Devenu un véritable symbole de la colère et de la résistance ouvrière depuis plusieurs mois, c’est Fiodor Rilov, l’avocat des ex-syndicalistes de l’usine Goodyear, condamnés à de la prison ferme pour leur lutte contre la fermeture de leur usine, qui est ensuite intervenu. Pour lui, la convergence des luttes est la condition nécessaire pour le mouvement si on veut éviter un retour à l’âge de pierre social. En effet, « cette loi a pour toile de fond une chose : la baisse des salaires. Et ils ont inventé une mécanique d’une efficacité redoutable... Soit on accepte à l’intérieur de l’entreprise la mise en place d’un accord d’entreprise qui réduit les salaires, qui augmente la durée du travail, qui casse les conditions de travail. Soit on est licencié du jour au lendemain sans aucune justification. C’est un rapport de force auquel très peu de monde sera capable de résister » a-t-il expliqué. « C’est une longue bagarre qui s’engage, a-t-il poursuivi, et on ne peut pas gagner les uns sans les autres ! ».