Au moins 300 personnes se sont réunies jeudi soir place de la République...
Des manifestants protestent contre l'interdiction des rassemblements publics instaurée par l'état d'urgence, place de la République à Paris, le 26 novembre 2015. - FRANCOIS GUILLOT / AFP
Le 27 novembre 2005 sur 20 minutes M.C. avec AFP. Extraits.
Ils ont manifesté... pour le droit de manifester. Au moins 300 personnes ont bravé jeudi soir place de la République à Paris l'interdiction de «manifestation de voie publique» instaurée par l'état d'urgence, pour protester contre cet arrêté préfectoral en vigueur jusqu'au 30 novembre.
«Il est clair que l'état d'urgence va profiter au gouvernement pour raser tout ce qui bouge au niveau associatif et pour faire en sorte que les mouvements contestataires se taisent», a dénoncé Jean-Claude Amara, porte-parole de l'association Droits devant !, l'un des 35 syndicats, partis politiques et associations soutenant la manifestation. «Et à côté de ça, tous les magasins restent ouverts», a-t-il poursuivi. «Les marchés de Noël sont devenus un droit fondamental plus important que celui de manifester», a renchéri Xavier Renou, du collectif Désobéir.
«On va au cinéma, on boit en terrasse et on doit pouvoir manifester»
Dans un communiqué, la préfecture de police a appelé jeudi «les organisateurs de ce rassemblement à respecter la solennité de ce lieu et à ne pas contrevenir à l'interdiction de manifester», rappelant qu'ils s'exposaient à des «sanctions pénales». Les contrevenants encourent une peine pouvant aller jusqu'à six mois d'emprisonnement et à une amende de 7.500 euros. Elle a cependant précisé que les hommages aux victimes n'étaient pas concernés par cette interdiction.
A quelques pas des Parisiens qui continuaient à se recueillir, des militants associatifs, de la CGT-75 ou encore du NPA ont pris la parole face aux caméras, mégaphone à la main. «Combien de temps est-ce que ça va durer?», a demandé Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole de l'association Droit au Logement. «La vie doit continuer, on va au cinéma, on boit en terrasse et on doit pouvoir manifester.»
Une personne ayant manifesté dimanche jugée en comparution immédiate
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