquels subsiste une forte influence communiste même s’il s’agit de pays intégrés à la mondialisation néolibérale, sont un obstacle grandissant à la domination US. Il ne s’agit pas d’idéaliser ces pays et de masquer les contradictions de classes qui les traversent, notamment en Chine, mais de prendre appui sur leur force montante pour isoler l’ennemi principal qui pour nous, est plus que jamais dans NOS pays terriblement prédateurs (souvenons-nous du précepte du communiste allemand Karl Liebknecht s’écriant en août 14 : « l’ennemi principal est dans ton propre pays »). En outre, répétons-le, il ne faut pas regarder les BRICS comme des réalités homogènes. En tant qu’Etat la Chine est à la fois un maillon important de la mondialisation néolibérale et un obstacle à l’hégémonie US de par sa politique nationale de construction d’un marché intérieur ; mais surtout, les  que nous sommes doivent regarder du côté de la classe ouvrière chinoise et de la paysannerie : elles n’ont pas oublié les acquis de la  populaire de 1949 et elles mènent de grandes luttes qui sont d’importance pour le rapport des forces mondial entre le capital et le travail.

 

LIRE LA SUITE DE L'ENTRETIEN SUR LE SITE D'INITIATIVE COMMUNISTE (lien)

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21 août 2015 5 21 /08 /août /2015 21:41

Par sur le blog Russeurope· 18 août 2015

La crise que connait la filière de l’élevage en France n’est que l’un des aspects d’une crise plus générale qui touche non seulement une partie de l’agriculture mais aussi les entreprises de taille moyenne qui leurs sont liées. Si cette crise a des dimensions spécifiquement « agricoles », elle traduit aussi les problèmes que provoque l’Euro et l’Union européenne dans l’économie française.

 

La crise de la filière porcine

Cette crise est en passe de devenir emblématique car elle rassemble à la fois des éléments très spécifiques de la culture rurale française et des éléments de compétition internationale (essentiellement avec l’Allemagne, l’Espagne et le Danemark). Les causes immédiates de cette crise sont en réalité multiples : il y a les « contre-sanctions » prises par la Russie en réponse aux sanctions prises contre des entreprises russes par les pays de l’Union européenne, une stagnation de la consommation de la viande de porc en France, mais aussi des problèmes spécifiques de compétitivité des fermes françaises. Ces problèmes méritent que l’on s’y arrête.

Les exploitations françaises ne sont pas rentables aux prix pratiqués par l‘Allemagne, le Danemark et l’Espagne pour plusieurs raisons. Il y a tout d’abord un problème général de la filière porcine, qui provient en partie de la taille des exploitations mais aussi (et surtout) du recours systématique dans la filière allemande aux « travailleurs détachés » qui sont payés (en salaires directs comme indirects) bien au-dessous des standards français. Vient ensuit, justement, le problème de la taille des fermes, mais cette dernière est en partie contrainte par la législation, législation qui a été prise en raison de la pollution que provoquent les exploitation porcines. Le lisier de porc est l’une des causes majeures de la pollution aux nitrates et de ses conséquences (le développement des algues vertes sur les côtes bretonnes). La législation contraint donc l’exploitant à aligner le nombre de bêtes de son exploitation à une superficie sur laquelle il peut épandre le lisier. La législation française n’est cependant pas la plus contraignante. La législation danoise est elle aussi très stricte. Une autre raison de la taille « modérée » des exploitations française est l’argument de la « qualité de vie » des animaux. Mais ici, si dans certaines exploitations les animaux sont bien élevés en plein air, dans d’autres, les conditions ne semblent pas très différentes de celles des « fermes-usines » qui existent en Allemagne et en Espagne.

