OUI AUX COOPERATIONS INTERNATIONALES
NON A TOUTE CONSTITUTION
EUROPEENNE
Un traité pour les profits
Déjà l’économie de marché réglemente tout, y compris les services de l’Etat et la gestion publique. Tout est soumis à la règle de la concurrence et du profit : les salariés, les protections sociales, l’environnement, la santé, l’éducation …90% des lois françaises sont la transposition de lois européennes. La SNCF, privatisée partiellement, a supprimé des milliers de kms de voies ferrées. Des économies dangereuses sont faites sur la maintenance : jamais on a connu autant d’incidents dûs au mauvais entretien sur la ligne Rouen-Paris. La Poste n’achemine le courrier rapidement que pour ceux qui paient le prix fort. L’EDF-GDF est mise en concurrence. Bientôt ses tarifs augmenteront et aucun usager ne paiera son électricité au même prix.
Les délocalisations se multiplient en Europe. C’est le chantage à l’emploi :« Acceptez d’être moins payé et de travailler plus longtemps », disent les patrons « ou nous irons ailleurs ». EADS restructure en délocalisant comme le fait Boing qui sous-traite 80% de sa production.
Le mépris du « non » français et néerlandais
Laurence Parisot admoneste les candidats aux élections présidentielles : « Nous les chefs d’entreprises nous sommes européens […] . Au cours des dernières décennies nos entreprises ont profité du marché unique [ …] . Le travail est loin d’être achevé. Préparer un nouveau texte constitutionnel est une priorité et une urgence ». Royal, Voynet, Bayrou, Sarkozy et tous les chefs d’Etats européens sont en parfait accord avec la présidente du Medef pour imposer un traité constitutionnel qui enlèverait tout pouvoir de décision aux peuples. La souveraineté populaire, la souveraineté nationale sont niées. Les Néerlandais et les Français ont dit « non » : ils veulent les faire voter jusqu’à ce qu’ils disent « oui » !
L’illusion sociale
La plupart des partis de gauche et d’extrême-gauche, et même les syndicats (comme la Confération européenne syndicale) parlent d’Europe sociale. Mais comment faire une Europe sociale avec 27 pays aux histoires politiques et sociales si différentes ? Avec l’entrée de la Roumanie et de la Bulgarie, l’UE a basculé à droite et un groupe d’extrême-droite a pu se constituer. Cette Europe-là se constitue contre les droits des salariés et le seul changement social qu’elle propose est la casse du code du travail.
Des coopérations internationales
Nous voulons que la France s’engage dans un processus de sortie de cette Europe. Nous proposons des coopérations engagées par les peuples, basées sur la prise en compte des intérêts de chaque peuple. Seules des coopérations internationales, contrôlées par les Etats peuvent servir les salariés et les petites entreprises.