


Première image ( en français ) :
Serait-ce avoir mauvais esprit que de voir dans l'affirmation de gauche un éloge du "dialogue social" et dans celle de droite la critique de ceux qui refusent de s'accommoder du système en place et de ses "solutions" ?
Deuxième image ( en anglais ): "La capacité de redevenir fort, en bonne santé ou de réussir à nouveau après un événement malheureux".
Troisième image ( en anglais ) :
"Seuls les gens forts savent organiser leur souffrance pour ne supporter que la douleur la plus nécessaire."
Les illustrations proposées par Google sur le thème de "résilience" sont souvent anglo-saxonnes ...
Dans quasi toutes les images trouvées, ce sont les "strongs", les forts, qui s'en sortent. Malheur aux faibles. Il y a là une sorte de regard moralisateur sur ce qu'on appelle la "résilience". Une injonction à être "résilient" et donc à être fort. Loin de ce que dit Boris Cyrulnik de la résilience.
L'article qui suit montre bien l'utilisation idéologique qui est faite de ce concept.
Résilience, n.f : Attitude d’un individu ou d’un groupe à prendre acte d’un traumatisme infligé par le système capitaliste et à se reconstruire de façon socialement acceptable – du point de vue des bourgeois. Concept qui a été théorisé en psychologie et qui a pris une grande place dans les entreprises privées contemporaines ainsi que dans la rhétorique politique néolibérale. Face à la violence des choix politiques et managériaux, les salariés et citoyens sont sommés, individuellement, de se blinder, de prendre sur eux et de réguler leurs émotions pour ne pas faire chier le monde (bourgeois) et remettre en cause ce qui leur arrive. La résilience est donc l’inverse de la rébellion. [...]
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