Nous considèrerons le cas du Danemark comme spécifique. L’agriculture danoise s’est spécialisée dans la filière porcine depuis la fin du XIXème siècle, et elle exporte massivement sa production (vers la Grande-Bretagne mais aussi de nombreux autres pays). Les conditions d’efficacité de cette agriculture sont reconnues et les normes au moins aussi sévère qu’en France. Il est certain que les agriculteurs français auraient à apprendre de leurs confrères danois. Mais, ce n’est pas le Danemark qui est la cause de la crise en France. La concurrence allemande et espagnole est beaucoup plus sensible. Elle se concentre sur une question de coût.

 

Bigard-Socopa, Cooperl et les contradictions du gouvernement français

La crise de la filière française a pris une dimension nouvelle quand deux des principaux transformateurs français, la société Bigard-Socopa et la société Cooperl ont décidé de boycotter le marché de Plérin, dont les cours servent de référence. Le gouvernement français, qui est confronté à cette crise larvée de la filière depuis de nombreux mois avait décidé, en accord avec els autres intervenants, de faire remonter les prix de 1,25 euro le kg vers 1,40 le kg. Or, les deux sociétés qui ont rompu cet accord prétendent qu’elles ne peuvent être compétitives à ce prix, quand le porc allemand se vend entre 1,18 euros et 1,23 euros le kg. Le retrait de ces deux sociétés du marché a provoqué sa fermeture et mis en péril de nombreuses exploitations. La réouverture de ce marché qui s’est faite ce mardi 18 août s’est traduite par une chute des cours et une part importante de la production qui est invendue[1].

On notera ici une contradiction dans la politique gouvernementale. Le Ministre de l’agriculture appelle à une « concertation » pour faire monter les prix. Techniquement, c’est un accord de cartel, qui est interdit par la législation européenne. Cet accord implique que les principaux acteurs soient d’accord. Si deux acteurs, représentant 30% du marché font défaut, il ne pourra être tenu. Mais, les moyens du gouvernement de contraindre les acteurs d’acheter du porc à 1,40 euros le kg, quand ils peuvent se fournir en Allemagne à 1,23 euros le kg en moyenne, sont très limités. D’où les tergiversations de Le Foll, qui sait bien que s’il utilise des moyens contraignants il se fera censurer par Bruxelles. La différence de prix de 14% (ce qui économiquement est une différence importante) s’explique largement non seulement par la taille des exploitations allemandes (et espagnoles) mais aussi par l’utilisation d’une main d’œuvre à très bon marché, ce qui équivaut à un dumping social déguisé. A ce niveau, il n’y a pas de solutions. Si le gouvernement prend des mesures coercitives, il se met en contradiction avec les règles de l’Union européenne. S’il laisse la « loi du marché » jouer, cette « loi » va nécessairement avantager des systèmes productifs qui ne sont pas nécessairement plus performant que le système français, mais qui bénéficient soit de l’accès à une main d’œuvre à bas coût, soit de normes moins contraignantes, soit parfois des deux.

 

La faute à l’Euro ?

Imaginons maintenant que les pays de la zone Euro aient conservés leurs monnaies nationales. L’écart entre le Deutschemark et le Franc serait d’environ 20% à 25%. Cela signifie que si le porc était acheté en France à 1,40 francs le porc allemand vaudrait 1,48 francs toutes choses étant égales par ailleurs. Même en admettant que le prix des aliments soit plus important, il y aurait une quasi-parité du fait du décalage des taux de changes entre le porc allemand et le porc français.

On pourrait aussi imaginer que, dans le cadre de l’Euro, on applique exactement les mêmes règles, tant sociales qu’environnementales, en France et en Allemagne. C’est ce qui se passerait si nous ne formions qu’un seul pays. Mais, on sait bien que l’Allemagne n’est pas prête à transiger sur sa législation sociale ni même sur un certain nombre de normes environnementales. Dans ces conditions, la « loi du marché » ne peut que produire les désordres auxquels on assiste. Car soit la concurrence est dite « libre » et elle est faussée par des distorsions de réglementation mais aussi de situations entre les pays, soit elle est dite « non faussée » et dans ce cas elle n’est pas libre et inclut des mécanismes compensatoires pour corriger justement ces distorsions. Mais, l’idée d’une « concurrence libre et non faussée » est une contradiction dans les termes. Or, c’est bien sur cette notion que repose largement le « marché unique » européen.

