Des magasins fermés du Grand Bazar de Téhéran, en Iran, ce mardi 15 novembre 2022. AP - Vahid Salemi
Communiqué du Parti Toudeh d’Iran traduit par notre camarade Leila Moussavian Huppe
Dans un contexte où le mouvement de contestation des masses continue dans plusieurs villes du pays, les porte-paroles du régime autoritaire en place ont déclaré ces derniers jours que des actes d’accusation avaient été établis pour 1000 personnes arrêtées et que leurs procès se tiendront sous peu dans le cadre de « Tribunaux révolutionnaires ». D’après les médias de masse, le nombre d’arrestations dans le cadre des manifestations populaires dans différentes villes s’élève à 14000 personnes actuellement emprisonnées et sous contraintes.
Des rapports reçus d’Iran indiquent que jeudi 3 novembre 2022, 141 cérémonies relatives au 40ème jour de deuil des victimes des manifestations débuté le 17 septembre se sont tenues dans plusieurs villes du pays : Karaj, Isfahan, Arak, auxquelles le peuple combattif a participé massivement. Et contrairement aux discours mensongers de la machine de propagande du régime qui note une baisse des protestations, des manifestations spontanées massives ont eu lieu dans différents quartiers de Téhéran et d’autres grandes villes dont Tabriz, Shiraz, Rasht, les villes et territoires du pays où vivent les kurdes pour protester contre les crimes du régime du Velayat-e- Faqih et insister sur leurs revendications : la liberté et la libération des chaînes du régime du Velayat-e-Faqih.
Pour parvenir à contrôler la situation tendue du pays, nous assistons aussi ces derniers jours, aux efforts des organes sécuritaires du régime. Le ministère des renseignements et l’organe de renseignements des Gardiens de la Révolution (Sepah)ont publié le 28 octobre un communiqué conjoint intitulé « premier communiqué commun du ministère des renseignements et de l’organisation des renseignements généraux des gardiens de la révolution concernant les interventions du gouvernement américain dans les récents troubles du pays. »
Cette déclaration qui s’inscrit dans la droite ligne de la fabrique de scénarios du ministère des renseignements généraux , de l’audio-visuel du régime et leurs collaborateurs à l’extérieur du pays ; accuse les activistes, militants sociaux et civiques , journalistes, étudiants, militants syndicaux, ouvriers, enseignants, défenseurs des droits de l’Homme, en somme toute action en direction de la défense de la liberté et de la justice d’être en lien avec les puissances étrangères principalement les Etats-Unis et ce, pour créer une division dans la ligne des contestations légitimes du peuple à l’image de ce qu’ils sont parvenus à réaliser les années passées et étouffer ainsi le mouvement.
Dans le même sens et poursuivant les mêmes objectifs, le communiqué du procureur général de la révolution de Téhéran paru ces derniers jours, faisant de la délivrance d’une ordonnance pénale et la mise en examen de plus de 315 des contestataires pour les chefs d’accusation « Rassemblement et collusion dans l’intention d’agir contre la sécurité du pays », « Activités de propagande contre le système » et « Troubles à l’ordre public ».
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La suite sur le site de "Faire vivre le PCF"
Dans un contexte où le mouvement de contestation des masses continue dans plusieurs villes du pays, les porte-paroles du régime autoritaire en place ont déclaré ces derniers jours que des actes...
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