Merci Patron. Tout un programme. Gros succès pour ce film. François Ruffin, rédacteur en chef ? , directeur ? du journal Fakir, metteur en scène et pas seulement, présente ainsi son film dans le Fakir de Février : " Avec ce film, je voulais juste raconter une fable, sans grand discours à l'intérieur" et aussi : "Dans ma fable, les Klur et Marie-Hélène incarnent les classes populaires, moi la classe intermédiaire. Isolé, chacun est défait, impuissant face à Bernard Arnault, la figure de l'oligarchie. Seule l'alliance des Klur et de Fakir permet de contester la toute-puissance des riches. C'est ça qu'il faut réussir à grande échelle." Naïf? Pas si sûr. Comment les salariés peuvent-ils prendre conscience de leur force ? Comment créer un rapport de forces ? Comment réaliser les alliances de classes, ce qu'il appelle "la jonction de classes"?
Le film n'est pas sorti en salle en Seine-Maritime. Sur le site de Fakir j'avais vu une sortie au Havre, au Sirius, puis ça a disparu de la liste. Dommage. Appel donc aux directeurs de salles - notamment ceux des cinémas indépendants. Dans un département industriel comme la Seine-Maritime, dans un département qui connait un terrible saccage industriel depuis les premières usines du textile dans les années 70, puis plus récemment avec les suppressions d'emplois et de production chez Petroplus, aux Papeteries de Chapelle Darblay, chez Sidel et Vallourec et bien d'autres encore, il serait vraiment dommage qu'il ne soit pas au programme d'une des salles du Havre, de Rouen, d'Elbeuf, de Dieppe, de Fécamp ou de Louviers ... ( cette fois-ci dans l'Eure ). YG.
Salle comble à la Bourse du Travail , mardi 23 février , Fakir s'est démené pour unir les luttes pour "Leur Faire Peur " et gagner ensemble !
"Ce qui les fait chier c'est pas les manifs, c'est les blocages !"
"Il ne faut pas sous-estimer le ras-le-bol qu'on sent dans le pays !"
"Le 31 mars faisons la manif du tous ensemble !"
"Il faut bloquer, il faut occuper les entreprises !"
etc....
François Ruffin : "Bloquer le pays, à part les salles de cinéma, je suis pour !"
Mordillat avait sorti la sulfateuse , dommage qu'il ait eu une extinction de voix
Gérard Mordillat : "Quel est notre objectif ? Prendre le pouvoir !"
Un public enflammé et électrisé par la combativité des discours, dont le tour est ensuite venu de prendre la parole, pour des interventions qui allaient toutes dans le sens de la convergence des luttes et dans la préparation de l’échéance du 31 mars pour construire une mobilisation d’ampleur.
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