Ce que l’on a démontré avec le porc vaut aussi pour la viande de bœuf, la volaille, et pour le lait. Dans la mesure ou une activité agricole est de plus en plus intégrée dans une filière de transformation les différences de réglementation, de situation aussi, vont avoir un effet de plus en plus important sur le coût final du produit. On dira que c’est ce qui s’est produit en France même quand les marchés régionaux ont été mis en concurrence les uns avec les autres avec le chemin de fer. C’est indiscutablement vrai. Mais, des mécanismes de compensation ont été mis au point, qu’il s’agisse de subventions à la transformation des exploitations (et il est vrai que l’on ne cultive plus de blé en montagne alors que c’était encore le cas au XIXème siècle) ou de mécanismes de soutien au cours des matières premières, comme l’Office Interprofessionnel des Céréales (ex-Office National Interprofessionnel du blé[2]) mis en place sous le gouvernement du Front Populaire.

 

Un discours contradictoire

En attendant, il est clair que le gouvernement tient un discours profondément contradictoire. D’un côté, il appelle à « consommer français », ce qui est très exactement le discours du Front National sur ce point. De l’autre, il ne se donne pas les moyens, en particulier en matière de réglementation quant à l’étiquetage des produits pour que les français puissent connaître de matière sure et sans risque la provenance réelle des produits qu’ils consomment. Il ne le fait pas car il est engagé dans une logique de négociations, que ce soit dans le cadre de l’UE ou dans le cadre de traités hors-UE (comme le fameux TAFTA avec les Etats-Unis), qui impliquent au contraire qu’i y ait une banalisation de l’origine réelle des produits.

Ce discours contradictoire ne pourra plus être tenu très longtemps. Entre la logique du « grand marché », qui implique une standardisation des produits au détriment des conditions de production de ces derniers et une logique plus maîtrisée des activités agro-alimentaires, il faudra choisir. On peut penser que le choix du gouvernement est fait en réalité, et ce choix va à l’opposé tant des intérêts des producteurs que de ceux des consommateurs. De ce point de vue, le rôle de l’Euro est indiscutable car il organise une fausse homogénéité (par le prix) et permet la mise en concurrence de produits qui sont en réalité issu de conditions de production très largement différentes. Derrière, et dessous, la crise de l’agriculture et des filières animales, nous retrouvons bien le rôle très pervers de l’Euro.

[1] http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/08/18/porc-la-cotation-reprend-mais-le-malaise-persiste_4728923_3234.html

[2] Loi du 15 août 1936, et décrets d’application du 26 août 1936. http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000301350&categorieLien=id Voit aussi : http://www.lafranceagricole.fr/archive/article/la-naissance-de-l-office-du-ble-FA31521017958.html

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21 juillet 2015 2 21 /07 /juillet /2015 16:09
La ferme des 1000 vaches bientôt sanctionnée pour dépassement du seuil réglementaire d'animaux

Par latribune.fr  | 

La ferme des 1000 vaches pourrait payer 15 000 euros d'amende si elle ne réduit pas son troupeau de près de 300 têtes.

La ferme des 1000 vaches pourrait payer 15 000 euros d'amende si elle ne réduit pas son troupeau de près de 300 têtes. (Crédits : Reuters)

Malgré une mise en demeure claire le 3 juillet, la ferme des 1000 vaches n'a pas réduit son cheptel de 794 bovins. Les responsables risquent une amende d'au moins 15 000 euros.

