Une fois de plus les salariés menacés de suppressions d'emplois ont dû se battre seuls contre la multinationale qui brade leur savoir-faire et une partie de leur production. Comme à Petroplus, Chapelle Darblay, Vallourec, et dans bien d'autres entreprises, il s'agit d'emplois industriels. Ce sont des richesses que créent les salariés de ces usines. Leur travail fait vivre d'autres TPE ou PME, des services commerciaux ou banquiers, et aussi des services publics.
La députée socialiste havraise, C. Troallic, devrait bien se souvenir que ce sont des salariés qui l'ont élue en croyant qu'elle défendrait l'emploi, qu'elle se battrait contre les licenciements décidés par les multinationales qui font des profits : c'est aussi ce qu'avait promis F. Hollande.
Il est grand temps que le débat se mène dans le pays sur les responsabilités des multinationales et de la "concurrence libre et non faussée" dans la dégradation de l'industrie nationale.
Il est temps que l'on contraigne le gouvernement à prendre des mesures et à cesser de rejeter les problèmes au niveau européen. Ce n'est pas de table ronde que les salariés, tout comme les agriculteurs ont besoin, c'est de décisions fermes.
L'Union européenne n'est pas la solution, c'est le problème !
Nos camarades salariés de Sidel confrontés à un plan social, ont voté la reprise du travail, après avoir obtenu des avancées, Des avancées significatives , qui font que près de 83% des 514 votants se sont prononcés pour un arrêt de la grève qui avait démarré lundi.
Le nombre d'emplois devant être supprimés a été réduit de 185 à 92. Les conditions de départ en pré-retraite pour une petite soixantaine de salariés âgés de 57 à 61 ans ont été améliorées, de même que pour une vingtaine de personnes plus jeunes acceptant de quitter l'entreprise.
Les négociations vont reprendre, Il reste une dizaine de cas encore menacés de licenciement sec. "On fera les comptes après les départs volontaires mais on ne laissera pas des collègues sur le carreau", a déclaré Reynald Kubecki, délégué CGT, premier syndicat de l'entreprise. Les négociations direction-syndicats sur les suppressions d'emplois, en cours depuis début octobre, doivent être terminées avant le 12 février. Le plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) prévoyait à l'origine la suppression nette de 185 emplois à Octeville (921 salariés) et de 360 dans le monde pour des effectifs globaux de 5.500.
Bravo aux salariés et camarades de SIDEL pour cette lutte exemplaire...
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