Pour tenter de gonfler artificiellement le montant de son Aide publique au développement (APD), la France aimerait y inclure une partie de ses dépenses militaires...
Au sein de l’OCDE, le Comité d’Aide au Développement (CAD), composé des 29 pays figurant parmi les principaux donateurs historiques (donc sans la Chine, qui n’est pas membre de l’OCDE), édicte les règles auxquelles sont censés se conformer les pays membres s’agissant du calcul de l’aide au développement. A ce jour, celles-ci sont assez restrictives en matière militaire : il n’est possible de comptabiliser que le financement des missions de maintien de la paix de l’ONU dans la limite de 7 % ainsi que « les dépenses afférentes à l’utilisation des forces armées des donneurs pour acheminer l’aide humanitaire », mais sont exclus de ce domaine « le financement de matériels ou de services militaires » ou « les activités de lutte contre le terrorisme », comme la majeure partie des dépenses militaires, à l’exception de « certaines activités utiles au développement et répondant à une définition bien précise qui sont menées dans le cadre d’opérations de maintien de la paix ». La majeure partie de la coopération militaire ne peut pas à l’heure actuelle être comptabilisée en APD, notamment la mise à disposition permanente d’officiers français qui, au nom d’un prétendu renforcement de l’État de droit, occupent des postes stratégiques de conseillers au sein d’armées de dictatures violentes (Togo, Gabon, Tchad, Guinée Equatoriale, etc).
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