Pendant que les agriculteurs manifestent à Caen, la ferme des 1000 vaches, dans la Somme, risque une forte amende pour non respect de la réglementation française. La mise en demeure du 3 juillet dernier était pourtant claire, la ferme devait réduire son troupeau pour respecter la réglementation nationale de 500 animaux par cheptels. Un contrôle effectué le 9 juin y dénombrait en effet 794 animaux. Après avoir procédé à un nouveau contrôle lundi, la préfecture est formelle : le nombre de vaches est encore supérieur au nombre autorisé.

La ferme paiera au moins 15 000 euros d'amendes

Le délai pour se mettre en règle, fixé au 18 juillet dernier, étant dépassé, la préfecture prépare l'arrêt qui fixera les amendes. La ferme risque 15 000 euros d'amende alourdie d'une astreinte journalière de 5 000 euros jusqu'à ce qu'elle rentre dans les normes.

Les responsables s'estiment dans leur droit

Les responsables répondent qu'ils prendront une décision quand ils recevront la sanction. Selon eux, une réglementation sur le regroupements de vaches laitières autorise, en cas de cessation d'activité d'un autre éleveur, le dépassement du seuil prévu. Ils justifient ainsi le rachat d'un troupeau de 300 têtes élevées dans des conditions similaires. Ce rachat s'étant fait sans autorisation préalable, les possibilités d'échapper à cette sanction semblent minces...

(Avec AFP)

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19 juillet 2015 7 19 /07 /juillet /2015 16:15
Un aéroport sur le point d'être vendu pour 10.000 euros en Espagne

Par latribune.fr  |   |

Entre 2008 -date de son inauguration- et 2012, l'aéroport de Ciudad Real n'a accueilli que 100.000 personnes.

Entre 2008 -date de son inauguration- et 2012, l'aéroport de Ciudad Real n'a accueilli que 100.000 personnes. (Crédits : Reuters)

L'aéroport de Ciudad Real, situé au sud de Madrid, a coûté 450 millions d'euros. Mais il a fait faillite en 2010.Le chinois Tzaneen international est sur le point de l'acquérir pour quelques milliers d'euros.

Situé à 235 kilomètres de Madrid, l'aéroport de Ciudad Real devait être l'une des plus importantes infrastructures pour la ville. Sa construction a coûté 450 millions d'euros, rapporte Le Monde et il était prévu d'y accueillir plus de 2,5 millions de passagers par an. Mais la crise de 2008 est passée par-là: cette infrastructure, alors premier aéroport privé d'Espagne, avait dû déclarer faillite en 2010. Entre 2008 -date de son inauguration- et 2012, il n'a accueilli que 100.000 personnes.

Le chinois Tzaneen international s'est proposé au rachat avant la clôture des enchères, le 17 juillet. Il a formulé une offre de 10.000 euros pour des infrastructures estimées à 40 millions d'euros, selon l'agence espagnole europa press. Il est le seul à avoir versé "les deux millions d'euros d'aval exigés", précise Le Monde. Il est ainsi sur le point d'acquérir la majeure partie des locaux de l'aéroport ainsi qu'une partie du terrain attenant.

Tzaneen international a justifié la faiblesse de son offre par l'existence "d'une zone immobilière adjacente fragmentée".

Un investissement de 100 millions d'euros ?

Toutefois, Tzaneen international se dit prêt à investir 60 à 100 millions d'euros pour refaire fonctionner l'aéroport et a pour ambition d'en faire "la porte d'entrée en Europe" du transport de marchandises, explique-t-il dans un communiqué.

La société chinoise devra toutefois patienter jusqu'au 17 septembre avant que l'acquisition soit finalisée. D'autres acquéreurs potentiels peuvent se encore se manifester jusqu'à cette date butoir fixée par la justice espagnole. Leurs offres ne pourront toutefois pas être inférieures à 70% de la somme estimée pour cette infrastructure, soit 28 millions d'euros.

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28 juin 2015 7 28 /06 /juin /2015 23:17

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