Solidarité avec les travailleurs de Sidel qui luttent pour leurs emplois, pour nos emplois
Nous vous soutenons, vous les travailleurs de Sidel qui luttez pour vos emplois, et pour l’emploi industriel.
Vous vous êtes battus, vous vous battez contre les suppressions d’emplois et la liquidation d’une partie de votre production.
Nous sommes à vos côtés et soutenons votre lutte totalement.
- Parce que vous vous battez contre les délocalisations forcées et pour garder vos productions en France, au Havre.
- Parce que c’est vous qui êtes à l’origine du savoir-faire de l’usine d’Octeville et que personne ne peut accepter qu’on lui vole son travail.
- Parce qu’en vous battant pour vos emplois, vous vous battez pour l’industrie en France, pour les emplois industriels, pour les emplois de tous. Sans industrie, rien ne peut se faire : pas de commerce, pas de services, pas de banques …
F. Hollande avait promis de ne pas permettre de licenciements pour raisons de profits. Or Tetra Park fait des profits. Vous le savez, vous l’avez dit : cette restructuration à vos dépens a pour but d’augmenter les dividendes des actionnaires, déjà considérables. Tetra Park est une multinationale puissante. On ne peut pas laisser ces multinationales brader notre patrimoine industriel. Votre lutte est la nôtre.
L’Etat est responsable de l’emploi et du développement industriel. L’état d’urgence industriel doit être déclaré. F. Hollande, E. Macron, L. Fabius, et les députés socialistes locaux, C. Troallic et D. Chauvel, ont des comptes à rendre, à vous, à vos familles, à ceux dont l’activité dépend de l’usine d’Octeville. Ils n’ont pas le droit de répondre : « L’Etat ne peut rien faire ». Car alors, pourquoi se sont-ils fait élire ?
De nombreuses multinationales font des profits en France, rachètent des entreprises, puis restructurent, suppriment des postes, des productions, parfois liquident. Entre temps ils ont volé les savoir-faire et les circuits de clientèle. Nous pensons qu’il faut les en empêcher. La force publique peut le faire : en nationalisant quand des multinationales viennent ainsi dévaliser nos outils industriels et en aidant les salariés à reprendre la maîtrise de leur outil de production. Cela nécessite de s’appuyer sur un secteur bancaire nationalisé.
Mais ce serait aller contre les règles de l’UE, contre la « concurrence libre et non faussée » que les Français avaient refusé en votant « NON » au traité constitutionnel. Nous ne voulons pas d’un pays sans industrie, sans services publics, livré sans entrave au capitalisme mondialisé. C’est la question de la sortie de l’euro et de l’UE qui est posée car il faut une perspective politique aux luttes des salariés du public et du privé, qui en défendant leur emploi, en se battant contre l’austérité européenne, défendent l’emploi en France, notre emploi et l’emploi des jeunes.
Nous sommes à vos côtés. Contre notre industrie volée, bradée. Pour vos emplois, pour nos emplois. Contre les politiques nationales et européennes qui permettent cela.
Action Communiste Haute-Normandie
Le 1er Février 2016
commenter cet article …